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 Just stop and take a second, I was fine before you walked into my life

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Lloyd Kane
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crédits : wiise (sign)
multinicks : l'ex futur marié
ɷ statut : Veuf non éploré d'une femme suicidée qu'il aurait tuée de ses propres mains s'il avait su plus tôt. Dommage qu'il soit trop tard. Père d'une petite fille partie beaucoup trop tôt, qui a laissé une plaie béante dans son coeur. Socialement instable.
✎ métier : Psychologue, il s'imisce dans l'esprit des gens, cherchant normalement à les soulager. Il est doué, très même, c'est juste qu'il refuse de faire le bien et d'aider, pour que ses patients continuent à souffrir. Comme lui en somme.
✌ age : Trente huit années de conneries en tout genre. Il y a bien eu une accalmie mais depuis cinq ans la tempête souffle de nouveau.

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post-it sur le frigo: pas de jaune chez moi. Seule fois que je le dirai. L.
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MessageSujet: Just stop and take a second, I was fine before you walked into my life   Sam 1 Juil - 12:56

Les mots ne lui viennent pas. Son regard reste bloqué sur l’objet. Un soutien-gorge. Jusque-là, rien d’alarmant, ce n’est pas comme s’il n’a pas l’habitude d’en voir, et encore moins d’en retirer. Celui-ci est particulier. Premièrement, il n’appartient pas à l’une de ses conquêtes. Guère étonnant puisqu’il ne les ramène pas chez lui. Deuxièmement, il est d’une couleur particulière. Une couleur qui le rebute depuis plusieurs années. Depuis cinq ans en fait pour des raisons qui lui sont propres, et qu’il n’a jamais partagé avec quiconque. Du jaune. Pire. Du jaune chez lui. Cette couleur est bannie. Et pourtant, l’objet du sacrilège est bien là, sous son toit, dans la salle de bain. Et il traine à une heure incongrue car l’horloge indique qu’il n’est pas sept heures du matin. Lloyd est déjà debout pourtant, une insomnie qui l’a gardé éveillé une partie de la nuit. Au bout d’un moment, il en a eu marre de se retourner dans son lit, il s’est levé pour sortir faire un tour dans son jardin, profitant de la fraîcheur de l’heure. A son retour quelques minutes plus tard, il a pris la direction de la salle de bain pour une douche quand il est tombé sur l’objet du méfait.

Il hésite devant ce dernier. Le brûler, c’est tentant. Très même car il croit savoir à qui appartient le sous vêtement. S’en servir comme d’un chiffon, il pourrait également mais cela voudrait dire supporter la couleur jusqu’à ce qu’elle soit ternie. Finalement, il se décide à le récupérer bien que cela lui coûte. Rageur, il quitte la salle de bain, se dirige vers une chambre et s’arrête devant la porte de celle-ci. Son poing est sur le point de tambouriner contre le montant mais il s’arrête, une autre idée lui venant à l’esprit. Il accroche le soutien-gorge à la poignée de la porte, puis fait demi-tour, retournant dans le salon. Au diable sa douche, elle peut attendre deux minutes. Le temps qu’il se venge. Il fait juste un détour par la cuisine pour récupérer un post-it. Sur ce dernier, il note « pas de jaune chez moi. Seule fois que je le dirai. » Muni du post-it, ses prunelles se portent sur son piano. Non c’est trop doux. Sa guitare ? Même combat, trop de douceur. Et puis il n’a pas envie de jouer, surtout pas pour elle, et encore moins à cause d’elle.

Il s’arrête donc devant la chaine hifi. Sa tête se penche légèrement pour regarder les disques qui figurent sur le côté. Il accroche sur un mais ne le sélectionne pas, continuant à descendre la liste des albums. Finalement, au bout de quelques secondes, son choix se fait. Il le retire de sa boite pour le glisser dans la chaine. Puis il sélectionne la piste désirée. Avant de la mettre en route, il colle le post-it sur la chaîne. Volume réglé à fond, le psychologue appuie sur la touche pour lancer la musique. Ce n’est peut-être pas tant le son dont il faut tenir compte, plutôt les paroles. Elle le prendra comme elle le voudra, il s’en fiche. Son message est celui-ci.

