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 Remember happiness {Donovan}

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Indiana Alberti

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avatar : Henry Cavill
crédits : moi même
multinicks : Harvey l'architecte.
ɷ statut : Bourreau de son propre malheur. Mariage à la dérive.
✎ métier : Procureur sans pitié, à l'ambition exacerbée.
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MessageSujet: Remember happiness {Donovan}   Sam 12 Aoû - 19:13

Le moment charnel passé avec Donovan le hante encore. Il y a pensé dans l’avion, entre deux rendez-vous, même le soir à l’hôtel. Il s’est rendu compte à quel point tout ça lui a manqué. À quel point l’argentin lui a manqué. Il s’en est voulu, encore plus. Il s’en est maudit, chaque jour davantage. Alors, quitte à être presque à l’autre bout du pays, à Chicago, la ville de leur premier amour, de leurs débuts, de leur premier appartement, il a décidé de marquer le coup. Il est descendu dans cette petite pâtisserie qui était à deux pas de chez eux, qui est toujours à deux pas de leur ancien appartement, d’ailleurs. Il a acheté un petit coffret coloré, contenant les spécialités du chef en question, dont raffole Donovan. Il sait, Indiana, que son mari n’a pas changé. Malgré les années à éreinter leur histoire. Et toutes ces petites choses là, ces petites informations sur son mari, il s’en souvient. Il n’a jamais oublié. À chaque nouvelle révélation, Indiana prenait soin de les graver dans son esprit pour s’en servir plus tard. Faire une surprise ou offrir à l’homme qu’il aime un moment de romantisme digne des plus belles histoires. Il a toujours été comme ça le procureur, aimant au possible. Romantique à souhait. Il s’est juste laissé bouffé par ses démons, au point de tout gâcher. Mais dans le fond, il est prêt à tout pour recoller les morceaux de leur histoire.

Alors c’est le cœur tambourinant fortement dans sa poitrine qu’il sort de sa voiture de sport en direction de la porte d’entrée de leur maison. Il est nerveux et à la fois fier de lui. Fier de cette petite attention qu’il espère, pourra offrir à Donovan un sourire et à lui, un peu de chaleur dans une maison devenu glaciale malgré le soleil réchauffant l’air via les larges baies vitrées. Il veut retrouver un peu de complicité. Il veut pouvoir offrir à Donovan autre chose que de la peine, de la colère ou de la douleur. Il veut que son mari se rende compte qu’il est encore capable d’être quelqu’un de bien. Même si la forme n’y est plus, le fond lui, n’a jamais changé. Simplement altérer par les pulsions malsaines et stupides. Alors il passe la porte d’entrée et pénètre dans la grande pièce à vivre. Donovan est assis sur le canapé à regarder une émission de télévision que le procureur ne prend pas la peine de relever. Il se contente de poser près de la porte son sac de voyage, et sur le guéridon de l’entrée, ses clés de voiture. Il a fière allure, revenant à peine de son déplacement, ayant atterri voilà de cela une petite heure. Il a encore son beau costume clair, portant même une cravate bleuté offerte par Donovan pour son anniversaire, il y a de cela quelques années. C’est le cœur presque au bord des lèvres qu’il s’approche enfin du canapé et de son mari qui tourne le regard vers lui, mettant en pause son émission de télévision. Indiana prend finalement place aux côtés de son époux, alors qu’il lui tend délicatement le petit coffret renfermant les précieuses douceurs sucrés. Il voudrait déposer un baiser sur les lèvres de l’argentin, pour qui il sent son être s’emballer à la seule vue de son visage, mais il se retient. Il sait qu’il n’en a pas le droit. Que leurs habitudes d’antan sont désormais lointaines. Que malgré leur rapprochement physique, bourré de haine et de violence, rien n’est plus comme avant. « C’est pour toi » Se décide t-il enfin à dire, brisant le silence et répondant à l’interrogation silencieuse du brun. « Quitte à être à Chicago j’en ai profité pour passer à cette petite pâtisserie que tu adorais tant… » Lâche t-il ensuite, le regard brillant d’émotion. Il se souvient de tout, de chaque détail de leur vie là-bas. Des rires en se gavant de ses superbes pâtisseries, le dimanche matin, ou même juste par gourmandise en semaine. Il se souvient de l’insouciance, des fiançailles. De tout ce qu’ils ont laissés derrière eux, là bas. Du bonheur aussi, qu’il aimerait tant récupérer, reconquérir. Coute que coute. Il n’y croit pas, au possible divorce, à la fin de leur histoire, de tout les espoirs qu’il a placer en eux, malgré sa bêtise. Alors il espère que Donovan appréciera. Il espère qu’il aura droit à quelques paroles pour réchauffer son être dans le manque. Son cœur qui souffre de la froideur de celui qu’il aime, mais qu’il n’a pas le droit de blâmer pour ça. « J’ai pris tes préférés, enfin si je ne me suis pas trompé » Rajoute t-il enfin, tandis que Donovan se décide à ouvrir la précieuse boîte. Et Indiana attend. Attend la réaction, le mot, le regard, peu importe, mais juste quelque chose. Un signe. Même un bref sourire. C’est tout ce qu’il veut le procureur. Se rattacher à de petits gestes, mais peu à peu recoller les morceaux de leur histoire.  

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« On s'est aimé, on s'est détruit. Je t'ai fait du mal et j'en paye le prix. Reviens moi, aime moi, comme au premier jour, quand tout allait bien, quand l'avenir semblait certain. Quand on ne craignait aucun lendemain. » by wiise
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Donovan Alberti

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MessageSujet: Re: Remember happiness {Donovan}   Lun 14 Aoû - 1:55

Il lui a dit, dés le lendemain, d'un ton sérieux, rien qu'à moitié désolé. Si ça s'était passé plus tôt, certainement qu'il s'en serait voulu, que Donovan aurait tenté de recoller mais il sait maintenant, ce que la douleur d'une infidélité peut faire. Alors, il a laissé Joaquin partir, le cœur lourd et des injures au bord des lèvres.
Il savait.
C'est ce qu'il lui a dit. J'en étais sûr que ça se terminerait comme ça, ouvre les yeux, espèce de con, tu te laisseras faire par ton mec toute ta vie. Et c'était tellement frappant de vérité qu'il a eu la sensation de se recevoir une claque. Une vraie, du genre qui fait mal, qui te retourne la tête et laisse une trace derrière. Son égo a hurlé, saigné un peu aussi mais il l'a pansé en se perdant dans les bars et les clubs où tous les hommes vont pour s'enfiler. Et il en a trouvé, Don, avec sa belle gueule, des âmes à faire échouer dans son lit. Il a couché, un nombre incalculable de fois alors qu'Indiana n'était pas là, qu'il rentrait le soir dans une maison plus vide qu'une cave. Son cœur aussi d'ailleurs est enfermé dans une cave. C'est humide, c'est froid, ça le fait se gonfler de douleur mais plus battre normalement. Il voit jamais le jour, aussi, ça le fait souffrir le martyr.

