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 josiaël anyways.

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Amaël Cohle

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MessageSujet: josiaël anyways.   Lun 14 Aoû - 0:49

Il reconnaît rien ici, ne sait pas comment il est arrivé dans cet appartement là. C'est étrange. Tout lui est inconnu. La tapisserie des murs, l'odeur des canapés, la douceur des tapis sous ses semelles, la fumée des cigares qui se mélange aux joints. Même le sourire des gens ne semble pas pareil ; plus beau, plus expressif, plein de profondeur imaginaire qu'Amaël leur donne parce qu'il est plus défoncé que la moyenne. Il ne pense plus à rien en cet instant parce qu'il a la sensation d'être un nouveau né, de ne plus avoir la moindre responsabilité en dehors de celle de respirer et de se nourrir pour pas mourir.
Sa tête.
Elle est bien accrochée à son cou dans le sens physique mais en dehors de ça, elle est pas là, absente. Elle flotte, dans sa connerie de père raté. Elle est vide et ses pensées sont ailleurs, sur un petit nuage où elles peuvent danser et faire la fête jusqu'à s'épuiser. Il peut les voir, quand il lève les yeux, de derrière ses lunettes qu'il a mise pour une fois. Son sourire, ce soir, Amaël l'offre sans une once de gêne, ses bagues, tout le monde les voit. Pas un seul regard peut les rater et personne ici ne se doute qu'il peut être père. Qu'un petit bout de vie existe quelque part dans cette ville à dormir dans un lit douillet et rêver à une famille qu'elle n'aura certainement jamais. Ce sont des oiseaux dans la famille, tout chez eux est volatile, même leur amour. Un jour il est là, bien perché sur une branche et le lendemain plus rien, ne reste qu'une plume de leur tendresse. Aujourd'hui, l'artiste s'est transformé en papillon de nuit et le voilà, à danser dans un appartement bourgeois, au milieu d'un fric qu'il n'aura jamais, à sourire à des visages qu'il ne connaît pas.

Son corps, détaché de toute son énergie s'approche de la cuisine pour prendre le temps de boire un verre d'eau et s'enfiler une nouvelle pilule du bonheur. Ses pupilles dilatées s'attachent à ce qu'il croit être un homme. Une grimace se dessine sur son visage alors qu'Amaël s'en approche. Sa main, invasive, se pose contre son torse alors qu'il se penche pour lui offrir un baiser. Ses lèvres contre les siennes, dans un sourire, chaleureux. Il est du genre à marcher sur les terres qu'il ne connaît pas, à plonger dedans sans crainte du danger ou de la colère du monde. Il est heureux ce soir, l'artiste, profitons tant que ça dure parce qu'il est du genre à avoir la défonce malheureuse en temps normal. Peut-être que ce soir, sa bonne étoile prend soin de lui, chasse de sa tête les vilaines pensées qui le grignotent au quotidien. J'te connais toi. Qu'il lâche dans un souffle avant de rire un peu trop. Tu serais pas mon ami imaginaire ? Ou alors juste le plombier mais la moustache me dit quelque chose. Ces poils qu'il regarde de ses grands yeux, qu'il imprime dans sa tête embrouillée.
Il est obnubilé, le brun, par ce visage qui lui rappelle quelque chose de bien, qui dégage en lui une excitation qui ne peut le laisser indifférent.

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Josiah Bauer

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MessageSujet: Re: josiaël anyways.   Lun 14 Aoû - 12:01


