AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Fermeture du forum, en savoir plus ici.

Partagez | 
 

 no one would listen (indiana)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Josiah Bauer

avatar
posts : 23
avatar : david thewlis
crédits : andahar. (ava), ceriztoxic (sign)
ɷ statut : séparé
✎ métier : artiste, sculpteur et peintre
✌ age : 51 ans

SECRET GARDEN
post-it sur le frigo:
relationship:

MessageSujet: no one would listen (indiana)   Lun 14 Aoû - 12:40


no one would listen
- indiana & josiah


Installé dans l'un des coins le plus confortable du café, une jambe posée sur l'autre et un journal entre les mains, tu ressembles à un stéréotype des séries américaines. Le café sur la table, le croissant à moitié dévoré, tu es plongé dans la rubrique des faits divers du journal local. Pas grand chose, comme d'habitude, mais ça depuis quelques temps ça te mets presque en colère de lire ces quelques lignes, cachant ton amertume dans quelque chose d'un peu plus acceptable à ton avis. Tu changes de page, ressassant ces quelques mois avec le procureur qui t'as vexé en te jetant comme une vieille chaussette. Marié, lui ? T'y aurais pas cru, pourtant c'est ce qu'il t'as jeté au visage lorsqu'il a décidé de tout arrêter sans plus d'explications. Juste, je suis marié, c'était une erreur, je ne veux plus te voir et continuer. Tu ne lis même plus les lignes du journal, froissant les pages sans le vouloir par agacement. Une serveuse passe, te demande si tu veux un nouveau café auquel tu réponds par l'affirmative, ajoutant du sucre et du lait par la suite. Tu savais bien, que ce n'était qu'une passade, que quelques temps passés ensemble sans prétentions, sans trop d'attaches. Mais t'es un artiste, évidemment que c'était du pipeau quand tu as fermé la porte de ta maison sans la claquer, sans montrer d'émotions. Au fond, tu bouillais, parce que tu détestes qu'on te rejette, personne n'aime ça. Personne n'aime se retrouver seul a cinquante ans, sans enfants et sans quelqu'un à ses côtés la nuit. C'est ta vie, tu l'as choisie ainsi, mais il t'arrive encore parfois de t'imaginer cette belle vie de famille qu'ont la plupart des gens. Et tu y penses amèrement, quand tu plonges tes lèvres dans le café bien chaud, avalant quelques gorgées du noir liquide. L'heure du rush est terminée depuis longtemps au café, c'est sans doute pour ça que tu t'attardes encore, parce qu'il y règne un certain calme. Tu avais prévu de venir ici pour prendre l'air, mais aussi pour faire quelques croquis. Tu n'as pas pris la bonne place pour voir la vue sur Fisherman, mais ça t'importe peu, tu l'imagines très bien de tes yeux bleus. Tu sais même pas pourquoi tu as encore le journal entre tes mains, parce qu'il n'y a rien d'intéressant dedans. Ni élections, ni polémiques ou crimes passionnels. Ceux là en particulier t'intéressent, imaginant ton ancien amant face à son mari, sans savoir s'il osera lui dire qu'il est cocu. Qu'il a été trompé, ce pauvre gars, avec un mec vingt ans plus âgé. Étrangement, c'est ça qui t'amuse le plus, parce que c'est en général avec des gens plus jeunes qu'on est trompé. Enfin, ça s'est passé il y a quelques temps déjà, alors tu fermes le journal sans détails croustillants à te mettre sous la dent. Évidemment qu'il ne lui diras pas, c'est pas la peine de l'ébruiter, ça ruinerait sa petite carrière. Comme si personne n'avait remarqué qu'il venait chez toi, bien habillé, sortant sans doute d'un procès gagné pour sa partie. Un secret, voilà ce que t'étais. Un secret honteux, qui plus es. Tu jettes le journal sur la table, attrapant la moitié de ton croissant pour y croquer quelques nouvelles bouchées et le terminer, des miettes restant pour preuves sur ton gilet gris.


_________________

suffocation, don't breathing don't give a fuck if i cut my arm, bleeding. do you even care if i die bleeding? would it be wrong? would it be right? if i took my life tonight, chances are that i might, mutilation outta sight and I'm contemplating suicide. 'cause i'm losing my sight, losing my mind, wish somebody would tell me i'm fine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Indiana Alberti

avatar
posts : 46
avatar : Henry Cavill
crédits : moi même
multinicks : Harvey l'architecte.
ɷ statut : Bourreau de son propre malheur. Mariage à la dérive.
✎ métier : Procureur sans pitié, à l'ambition exacerbée.
✌ age : Trente trois années à tout piétiner.