Installé sur leur grand canapé, Donovan ne sait même pas si son mari rentrera un jour. Si son déplacement pour le boulot est réel ou non, s'il s'est juste donné une excuse pour fuir et ne jamais signer les papiers du divorce juste pour lui pourrir la vie. Les yeux rivés vers la télévision, il entend finalement la voiture se garer dans l'allée et la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer en douceur. Indiana s'approche et son regard se pose sur lui et de là, il ne peut s'empêcher de le trouver séduisant. A chaque fois qu'il le voit, son cerveau fait la liste de toutes les raisons du pourquoi il a bien pu l'aimer avec tant d'ardeur et son cœur se brise un peu plus à chaque vérité. Instinctivement, l'argentin se redresse pour s'asseoir et lui laisser de la place. La télé n'existe plus et ses pupilles se perdent sur la petite boîte que son mari lui offre. Délicatement, ses doigts l'attrapent alors qu'il devine déjà ce qu'il peut y avoir à l'intérieur. Silencieux, Donovan ne peut retenir un sourire face aux pâtisseries lui font face. Fallait pas faire de frais … Qu'il commence d'abord par dire avant de se rendre compte à quel point il peut être hostile. Merci, et non tu t'es pas trompé. Le brun se redresse pour aller un instant dans la cuisine pour les poser et revenir sur ses pas. Ce n'est qu'une fois debout qu'il se rend compte combien ses épaules peuvent être lourdes. Il porte en lui ces nuits de débauche qui l'ont secoué sans jamais le combler réellement. Pieds nus, vêtu d'un jogging et d'un t shirt, c'est évident qu'il n'a rien fait de la journée mis à part dévorer du regard la télévision. Ces derniers temps, il a du mal à assumer sa propre vie, à se rendre au travail et passer une journée derrière son bureau. Il a tellement de mal qu'il est allé voir le médecin pour se faire un certificat et lui prescrire de quoi dormir pour ne pas penser à son mari, à tous ces sentiments contradictoires qu'il fait naître en lui. Et si Joaquin avait raison ? S'il était destiné à être son pantin ? A toujours le pardonner pour au final souffrir à nouveau ? Cette pensée lui tord le ventre mais Don s'efforce de retrouver sa place. Si Indy a fait un effort, lui aussi se doit d'en faire. Pas seulement pour eux mais surtout pour lui-même. Alors, Chicago, c'était comment ? Qu'il demande, dans un sourire parce que cette ville là lui rappelle de si bons souvenirs qu'il ne peut s'empêcher d'y penser à longueur de temps. Tu es retourné près de chez nous. J'espère que tu as été mangé une pizza chez Luigi, il serait vexé de savoir que tu es venu dans le coin sans aller le voir. Ses belles dents blanches sont visibles cette fois parce qu'il lui offre un sourire nostalgique. Leur maison est peut-être plus grande ici mais leur appartement lui manque terriblement, parfois. Le goût des pizzas de Chez Luigi hante ses papilles et c'est comme manger une part de gâteau que notre grand-mère nous faisait lorsqu'on était môme ; on se sent bien, terriblement bien. Sa main se redresse alors qu'il prend entre ses doigts sa cravate, délicate. Elle aussi lui est douce. Elle te va bien. Ça change de lui qui n'a même pas trouvé la force de s'habiller.
C'est bête mais Donovan ne sait rien faire d'autre qu'aimer Indiana.
Sans ça, il ne sait plus rien faire : il est ses racines qui alimentent tout.

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fébrilement je t'attends. Je ne pense plus qu'à me perdre Au plus profond de toi. Et ta peau manque à ma peau. J'ai perdu le sommeil Et je n'arrive plus à travailler. Je n'en peux plus. Je paie le prix que paie Le vice à la vertu.

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MessageSujet: Re: Remember happiness {Donovan}   Sam 19 Aoû - 21:11

Il espère que cette petite attention fera son effet, parce qu’Indiana essaye réellement de se racheter. De montrer à son mari qu’il pense à lui sans arrêt et qu’il a juste été stupide. Que malgré tout, il se souvient de tout. De tous les petits détails. De tout ce qu’aime Donovan. De leur vie, d’avant, qu’il n’oubliera jamais. De ce bonheur qui semblait au rendez vous à chaque coin de rue ou recoins de leur appartement. Alors, lorsque l’Argentin sourit en ouvrant la boîte de pâtisserie, Indiana ne peut que se sentir parcourir par une douce chaleur agréable. En rien une fierté de coq mal placé, une histoire d’arrogance d’avoir prouvé quelque chose. Mais bel et bien parce qu’il est fier d’avoir pu faire plaisir à celui qu’il aime par dessus tout. Qu’il est heureux de lui avoir offert un bout de souvenir d’un passé sans tâche. De lui montrer qu’il est toujours le même, un peu de stupidité en plus. « Ça me fait plaisir » Lâche t-il avec un geste nonchalant de la main. Oui, il y pensait tellement à Donovan, une fois à Chicago. À toute leur vie, leur bonheur, sa demande en mariage. Il est fier d’avoir visé juste et de pouvoir admirer un beau sourire sur le visage de son mari. Parce que la chose lui semble désormais si lointaine, si oubliée. Perdu dans les méandres des déceptions et des douleurs.
Il l’observe aller à la cuisine poser le précieux paquet, sans pour autant oser bouger. Il espère dans le fond, que cette petite attention lui permettra de profiter un peu d’une chaleur trop longtemps oubliée, mise de côté. C’est effectivement ce qu’il se produit, lorsque Donovan revient s’asseoir près de lui et le questionne sur son voyage. Le procureur s’en trouve ragaillardi, un brin souriant et heureux, l’espace d’un instant, d’une chose pourtant aussi banale. « Oh tu sais, c’était surtout pour le boulot, je n’ai pas trop profité. Mais c’était agréable de revenir là-bas, c’est qu’on y a vécu quelques années » Lâche t-il en observant son mari avec un air un peu nostalgique. Oui des années de bonheur. D’un bonheur totalement inattendu, mais qu’il n’oubliera jamais. Il veut s’y raccrocher, à ce bonheur là. Le vivre de nouveau. Leur offrir une deuxième chance, en espérant que Donovan songe à la même perspective. IL veut le convaincre qu’il le mérite. « Oui j’y suis allé, j’ai même amené quelques collègues du bureau de Chicago qui m’ont dit qu’ils y retourneront sans hésiter, Luigi était ravi » Dis-tu avec entrain, le regard brillant de fierté. Oui, tu es heureux d’avoir pu apporter quelques clientes supplémentaires à un homme qui a été un grand ami de votre couple tout le temps où vous avez vécu là bas. « Il m’a demandé de tes nouvelles d’ailleurs, je crois qu’on lui manque » Ose t-il dire, finalement, avant de sourire en coin. Oui, cette vie là lui manque. Ce bonheur là lui manque, à Indiana. Il donnerait cher pour tout récupérer, pour tout retrouver, comme avant.