josiaël anyways.
- amaël & josiah


C'est un de ces soirs où tout est débridé, où les apparences du départ cèdent la place à une espèce de confusion générale où plus personne ne sait exactement qui est l'autre. Où même les conversations semblent perchées, à mille lieues de ce qu'on attendrais d'une soirée classique. Tu ne sais même plus à qui appartient l'appartement, on te l'a présenté mais il s'est si vite évanoui que tu crains de ne l'avoir que rêvé. Ce ne serait pas étonnant, d'ailleurs, mais ça n'est pas l'important. Rien en soi n'est important, alors que tu tu t'imprègnes de l'endroit, fumant le reste de ton joint en rejoignant la cuisine. Tu ne te souviens même plus pourquoi tu as atterri ici en premier lieu, dans cet appartement qui ressemble à bien d'autres. T'espérais sans doute trouver une distraction, quelque chose qui relancerait ton inspiration aussi. Pour le moment il n'y a rien à l'horizon, les gens te semblent même un peu insipide pour la plupart et aucun ne te donne un quelconque éclat. Tu t'es réfugié dans la cuisine, pour échapper à l'une de ces pipelettes incapable de laisser l'autre répliquer. Une de ces femmes, que tu trouves débiles à force de parler, sans rien dire d'intéressant. Elles sont souvent plus belles lorsqu'elles se taisent devant tes pinceaux. Là au moins, elles servent à quelque chose. Tu lèves les yeux au ciel, laissant tomber le mégot dans un des cendriers déjà bien rempli allant te servir un verre d'un quelconque alcool présent. Tu sais, en en ayant pris un tout à l'heure, que les alcools que l'hôte du soir possède sont d'une très bonne qualité, et rien que pour ça, ça valait la peine d'avoir fait le déplacement. Enfin, la soirée n'est pas terminée et tu sors une cigarette du paquet caché dans la poche de ta veste, que tu portes à tes lèvres quasi automatiquement. Le verre posé à côté, tu l'allumes, attendant les dizaines de chacals venant réclamer leur dose de nicotine. Ils sont pourtant majoritairement au cigare, parce que c'est ce qui est attendu dans ce genre de soirée, mais tu leur préfère une simple clope. Tu songes d'ailleurs à bientôt quitter la soirée, sur un quelconque prétexte dont personne ne se souviendras, quand cette idée s'envole aussi vite qu'elle n'est arrivée. Tu ne parviens pas à lui associer un prénom dans l'immédiat, mais tu le connais, cet homme qui rentre dans la cuisine, un grand sourire aux lèvres, dévoilant des bagues. Tu te souviens qu'il ne souriait pas autant la fois où tu l'as rencontré mais qu'importe, tu n'es pas gêné le moins du monde de détailler sa silhouette pendant qu'il se sert un verre d'eau. Il n'a pas l'air de t'avoir vu, et tu attends un peu, tirant sur ta clope, le dos contre la porte du frigo. Maël, tu crois qu'il s'appelle, alors qu'il s'approche enfin, se penchant pour embrasser tes lèvres. Sa main sur ton torse, tu te demandes s'il s'en souviens, de ces trois jours passés dans cet autre monde, parce que tu ne peux pas dire sans mentir que tu te souviens de chaque instant.  Visiblement lui non plus, alors qu'il se met à rire, te croyant ami imaginaire ou plombier. La seconde option t'arraches un rire, tellement elle est improbable, même la tête en vrac. « Loin d'être ton plombier si ça te rassures. » Tu dis, contaminé par son sourire et son rire. « Je ne pensais pas te revoir ici, et même si ça n'est que ma moustache, au moins tu as quelques souvenirs de moi. » Une pointe, légère, de vexation, qui n'a sans doute pas lieu d'être alors qu'il a l'air bien plus défoncé que tu ne l'es toi. Tu déposes ta cigarette dans le cendrier, où elle se consume sans toi, pendant que tu passes ta main dans ses cheveux, ratant l'objectif de les ordonner. « Vraiment, tu ne te rappelles plus ? » Tu dis, accompagnant ta phrase en caressant sa joue du pouce, essayant de capter son regard. Tu ne te rappelais pas qu'il avait des lunettes, et le parallèle t'amuse, puisque pendant ces quelques jours c'était toi qui en portais, alors qu'ici tu les as oubliées chez toi.


