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 x files (delilah)

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MessageSujet: x files (delilah)   Sam 8 Juil - 4:12

L'oeil est fixe, attentif. Il ne se détourne pas pour observer les couleurs vives qui essaient de capter son attention, ni pour dévisager les panneaux publicitaires grotesques qui hurlent les rabais des jours présents. L'oeil reste fixe. Yakov ne le détourne pas ; il est incapable d'observer ailleurs, ou plutôt ne le désire pas. Il l'observe elle. Elle, et tout ce qu'elle est. Il est accroché au mouvement de ses hanches juvéniles, au frottement de ses vêtements, presque dentelle, contre sa peau porcelaine. Sans même la voir de face, il sait que ses tétons sont tendus par le froid de la nuit. L'envie d'accélérer le pas pour le rattraper, passer ses bras autour d'elle, ses doigts contre sa poitrine, coule douloureusement dans ses veines. Il garde un pas posé, pourtant. N'accélère pas. Le russe sait, quelque part, qu'elle ralentira certainement le pas d'un moment à l'autre, inconsciemment, pour chercher sa présence.
Elle le fait depuis quelque temps.
Rarement.
Assez pour faire craquer le masque impassible de Yakov, pour y glisser un sourire, pourtant heureux, semblant cruel.
Les portes automatiques s'ouvrent et elle se glisse dans la supérette 24H. L'air climatisé est presque chaude, comparé à la nuit pluvieuse.
Delilah ralentit le pas.
Encore une fois ; elle ouvre une petite faille, comme le bitume, le sombre bitume, et Yakov, douce mauvaise herbe, ne garde pas à s'y glisser pour y mettre de ses graines. Le bitume se fait vert, depuis quelques temps.
Juste un peu, mais vert quand même.
Elle se teinte de sa couleur et dans ses tripes, ça fait de la chaleur.
Le geste est lent et le corps s'écrase contre son dos ; les doigts glissent sous ses aisselles et les mains, curieuses, effleurent les tétons pointues avant qu'il ne la serre contre lui. Il sait qu'elle sifflera quelque chose ; Yakov n'y prête pas attention, enfouit son nez dans son cou, aspire son odeur - douce douce fleur - avant d'y poser un baiser.
Ou une morsure.
Un mélange des deux, certainement, les connaissant.
- Je vais te suivre à la trace, les mains contre tes seins, qu'il dit, et même si on peut croire à la plaisanterie, les paroles viennent d'une sérieuse pensée. Le monstre possessif mèle à ses mots le geste obscène. Quelques adolescents bontonneux sortent d'une allée, plus loin, et les dévisage. La mâchoire du russe se serrent, et entre ses dents, des promesses morbides s'évadent, audibles uniquement pour la belle.
Ils disparaissent comme ils sont apparus, et à contre coeur, il finit par la lâcher.
- On voulait quoi, déjà ? il s'empare d'un chariot tout en parlant, tourne vers elle - et voir enfin sa belle, merveilleuse poitrine - ses yeux rougis par la drogue qu'ils ont pris, depuis le début de la journée - et de la nuit -. L'oeil reste posé sur elle, encore. Prédateur, fou, possessif. Il aimerait emprisonner cette image d'elle et empêcher quique de la voir aussi belle.
Le chariot s'arrête à côté d'elle, par habitude, et il attend qu'elle embarque. Yakov dévisage les allées, croise la section de la viande.
- Tu sais qu'au Chili, un marché vendait un genre de viande recherché partout dans les environs. Ils avaient que des quantités limitées, et quel quelques fois dans l'année. Y'a quelques mois, des gars ont fait des tests sur la viande, après en avoir acheté. Ils sont pas parvenu à trouver ce que c'était. Même humain, ils ont essayé ; aucun match.
Le corps s'appuie contre le chariot, le visage se penche vers elle. Elle est assise, maintenant. Les yeux brillent comme ceux d'un enfant.
Il conclue, bas, pour elle, dans un murmure excité :
- C'était eux, j'suis sur.