A présent que les premières notes retentissent, il retourne dans la salle de bain. Plus rien ne va le court-circuiter pour faire sa toilette. Surtout pas une insupportable femme de ménage au nom indien qui refuse de démissionner depuis un mois qu'elle bosse pour lui.


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MessageSujet: Re: Just stop and take a second, I was fine before you walked into my life   Sam 1 Juil - 19:52


   Lloyd & Cheyenne

   Just stop and take a second,
I was fine before you walked into my life

   

   Putain de bordel de... ! Je me réveille en sursaut dans mon lit à cause d'un bordel sans nom. Et ce n'est vraiment pas agréable d'être réveillée de la sorte. D'autant que pour une fois, je dormais bien. Pour une fois, je n'ai pas été réveillée en sueur et en rage après avoir rêvé de la mort de mon frère. Je sors précipitamment du lit, rejetant les draps qui tombent presque par terre et j'ouvre ma porte. Le bruit est assourdissant, avec de sympathiques paroles pleines de charme. Je fais un pas, mais quelque chose tombe au sol. Mon soutien-gorge ? Je l'ai pourtant laissé dans la salle de bain hier, pour la tournée de lessive d'aujourd'hui. Qu'est-ce qu'il fait là? Je l'attrape et m'approche de la chaine hifi hurlante... pour y aviser un post-it.

« Mais quel connard... »

L'espace d'un instant, j'envisage très sérieusement d'aller commettre un meurtre et de faire un remake de la scène de Psychose. Et je sais pertinemment comment faire disparaître un corps. J'y ai tellement réfléchi lors de ma dernière mission, quand je tenais le coup en imaginant à chaque nuit que je passais dans son lit un scénario différent pour le tuer et le mettre en pièce sans que personne ne le sache. Tous ces scenarii, je pourrais sans peine les appliquer à Lloyd. Mais je pense que mon responsable ferait tout de suite le lien. J'inspire un grand coup. Il veut jouer au con ? On va jouer aux cons et pas de chance pour lui, j'en ai matés de plus costauds. Je m'engouffre un instant dans la chambre pour enlever mon pyjama et remettre MON soutien-gorge ET le shorty en dentelle de la même couleur. Sur ce, je ressors de ma chambre, pour aller sans la moindre hésitation éteindre la chaine hi-fi et rentrer dans la salle de bain. Et si je veux bien admettre qu'en temps normal je ne me serai pas privée pour mater son cul, là, maintenant, c'est bien le cadet de mes soucis ou de mes intérêts.

Violemment, je claque le post-it contre la paroi transparente de la douche. Avant de sourire à mon cher « patron », en posant l'une de mes mains sur ma hanche.

« Techniquement parlant, vous ne l'avez pas dit, mais écrit. Donc vous allez vous comporter comme quelqu'un de civilisé et me dire poliment les choses ou vous devrait m'enlever vous-même ces magnifiques sous-vêtements qui m'ont coûté une petite fortune. »

Et s'il fait ça... eh bien, certes, ça pourrait être agréable, mais surtout ça me donnerait un excellent prétexte pour invoquer le harcèlement sexuel et le traîner en justice pour lui tirer des dommages et intérêts. Ça me permettrait de voir venir avant de trouver un autre job et de continuer à alimenter le compte de la petite. D'un autre côté, je risquerait de m'ennuyer sans cet abruti. M'enfin bon, faut avancer non.