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MessageSujet: Re: josiaël anyways.   Mer 16 Aoû - 22:54

Amaël et son sourire, quelque chose de rare, on les associe jamais ensemble d'habitude. Ce soir c'est la coke et autres saloperies qui le font se marrer et découvrir ses bagues sinon il les garderait bien pour lui, à l'abri des regards. Il oublie tout, surtout combien il peut être tactile parfois. Sa main contre son torse, ça ne lui fait ni chaud ni froid, tant pis si l'autre pourrait lui mettre une claque pour le repousser ou même lui mettre un coup de poing. Le baiser, pareil, il en donne à tout le monde. Du moment qu'il sent un feeling (ce genre de truc inexplicable bien enfouit en lui quelque part) alors il embrasse, sans raison, sans une once de gêne. L'artiste voudrait bien recommencer encore une fois mais se retient pour pas en faire des caisses immédiatement. Ses doigts restent là, contre lui et ça lui semble déjà excessivement époustouflant. La drogue rend toujours tout plus beau. Enfin, sur le moment, parce qu'il marche sur un fil Amaël et que d'un côté il y a le paradis et de l'autre l'enfer. Lui il est plus du genre à sauter dans les flammes qu'à se la couler douce sur un nuage de barbe à papa.
La main du plombier dans ses cheveux, ça lui décroche un frisson.
Un truc inexplicable qui lui fait se dire qu'il pourrait en réclamer un peu plus. Il a la sensation de faire face à une femme. Ou plutôt une muse. Amaël se sent perturbé du plus profond de son âme mais son état rend la chose moins violente, plus acceptable. Il va pas en mourir. Pas aujourd'hui du moins, pas de ce soir, pas dans ce monde là. D'ailleurs faudrait qu'on lui dise en quelle année on est, sur quelle planète aussi parce qu'il a raté des étages pendant le voyage, qu'il a simplement appuyé sur des boutons au hasard dans la machine à traverser le temps et l'espace qu'est son cerveau.

Il sourit à ses remarques et hausse les épaules en affichant une mine désolée. Pourquoi j'ai la sensation que l'on se voit toujours quand je suis à l'ouest ? T'aimes ça, atterrir dans mon monde uniquement quand je n'y suis pas ? Amaël descend alors à cet instant sa main pour attraper la sienne et le guider vers la salle à manger où s'y trouve une piste de danse improvisée. Le grand brun l'entraîne avec lui dans une danse qui ressemble à tout sauf à ça. Je suis certain que tu ne te souviens pas plus de mon prénom que je ne me souviens du tien. Ses bras se posent sur les épaules du blond pour entamer un slow plus doux qui l'aide à mieux se concentrer sur son regard. De derrière ses lunettes, il le regarde, l'observe avec entrain. Tu vas quand même pas m'annoncer que tu es enceinte de moi ? J'ai déjà une fille, ça me suffit. Qu'il lâche alors qu'en lui, rien ne respire la paternité, même pas une parcelle de son corps épuisé par les excès et l'absence. L'absence de sa raison, l'absence de réalité. Il vole, Amaël, du soir au matin. La nuit c'est encore pire parce que c'est là qu'il laisse son cerveau et son âme aller au ciel, si haut qu'il pourrait toucher la lune et d'autres constellations qui lui donneraient envie de ne plus jamais revenir.
Et si ça arrive, un jour ? S'il ne revient plus du tout et qu'il laisse son corps vivre sans ses pensées, comment feront ils, ici ?
Et s'il emportait ce gars là qu'il ne connaît pas avec lui, ça donnerait quoi ? Ce serait peut-être mieux que maintenant, mieux que toujours, mieux que par le passé. Tout semble toujours plus joli lorsque ce n'est pas à portée de main.