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MessageSujet: Re: x files (delilah)   Lun 10 Juil - 0:09

Les paupières lourdes de substances battent rapidement. La lumière vive lui brûle la rétine et l'oblige à ralentir. Elle se dit que c'est pour ça, l'autre raison qui la suit depuis quelques mètres ne peut pas être la bonne. Une des mains s'est levée instinctivement devant ses prunelles pour les protéger le temps qu'elles s'adaptent au nouvel éclairage artificielle. Rapidement son ombre se colle contre son dos et elle frémit discrètement. Chaudement quand les doigts s'aventurent sur sa poitrine. Quel beau sourire qui naît au creux des lèvres tandis qu'elle plaque un peu plus son derrière contre l'autre. Qu'il épouse parfaitement le creux de ses reins. Le baiser spécial qu'il dépose aggrave son sourire qui disparaît quand la bande pubère surgit. Elle les fixe et laisse sa langue caresser ses douces lèvres. Il ne la voit pas, pendant qu'il assène quelques menaces fictives, elle joue à les allumer un peu plus. Ils s'éloignent et il s'écarte. Les doigts frottent les yeux avant que d'autres s'occupent de réajuster le haut que les mains du Maslak a déplacé. Quelques pas qui la mènent loin de lui, mais proche des confiseries. Un paquet dans chaque main qu'elle soupèse, ne donnant guère d’intérêt et de confiance au poids identique présent sur les deux emballages. Le chariot grince jusqu'à elle et s'arrête. Un des sachets retrouvent sa place sur l'étagère. « Remplir ce truc. » qu'elle dit en désignant de l'index le ventre de Yakov. Le doigt  qui s'acharne sur le t-shirt. Si ça avait été une lame, le pauvre aurait été troué plus d'une dizaine de fois. Puis elle attrape le rebord du chariot et grimpe dedans comme un enfant. Avec sa taille, y a pas grande différence. Elle s'installe de manière à se retrouver face à lui. C'est qu'il a un physique particulier, mais putain qu'elle l'aime ce physique. Les yeux ronds et la lèvre basse pulpeuse. Il est comme ces monstres dont il raffole lui raconter les histoires, sauf qu'il est juste cruellement trop humain. En parlant d'histoire, le voilà qu'il se met à lui narrer une nouvelle. La gosse ouvre le sachet de friandises qu'ils n'ont pas encore acheté et pioche dedans en ne loupant rien du récit. Delilah peut faire semblant, elle peut simuler autant qu'elle veut, réfuter la plus visible des évidences, elle n'arrive pas à décrocher son attention de Yakov quand il raconte les mille et une histoire. Elle en raffole comme de cette attention qu'il lui donne. Il lui ferait presque croire à toutes ces choses. Elle commence à y croire. Les petites billes de chocolat s'enfournent entre ses lèvres à une allure rapide. La visage de son alien s'approche et elle fait de même. Arrête de mâcher pour mieux entendre. Eux. Eux? Ses lèvres s'étirent et son dos retombe contre les barreaux froids. Une fois sa bouche vidée, c'est à dire très rapidement, elle lève un index taché de chocolat vers le plafond de la supérette. « Eux ? » Delilah a souvent du mal à suivre les pensées de son ami. C'est qu'à l'intérieur tout doit pas être branché correctement et il passe d'un détail à un autre. Il est étrange. Réfléchit étrangement. Elle aime ça. « E.T a terminé dans les chiottes d'un chilien ? » La phrase se termine par une nouvelle confiserie chocolaté dans le gosier. « T'as pensé à prévenir Drew Barrymore pour pas qu'elle recherche son p'tit alien ? » le sourire est moqueur, c'est juste pour le taquiner et il doit le savoir. Et s'il n'y pense pas, elle rajoute un clin d’œil amusé ainsi que complice. « Allez, ouvre ta jolie bouche, big boy. » Une bille entre les doigts qu'elle fait rouler en attendant de pouvoir la lui lancer directement contre le palais. Son autre main vient remplir l'intérieur de ses joues de chocolat craquant. Dans le mille qu'elle lance la bille, c'est pas la première fois qu'elle le nourrit ainsi.
Il lui en reste encore plein les dents et même un peu de chocolat sur les lèvres. « Tu crois qu'ils ont quel goût ? » C'est peut-être la drogue qui coule dans son corps ou juste ce nouvel intérêt pour Yakov qui la pousse à poser des questions aussi étrange. Finalement, elle a bien envie d'être sur le domaine de son Maslak et partager avec lui ce qu'il aime.
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MessageSujet: Re: x files (delilah)   Jeu 13 Juil - 1:01

L'iris brille de sa folie habituelle ; cette lueur maigre qui fait écho de toute l'ensemble de son être. Elle est discrète pour plusieurs, comme une étoile à des années milliers. Pour Delilah, pourtant, elle brille autant que le soleil. Elle luit de tout ses feux et si la belle y regarde trop longtemps, peut-être deviendra-t-elle aveugle. Tant mieux. Yakov n'a pas envie qu'elle voit quoique ce soit d'autre que lui. Elle lui appartient. Nul autre ne peut capter son regard, ses iris purs, ses airs de Lolita. Elle vole des souffles et des coeurs simplement à être, à vivre. Yakov le sait ; Delilah est une pluie de météore ; merveilleuse, détruisant tout sur son passage. Et Yakov sourit, l'oeil fou, les pensées possédées par elle et d'autre chose, aussi. Il se noie dans leur folie collective sans même savoir comment nager, sans même retenir son souffle ; il la veut, cette folie, qui inonde ses poumons et qui le tue à petit feu. Car elle est sa vie, et sa mort. Et elle prend tout de lui, et il prend tout d'elle.
Il a envie de l'embrasser, elle est si proche, mais elle s'éloigne, tombe, s'écroule, ne se brise pas - dommage, heureusement, il ne sait pas -. Yakov l'observe, alors, l'oeil qui luit un peu plus fort, les iris suivant le mouvement de son doigt.
Oui, eux.
Eux ; il les sent dans les moindres pores de sa peau ; il a envie de les voir, de les entendre, de les rejoindre. Une part de lui, peut-être, se dit qu'il se sentira à sa place, en leur compagnie. Les Hommes ne sont que des cons. Le regard posé sur leur cellulaire, un horaire dans le corps, des envies basiques dans les veines, une mort dans l'âme.
Il n'y a que Delilah, à ce jour, qui ne pourrit pas comme les autres. Certaines lui ont fait croire qu'elles pouvaient briller, voler, pour au final n'avoir que des ailes en carton, comme un avion fait de papier.
Elles se sont écrasés et la rage à l'âme, Yakov a lancé une allumette, les a observé cramé.
Elles ne méritaient même pas d'exister, de continuer de vivre, après avoir osé lui faire croire de pareilles choses. Elles l'ont fait rêver et puis pleurer.
Le regard sombre, pris dans les enfers du passé, avant que l'oeil ne capte Delilah, de nouveau. Il ne s'en éloigne jamais bien longtemps. Les babines boudeuses de Yakov se tordent pour se crisper en un sourire, et il crache ;
- Barrymore j'la baise, oui.
Sans classe, sans manières. Le sourire croît sur ses lèvres et dans ses yeux, ça brille plus fort, encore. D'une lueur folle, aveuglante, qu'il ne vaut mieux pas regarder pleinement. Mais Delilah ne sait pas ; on ne l'a jamais averti, à propos du fils Maslak, alors elle l'observe depuis quelques mois et elle se fait prendre, lentement, dans la toile de ses folies.
Il la dévore un peu plus à chaque instant, la faisant sienne, et devenant sien. Elle est sa reine ; il lui construit un royaume dans le massacre de ses rêves et de ses pensées. Dans les profondeurs de ses démons, de ses handicaps amoureux.
La bouche s'ouvre et il prend une autre bouchée d'elle ; une petite bille chocolatée qui envahit sa gueule de sucre. Le russe n'aime pas le sucre ; il n'aime pas ce qui est dessert ou bonbon, qu'importe la forme. Il avale lentement, mastique lentement, et nettoie sa bouche, lentement, discrêtement. Delilah ne remarque certainement pas ; qu'importe. Qu'elle sache ou pas, il mangerait certainement tout ce qu'elle lui enverrait.
Par amour, par défi, folie  ; qu'importe.
- Hmmm... le corps se penche et s'appuie sur le chariot, tandis qu'il avance entre les allées. Il dévisage les étranges de la nuit plus que les aliments, capture tout de même quelques nouilles instantanées et sac de chip. Tout le monde parle du poulet, mais j'y crois pas.
Les doigts s'emparent d'un tub de dentifrice et le regard retourne vers elle. Il luit, encore ; comme celui d'un loup, au coeur de la nuit. D'une bête devant une proie.
- Le calmar, peut-être. Ou les moules ? Comme un fucking fruit de mer, en tous cas.
Il stoppe son geste, perdu dans ses esprits, le regard un peu hagard, avant de sourire, lentement, énormément.
-  Aphrodisiaque, surement, et son regard capte le sien, s'y enfonce, s'y terre et ne le quitte plus. Il se penche vers elle, mais pourtant ne baisse pas le ton, pour la suite des mots. Comme ta chatte.
Du fond de sa gorge s'évade en semblant de grognement, presque un ronronnement. L'une des mains quitte le chariot, pour aller caresser la cuisse de Delilah. La langue passe contre les lèvres, les dents s'enfoncent dans celle du bas, un peu, à peine.
- Ta délicieuse, parfaite, petite chatte, et il continue, doucement, amoureusement, obsessivement, tandis que ses doigts glissent contre sa peau blanche et vont entre ses cuisses se perdent une seconde, effleurant une humidité certaine, une absence de dentelle. Le sourire croît sur ses lippes et les crocs apparaissent.
Du coin de l'oeil, il capte le mouvement d'un autre chariot. Yakov tourne les yeux et croise le regard d'une dame.
- Madame Mayer, bonsoir ! qu'il dit, ton adorable, sourire enfantin sur les lèvres, en lui adressant un mouvement de la tête. La seconde suivante, il tourne les yeux vers Delilah. C'était ma prof à la petite école.
La main quitte l'antre chaleureux et les doigts vont contre ses lèvres ; il les lèche, simplement, un son appréciateur quittant son gosier.
-Delilahcious
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