Finalement un brin de silence s’installe, gorgé de nostalgie des deux côtés. Il peut le lire sur le visage de Donovan, Indiana, que ce dernier songe lui aussi à tous les bons souvenirs qu’ils ont eu là bas. Gorgé d’insouciance et de moments forts. Puis finalement, il prend entre ses doigts la cravate bleutée qu’il a offert à Indiana pour son anniversaire. Il le complimente et le procureur lui offre un regard plein de douceur et de tendresse. « Merci, je trouve aussi, c’est réellement ma préférée » Parce qu’en plus d’être magnifique, choisi avec soin par son époux, elle est un cadeau de ce dernier. Un cadeau qu’il chérit, comme chaque chose qu’à pu lui offrir Donovan. C’est peut-être pour ça qu’inconsciemment il l’a prise avec lui à l’autre bout du pays. Pour avoir un morceau d’eux avec lui. La porter avec fierté. Fierté pour l’homme qu’il a épousé. Alors doucement, tandis que ses prunelles claires sont ancrées dans celles de son mari, il saisi doucement sa main tenant la cravate, pour le porter à ses lèvres et y glisser un léger baiser. Il ne veut pas le forcer à quoi que ce soit. Mais il l’aime. Tellement fort que s’en ai douloureux. Il fini par reposer sa main pour ne pas le forcer à un contact dont il ne voudrait pas. Il frôle encore ses doigts doucement, sur le canapé. Il meurt d’envie de se perdre contre lui, de l’embrasser avec tendresse. De le prendre dans ses bras devant un film, comme ils avaient l’habitude de le faire lorsqu’il rentrait de déplacement. Il aimerait tellement retrouver un peu de leur normalité, mais il sait qu’il n’y a plus droit. Que c’est Donovan qui dicte les règles et qu’à part espérer, qu’à part le supplier, le procureur n’a plus droit à rien. Pourtant il en veut encore, de cette soirée plus douce. Loin de leur ignorements habituels. « Tu veux que je nous cuisine quelque chose ? Tu as faim ? » Ose t-il demander, le regard plein d’espoir. Parce qu'il a toujours cuisiné Indy. Pris le temps pour ça. Il veut pouvoir se mettre en quatre pour son mari, continuer de lui faire plaisir. Le combler, comme avant tout ça. Comme avant la tornade qui les a ravagé.

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MessageSujet: Re: Remember happiness {Donovan}   Jeu 24 Aoû - 15:30

En quittant Chicago, Donovan était réellement heureux. Il se souvient, de sa hâte, de la préparation des cartons pour quitter un appartement et finir dans une grande maison qu'ils avaient visité et qui leur plaisaient plus que jamais. Il aurait tout donné pour accélérer le temps et se retrouver sur ce grand canapé parce qu'il considérait ce déménagement comme une avancée, un véritable pas en avant qu'ils pourraient faire à deux.
A la place de ça, le couple n'avait fait que reculer, de grands pas en arrière qui n'avaient cessé de les éloigner l'un de l'autre. Aujourd'hui, Donovan s'en veut parfois, de détester cette maison, de songer à leur appartement et ressentir un manque atroce de leur ancienne vie. Si on lui demandait de faire un choix, certainement qu'il préférerait rester coincé à Chicago. Entendre Indiana lui parler sur le ton de la nostalgie ne fait qu'alimenter un peu plus tous ses regrets. Son ancienne vie lui manque, tout lui manque, y compris les baisers de son mari, sa présence délicate et leur fusion presque parfaite. Peut-être étaient-ils trop proches à l'époque pour que cela dure réellement ? Peut-être qu'Indiana s'était retrouvé piégé face à leur lien beaucoup trop fort ? Il voudrait prendre le temps d'en parler, de lui demander mais n'ose plus. Parce que des discussions, les deux hommes en ont eu des tas mais de nouvelles questions ne cessent de le hanter après chacune, comme si c'était intarissable, que rien ne pourrait jamais les apaiser. Son cœur se crispe lorsque son mari en vient à parler de Luigi et cela le touche de savoir que leur ami ne l'a pas oublié. Un sourire nostalgique se dessine sur ses traits fatigués. On avait promis d'aller le voir en plus. Il sourit, se rendant compte à quel point les promesses peuvent aller et venir, se casser la figure en un rien de temps. J'aurais tellement aimé être là moi aussi. Et pour une fois depuis une éternité, Donovan accepte de mettre sa rancœur de côté, d'effacer les filtres pour lui offrir ses sentiments à l'état de le plus brut. Maintenant, là, toute de suite, bien sûr qu'il aurait aimé retourner à Chicago, se remémorer chaque odeur, chaque souvenir, chaque moment passé dans le bonheur le plus total. Ici, dans cette forteresse, tout lui semble beaucoup trop lointain.
Un frisson traverse son corps lorsque les lèvres d'Indiana se posent sur sa main tandis que celle-ci retombe la seconde d'après.