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MessageSujet: Re: josiaël anyways.   Jeu 17 Aoû - 9:44


josiaël anyways.
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La petite vexation du début fait vite place à l'amusement, sans doute toute cette drogue dans l'air, mais plus certainement encore son sourire et son contact. Tu sais vraiment pas pourquoi il ne souriait pas la dernière fois, parce qu'il est étincelant son sourire. C'est ton avis, en tout cas, tu fais peut-être abstraction des bagues ou c'est peut-être le reflet de la lumière dessus qui fait ça, tu sais pas, et ça t'apporterais pas grand chose de le savoir. Aucun de vous ne se rappelle vraiment de ce qu'il s'est passé, à ce dernier rassemblement, même s'il est clair qu'il se souviens de quelque chose quand même. Toi, tu te rappelles juste être resté à ses côtés tout du long, et pas juste pour faire la causette et étant donné l'état dans lequel vous étiez, c'est mieux que rien. Peut-être qu'inconsciemment lui aussi se remémore plus que ça, alors qu'il prends ta main dans la sienne pour, semble-t-il t'attirer vers la piste de danse improvisée, et tu laisses derrière toi cigarette et verre à moitié terminé. Tant pis, tu sais que c'est perdu pour toi parce que quelqu'un d'autre passera sans doute terminer l'un et l'autre. « Qui te dis qu'on est pas dans le même ? » Que tu lances, un peu obscur, sans vraiment répondre à sa question. Tu ne saurais pas quoi y répondre, de toute façon. Ce n'est pas vraiment ton truc, danser, du moins quand tu as toute ta tête, alors tu te laisses guider par le brun, parce que c'est plus simple, et puis tu ne sais pas vraiment dans quelle danse il te convies, si ce n'est qu'elle est mouvementée. C'est le moins qu'on puisse en dire, alors qu'elle se mue rapidement en un slow plus rassurant.  « Oh, ça c'est évident. Pour moi, tu es le beau brun, avec ça au moins je ne peux pas me tromper. » Tu ris, avant de reprendre un certain sérieux quand il te demande si tu es enceinte, surpris par ces informations. Tu ne le voyais pas père, pas du tout, comme tu ne te voyais pas enceinte non plus, c'est un peu antinomique te concernant. « Hum non, j'aurais du mal à être enceinte tu sais. » Tes mains sont descendues un peu plus bas qu'attendu lors de ce genre de danse, en rien gêné par la présence d'autres personnes autour. Elles sont toutes sur une autre planète après tout, et tu te demandes à nouveau si tu y es aussi, ou si tu n'y es pas encore. « Pourquoi, tu crains peut-être que je ne sois venus réclamer une pension alimentaire ? » Que tu continues, nullement ennuyé par l'idée qu'il a peut-être une femme, en plus de cette fille. Elle serait là, sinon, et dans ce cas, ça serait à lui de mettre le holà. Ce qu'il n'a pas fait la fois précédente, et celle-ci non plus. Et puis, tu n'es pas du genre à t’embarrasser de ne pas être seul. Tes lèvres glissent dans son cou, y déposant un baiser. « J'en ai pas besoin, mais si t'es le père tu seras condamné à t'en occuper aussi. » Tu lâches, continuant sur l'hypothèse. « Peut-être même que tu devras lui choisir un prénom. » Tu hausses un peu les épaules, ton regard à nouveau planté dans le sien. Tu te rappelles que le nom de ton fils, tu l'a même pas choisi, t'as pas eu ton mot à dire. Elle savait ce qu'elle voulait, de toute manière, et on ne choisis pas un nom d'enfant comme on choisis un nom pour un animal. Tu te vois mal appeler un môme juste le môme, comme tu le fait avec un chat que tu nourris parfois devant la porte menant au jardin. Tes pensées s'évadent un instant, sur la possibilité pour toi d'être père comme il le propose, parce que tu as été assez mauvais dans ce rôle, vingt ans plus tôt.



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MessageSujet: Re: josiaël anyways.   Jeu 17 Aoû - 16:16