« Donc ? J'attends... »

Mon regard glisse tout de même de manière absolument pas subtile ou discrète sur son corps nu. Ce n'est pas le genre de chose qui me dérange. Et puis, il n'y a pas grand chose à voir, il n'est pas vraiment au garde à vous. Il veut du sang non ? Eh bien il ne va pas être déçu, parce que je ne suis pas le genre de nana à courber l'échine, surtout pas devant un homme.
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MessageSujet: Re: Just stop and take a second, I was fine before you walked into my life   Lun 3 Juil - 18:54

Sa vengeance en route, il se sent mieux. Du moins, c’est ce qu’il pense alors qu’il se glisse sous la douche. La musique est assourdissante. Bien trop forte à son goût. Il met en route immédiatement l’eau pour en atténuer le bruit. Il va faire avec car le but premier de tout ce tapage, ce n’est pas d’agresser ses oreilles mais plutôt celles d’une autre personne vivant sous le même toit que lui. Lloyd se prélasse les deux premières minutes, laissant l’eau détendre ses muscles. Il ferme les yeux, cherchant une quiétude qui ne le gagne que trop rarement. La couleur bannie est encore présente dans sa tête, elle ravive un instant sa rage avant qu’il ne soupire pour la chasser. Le message est clair. Elle comprendra. Le cas échéant, ça sera… Un bruit dans son dos lui fait ouvrir les yeux. Il ne se retourne pas, se contentant de tourner la tête dans la direction de la paroi. Le post-it blanc est plaqué contre cette dernière et tenue par une main. Fronçant les sourcils, son regard remonte le long du bras du possesseur de cette main jusqu’à croiser son regard. Il lâche un juron sonore à la vue de son employée dans la salle de bain.

Si encore elle avait une envie matinale et venait le rejoindre pour qu’il la saute, il ferait l’effort. Mais là, c’est une déclaration de guerre. Ce n’est pas tant le fait qu’elle soit dans la salle de bain alors que lui est nu qui dérange le psychologue. C’est plutôt qu’elle soit là, vêtue de la sorte ! En jaune ! Juste pour le faire chier. « Allez-vous faire foutre. Techniquement parlant, je viens de le dire ceci. » Mademoiselle désire qu’il soit civilisé, il fait un immense effort à cet instant. Elle n’a même pas idée. Surtout alors qu’elle est ainsi, aguicheuse sous son nez, l’invitant à enlever ses sous-vêtements. Dans d’autres circonstances, il ne se serait pas fait prier et il l’aurait déjà plaquée rageusement contre le rebord du lavabo. Là, il se contente simplement de se retourner pour lui faire face puisqu’elle attend. Ils s’affrontent du regard, se lorgnent. Lloyd a bien conscience qu’elle en profite pour le mater. Il ne s’en préoccupe pas, n’ayant aucun problème avec la nudité et encore moins avec son corps.

« Ok, je vais être civilisé. » Ce que mademoiselle désire, mademoiselle va l’obtenir. « Auriez-vous l’amabilité de ne plus jamais porter de jaune sous mon toit, ni même d’avoir une putain d’envie d’avoir un canard de cette couleur pour vous faire plaisir. » Il a bien commencé, pourtant. Au début car la suite a légèrement dérapé. De la faute aux sous-vêtements. Il ne supporte vraiment pas cette couleur. « Ça sera tout, merci. Maintenant déguerpissez de la salle de bain avant de m’offrir davantage de cartes en main. » Il n’est pas certain que Cheyenne ait conscience du pétrin dans lequel elle s’est mise en franchissant ainsi le seuil de la salle de bain alors que lui s’y trouvait tranquillement, sous la douche. Il a marqué un temps d’arrêt sur le coup en la voyant ainsi vêtue, mais très vite son esprit s’est remis en marche, pour analyser la situation et déterminer ce qu’il pourrait en tirer.


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MessageSujet: Re: Just stop and take a second, I was fine before you walked into my life   Mer 12 Juil - 16:11


   Lloyd & Cheyenne

   Just stop and take a second,
I was fine before you walked into my life

   

   Monsieur est de bonne humeur, grandiose. Et après, il paraît que ce sont les femmes qui ont leurs règles ? M'enfin ce n'est pas le genre de réplique qui peut m'ébranler, s'il savait...