Donovan fronce les sourcils à la proposition d'Indiana et se redresse immédiatement. Tu rigoles, tu viens tout juste de rentrer, c'est pas pour que tu te mettes à cuisiner. Sa voix est soudainement plus sévère. Une part de lui ne peut s'empêcher de culpabiliser ; pendant qu'Indiana bossait lui n'a pas su faire d'autres chemins que celui de son lit et du canapé. Il n'a presque rien avalé et aujourd'hui encore, Donovan ne saurait pas dire s'il a réellement faim. Je vais me mettre aux fourneaux. Qu'il balance, lui faisant au passage un signe de main pour qu'il le suive. Viens, je vais te servir un verre de vin. Tu me feras la discussion pendant ce temps. Comme avant. Voilà, c'est cette idée là qui le rassure, qui lui donne envie qu'Indiana vienne avec lui. Une fois dans la cuisine, l'argentin n'attend pas pour prendre deux verres et les remplir d'un rouge qu'ils aiment tant et qui coûte une petite fortune. Leur plaisir personnel à eux deux. Stressé malgré tout, le brun s'agite dans la cuisine pour fouiller dans les placards et tenter de trouver quelque chose de potable à cuisiner. On a pas grand chose, j'ai oublié de faire les courses mais ma sœur est venue et m'a ramené du provolone. Il sait bien que niveau séduction, on a vu mieux que lui parler de fromage mais Indy étant un grand amateur, Donovan espère au fond de lui que cela lui fera plaisir. Parce que c'est un mensonge, qu'il a demandé à sa sœur de lui ramener ce fromage argentin pour lui faire un plat qu'Indiana apprécie plus que tout même s'ils en mangent rarement car Don' n'a jamais été un adepte de la cuisine. Moins il en fait, mieux il se porte. Mais aujourd'hui, il se sent apte à faire des efforts, à ne pas laisser à son mari seul le devoir d'essayer de se retrouver. Je vais te faire une provoleta, tu sais, le fromage qu'on fait fondre et gratiner au four et qui se mange avec des tranches de pains grillés ? Ma mère t'en avait fait la première fois que je t'avais présenté à elle. Il rit un peu en allumant le four. T'étais tellement nerveux. C'était la première fois que je te voyais parler si peu. Elle t'avait trouvé timide, si seulement elle savait … Emporté par les souvenirs et la joie de le retrouver, Donovan ne se rend même pas compte de l'éclat que prend ses yeux, du sourire qui se dessine sur son visage. Pendant un instant, on aurait la sensation de le revoir quelques mois en arrière, lorsque tout ne s'était pas encore totalement cassé la figure.

pour toucher ton âme chéri:
 

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MessageSujet: Re: Remember happiness {Donovan}   Sam 26 Aoû - 22:22

C’est la nostalgie, la mélancolie, qui prend le dessus sur cette petite conversation à la base pleine d’une évidente normalité. Presque banale. Indiana le sent, lui aussi. Les regrets de cette vie passé où l’avenir semblait leur sourire. Jusqu’à sa promotion, jusqu’à l’achat de ce havre de paix en bord de plage, pour s’offrir la belle vie loin d’un centre ville souvent trop urbain. Pourtant dieu sait qu’il a regretté ce temps là, lorsque la grisaille a couvert le soleil de leur histoire. « J’y retourne dans une quinzaine de jours, si tu veux » Il lui propose, de façon assez évasive. Il lui propose de l’accompagner, même si lui a du travail. Même si lui sera amené à disparaître la journée pour le laisser seul dans cette ville qu’ils connaissent par cœur. Mais il a envie de leur offrir cette chance. Un voyage sur les terres de leur histoire, de leurs débuts. Une possibilité de renouer, de se retrouver. De pouvoir obtenir un peu de son pardon. Un premier pas vers la réconciliation. Oui, il veut y croire Indiana. Il veut faire un premier pas vers la réconciliation. Il ne veut pas divorcer. Il ne veut pas s’avouer vaincu. Il ne veut pas perdre à tout jamais celui qu’il aime plus que tout.
Voilà pourquoi il dépose un tendre baiser sur sa main, sans pour autant prolonger le contact. Il ne veut pas tout gâcher, pourtant il meurt d’envie de le serrer contre lui et de l’embrasser. Heureux de le retrouver. Même dans ces circonstances là, Indiana apprécie rentrer à la maison et pouvoir poser le regard sur le visage de son mari. Il a toujours aimé ces moments là. Le retour après des jours de travail intense, de déplacement, de voyages et de dossiers par dessus la tête. Ce moment où il passe le seuil de cette immense demeure pour se sentir enfin chez lui. Respirer l’odeur familière et contempler les sourires sur le visage de Donovan. Sa joie a lui.

Alors naturellement, il lui propose de faire à manger, parce qu’il a toujours cuisiné, Indiana. Il a toujours aimé ça. Chouchouter son mari, prendre soin de lui à travers de bons petits plats. Malgré la fatigue. La perspective d’une soirée de paix et de souvenirs, voir de tendresse, lui donne la force de se surpasser, même si Donovan ne semble pas l’entendre de cette oreille. Il a un sourire en coin le procureur, un peu gêné pourtant, il veut réellement bien faire. « Je sais que tu n’aimes pas trop ça alors… » Dit-il pour se justifier tandis que déjà, il se lève et lui fait signe de le suivre, alors Indiana s’exécute, déposant sa veste de costume sur le dossier du canapé. « J’arrive » Lance t-il tandis que déjà il rejoint la cuisine et prend place sur un des tabourets faisant face à l’îlot central de la cuisine, non loin de l’argentin qui déjà fouille les placards à la recherche d’une idée, de quelque chose à préparer. Le procureur saisi son verre de vin et se délecte de la première gorgée, avant de sourire de voir son mari chercher à bien faire. Il aime le voir comme ça. Il aime remettre un peu de joie sur son visage, un peu d’insouciance sur cette soirée qui ressemble tant à toutes celles qu’ils ont pu passer ensembles. « Ah oui ? » Oses-demander le procureur, presque incrédule, tandis qu’il entend le nom du fameux fromage qu’il connaît si bien. Et même au delà de ça, qu’il apprécie tant. Dont il raffole, même. Le regard qui brille un instant à cette possibilité, tandis que Donovan prononce les mots qu’il n’osait pas trop imaginés pour ne pas se faire un faux espoir gastronomique. « Oui j’adore ça, très bon choix » Dit-il, un large sourire sur le visage tandis que déjà, le voilà qui rit nerveusement, secouant la tête amusée à l’évocation de cette fameuse soirée. Ses doigts se placent autour de son verre alors qu’il relève le regard vers l’argentin, lui tournant pourtant le dos un instant. « Mon dieu oui je m’en souviens bien, j’étais tellement intimidé ! » Dit-il avec entrain en se souvenant exactement de son angoisse à ce moment là. « Je voulais tellement faire bonne impression, j’avais peur de sortir une connerie » Il rit de nouveau, emporté par l’effluve d’amusement de ce temps passé. Il faut dire qu’il vient d’un milieu très modeste, Indiana, voir carrément précaire. Qu’il n’a pas eu de chance. Qu’il n’a pas eu l’excellence, la vie luxueuse et presque frivole de Donovan. Lui, il a dû tout donner, se saigner à blanc pour arriver là où il est aujourd’hui. Mais il ne regrette rien. Encore moins le choix de celui qu’il a épousé et qu’il peut voir sourire lorsqu’enfin il se retourne. Indiana l’admire, les yeux brillants, un instant. Il peut lire la joie et le bonheur rien qu’à évoquer leur passé. Il peut se perdre, se noyer dans les prunelles ébène de son mari. « Je me souviens même que ta mère était venu me voir à la fin du repas, savoir si j’avais un problème, tellement j’avais été pâle et nerveux » Renchérit-il en souriant largement de nouveau. « Mais ton père a eu la bonne technique avec cette petite liqueur maison qu’il a sorti en guise de digestif, on a fini la soirée dans un bel état » Il rit, Indiana. Il rit de bon cœur à ce souvenir. Discutant avec le père de Donovan en échangeant des anecdotes idiotes, se détendant enfin. Il a d’ailleurs été accepté facilement, le procureur. Un homme bien. Voilà comment sa belle-mère l’a qualifié. Un homme qui rendrait son fils heureux. C’est encore ce qu’il veut, Indiana. Plus que tout. « On trinque ? À tes talents de cuisinier ? » Il se veut un peu taquin, presque libéré. Plus enjoué et détendu. Il veut montrer à Donovan qu’il est et sera toujours là. Qu’il ne compte pas le lâcher. Qu’il veut le retrouver comme si rien ne c’était jamais produit. Il l’aime. Oh dieu, qu’il l’aime. L’envie indéfectible de le prendre dans ses bras et pourtant, la retenu, pour ne pas tout gâcher, qui le force à rester clouer sur sa chaise, se contentant de sourire de toutes ses dents, avec une lueur heureuse au fond des prunelles claires.

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MessageSujet: Re: Remember happiness {Donovan}   Jeu 31 Aoû - 18:06

Il se concentre sur sa cuisine pour oublier la tension qui lui prend au fond des tripes et les questions qui lui trottent encore dans la tête. Il sait bien, Donovan, que le calme n'est qu'apparent et qu'un rien pourrait le faire replonger dans quelque chose de douloureux et insupportable. Il est pas encore assez sûr de lui pour accepter qu'Indiana puisse voir d'autres hommes pendant ses voyages. Alors, les souvenirs, ça l'aide à décrocher des sentiments négatifs, de toute la colère qui le brûle parfois lorsqu'il part se coucher ou qu'il se lève le cœur lourd. Son visage se fait sérieux alors qu'il met le four en marche d'un côté et qu'il prépare le fromage de l'autre en écoutant les paroles de son mari. Dans quinze jours ? Faudra que je vois avec le patron. Parce qu'il manque déjà le travail la plupart du temps, qu'il est en arrêt car son cerveau ne suit plus et que l'idée de perdre son mari prend toute la place dans son être. Il n'y a de l'espace pour rien d'autre que ça. Indiana, son poison, son amour, son obsession, sa perdition. Si seulement il pouvait effacer ces derniers mois de leur vie pour ne plus avoir la peur au ventre de ne jamais le voir revenir, de l'entendre lui dire 'je ne t'aime plus'.
Ça arrive ce genre de choses.
Ce genre d'histoires où les sentiments se cassent la gueule sans qu'on sache pourquoi. Lui, il est persuadé que ça lui arrivera jamais, qu'il sera toujours complètement accro à cet homme là. Même s'il fait le fier, Don' n'a jamais quitté ses filets. Jamais. Elle te trouve bel homme, c'est ce qui t'a toujours sauvé avec elle. Qu'il lance dans un sourire en s'imaginant les longues discussions avec sa mère. Il l'appelait à n'importe quel moment du jour ou de la nuit pour lui parler d'Indiana, de comment il était en train de tomber amoureux et pourquoi. Une grande histoire, il le savait, dés la première seconde, dés leur première fois sans une once de sentiments ; seulement cette fusion charnelle pour leur donner des indices sur ce qu'ils allaient devoir traverser par le futur. Il ressentira jamais ça avec un autre l'argentin. Si Joaquin ne l'avait pas quitté, Donovan serait encore en train de chercher des sensations qui ne se procurent que lorsque qu'Indiana est dans la parages.
Ce sont pas des sentiments d'adolescent transit.
C'est pire que ça, parce qu'ils sont mûrs, bien ficelés, plus solides que jamais.

Une fois les préparatifs terminés, Donovan enfourne ses préparations pour attraper son verre de vin et trinquer avec son mari. En espérant que tu ressortes vivant de cette expérience culinaire. Ce plat là, c'est le seul qu'il connaisse suffisamment pour le faire. Sa mère lui a fait faire et refaire des tas de fois, jusqu'à ce qu'il en vienne à connaître les gestes et la recette par cœur. Le bruit des verres l'un contre l'autre se fait entendre alors que Donovan boit une longue gorgée. Ses yeux sombres se posent sur son mari tandis qu'il contourne l'îlot pour le retrouver de l'autre côté. Sa main se pose sur le tabouret d'Indy, le fait tourner comme un présentoir à bijoux. Deux diamants bleutés se dessinent sous ses yeux et ses pupilles s'y fixent. Il dit rien, l'argentin, laisse seulement ses mains remonter le long du torse de son époux pour attraper sa cravate et la desserrer un peu pour commencer. D'un mouvement forcé, le brun se cale entre les jambes du procureur pour se rapprocher de lui. Son torse n'est plus qu'à quelques centimètres du sien alors que leur bouche respire le même air. Il voudrait rester calme Donovan mais ses instincts sont plus forts que lui. Une lueur de domination traverse ses yeux alors qu'il détache complètement la cravate de son cou en la laissant tout de même pendre sur ses épaules.  J'ai dit à Joaquin ce qu'il s'était passé entre nous deux. Qu'il souffle doucement alors que sa joue se plaque délicatement contre la sienne. Sentir sa peau douce contre la sienne, plus râpeuse, en manque de rasage lui décroche un éclair d'électricité. Ce contact là lui fait un bien fou, tellement que ses yeux se ferment un instant pour éveiller ses sens un à un. Sa bouche, proche de l'oreille d'Indiana continue de se confesser. L'accent argentin s'accentue un peu plus, comme à chaque fois où l'homme se concentre à ne pas perdre les pédales. Il m'a quitté. Un peu fou, un peu provocateur, son visage se détache de celui de son mari pour se reculer légèrement.

L'une de ses mains remonte contre la nuque d'Indiana, la caresse délicatement. Ses lèvres effleurent les siennes, sa bouche s'ouvre un instant alors qu'il hésite, qu'il se torture pour ne pas l'embrasser, pour ne pas le retrouver, reprendre de sa drogue la plus puissante. Sa préférée. Tu sens bon le mari respectable. Au fil des mots, sa voix s'affaisse, ses mots se cassent la figure alors qu'il vient lui donner un baiser à peine perceptible, un simple toucher de lèvres qui dure trop peu de temps pour les rassasier. A moins que tu ne me mènes en bateau. Il se méfie, jette un regard sombre et colérique à Indiana pour lui montrer que leur dernière coucherie n'était pas une exception. Il en a toujours dans le bide Donovan. Il l'aime toujours comme un hystérique aussi. Le procureur est le seul homme à voir cette facette de lui ; plus sombre, plus érotique, plus égoïste aussi. Avec combien d'hommes tu as couché pendant ton absence ? Ses bras posés sur les larges épaules d'Indiana, le torse tendrement collé au sien et le cœur au bord de l'explosion. Il n'a besoin de rien d'autre.
Rien de plus.
Rien de moins.
Juste lui. Et sa toxicité.

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MessageSujet: Re: Remember happiness {Donovan}   Ven 1 Sep - 12:09

Lorsque Donovan évoque la possibilité à travers une phrase qui laisse place au doute, Indiana s’en félicite. Il jubile intérieurement parce qu’il meurt d’envie de retourner sur les traces des prémices de leur amour, avec celui qu’il aime encore plus que tout. Renouer avec leur bonheur passé et, il l’espère, entrevoir un bonheur futur. C’est tout ce qu’il veut, Indiana. Faire table rase de ses péchés pour repartir à zéro. Pour aimer l’argentin comme au premier jour. Il sait qu’un tel voyage ne pourrait que leur faire du bien. Retrouver leurs amis, leurs habitudes, les commerçants du quartier qui n’ont pas oublié ce couple atypique et agréable. Toujours souriant, toujours heureux. C’est tout cela qu’il veut revivre, Indiana. Plus la douleur du rejet qui lui broie le cœur et les doutes lorsqu’il tente de fermer les yeux dans la solitude glaciale du lit qu’il occupe dans la chambre d’amis.
Mais toutes ces questions, ces interrogations, disparaissent ce soir. Il devient léger, à l’évocation du passé. Lorsqu’il parle de ses beaux-parents, de sa nervosité passée. « Heureusement que je m’arrange avec l’âge, alors » Dit-il sur un ton joueur, en souriant largement à son mari. Il se sent bien, le procureur, là, dans la cuisine, à échanger des souvenirs et des moments heureux. À retrouver la vie qu’ils avaient, avant que tout bascule, avant qu’il gâche tout. Il se rend compte désormais, avec le recul, à quel point tout ça a pu lui manquer. A quel point c’était agréable, et important, aussi. Parce qu’il y avait la notion d’habitude, de routine. Pourtant aujourd’hui c’est tout ce qu’il veut, retrouver cette routine là. Ces conversations autour d’un verre de vin, pendant qu’il cuisine. À parler de leurs journées, de leurs rêves, de leurs projets, aussi. À s’extasier sur une énième photo souvenir sur le frigo, ou simplement à rire d’une scène cocasse dans la journée de l’un ou de l’autre. Légèreté d’une vie à deux solide, dont les fondations semblaient à tout épreuves, ou presque.

Indiana observe la carrure de son mari s’affairer en cuisine. Il détaille chaque muscle que de son dos, de sa stature entretenue. Ses yeux glissent le long de chaque courbe, descendent, jusqu’à son fessier, ses jambes, absolument tout son corps. Il s’en délecte, de cette vue là. Il réalise, une fois de plus, à quel point son mari est bel homme. À quel point il le désire, aussi. Il peut déjà sentir cette envie là, le travailler doucement, comme un fond sonore lointain et pourtant bien présent, si l’on tend l’oreille. Il sort de sa transe contemplative lorsque Donovan s’adresse à lui pour lui parler du repas, se retourner enfin et s’avancer vers lui. Il l’accueille avec un large sourire, avalant sa gorgée de vin pour poser le verre sur le comptoir de l’ilot de la cuisine. « Je n’en doute pas » Dit-il pour conforter l’argentin dans sa démarche. Il sait que la cuisine n’est clairement pas le domaine de prédilection de Donovan. À dire vrai, quatre vingt dix pourcent du temps, c’est Indiana qui cuisine. Mais ce soir, après un long déplacement et trop de souvenirs, il ne peut qu’apprécier l’effort, qui plus est lorsqu’il s’agit d’un de ses plats favoris.
Mais le procureur n’a pas le temps de réagir autre mesure que déjà, il se retrouve face à son mari, proche. Trop proche. Il frémit de ses mains glissant contre son torse, contre sa chemise, venant détacher sa cravate. Il le dévore de ses pupilles azur, Indiana. Il le contemple et sent son cœur accélérer à mesure que les centimètres de proximité se réduisent. Le désir qui le titillait doucement, gentiment, gagne en ampleur à mesure que Donovan s’approche, murmure à son oreille, lui arrachant un frisson. Ses paroles sont comme une douce mélodie. Un compliment, un refrain agréable. Il l’a quitté. Indiana ne peut s’empêcher de sourire légèrement, victorieux. Possessif, égoïste de vouloir Donovan pour lui tout seul, après ce qu’il lui a fait. Mais inconscient, car transit d’amour pour le brun. Leurs regards s’ancrent. Voilà que le procureur se noie dans le regard provocateur de son mari, fou de désir. De désir pour lui. Il la voit bien, cette étincelle qu’il connaît par cœur. Cette envie de franchir le cap, sans pour autant aller trop vite. « Quel dommage… » Balance le procureur, ironiquement, alors que ses yeux se veulent aussi provoquant que les prunelles ébènes de Donovan. Ses mains viennent glisser doucement jusqu’à la taille de son mari, qu’il caresse malgré les courses de tissus qu’il brule de lui retirer. Les lèvres qui se frôlent et le désir qui grandi encore. Indiana peut presque se sentir légèrement serré dans son pantalon, bien conscient de l’effet que lui fait l’argentin. Le baiser n’est que bref, léger. Un avant gout. Une vile tentation à laquelle il aimerait céder, corps et âme. Pourtant, il se concentrer sur les paroles de son mari. « Aucun homme, aucun » Déclare le procureur, collé contre son mari, les mains qui doucement glissent sous son t-shirt pour caresser sa peau, sa taille. Sentir le brulant de son corps, tout aussi secoué que le sien, certainement. Il approche ses lèvres de celles de l’argentin et vient les frôler à son tour dans un jeu habile et bien maîtrisé. Le jeu du désir, de la provocation, qu’ils savent pratiquer à la perfection. « Tu as été le seul à occuper mes fantasmes » Oui, fantasmes. Pas juste ses pensées. Pas juste une apparition, plus ou moins brèves, à des moments de la journées. Mais bel et bien un désir assourdissant. Un obsession maladive. Un besoin viscéral de lui. Alors il cueille ses lèvres, de nouveau. Il se permet, Indiana. Il se permet d’appuyer le baiser, de le faire durer, aussi. De gouter à la chaleur de l’argentin. De ne faire qu’attiser un peu plus le creux de ses reins qui déjà se meurt de trouver celui qui lui a tant manqué.
Il est accro. Foutrement accro.
Il ne sait même pas comment il a pu jouer au con, mais au moins désormais il possède plusieurs certitudes.
Donovan est le seul à lui prodiguer ces sensations là. Cette extase évidente.