Son monde à lui, si seulement il ne pouvait y en avoir qu'un. La tête d'Amaël est un espèce de labyrinthe qui donne sur plusieurs univers, un peu comme le jeu vidéo de Mario auquel il jouait quand il était plus jeune, sur sa nintendo 64 tombée en panne un été. L'artiste avait passé l'après-midi à chialer en essayant de la faire redémarrer jusqu'à accepter de la jeter à la poubelle. Là, au moins, il ose croire que son cerveau à lui ne tombera jamais en panne. Et si ça arrive, certainement qu'il sera trop un légume pour s'en rendre compte. Alors, dans un sourire, le brun hausse les épaules. Il n'y a que des femmes dans le mien. Des femmes nues et si belles qu'elles font de la configure de nos cœurs pour les manger au petit déjeuner. S'il était pas sous l'emprise d'une merde certainement qu'il se rendrait compte qu'il va trop loin. Juste assez pour que l'autre pense à fuir, à le laisser seul dans une danse ratée mais pleine de charme et bonnes intentions. Les lèvres contre son cou, Amäel les sent et cela lui décroche un frisson jusqu'aux pieds. Du genre si violent qu'il lui rappelle sa jeunesse, lorsque son pauvre petit corps d'adolescent découvrait la douceur des caresses et les premiers baisers que l'on donne à sa petite copine. Ce soir, l'artiste a juste troqué sa jolie Emily pour un moustachu plus vieux que lui. Il aurait jamais cru ça de lui, se retourner sur un type comme lui. Se remémorer leurs quelques jours détachés du monde et de leur propre raison. Ses lèvres portent le goût d'une nostalgique qui lui est si propre. Ça lui donne une mine triste, pendant un instant, jusqu'à ce que le blond le fasse à nouveau rire.

J'ai pas besoin d'argent, je vis d'amour et d'eau fraîche. Qu'il balance d'un ton détaché alors que tout ce qu'il est en train de dire se rapproche de la vérité. Il a jamais été du genre à gagner du fric à outrance et il ne voudrait pas plus Amaël parce que l'art en lui-même l'attire plus que l'argent qu'il pourrait en dégager. Il pourrait vivre sur les routes et voir Amethyste grandir sur la banquette arrière de sa voiture, jusqu'à ce qu'elle soit assez grande pour passer devant et l'accompagner sur les routes interminables. Ils chanteraient ensemble de vieilles chansons jusqu'à tomber en panne et ne plus rien reconnaître autour d'eux. Je suis pas du genre à laisser tomber mes enfants. Qu'il murmure alors que ses lèvres se rapprochent des siennes, le provoquent un peu. Josiah. Il s'en souvenait depuis le tout début en réalité, il a juste voulu jouer une comédie qui lui ressemble bien. On mélangerait nos deux prénoms, ça donnerait Josiaël, tu trouves pas ça joli ? On peut facilement le transformer en prénom mixte en plus de ça. C'est con mais ce prénom là lui donne du baume au cœur, il a la sensation que la mélange de leurs prénoms est si harmonieux qu'il est seulement la continuité de ce qu'il se passe actuellement. Et soudainement épris d'un élan de curiosité, Amaël ne peut s'empêcher de retourner sur ses mots précédents. Tu penses vraiment de moi que je suis le beau brun ? Il sourit avec légèreté, comme porté par ce petit nuage sur lequel ils sont installés tous les deux, dans les bras l'un de l'autre. Je pourrais te plaire, alors ? Une chose est sûre, c'est qu'il ne l'embrassera pas à nouveau si Josiah lui répond négativement. Il aurait certainement beaucoup trop mal à sa fierté pour ce genre d'histoires. Et puis ça le blesserait aussi parce qu'Amaël passerait bien plus de temps que ça avec lui. Cette soirée, c'est juste le début d'une nouvelle ère.
Il le sent.
Se trompe rarement.
Jamais.

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MessageSujet: Re: josiaël anyways.   Jeu 17 Aoû - 17:29