« Je croyais que c'était votre truc ça. »

Je lui souris. Et il est têtu tout de même. Pas grave, j'ai appris à être patiente. C'est une vertu que l'on acquiers quand on doit gagner la confiance de gang et adopter une autre identité durant des mois et des mois. La preuve, il finit par verbaliser son interdiction. En me mettant une belle image en tête qui m'amuse. Qu'il est mignon ! Mais comme quoi, ce n'était pas si difficile de formuler les choses. Il m'aurait signifier cela avant, j'aurais peut-être fait un effort. Mais je veux qu'il comprenne qu'à chaque fois qu'il jouera au con avec moi, je me vengerai. Et évidemment, cette petite intrusion dans son espace est loin d'être ma vengeance. Mais au moins, monsieur s'est souvenu qu'il avait une langue qui pouvait servir à autre chose qu'à lécher des... Bref.

« Des cartes en mains... »

Je trouve cela d'un ridicule. Affligeant. Je pense que ça doit le rassurer, de voir le monde comme un jeu d'échec ou une partie de poker menteur. Ça lui donne l'illusion de pouvoir tout contrôler. Et de voir les autres comme des ennemis. Tous des ennemis. C'est typique. C'est aussi un peu triste, mais je ne suis pas sa mère et j'ai appris depuis longtemps à me détacher des gens.

« Bien, monsieur. Ravie de voir que vous êtes capable de parler. »

Je lui adresse un clin d’œil et lui tourne le dos, pour m'avancer vers la porte. Je dégrafe mon soutien-gorge sans m'arrêter et quitte la salle de bain pour regagner ma chambre. J'enfile une tenue un peu plus décente, attrape quelque chose dans le tiroir de ma commode. Je ressors pour aller récupérer le journal déposer par le petit livreur, puis je m'approche de la chaine hi fi. J'enfonce alors des boule quiès dans mes oreilles, avant de remettre la musique à son volume maximum. Et pour ma part, je me dirige vers la cuisine pour me faire un café et me poser dans le fauteuil pour le siroter. Après tout, ma journée de travail n'a pas encore commencé, sa faute, il m'a réveillée beaucoup trop tôt.

J'ouvre le journal entre deux gorgées, pour une nouvelle fois me dire que cette ville est insipide et ennuyante à mourir. Le programme ne pouvait pas faire pire pour moi. Les actualités locales sont... répétitives et bien peu passionnantes. Quand aux actualités nationales ou internationales, il faut croire qu'elles n'intéressent pas des masses Monterey. Les encarts sont restreints, pourtant, je lis à chaque fois, cherchant mention de missions, de mon ancienne équipe ou encore de l'affaire qui m'a conduite ici. Mais rien. Y a vraiment de quoi devenir cinglé dans cette ville.

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MessageSujet: Re: Just stop and take a second, I was fine before you walked into my life   Dim 16 Juil - 23:06

Il se retient de laisser échapper un soupir exaspéré. En face de lui se tient une bécasse. Il n’y a pas d’autre terme pour la qualifier. Une bécasse qui, au réveil, répète bêtement ses mots. Evidemment qu’il a des cartes en mains. Il ne doit tout de même pas la bousculer pour gagner le salon, trouver une feuille et un stylo pour ensuite lui faire un dessin. Il n’est pas certain qu’elle le comprendrait. De toute manière, cette femme ne comprend jamais rien et fait l’inverse de ce qu’il réclame. Elle a de la chance, qu’il soit généreux – ou trop orgueilleux – pour la virer car depuis les quelques semaines qu’elle est à son service, elle lui a fourni déjà de nombreux prétextes. Il est trop gentil, trop con pour s’en saisir. C’est l’hôpital qui se fout de la charité, mais tout le monde s’en moque. Surtout quand une indienne fait preuve d’ironie devant son patron à poils.