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MessageSujet: Re: Remember happiness {Donovan}   Sam 2 Sep - 0:55

Il sait qu'il devrait pas plonger une énième fois, que mettre des barrières serait une solution plus raisonnable mais face à sa présence, Donovan ne sait pas résister. C'est qu'il se donnerait corps et âme pour son mari. S'il avait accepté leur mariage, c'est exactement pour ça : parce qu'il se sentait capable de se déchirer pour cet homme là et non pas un autre. Pourtant, dieu sait qu'il en avait vu passer d'autres dans sa vie mais pas du genre d'Indiana, pas du genre à te marquer au fer rouge et te suivre à tout moment de la journée. Depuis leur séparation, Donovan n'est plus le même parce que sans son mari, il ne sait plus avancer, à peine sourire. Il a perdu quelques kilos et ça se voit légèrement à son visage creusé. Il faut bien le connaître pour voir ces petits détails qui montrent que son corps refuse parfois de s'alimenter correctement. Quand il est contrarié, Donovan, il n'a jamais faim ou alors, lorsqu'il finit par manger, c'est pour avoir la nausée ensuite. Le retrouver ce soir, ça l'aide à se détendre, à retrouver un peu d'appétit et d'entrain avec la vie. Il l'aime tellement que son cœur bat comme un fou furieux sous sa cage thoracique. Enveloppé par une bulle de désir, la présence d'Indy le met dans un état second. Il a la sensation que quelque chose est en train de se déconnecter en lui. La peur peut-être. La peur de le perdre, la peur si violente qui l'empêche parfois de profiter de ce qu'il peut avoir réellement. Ce soir, Don a seulement envie de le retrouver, de se perdre contre lui, de lui sourire, de lui offrir des sourires qui en valent la peine et de respirer à nouveau un peu. Il a besoin de ça, de cette oxygène qu'on lui envoie directement dans les poumons pour pouvoir mieux replonger ensuite.

La présence de ses mains sur son corps, la chaleur de son souffle, l'odeur de son parfum, la beauté de ses vêtements. Donovan l'admire derrière ce masque de provocation érotique. Une part de lui s'en veut déjà terriblement de lui demander s'il a vu d'autres hommes. Avant sa tromperie, l'argentin n'était pas jaloux, n'y avait même jamais pensé mais maintenant, il a beaucoup trop perdu pour être capable de ne pas se poser de questions. Il serait capable des pires folies pour découvrir la vérité, se rassurer un peu. Son cœur se crispe face aux confessions d'Indiana qui le font grimper un peu plus sur l'échelle de son envie. Le baiser que le procureur lui donne est si intense qu'il peine à se reprendre, que sa langue parcoure la sienne alors que ses mains continuent de prendre quelques partie de son corps en otage. Son bassin se rapproche instinctivement du sien alors qu'il se sent plus tendu au bas de son ventre. Il meurt d'envie de ne faire qu'un avec lui, à nouveau, de se perdre sous les draps et ne jamais revenir de leur transe commune. Tu me montreras j'espère. Qu'il balance doucement, d'une voix brûlante rien qu'à l'idée de penser à ses fantasmes. L'une de ses mains passe délicatement contre le torse d'Indiana pour atteindre son pantalon. C'est là que Donovan fronce les sourcils et parvient finalement à se frayer un chemin au milieu des couches de tissu pour glisser ses doigts contre l'entrejambe de son mari déjà légèrement en émoi. Tu m'as manqué. Qu'il finit par avouer. Depuis leur séparation, c'est la première fois que Donovan parvient à lui offrir ce genre de petites déclarations délicates. Jusqu'ici, il ne disait rien, gardait tout pour lui par peur de se voir brisé à la moindre faille. Aujourd'hui, l'argentin se sent assez fort pour s'ouvrir légèrement sans prendre le risque de ne pas savoir se défendre. Il ne laissera pas Indiana le réduire en miettes, pas une seconde fois.
Ce moment si proche l'un de l'autre les enferme dans un autre monde. Un monde où tout semble à portée de main, où rien ne pourrait jamais se mettre en eux.
Cette illusion là le grise mais Donovan parvient difficilement à se reprendre, à se réanimer lui-même pour ne pas s'écorcher contre un homme qui n'avait pas hésité à le trahir.

Je vais tout faire cramer par ta faute. Un rire accompagne sa phrase alors qu'il arrache soudainement sa main au boxer d'Indiana pour jeter un coup d’œil aux plats dans le four. Là, il commence à mettre la table en jetant de temps en temps un regard provocateur à Indiana. Il se sent encore flotter Donovan mais il n'a pas envie de briser ce moment trop rapidement. Rien ne lui procure plus de bien être que de sentir l'attraction d'Indiana jouer sur son corps. En temps normal, certainement qu'il aurait déjà traversé l'îlot pour se jeter sur lui et le déshabiller. Si Donovan prend son temps, ce doit être parce qu'il a envie de montrer à son mari que les choses peuvent se passer autrement, qu'il a encore des tas de petits trésors cachés en lui qu'il serait prêt à lui montrer s'il lui laisse sa chance. Les yeux plein d'étoiles, le cœur au bord des lèvres, on peut voir à travers la fine couche de tissu de son jogging le désir encore présent entre ses jambes. D'un geste peu élégant, l'argentin tente de dissimuler sa bosse avant de plonger ses yeux sombres dans ceux de son mari en ramenant son verre de vin contre ses lèvres pour en boire une longue gorgée. Il fait tout au ralenti pour faire durer le plaisir, rendre chaque petit pas plus intense et attendu. Appuyé contre le plan de travail, un flash lui traverse l'esprit alors qu'il s'imagine là-dessus nu, la peau recouverte d'une pellicule de transpiration à faire l'amour au seul homme qu'il sache aimer. Viens contre moi. Qu'il ordonne, enivré par les images charnelles que son cerveau lui envoie. Brusquement, Donovan se retourne, offrant alors son dos à Indiana pour lui montrer ce dont il a envie sans les mots. Parce qu'aujourd'hui, il ressent le besoin maladif de le sentir en lui, de souffrir sous ses coups de reins jusqu'à y prendre son pied. Le sexe a toujours tenu une part très importante dans leur couple au point d'en devenir leur moyen de communication. Certainement que l'argentin est trop dominant pour lui tourner le dos pendant leurs ébats mais sur le moment, son corps ne réclame plus que ça : sentir son torse contre sa colonne vertébrale et son bassin le chercher à travers leurs vêtements. Cette main qu'il a plongé contre le sexe de son mari quelques minutes plus tôt lui donne encore la sensation de brûler et peine à se remettre de ce contact là. Parce que la dernière fois qu'ils avaient couché ensemble, Donovan avait pris sans essayer de donner quoi que ce soit. Aujourd'hui, même s'il se sent capable d'une bestialité incroyable, il veut aussi voir le corps d'Indiana souffrir sous l'orgasme.