josiaël anyways.
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Il te dis, il parle de femmes, nues, belles à en mourir. Il ne te faut pas force imagination pour les visualiser dans ton esprit aussi. Des femmes, tu en as peint des millions. Nues, deux fois plus. Mais à ton œuvre s'ajoutent des hommes, aussi,  même s'ils ont tendance à foutre le cœur en miettes plutôt que d'en faire de la confiture, ou un miel exquis. « Confiture de fraise, évidemment. » Que tu répliques, parce qu'une fraise, quand on la coupe en deux c'est comme un cœur. Un cœur rouge et symbolique, sucré et délicat. Peut-être que tout le monde a le même, et que l'amour c'est comme une confiture, on essaye de la conserver et on s'en lèches les doigts lorsqu'elle coule de la tranche de pain. « J'ai toujours aimé la confiture. »  Que tu précises d'un haussement d'épaule, avant de dire qu'effectivement, son prénom ne te reviens plus. Maël, c'est ce que tu as retenu, mais il manque quelque chose, une subtilité, alors tu n'en dis pas plus. Beau brun, c'est moins que ce qu'il mérite en vrai, mais il n'a pas l'air de s'en inquiéter, alors qu'il pars sur sa paternité supposée. Il vit d'amour et d'eau fraiche, qu'il dit, alors que toi tu vis de bois et de couleurs, parce que t'es trop vieux pour pouvoir dire la même chose. Que t'es trop vieux de toute façon, que l'eau ne suffit plus, et que l'amour n'est pas toujours là. Tu ne dis rien là-dessus, refusant de passer pour quelqu'un de trop terre à terre, d'ennuyeux. Tu refuses, la tête dans les nuages de redescendre tout de suite, préférant dire que tu ne cherches pas d'argent non plus, ce qui est vrai aussi. « C'est parfait alors. » Tu réponds, sans pouvoir dire que la réciproque est vraie chez toi. T'as été là, pour elle, pour eux, mais ça ne lui as pas suffit, à cette muse éternelle, à cette aventurière. Lui est là pour ses enfants, qu'il dit, ses lèvres proches des tiennes. Tu les embrasserais bien, ces belles lèvres pleines, avant qu'elles ne déversent d'autres mots encore, mais c'est ton prénom qui sors, et la surprise t'empêches de mettre ton envie à exécution, pour le moment du moins. Tu le croyais, quand il disait ne pas s'en souvenir, et maintenant tu mobilises ton esprit pour lui rendre la pareille, à ce rusé. Tu es proche, mais il continue, mélangeant vos prénoms comme on mélangerais le lait et le café pour le rendre plus doux. « Oh oui, mais ne serais-ce pas un peu trop narcissique que de nommer notre enfant par nos prénoms ? » Tu dis, bien qu'en vrai ça ne te dérangerais pas tant que ça, tant tu préfères déléguer la tâche d'un prénom à choisir. Au moins l'enfant aurait un prénom unique au monde, personne n'aurait le même et c'est, tu le penses, le plus agréable, ne pas ressembler aux autres. A ces autres, qui vivent parqués sur le même schéma, qui suivent le même train train depuis des années, et qui le suivront encore. Avec un prénom comme le sien, jamais l'enfant ne serait obligé de suivre le mouvement. Du moins, dans l'idéal de ton monde de ce soir, de ce monde que vous semblez partager jusqu'à ce que la question pointe. Que ta sincérité est demandée, pour une fois, alors tu acquiesces d'un hochement de tête, prêt à l'embrasser cette fois alors qu'il continue de te livrer le fond de sa pensée. Tu ris, doucement, pressant tes lèvres contre les siennes avant de répondre, plus tard, un peu. « Évidemment que tu me plais, honey. » Tu pourrais lui retourner la question, après tout tu as conscience d'être, différent, et c'est un euphémisme. Plus vieux, peut-être un peu trop, mais la question tu ne la poseras pas, parce que tu ne t'en inquiètes pas, parce qu'il ne t'aurais pas embrassé dans le cas contraire. Il ne t'aurais pas invité à le suivre, n'aurait pas continué la conversation. Ne se serait pas souvenu de ton prénom, aussi. « Tiens, nous sommes en décalage avec ce monde. » Tu lâches, alors que d'un coup d’œil furtif au reste de l'assemblée, tu constates que la musique a changé depuis une bonne minute déjà, alors que serrés l'un contre l'autre vous continuez ce slow, sans vous soucier du reste. Que c'est un homme, t'ayant percuté, qui te le fais remarquer. Pourtant tu es bien, là, avec lui, et tu n'as pas envie de t'en écarter, plutôt de le garder tout contre toi et de ne laisser personne d'autre l'approcher.




