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  Girls, we run this motha

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MessageSujet: Girls, we run this motha   Mer 12 Juil - 16:32


 Reva & Cheyenne

  Girls, we run this motha

 

 Aujourd’hui, c’est mon jour de repos, celui que j’ai négocié avec ce cher Kane. Ça, c’est la version officielle. La vérité, c’est que, comme chaque semaine, j’avais rendez-vous avec mon agent référent. Et encore une fois, il m’a dit la même chose, à croire que son disque est rayé. Mais qu’est-ce qu’ils foutent ces branquignoles ? Je leur avais tout apporté sur un plateau d’argent et ils ne trouvent toujours rien pour faire tomber le gang ? Cet enfoiré qui a tué mon frère court toujours et moi je dois me terrer dans cette ville moisie avec un patron… bref. Autant dire que je suis sortie de l’entretien passablement énervée et avec un grand besoin de cogner tout ce qui croisait ma route pour m défouler. D’ailleurs, l’espace d’un instant, j’envisage très sérieusement de provoquer mon patron. Mais en fait, s’il a la langue bien pendue, je ne sais pas s’il sait se battre. Et puis il faudrait que je trouve un nouveau travail mais aussi un autre logement.

Mes pas me conduisent donc presque naturellement vers la salle de sport. Je n’ai pas ma tenue mais de toute manière, je ne suis pas du genre talons-aiguilles et petit tailleur cintré. Je passe la porte et salue le gérant. Il me connaît un peu maintenant.

« J’veux juste frapper dans un sac. »

Je lui adresse une petite moue suppliante ridicule. J’ai juste ordre d’enlever mes pompes et d’enfiler des gants. Ok, ça me va, je m’exécute avec un grand sourire. Ce type est génial. Je fiche mes chaussures dans un coin et je traverse la salle. Il n’y  a que quelques punching-ball, et par chance, il en reste un. Je m’avance, enfile des gants et remarque la femme qui essaye tant bien que mal de faire mal au sac. Bon, les premières fois qu’on cogne, ça ne fait pas beaucoup d’effet. Et comme on dit, l’important c’est de commencer. Je ne me suis jamais foutue des jeunes recrues, même quand elles se faisaient laminer. On a tous débuté. Je lui adresse juste un signe de tête pour la saluer poliment. Puis je me mets à frapper, à cogner, à vider ma frustration d’être ici, de ne rien pouvoir faire, d’être coincée dans ce trou à rat sous une fausse identité.

Mais du coin de l’œil, je remarque la gestuelle de ma voisine. Elle a une attitude que je ne reconnais que trop bien. A cause de tout ce que j’ai pu voir en infiltration, à cause de ce que moi-même j’ai pu subir.

« Vous pivotez le bassin. Alors que vous devriez être fixe. Vous êtes fine, rapide, jouez là-dessus pour être encore plus précise. Un coup n’a pas besoin d’être fort pour être efficace. »

Elle a quand même des gestes assurés et une certaine technique, je le lui reconnais volontiers.

« Vous suivez des cours de défense, je me trompe ? N’imaginez pas que le sac est « le » connard. Ça ne marche pas du tout, on a qu’une envie, c’est de l’étriper. Ce n’est qu’un sac, mais il va vous rendre plus forte. »

Je sais qu’il y a quelques cours qui sont dispensés. Je ne sais pas vraiment ce qu’ils valent, je pourrais essayer, voir si les femmes de Monterey sont vraiment protégées ou non.

« Au fait, je m’appelle Cheyenne. »

Quel nom ridicule. J’ai cru à une mauvaise blague quand on m’a donné mes papiers, mais il faut bien le dire avec le sourire.
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Reva Malik

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✌ age : 32 ans

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MessageSujet: Re: Girls, we run this motha   Ven 14 Juil - 14:38


≈ ≈ ≈
{ 'Cause it makes me that much stronger, makes me work a little bit harder
It makes me that much wiser so thanks for making me a fighter. }
crédit/ tumbltChristina Aguilera.

Reva s’était promise de ne plus jamais laisser un homme prendre le dessus sur elle. Elle devait alors prendre en main sa vie et sa défense. Cependant, elle n’allait pas se transformer du jour au lendemain en guerrière. Elle devait demander de l’aide et elle l’avait trouvé dans cet endroit. Elle pouvait apprendre à boxer, à se défendre. Elle assistait même à certains cours d’auto-défense. Tout ceci lui servait également de thérapie. En effet, elle refusait de parler à un professionnel de ce qui lui était arrivé, elle ne se sentait pas prête à déballer l’envers du décor de sa vie privée. Alors frapper dans un sac et reprendre sa vie en main était une bonne chose, une première étape. Cependant, elle était forcée de constater qu’elle avait énormément de colère en elle, de frustration. A chaque fois, qu’elle regardait ce sac elle avait comme des flashs qui traversaient son corps. Elle y était de nouveau. Le premier coup qu’elle avait reçu, la première excuse, puis le cercle vicieux dans lequel elle s’était installée sans s’en rendre compte. Elle s’était enfermée dans cette dynamique qui avait mené à un évènement encore plus traumatisant. En effet, Reva avait surpris son mari en train de violenter son fils. La jeune femme avait tenté de lui venir en aide, mais elle n’avait pas été assez forte, assez douée. En revanche, elle avait eu le courage de prendre son fils par le bras et de s’en aller pour ne plus jamais revenir. Mais encore aujourd’hui elle se blâmait de ne pas avoir fait plus, de ne pas l’avoir remis à sa place. Elle avait donc énormément de rage en elle et cela semblait se voir. En effet, une jeune femme vint à sa rencontre afin de lui donner des conseils. C’était bien sûr gentil de sa part, elle n’était pas parfaite dans sa posture alors elle était ouverte aux suggestions surtout venant d’une jeune femme plus habituée qu’elle. « Merci. » Lui répondit Reva. En effet, elle avait aussi remarqué quelques compliments et c’était plaisant venant d’elle. Elle avait encore des progrès à faire en ce qui concerne sa confiance en elle. La jeune femme lui fit une réflexion qui l’a surprenait beaucoup. Elle lui conseillait de ne pas imaginer que le sac était le connard comme si cela se voyait qu’elle pensait à quelqu’un en particulier. Elle se pensait assez douée pour cacher ses émotions, mais apparemment ce n’était pas le cas lorsqu’elle tapait dans un sac. Elle se demandait si c’était visible ou si elle avait aussi vécu une expérience similaire. « Qu’est-ce qui vous fait penser qu’il y a un ‘connard’ ? Mais oui je suis des cours. » Lui demanda la jeune femme. Elle était souvent sur la défensive avec ce sujet peut-être parce que c’était encore trop sensible. Elle avait dû mal à s’ouvrir dès qu’on l’approchait de trop près. Cependant, la jeune femme semblait avoir de bonnes attentions. La jeune femme se présenta ensuite à elle. Elle lui répondit alors : « Reva. »

_________________

Ghost in the mirror I knew your face once, but now it's unclear and I can't feel my body now. I separate from here and now. A drug and a dream, a lost connection, oh come back to me so I can feel alive again as soul and body try to mend.
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MessageSujet: Re: Girls, we run this motha   Mar 8 Aoû - 18:40


 Reva & Cheyenne

  Girls, we run this motha

 

 Je la regarde doucement, gentiment – parce que oui, je sais être gentille.

« Il y a toujours un connard. »

Ce n'est pas cent pour cent exact. Il n'y a pas eu d'homme à l'origine de mes entraînements. Il y en a un par contre quand je tape rageusement aujourd'hui. C'est triste à tire, mais souvent, il y a un connard quand une femme commence à frapper ainsi.

« Tu frappes avec colère. Du coup, tu es un peu plus forte, mais moins précise. Et tu vas te fatiguer plus vite. »

J'ai tout pété dans le bureau quand j'ai su que l'enfoiré avait tué mon frère, qu'il avait contraint mes parents à fuir. Je m'étais épuisée, j'avais vidé ma rage, tout ce que j'avais contenu durant mon infiltration. Les nuits que j'ai passé avec lui pour donner l'illusion, sa manière de ma traiter, que j'avais dû encaisser sans broncher au risque de tout foutre en l'air. Et un petit connard de gratte-papier a tout foutu en l'air. Bref. Je n'ai pas envie – ni le droit en fait – de parler de lui. Et je me doute qu'elle non plus. Je lui fais signe de me regarder. Et je balance un uppercut dans mon sac, fort et résonnant.

« Tu vois, j'ai pas bougé le bassin. Mais après, ça dépend de ce que tu cherches. Les cours ont dû t'apprendre à te servir de la force de ton adversaire, un vrai bon conseil avec notre gabarit. Mais si t'as juste envie de te défouler, un bon coup, alors lâche-toi ! »

Et je lui montre en cognant vite et fort, poing gauche, poing droit et encore et encore et encoure, en accélérant de plus en plus vite, à m'en faire mal, à m'en brûler les muscles, avant de pousser un cri de satisfaction à la fin.

« Whou ! Ça fait du bien. »

Et ça évite de castagner quelqu'un et d'avoir des ennuis. Enfin je sais qu'on me protégera en cas de pépin, mais j'ai ordre de ne pas me faire trop remarquer, donc bon.

« Je ne savais pas que les femmes d'ici se battaient. »

Je lui souris. Monterey pour moi, c'est rempli de femmes faisant... je ne sais pas un peu de footing et de yoga. Histoire de. Mais que ça use de ses muscles, je dois admettre que je suis étonnée.

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