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MessageSujet: Re: Remember happiness {Donovan}   Mer 13 Sep - 11:24

Il la sent, cette température qui monte, irrémédiablement. L’envie de celui qu’il désire à chaque instant de la journée. Il se souvient même de leurs petits jeux, parfois, à se chauffer alors qu’Indiana était en réunion ou au tribunal. À cette envie brutale de rentrer à la maison pour se perdre dans les bras de Donovan, une fois de plus. Ils ont toujours fonctionné comme ça. Guidés par leur passion. Guidés par leurs instincts. Leur amour a toujours été bercé par une dimension charnelle très importante, qui n’a fait que renforcer la force de leurs sentiments. Ils sont à part, les Alberti. Ils ne ressemblent à aucun couple classique et pourtant, tout leurs amis ont toujours envié leur amour. Clamant qu’ils étaient fait l’un pour l’autre et qu’eux aussi, après plus de cinq années de mariage, ils voulaient autant de complicité et de passion que les deux hommes.
Leurs lèvres se frôlent encore alors que déjà, Donovan provoque légèrement Indiana et les doigts de l’argentin contre sa virilité le font frémir. « Avec plaisir… » Murmure le procureur, perdu dans le souffle brulant de celui qui lui fait face. « Toi aussi, tu m’as manqué » réussi t-il à avouer, sans craindre un nouveau rejet brutal. Certes un rejet qu’il aura mérité, mais un rejet qui le fait souffrir quand même. Qui l’a fait souffrir. Chaque nuit un peu plus, lorsqu’il dort à l’autre bout de la maison, seul, sans la présence agréable de son mari, ou encore ses bras rassurant. Il s’en mord les doigts, jusqu’au sang. Mais aujourd’hui, tout semble différent. Il retrouve un peu de cette normalité d’avant. De leur quotidien habituel. De tout ce qu’ils ont toujours connu. De cette complicité que tous leur envie. Alors les mains d’Indiana glisse de la taille jusqu’aux fesses de son mari qu’il vient empoigner entre ses doigts, tout en fixant ses lèvres, puis ses yeux. L’intensité du moment grandi, à l’unisson avec leurs désirs respectifs. Tout son être semble en émoi, à Indiana. Mais il est incapable de contrôler quoi que ce soit. De contrôler son ressenti. Parce que Donovan a toujours eu le pouvoir de le rendre fou.
Fou de lui.

Il rit aussi, le procureur, lorsque l’argentin brise l’intense moment qui s’installe doucement. Il le lâche finalement pour le laisser retourner à sa cuisine, saisissant son verre de vin pour en boire une longue gorgée. Comme pour s’éclaircir un peu les pensées, complètement obnubilé par son mari. Il se râle même la gorge, en s’agitant sur ton tabouret, tant il se sent étroit dans ses vêtements. « Il fait chaud, d’un coup » Dit-il en souriant largement, avant de déboutonner les premiers boutons de sa chemise, comme pour s’offrir un peu d’air. Les deux hommes se dévorent du regard, dans une tension palpable et un silence qui s’installe de nouveau entre eux. Leurs lèvres ne se posent que sur leurs verres de vin, alors que leurs regards se déshabillent mutuellement. Il n’a qu’une envie, le procureur, se jeter sur l’argentin, l’embrasser de nouveau, gouter à ses lèvres, à sa peau, à tout son corps. Le retrouver comme avant, comme il ne l’a pas fait durant plusieurs mois. Leur dernier ébat n’était en rien ce à quoi ils étaient habitués. Ce n’était que de la haine, de la violence. Un angry sex. De la colère et pourtant une sauvagerie bestiale. Mais ici, ce soir, il n’est pas question de ça, et c’est autre chose qui flotte dans l’air, au milieu des odeurs de cuisson de la nourriture.

Il termine son verre d’un trait, Indiana, lorsque Donovan lui ordonne de venir contre lui. Il ne réfléchit même pas avant de s’exécuter pour se caler dans son dos. Venir frôler la peau de son cou de ses lèvres, le faisant frémir de son souffle brulant. Il le désire, de tout son être. Il sent la tension, encore présente dans son corps, entre ses cuisses. Alors finalement, il embrasse sa peau, il se perd dans son cou, puis jusqu’à son oreille, qu’il mordille doucement. Ses mains parcourent le corps de son mari, glissent sous son t-shirt pour se satisfaire de la chaleur de sa peau, avant qu’une se descende encore plus bas. Pressant la virilité de son homme malgré les couches de tissus. Il le sait, ce que veux Donovan. Il le sait parce qu’ils n’ont pas besoin de parler, parce qu’ils n’ont pas besoin de mots pour exprimer leurs désirs. Il le sait parce qu’ils se connaissent par cœur. Une fusion incroyable depuis le début de leur histoire qui ne devait être qu’un moment charnel. Un moment d’égarement, parmi tant d’autres. Alors les mains du procureur remontent, saisissent le t-shirt de Donovan pour le lui retirer et le balancer plus loin dans la cuisine. Il veut faire durer le plaisir, Indiana. Il veut savourer chaque minute, chaque seconde, parce que l’argentin lui a beaucoup trop manqué et que la bestialité de leur dernier ébat n’était pas suffisante. Ce n’était pas complètement eux. Là, ce soir, il sait qu’il va retrouver celui qu’il a épousé. D’une façon plus douce, plus amoureuse et pourtant, avec sa dose de bestialité. Parce qu’ils sont comme ça, Indy et Dono, des bêtes d’amour et de sexe. Tout chez eux respire la passion, sans barrières, sans limites et sans politiquement correct. Les mains du procureur caressent les muscles de son mari, son torse, alors que déjà, ses lèvres retrouvent son cou, puis son épaule. Il a la sensation de gouter de nouveau à la meilleure des friandises.
Sa préférée.
Celle qu’il aime, par dessus tout.

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MessageSujet: Re: Remember happiness {Donovan}   Sam 16 Sep - 23:03


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MessageSujet: Re: Remember happiness {Donovan}   Mar 10 Oct - 18:04


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