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MessageSujet: Re: josiaël anyways.   Dim 20 Aoû - 0:17

Il le regarde avec cette envie de le dévorer, d'embrasser chaque parcelle de son corps pour finalement atteindre son âme. Il a l'allure de ces journées pleine d'inspiration et de violence artistique, Amäel. C'est grâce à ce sentiment d'ailleurs qu'il s'est lancé dans les films érotiques amateurs, qu'il a vu défiler sous sa caméra des corps nus et des visages fracassés par la drogue et la déprime. Parce que lui, il n'aime pas les gens qui pétillent, il aime les inadaptés, les cassés, les tristes, les mélancoliques chroniques. Le bonheur, les sourires, les vies rêvées, tout cela ne l'intéresse pas parce qu'il est fait d'une substance trop complexe pour ce genre de facilité. D'un quelque chose qui pourrait le faire jouer à la roulette russe sans avoir peur qu'une balle puisse lui traverser le crâne ou alors la gorge. Il s'est déjà reçu un flingue entre les dents, il s'en souvient encore ; jeu débile fait de provocation et de jeunesse insolente. Ce soir, il est cet adolescent insolent qui s'attarde sur le corps d'un homme plus vieux juste par provocation. On est tous narcissiques, même ceux qui pensent ne pas l'être le sont au fond. A mon avis, c'est même la racine de l'être humain. Il hausse les épaules, prêt à balancer d'autres mots mais c'est là que les lèvres de Josiah prennent place contre les siennes. Tu veux que je t'avoue tout ? Il a toujours été du genre sincère, sans filtre, un peu trop violent dans ses mots parfois. Je me serais jamais retourné dans la rue pour toi. Qu'il souffle dans un rire avant de rattraper son visage pour l'embrasser. La tête ailleurs mais le cœur connecté au sien pour la soirée, il le sent, qu'il pourra pas partir sans lui, que tout se raccroche à ce vieux moustachu qui le fait sourire plus que de raison.

Enivré par le moment, il pense à rien, même pas à ses bagues qu'il aurait pu mal laver, même pas à ses baisers qui pourraient être sans la moindre saveur. Amaël l'embrasse juste, jusqu'à ce qu'un autre les percute et les ramène dans un autre monde. Ils y font face ensemble. Seuls contre tous. Il soupire. Tu parles d'un monde, c'est une déchetterie bourgeoise. Une lueur de mépris traverse ses yeux alors qu'il se penche pour attraper un cigare abandonné sur une table, rien qu'à moitié fumé. Il en a jamais pris des aussi énormes. L'artiste a la sensation de tenir un boudin entre ses doigts, ça lui décroche une grimace. Tu viens ? J'ai vu qu'il y avait un accès au toit. A voyager dans des mondes parallèles je pense que je préfère me retrouver seul avec toi. En tête à tête romantique bien sûr. Amaël prononce ces quelques mots sans pour autant se remuer plus que ça. Son corps reste contre celui du plus vieux, ses lèvres toujours à la recherche des siennes alors que d'autres visages se ramènent soudainement pour venir les embrasser et les arracher à leurs pensées. Deux inconnus, bruns eux aussi, sourire aux lèvres. L'un se perd contre la bouche de l'artiste, l'autre contre celle de Josiah et cela décroche un courant électrique en Amaël. A moins que tu préfères rester ici pour l'orgie qui se prépare. Lui, il n'a pas tellement envie de le partager, de se perdre au milieu de tous ces corps qui ne l'intéressent pas plus que ça. Il n'a pas vu d'aura capable de transcender comme celle de son partenaire éphémère.

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MessageSujet: Re: josiaël anyways.   Jeu 21 Sep - 12:49


josiaël anyways.
- amaël & josiah


La vieillesse, c'est surfait. Personne sait à partir de quel âge on est vieux, parce que tout le monde a une perception différente. Les enfants diront qu'on est vieux à partir de quatorze ans, les ados diront trente ans. Et les autres, eux, diront à foison des nombres qui ne sont rien de plus que ça, des nombres. T'es pas vieux Josiah, pas dans la tête, pas dans les gestes, pas dans le quotidien. T'es pas jeune non plus, bien que souvent l'envie de te rajeunir dépasse tes lèvres. Tu mens un peu, parfois, sur ton âge réel pour éviter les questions. Éviter les remarques sur ta vie faite d'excès et de mélancolies couchées sur toile. Éviter d'entendre qu'à ton âge, la normalité c'est d'être chef d'entreprise, cadre supérieur, quelque chose de plus prestigieux que juste artiste. Mais c'est pas pour toi d'être normal, c'est pas pour toi d'être marié, avec des enfants courant dans le jardin. Ça a faillit. Mais juste faillit. Un soupir s'échappe de tes lèvres alors qu'il est honnête, le brun, à te dire qu'il se serait jamais retourné sur toi dans la rue. C'est la triste vérité, mais seul un haussement d'épaule accompagne cette constatation. T'es pas un mec sur lequel on se retourne dans la rue, t'as pas la musculature d'un McGregor, la finesse des traits d'un éphèbe, t'as cette sorte de mélancolie qui s'acharne sur tes traits. Cette folie qui s'accroche à tes iris lorsque tu vis. Ses lèvres à lui qui se posent sur les tiennes, qui ne les quittent pas, t'as cette envie de ne jamais plus respirer, de ne vivre que pour ces lippes pleines. Il s'éternise, ce baiser, parce que ni l'un ni l'autre, vous ne voulez revenir dans le monde réel. Que ces hommes qui s'entrechoquent sont les détenteurs de la pilule bleue, celle qui est censée ramener le héros dans une vie normale. La rouge te semblait plus prometteuse, rouge, comme les joues d'Amaël. « Tu as sans doute raison oui. » Tu finis par dire, alors que le mépris est palpable du côté du jeune homme. Toi, tu es juste indifférent à cette agitation, à ces perturbateurs. « Tu vas vraiment le fumer? » Que tu dis, voyant sa moue, mais surtout l'énorme cigare qu'il tiens. C'est bien une chose que tu n'apprécies pas, les cigares, tu les trouve d'un tapageur, d'un tel mauvais genre, d'ailleurs. Trop commun, surtout dans ces soirées. Pourtant il passe directement à autre chose, et ton rictus s'éloigne pour montrer un sourire véritable, un petit interlude entre deux paroles. Tu n'as pas vraiment le temps de lui répondre, parce que tout est d'une lenteur calculée, que deux hommes viennent s'emparer de vos lèvres, et celui qui t'embrasse ne te décroche nulle étincelle. Tu le connais, cet imbécile imbu de lui-même, c'est l'un des hôtes d'une soirée précédente. Un véritable sans-talent, qui se crois le prochain Dali. Tu décolles ses lèvres des tiennes, en évitant les mouvements brusques, tu ne voudrais pas qu'il tombe sur la table de verre et ne l'explose. Ça ferait mauvais genre. « Ils sont d'un vulgaire. » Tu constates, alors que tes yeux lancent des éclairs sur l'impudent qui as osé t'arracher ton jeune homme. « Les têtes à tête romantiques me vont bien mieux, montre moi où est donc ce passage. » Tu dis un peu rapidement, de peur que d'autres ne reviennent à la charge. Tu refuses de partager, pas ce soir, ce n'est pas ton genre. « Peut-être qu'il y aura de la verdure là-haut ? » Lâches-tu après avoir pris sa main dans la tienne. Référence à ces jours végétaux, qui t'arrachent un bref rire.



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suffocation, don't breathing don't give a fuck if i cut my arm, bleeding. do you even care if i die bleeding? would it be wrong? would it be right? if i took my life tonight, chances are that i might, mutilation outta sight and I'm contemplating suicide. 'cause i'm losing my sight, losing my mind, wish somebody would tell me i'm fine.
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