« Connasse… » murmure-t-il pour lui-même alors qu’elle lui tourne le dos, fière d’elle et de son clin d’œil. Il ne la quitte pas du regard, ne le détourne pas non plus quand il la voit dégrafer son sous vêtement avant de disparaitre de sa vue. Elle ne s’est pas gênée pour le mater, il ne voit pas de raison de ne pas en faire de même. Et encore, le spectacle offert n’était qu’un extrait qui n’en vaut pas la peine. Ceci fait, le calme étant revenu dans la salle de bain, le psychologue peut retourner tranquillement à sa douche. Ce qu’il fait, retournant se prélasser sous l’eau. Quelques minutes s’écoulent. Puis il y a ce vacarme qui reprend, sans qu’il n’en soit l’instigateur. Lloyd laisse échapper un juron, couvert par le bruit de l’eau et de la musique. Il coupe le robinet et s’empare d’une serviette. Il va ordonner à Boyd de la déchiqueter. Son chien l’écoute au doigt et à l’œil, il ne connait pas cette étrangère, il s’exécutera. Il ira ensuite enterrer les restes de la jeune femme dans le fond du jardin. Peut-être qu’il gardera quelque chose, un os à mâcher pour le berger allemand, histoire qu’il ait une récompense de sa mission accomplie.

En attendant de commettre son meurtre, il enfile un caleçon et un tee-shirt avant de gagner le salon. Sans un regard en direction de l’ennemie, il se dirige vers la chaine hifi pour l’éteindre. Il n’accorde pas d’attention à son employée. Ce n’est qu’une façade car il n’y a pas à douter que dans les prochaines minutes, il reviendra vers elle. Une vraie grand-mère, occupée à lire son journal en sirotant son café. Il lève les yeux légèrement en direction du plafond avant de se verser une tasse de café. Ne disant mot, la tasse en main, il s’installe sur le fauteuil en face de la jeune femme. Il se met alors à la fixer, observant le moindre de ses gestes. Il n’est pas décidé à parler à cet instant, peut-être car il n’a pas eu sa première dose de caféine. D’ici quelques minutes, il vaquera à d’autres occupations, son chien sur ses talons, mais pour l’instant, il n’a pas grand-chose d’autre à faire que de jouer à l’amoureux transi qui ne peut s’empêcher de regarder sa princesse et qui est incapable de détourner son regard d’elle. Il faut dire qu’elle est belle, c’est l’incarnation parfaite de tout ce qu’il a toujours désiré chez une femme. Il ne serait pas si timide, il lui demanderait même de l’épouser dans les minutes qui suivent. Sauf qu’il est introverti Lloyd, alors il boit une gorgée de café, cherchant à se donner une contenance qu’il n’a jamais perdu et attendant de voir si elle va quitter la pièce la première pour libérer son espace vital.  


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MessageSujet: Re: Just stop and take a second, I was fine before you walked into my life   Sam 22 Juil - 10:21


   Lloyd & Cheyenne

   Just stop and take a second,
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   Je vois bien qu'il s'est assis en face de moi et qu'il me fixe. C'est ça son petit jeu maintenant ? Grand bien lui fasse, il m'aura tout fait. Je poursuis la lecture du journal d'une tristesse à mourir. Et je sirote ma tasse. J'espère quand même que les flics vont se bouger et qu'ils vont finir par faire tomber l'autre crevard. Une fois que ce sera fait, je pourrai enfin redevenir Cameron Parrish et rentrer à Los Angeles. Redevenir flic et plus nounou pour un connard qui se revendique comme tel.

Ma tasse finie, je jette un coup d’œil à l'heure, sans prêter attention à ce cher Lloyd. Bien, il m'a vraiment réveillée tôt ce con, j'ai le temps de faire quelques mots croisés.

« Coupe sportive, en sept lettres. C'est une spéciale canada, me demandez pas pourquoi. »

Quoi, faut bien que je l'occupe non ? Il m'a proposé de vivre ici, si ce n'est pas pour le baby-sitter, je ne vois pas pourquoi. Quoique... Quand j'y pense, il ressemble assez à ces types que j'ai pu côtoyer quand j'étais en infiltration dans le milieu SM. Des gars respectables hein, mais qui avaient besoin de souffrir, besoin qu'on leur gueule dessus et qu'on les traite comme de la merde pour avoir le sentiment d'exister. Quelque part, j'ai l'impression qu'il est dans ce délire. Parce qu'il faut être honnête, si on se supporte deux minutes, c'est un exploit. On se prend tout le temps la tête et in n'a pas vraiment un langage approprié pour un patron et une employée. Il est peut-être maso en fait. Quoique, ça ferait de moi une maso aussi. Sauf que moi, j'ai le logement gratuit grâce à lui. Et il m'occupe, il met un peu d'ambiance dans cette ville.

« Vous savez que vous êtes un con ? Je crois que oui. Et je crois que ça vous fait du bien. Mais c'est vous le psy, clairement pas moi. Et si vous êtes en train d'imaginer un scénario pour me tuer et faire disparaître mon corps, dites-vous que j'y ai déjà largement réfléchi pour votre cas. Et que vous aurez intérêt à agir très vite. Mais si vous voulez, je peux vous offrir une photo de moi à mettre dans votre chambre pour jouer aux fléchettes. »

Je crois qu'il a envie de me crever les yeux. Je me recale dans le fauteuil, tranquillement, pour reprendre mes mots croisés. Et s'il tente de me psychanalyser, grand bien lui fasse. Il fallait toujours parler à un psy après les missions d'infiltration. Pour « revenir à la réalité ». mon cul oui, ils veulent juste se dédouaner si un agent fait une connerie et se tire une balle. Moi pour tenir, j'ai toujours préféré la méthode punching ball. Je remarque qu'il est l'heure. Je plie soigneusement le journal que je pose sur la table, et embarque les tasses. Oui, les, la siennes aussi. Finie ou pas.

« Désolée, monsieur, mais je dois faire la vaisselle. »

Je le gratifie d'un grand sourire et me dirige vers la cuisine où je vois Boyd apparaître.Je lui caresse le crâne.

« Salut mon pote, c'est l'heure du petit-déjeuner pour toi aussi... Il doit toujours prendre son traitement ? »

Je sais qu'il a été malade il y a quelques jours. Et autant son maitre est un con, autant lui, il n'y est pour rien.
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MessageSujet: Re: Just stop and take a second, I was fine before you walked into my life   Dim 6 Aoû - 16:20

Le bruit des pages du journal qui se tournent. Celui d’une gorgée de café que l’on avale. Des respirations tout ce qu’il y a de plus sereine. Voici un instant de quiétude. Un repos que chacun peut apprécier. L’une tente de lire des mots. L’autre s’amuse à lire les traits d’un visage. Il doit bien se l’avouer, il n’y a pas grand-chose à lire. A croire qu’il a en face de lui une poupée de cire, ou un mannequin trop lifté qui fuit le temps. Alors, il trouve une autre distraction, comme celle de faire glisser sa tasse de café sur la table. Doucement d’un côté, puis de l’autre. Le bruit vient s’ajouter aux autres, beaucoup moins mélodieux, on le bannirait d’une symphonie. Plusieurs minutes s’écoulent ainsi. La parole a été donnée à l’homme, ils ne sont pas décidés à en user. Non sans élément déclencheur. Ce dernier se révèle être une tasse de café vide. La discussion s’apprête à démarrer. Enfin.

Mademoiselle tente de l’intéresser à ses mots croisés. Une coupe sportive, tiens donc. Lloyd est prêt à répondre. Peut-être que le mot qu’il s’apprête à donner se révèlera juste. Peut-être pas. Il observe la demoiselle, encore et toujours, et avant d’ingurgiter sa dernière gorgée de café, il se décide enfin. « Pourquoi ? » Tel un gamin à qui l’on interdit une bêtise, il ne peut s’empêcher de faire son contraire. Il ne doit pas demander pour quelle raison, il le fait. Uniquement par intérêt, il est curieux de savoir ce qu’elle va lui répondre. Il porte ensuite la tasse à ses lèvres. Il se sent mieux avec sa dose de caféine. L’affront du matin commence à devenir un lointain souvenir. D’ici quelques heures, il l’aura oublié, relégué dans un coin de son cerveau. Il y restera, jusqu’à ce qu’il se décide un jour à le ressortir pour mettre en place une vengeance on ne peut plus mériter. Le jaune. Cette couleur abjecte pour diverses raisons. S’il ne fait pas attention, il va une nouvelle fois s’énerver et elle ne comprendra rien. Alors il chasse cette couleur maudite en songeant à une teinture. Ceci le fait sourire intérieurement car il se dit que c’est une bonne idée.

Il en est là de sa réflexion quand son employée l’interpelle. Évidemment qu’il a connaissance qu’il est un con. Il ne s’en cache pas et la couleur était annoncée dès l’annonce pour l’emploi. Si à présent ceci la dérange, elle peut plier bagage. Dès le lendemain, il mettra une nouvelle annonce pour la remplacer. Comme pour la précédente, et encore avant comme pour le précédent. Personne ne tient guère plus de quelques jours ou semaines avec lui. Cheyenne continue. Elle l’amuse, réellement. « Tuer quelqu’un est la solution de facilité, ce n’est pas pour moi ce type de scénario. » Ce n’est pas l’exacte vérité. Celui lui arrive d’imaginer tuer telle ou telle personne. Dans le fond, vu que la loi réprimande le meurtre, il n’y a pas d’autre choix que de trouver différents recours. Comme la vengeance ou de se défouler. « Je veux bien la photo, de charme de préférence. Qu’elle serve à quelque chose un jour que j’ai envie de me branler dans ma chambre. » Qui donne envie à l’autre de se rabaisser à un meurtre ? Ce n’est sans doute pas celui que l’on croit.

Le psychologue reprend ensuite son petit jeu avec sa tasse, la faisant glisser d’une main à une autre sur la table. Jusqu’à ce qu’une troisième entre dans l’équation pour retirer l’objet. Désolée. Son cul, elle ne l’est pas du tout. Elle a raison, qu’elle aille faire sa vaisselle. Il ne la paie pas à rien foutre après tout. Connasse. Sorcière. Infâme harpie qui va pervertir son chien. Quel traitre celui-là, il s’arrête à la hauteur de l’ennemie pour lui réclamer une caresse. La couleur de peau est ressemblante, mais ce n’est pas Scarlett. Il va devoir acheter des lunettes à Boyd. Une phrase est prononcée, une de celles susceptible de faire réagir Lloyd. Il se lève, peut-être un peu trop brusquement. « Il doit toujours le prendre oui. » Il s’avance de quelques pas dans leur direction. Il permet une chose concernant son chien, à une seule personne. Cheyenne n’est pas celle-ci. Elle ne le sera jamais et elle s’aventure sur des plates-bandes interdites. « Je m’occupe de lui. » Il insiste sur le début de sa phrase, pour qu’elle comprenne qu’elle ne doit pas s’approcher. Son chien, sa responsabilité. « Viens ici Boyd. » L’animal dresse les oreilles, à l’écoute de son maître. Il s’approche de l’homme qui s’accroupit pour lui donner ses caresses matinales. Il l’aime ce chien, il a failli le perdre, il s’est mis dans un état lamentable tellement il s’inquiétait pour lui. Alors que sa main grattouille entre les deux oreilles du canidé, le regard de son propriétaire se pose sur Cheyenne. « La vaisselle vous attend je crois. » Autrement dit, il la paie pour la maison, non son meilleur ami. Alors qu’elle aille faire ce qu’elle a énoncé, sans plus s’attarder.  


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MessageSujet: Re: Just stop and take a second, I was fine before you walked into my life   Mar 8 Aoû - 18:45


   Lloyd & Cheyenne

   Just stop and take a second,
I was fine before you walked into my life

   

   c'est officiel, je suis la nounou d'un gamin. Et je confirme, j'ai eu l'occasion de voir des hommes aux fantasmes douteux, et parmi eux, être traité comme un gosse, c'était la limite que je ne m'autorisais jamais à franchir. Et aujourd'hui, ça ne me surprendrait même pas que je doive le nourrir un jour ou lui changer sa couche.

« Parce que vous finirez par perdre à ce jeu. »

Il a été honnête d'entrer de jeu, je le suis aussi. Je suis mauvaise perdante. En fait, je ne perds jamais. Et j'ignore pourquoi mais c'est un véritable bras de fer qui s'est instauré entre nous dès le premier quart d'heures. Je ne sais pas pourquoi il me garde, à qui il a quelque chose à prouver, mais pour l'instant, c'est tout bénef pour moi. Il a un peu de répondant ceci dit. La solution de facilité, n'est-ce pas ? Peut-être. Ça fait quelque chose la première fois. Au bout d'un moment, c'est triste à dire, mais on s'habitue.

« Vous espérez me torturer jusqu'à ce que je craque ? Si c'est ça, bon courage. »

Je lève les yeux au ciel... avant d'éclater sincèrement de rire quand il évoque l'idée de se branler devant ma photo.

« S'il n'y a que ça pour vous faire plaisir. Et il ne faut pas que je passe l'aspirateur en petite culotte pour faire plaisir au Champion ou peu importe le petit nom que vous lui donnez ? »

Et j'en suis capable, qu'il n'en doute pas. Ave le temps et le métier, on apprend à ne plus considérer son corps que comme un objet, un outil de travail. Comme les actrices, et quelque part, c'est ce que j'étais. Comme je le suis toujours. Aujourd'hui, je suis Cheyenne Alvaro – sérieusement, quand je mettrai la main sur l'abruti qui m'a attribué ce nom, je lui referai le portrait!- simple femme de ménage. Alors allons gaiement faire le ménage. Et plus précisément la vaisselle après avoir fait une caresse à Boyd. Ce qui a le don de faire réagir Lloyd.

« Vous êtes jaloux ? Faut que je vous en fasse une à vous aussi, une caresse du matin ? »

Il veut s'occuper de son chien. Grand bien lui fasse il s’intéresse donc à quelqu'un d'autre qu'à sa petite personne. De toute façon, je n'aime pas toucher à la nourriture pour chien, ça pue. Et je ne sais pas où se trouve son traitement, donc... Je lève les mains en l'air, l'air de dire, ok, ok, j'm'en contrefous moi.

« Effectivement. Vos patients vous attendent aussi, non ? Mais je vous manque déjà, c'est pour ça que vous êtes encore là, n'est-ce pas ? »

C'est encore la meilleure façon de me débarrasser de lui. Je lui tourne le dos pour commencer à nettoyer les tasses du matin. De toute façon, c'est vite fait. C'est ce qui rend aussi ce monde totalement ennuyeux. Je lâche le torchon, le mettant à sécher pour aller trouver autre chose à faire. Passer un coup de chiffon sur les meubles ? Allez Cameron, imagine que ce n'est qu'une infiltration. Imagine que ce crétin fini est un dangereux parrain de la drogue que tu dois faire plonger en collectant des preuves... Quoi ? On pimente comme on peut. Je récupère les vieux journaux, les prospectus qu'il abandonne parfois négligemment, sans même les regarder. Je fais un tas pour les lettres bien scellées. Un autre pour les déjà ouvertes que je mets dans le même coin. Jusqu'à ce qu'il y en ai une qui attire mon attention.

« Un faire part de mariage ? Vous y croyez vous ? Et ne prétendez pas que j'ai fouillé, vous me payez pour ça ! »

Non parce que je le connais à force.

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