SECRET GARDEN
post-it sur le frigo: Réunion du service après demain 14h
relationship:

MessageSujet: Re: no one would listen (indiana)   Mer 13 Sep - 10:47

C’est comme si ces derniers mois, toute sa vie ne tenait qu’à un fil. Un fil tranchant, qui le pousse à tomber d’un côté ou de l’autre, pour rater, de toute façon, un aspect de sa vie. D’abord, il y a eu sa trahison, sa tromperie. S’emporter pour un homme plus âgé, complètement différent, un peu déluré, aussi. Indiana, il a voulu essayer, comme pour sortir d’un quotidien bien rôdé. Essayer pour finalement regretter. Pour finalement tout balayer du revers de la main, sans même chercher à s’excuser, à s’expliquer. Il a fait du mal à Dono, comme à lui même, comme à Josiah, aussi. Il n’y a eu que son boulot, où tous ses collègues se sont étonnés de sa rage de vaincre, de sa hargne, bien plus exacerbée qu’à l’ordinaire. Il a eu quelque chose à compenser, Indy. Il avait besoin de se donner cœur et âme dans quelque chose, pour oublier l’espace de quelques instant, son mariage volant en éclats et la colère de son ex-amant face à sa fuite délibérée. Parce qu’Indy, il a menti à trop de monde. Il s’est servi de sa manipulation, de son charisme, de tous ses stratagèmes pour s’évader de sa vie et essayer de nouvelles sensations. Jusqu’à finir par se noyer sous ses propres mensonges. Jusqu’à réaliser l’amour qu’il porte réellement à celui qu’il a épousé. Jusqu’à tout regretter, pour tout avouer, pour tout gâcher.
Assis à son large bureau dominant la ville, Indiana réfléchit. Doit-il allé voir Josiah pour s’expliquer ? Il sait où se trouve l’artiste à cette heure là. Il sait où il peut aisément le trouver, pour au moins lui offrir quelques explications, à défaut de se faire pardonner. Parce que comment Josiah pourrait-il lui pardonner son comportement honteux ? Certainement pas digne de l’homme qu’il est réellement. Il le sait Indiana, qu’il a deux facettes. Celle pour le boulot, tranchante, parfois acerbe, les crocs acérés d’ambition, celle de monter toujours plus haut. Celle qui lui réussi si bien, à voir à quel poste il est aujourd’hui, malgré son âge encore jeune pour la profession. Puis il y a sa vie personnelle, douce, attentionné, il est même romantique, lorsqu’il veut. Il a toujours pris soin de son mari, de tout ce qu’il a construit. Même Josiah il en a pris soin, à sa façon, lorsqu’ils étaient ensembles, rythmés par de nouvelles habitudes. Jusqu’à soudainement réaliser, comme une illumination, comme une évidence. Alors finalement, il quitte son bureau avec simplement son téléphone et son portefeuille, après tout, il n’a pas terminé sa journée. Il dit à son assistante qu’il n’en a pas pour longtemps et qu’elle doit prendre des messages, puis il s’éclipse. Ça le démange, ce besoin de vérité. Ça le démange comme ça l’a fait avec Donovan, il y a quelques mois de cela. Parce qu’au fond de lui, Indiana est un homme honnête et le mensonge le bouffe trop vite, trop profondément.

Il arrive enfin au café, cherchant de ses prunelles claires l’artiste qu’il sait être quelque part, pour enfin le voir fraichement levé de sa table, prêt à partir, certainement. Alors il s’approche, le procureur, il vient poser sa main sur le bras de Josiah, comme pour le retenir. « Salut Josiah j’ai… J’ai besoin de te parler, je savais que je te trouverais ici » Il a le regard un peu penaud, presque implorant. Il a besoin de vider sa conscience et d’offrir à l’homme autre chose qu’une fuite délibéré, trop rapide et trop brutale.

_________________
can't take my eyes off of you
« On s'est aimé, on s'est détruit. Je t'ai fait du mal et j'en paye le prix. Reviens moi, aime moi, comme au premier jour, quand tout allait bien, quand l'avenir semblait certain. Quand on ne craignait aucun lendemain. » by wiise
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
no one would listen (indiana)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Tank d'Indiana Jones et la dernière croisade
» LES AVENTURIERS DE L'ARCHE PERDUE - INDIANA JONES
» Indiana Jones Légo
» Indiana Jones "la quadrilogie"
» Indiana Jones and The Mayan Pit Trap 1/6

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: monterey :: Fisherman’s Wharf :: Rosine's-
Sauter vers: