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 BIG BOYS DON'T CRY w/ Lloyd

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MessageSujet: BIG BOYS DON'T CRY w/ Lloyd    Mer 21 Juin - 12:23

La route était déserte et il n'y avait que sa silhouette à la démarche incertaine pour perturber la quiétude nocturne. Ses cheveux étaient détachés, un pan de sa chemise déchirée et elle avait les mains tachées de sang. Pourtant, elle avait ce sourire rassurant aux lèvres. Un sourire qui se voulait doux, comme si elle voulait se prouver à elle-même qu'elle pouvait gérer la situation. En réalité, elle fichait pas mal de savoir si oui ou non elle le pouvait, tout ce qu'elle souhaitait c'était de ramener l'animal dans sa voiture et de l'emmener chez le vétérinaire le plus proche. Le chien qu'elle avait pris le soin de prendre dans ses bras ne semblait même pas comprendre la scène, le sang avait beau couler le long de sa patte, il ne sentait plus rien. C'est dans des moments comme celui-ci qu'elle se demandait ce qu'elle fichait ici. Était-ce une coïncidence ? Ou un simple hasard ?

Il faisait nuit et sa vision nocturne lui jouait des tours. Elle se dirigea lentement mais surement jusqu'à sa voiture et l'installa le plus confortablement. A son tour, elle entra dans la voiture. Myra attrapa son téléphone et composa le numéro du vétérinaire qu'elle connaissait très bien. Le téléphone collé à l'oreille, elle s'impatienta en écoutant la tonalité habituelle. Il était tard. Elle espérait secrètement que le cabinet soit encore ouvert. « Hey, salut, c'est Myra, j'ai besoin de toi là, (...)  j'arrive dans dix minutes, » murmura-t-elle, tentant de retrouver ses moyens. Elle passa une main dans ses cheveux blonds et démarra la voiture en direction du cabinet.

Une fois arrivée, elle attrapa le chien dans ses bras, rentre dans le cabinet et le dépose rapidement sur le brancard. Le vétérinaire lui demande ce qu'il s'est passé. Myra lui explique qu'elle l'a retrouvé au bord de la route, allongé et immobile. Elle pensait d'abord qu'il était mort, mais les couinements qu'elle entendit lui ont prouvé le contraire. Puis c'est après qu'elle s'aperçut qu'il saignait et qu'une plaie s'était infectée. Elle raconte qu'elle a du déchirer un bout de sa manche pour pouvoir faire garrot et s'assurer qu'il ne fasse pas une hémorragie (...)

C'est une heure plus tard, alors qu'elle attendait sagement dans la salle d'attente, que le vétérinaire lui informe que tout va bien, que la plaie est désinfectée et qu'il va beaucoup mieux.  Il lui explique par la suite que le chien est porteur d'un collier, avec un petit pendentif ou un numéro est inscrit, qu'il a appelé et que le propriétaire du chien arrive d'ici quelques minutes. Elle lui remercie, lui souhaite une bonne soirée et décide de partir du cabinet.

C'est en sortant du cabinet qu'elle bouscule malencontreusement un grand homme, qui avait l'air plutôt agacé. « Excusez-moi,  » murmura-t-elle discrètement avant de se faire fusiller du regard par l'étrange homme.
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Lloyd Kane
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ɷ statut : Veuf non éploré d'une femme suicidée qu'il aurait tuée de ses propres mains s'il avait su plus tôt. Dommage qu'il soit trop tard. Père d'une petite fille partie beaucoup trop tôt, qui a laissé une plaie béante dans son coeur. Socialement instable.
✎ métier : Psychologue, il s'imisce dans l'esprit des gens, cherchant normalement à les soulager. Il est doué, très même, c'est juste qu'il refuse de faire le bien et d'aider, pour que ses patients continuent à souffrir. Comme lui en somme.
✌ age : Trente huit années de conneries en tout genre. Il y a bien eu une accalmie mais depuis cinq ans la tempête souffle de nouveau.

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MessageSujet: Re: BIG BOYS DON'T CRY w/ Lloyd    Jeu 22 Juin - 11:15

Plus d’une heure que Lloyd tourne en rond dans Monterey. Il ne profite pas de la fraîcheur nocturne bien que cette dernière semble plutôt étouffante. Il en a rien à foutre de la température. Il peut faire cinquante degrés, ou à l’inverse moins quarante, que cela ne changerait rien pour lui. Il scrute la pénombre au volant de sa voiture. Il roule au ralenti, fenêtres grandes ouvertes et scandant inlassablement le même nom. Boyd. Qui ne répond pas. Bien évidemment qu’il ne s’attend pas à ce que l’animal surgisse pour se mettre au beau milieu de la route en criant « oui c’est moiii. » Le poing du psychologue frappe le volant alors qu’il tourne à l’angle d’une rue. Toujours rien. Et cette angoisse qui grandit à l’intérieur. S’il est arrivé quelque chose à l’animal… Il tente de ne pas y penser. Il se refuse même à le faire. Il cherche plutôt à comprendre. Quand et pourquoi son compagnon a fui. Il est rentré tard ce jour-là certes, et quand il a monté les marches du perron, la porte était entrouverte. Cambrioleur ? Boyd n’en aurait fait qu’une bouchée. Il l’a cherché, a parcouru toutes les pièces de la maison, et rien. Aucune trace de lui. Il a appelé sa femme de ménage, le gamin sortant le chien également. La première n’a pas répondu, le second affirme qu’il a bien verrouillé la porte après être parti. Lloyd ne s’en est pas pris à lui, il lui a juste raccroché au nez. Puis il est parti à la recherche de son chien.

Toutes les rues de Carmel Valley y passent depuis. Il roule au ralenti. Parfois des phares illuminent son rétroviseur. Un coup de klaxon se fait entendre à cause de son allure trop lente. Il se contente de sortir le bras de l’habitacle pour faire un fuck à l’autre conducteur. Ce n’est pas le moment. Le premier qui s’arrête en le doublant pour lui barrer le passage, il terminera à l’hôpital. Car la tension s’accumule au fil des minutes. Lloyd ne pense à rien d’autre qu’à retrouver Boyd. Car ils sont comme Boule et Bill, ou Belle et Sébastien, inséparables. Si le chien ne revient pas… Il secoue la tête. Il jure contre les gens en général, contre l’univers entier, contre ces entités qui prennent un malin plaisir à jouer avec les pauvres marionnettes qu’ils sont. La Terre n’est pas une maison de poupée. Les êtres qui y vivent ne sont pas retenues par des fils sur lesquels on peut tirer à sa guise pour les faire bouger. Encore un coup de volant, une nouvelle rue, et un résultat vain.

Le psychologue sursaute presque quand son téléphone se met à sonner. C’est la même sonnerie depuis plusieurs années. Un jour, il songera peut-être à la changer. Le numéro lui est inconnu, il n’hésite cependant pas à décrocher. Son visage blêmit alors que la voix à l’autre bout du fil résonne dans le combiné. La discussion ne dure guère. Il raccroche à peine, jette le téléphone sur le siège passager puis écrase la pédale de l’accélérateur, prenant la direction de Pacific Grove. Pourquoi ce quartier ? Car il y bosse quelle question, est-ce que cela devrait l’étonner de la part d’un chien intelligent comme Boyd ? Pas vraiment. Il ne lui faut guère que quelques minutes pour se rendre au cabinet vétérinaire. Il se gare en travers, bloquant un autre véhicule. Rien à faire, le propriétaire n’avait qu’à mettre sa voiture ailleurs que sur son passage.

Il court presque en rejoignant l’entrée du cabinet vétérinaire. Plus que quelques mètres et enfin il verra Boyd. Une boule au ventre, il est soulagé de le retrouver mais angoisse de savoir dans quel état. Il déteste cette émotion qui l’anime. On ne parle pas de la personne qui le bouscule alors qu’il entre et qui s’excuse. Ce sont des éclairs qui fusillent la demoiselle. « Vous ne pouvez pas faire gaffe. » fait-il sèchement. Qu’elle dégage de son passage cette gourde. Il ne s’occupe déjà plus d’elle, ne sait pas qu’elle est la propriétaire de la voiture qu’il bloque avec la sienne. Il part à la recherche de Boyd. « Où est-il ? » Il ne sait pas très bien à qui il gronde la question. A cette femme, à l’animal dans l’espoir qu’il aboie en l’entendant, ou au vétérinaire qui ne pointe pas le bout de son nez. Erreur stratégique de la part de celui-ci quand on connait le caractère de l’animal, enfin du propriétaire du berger allemand.

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MessageSujet: Re: BIG BOYS DON'T CRY w/ Lloyd    Ven 23 Juin - 22:39

Myra fut légèrement décontenancée par la présence soudaine du jeune homme. Les deux ne s’étaient encore jamais vus, ni moins parler. Et surtout, elle ne s'attendait pas à être répondu de cette manière, alors qu'elle s'était juste excusée. « Enchantée de vous rencontrer, » glissa Myra, joliment sarcastique, sans se départir de son adorable sourire mutin, tandis que ses yeux étaient rivés la voiture qui était garée devant la sienne. Quel con. Ne se laissant absolument pas démonter par le jeune homme, elle haussa les épaules, d'une désinvolture insolente, avant de répliquer de son éternel ton mi-insouciant, mi-railleur : « Une chose à savoir sur moi vieux fou, » Myra lui adressa un très bref sourire. « Je déteste qu'on me parle sur ce ton, » Il était agaçant. Oh qu'il était agaçant, mais ellle ne parvenait pas à mettre la main sur ce qui l'irritait le plus chez lui. Son petit air hautain, la moquerie dans ses yeux, ou ce sourire charmeur (et bête, essaya-t-elle de se dire) qu'il avait sur son minois d'aristocrate. Le plus étonnant dans l'histoire, c'est que le jeune homme prenait la peine de l'ignorer, il était comme obsédé par son chien. « Êtes vous en train de vous moquer de moi ? » Suspicieuse, Myra plissa les yeux, mais n'attendit pas la réponse pour poursuivre avec un soupir théâtral et très exagéré. « En tout cas, si vous cherché un chien, j'en ai "ramassé" un tout à l'heure... » poursuivit-elle ironique, en tournant la tête vers lui. Puis elle lui adressa un regard glacial. « Je l'ai retrouvé blessé, au bord de la route. Je me suis même demandée justement ce que devait faire le propriétaire pour l'avoir laisser dans cet état ?  » Sa voix était froide et distante. Myra se demanda un instant comment elle pouvait finalement se montrer si méchante et indifférente, elle qui a fait son possible pour que le chien retrouve son propriétaire. Puis, elle avait simplement pensé tout haut et pensé trop vite, comme à son habitude. Pourtant, elle avait promis à Dick de se canaliser, de tourner sa langue dans sa bouche avant de parler... et de crier avec autant de violence.
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MessageSujet: Re: BIG BOYS DON'T CRY w/ Lloyd    Dim 25 Juin - 22:41

Le psychologue n’écoute pas la demoiselle. C’est un comble à la vue de son métier mais son choix est fait entre l’homme et l’animal. Inévitablement, il se porte en direction du dernier, de l’inquiétude qui lui tord le ventre et qui se traduit par un Lloyd Kane dans toute sa splendeur en cette soirée. Ce n’est pas un vieux fou comme la demoiselle le traite. En réalité il l’entend. Il décide juste de l’ignorer, ne la considérant pas du tout. Donc non, ce n’est pas un vieux fou mais plutôt un connard fini. Si elle n’aime pas qu’on lui parle sur ce ton, grand bien lui fasse. Il n’en a pas d’autre à lui proposer. S’est-elle crue dans un restaurant, avec une carte sous son nez, ayant le choix de son plat, autrement dit de la manière dont on lui adressera la parole ? Ils ne sont pas du tout dans ce genre de situation, encore moins dans un restaurant et s’il souhaite la traiter comme une moins que rien à cette minute très précisément, elle pourra s’estimer heureuse qu’il la considère. C’est tout de même mieux que de l’ignorer et de ne lui donner aucun sentiment d’exister, non ? C’est peut-être ce qu’il est en train de faire en vrai, scandant le nom de son chien.

Il ne l’ignore pas, il ne la considère pas, nuance. Il s’avance, s’apprête à ouvrir une porte, la première qui se dresse devant lui quand enfin il se décide à s’interrompre à l’écoute d’une phrase. Lloyd se stoppe net. Il se retourne, le visage fermé. Ramasser un chien, son chien ? Se peut-il qu’elle soit… Il n’écoute que la moitié des propos suivants. Des éclairs traversent son regard, se détournent un bref instant. Il avise une étagère avec des sacs de croquettes, il songe à en prendre un pour la frapper avec. « … Qu’avez-vous fait à mon chien… ? » Quand la police débarquera, il plaidera la folie. Il y a bien des cuisiniers qui s’amusent à mettre des noisettes dans des sacs congélation pour les écraser et s’en servir ensuite. Le sac lui servira de la sorte, à écraser les croquettes sur la tête de la demoiselle pour s’assurer que son chien ne s’étrangle pas ensuite en les mangeant. Folie, effectivement. « Il est où ? Je veux le voir. De suite ! » L’intonation de sa voix augmente d’un cran à mesure que sa patience s’amenuise. Il n’en a pas, et alors qui s’en préoccupe à cet instant ? Le remue-ménage qui se trame dans cette pièce ne devrait plus tarder à attirer le vétérinaire. Si ce n’est pas le cas, il y a l’option de fracasser toutes les portes. Pour sa défense, il accrochera une laisse à la poignée de chaque et justifiera qu’il testait la solidité du matériel…

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