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 certains mots ne peuvent pas tout effacer | scarhett

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Rhett Brown
▸▹ l'homme loup au coeur d'acier ◃◂
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avatar : alexander skarsgård
crédits : la signature est de xynpapple quand à mon avatar il est signé ultraviolences.
multinicks : evie rhodes, la future maman et mariée avortée. elise owen, l'agneau aux dents de loup.

ɷ statut : se sentir vaciller en un étrange vertige, ressentir le désir et le vide et savoir... C'est cela, le manque de toi.
✎ métier : entrepreneur nomade.
✌ age : 40 ans. Plus j'avance en âge, plus je me connais. Plus je me connais, moins je m'apprécie. Moins je m'apprécie, plus je me méfie de moi. Plus je me méfie de moi, moins je me méfie des autres. Cherchez l'imprudence.

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MessageSujet: certains mots ne peuvent pas tout effacer | scarhett   Sam 17 Juin - 0:36



je porterais le poids de toutes mes erreurs si tu le veux,
mais tu sais très bien qu'il n'y a pas qu'un seul coupable
dans ce jeu.

tenue Tu tapes dans le sac, tu donnes tout ce que tu as, t'as accumulé une tension palpable si bien qu'en entrant dans le gym t'as salué personne. T'as enfilé ta tenue et t'es directement allé te donner, valait mieux ça plutôt que de te prendre le crâne avec quelqu'un de lambda. T'entends encore sa voix te dire que ton fils ne viendra pas ce week-end parce qu'elle l'emmène voir ses grands parents. T'as tellement les boules de ne pas le voir, une fois de plus, t'as droit qu'à un week-end, mais seulement quand elle te l'accorde. Décidément elle t'aura tout prit. Et rien que d'y penser tu pourrais te péter les phalanges à tabasser ce sac de sable. La sueur perle sur ton front, tu ne prête aucunement attention à ce qui t'entoure, pourrait bien y avoir Obama que tu ne le calculerait pas non plus. Dieu lui-même pourrait descendre de son nuage pour te serrer la pince que tu t'en battrais les couilles. Pour t'aider à te détendre tes écouteurs sont bien enfoncés dans tes oreilles, plus loin tu perçais ton tympan. T'oublies le chantier qu'on te propose sur la côte d'azur et dieu sait que t'aimes la France et que tu ne cracherais pas sur l'occasion de t'y rendre juste pour t'éloigner de toute cette merde, de ton ex, de ton fils, de Monterey. La mélodie de détend si bien que tu te persuade qu'en rentrant tu taperas sur ta grosse caisse et jouera des percutions. La fatigue finit par faire trembler tes bras et tu sais que ta séance se termine, tu rejoins le vestiaire et tu prends une douche.
Tu rassembles tes affaires et pour une raison qui t'échappe tu sors pas, tu monte encore et encore jusqu'à te retrouver sur le toit, tu pousse la lourde porte qui claque dans ton dos et tu t'en grille une. Les sportifs diront sacrilège et toi tu réponds : "Allez vous faire mettre." Dans une profonde inspiration tu t'approches du bord et tâche de profiter de la vue que t'offre le Gym. C'est seulement quand tu allume ta cigarette avec ton zippo argenté qu'elle attire ton attention, la première latte passe pas bien, mais tu bronches pas. "Salut." tu lances en plaquant tes cheveux blonds et encore humides en arrière. Scarlett. T'as pas les mots pour parler d'elle, de vous. ha si, peut-être que t'es trop bien pour elle. Salaud. De droite à gauche ton regard se balade et finit par se poser sur elle quand tu te redresses, elle aussi elle a une clope au bec. "Comment va ?" tu lui demande en déposant ton sac de sport près du rebord, t'avances de quelques pas vers elle, nonchalamment. Tu l'a croisée à maintes reprises depuis que tu t'es inscrit là, tu te demande même comment Dick a fait pour se retenir de te péter les deux jambes, elle a surement envie d'te cracher à la gueule que ta mère aurait mieux fait d'avorter, mais tu t'en bats les couilles. T'as pas envie de fuir, pas cette fois. Pas encore.

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toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux, mais on aime.
tous les fêlés sont des anges
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Scar Lavon

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ɷ statut : sentimentalement immature, sexuellement éparpillée.
✎ métier : ex-taxidermiste tu vivais en déjouant la mort pour vos amis les bêtes. Aujourd'hui tu bosses dans le gym de ton frangin.
✌ age : trente-huit ans, la quarantaine se dessine sur ton visage impassible.

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MessageSujet: Re: certains mots ne peuvent pas tout effacer | scarhett   Sam 17 Juin - 15:07


HI, IT'S ME. YOU'RE A DICK.
Oh, it's such a shame. That we don't talk anymore, we don't talk anymore. We don't talk anymore, like we used to do. We don't love anymore. What was all of it for? Oh, we don't talk anymore, like we used to do. ~ we don't talk anymore - charlie puth.


Le silence. Appréciable comme jamais, uniquement accompagné de la fumée que tu expires à rythme presque régulier, à peine audible est la cigarette qui se consume entre tes doigts graciles, elle sert de filtre au fil de tes pensées décousues. T’es montée trouver un calme dont tu ne jouies pas en bas, les bruits de frappe, la voix qui gronde de Dick, les conversations, les respirations… tout semblait trop familier, trop oppressant. T’avais besoin de décompresser à défaut de te défouler sur l’idiot qui t’a mis en rogne cette après-midi tu passes tes nerfs sur ta cancerette en barre, espérant voir ton agacement brûler avec elle. Tu revois sa cravate laide et ses gestes déplacés, tout reste intact, ta poigne se referme sur la rambarde en pierres froide. Un peu plus tôt en te rendant au Gym tu avais croisé un des architectes, ou sbires serait le terme plus approprié, de Margaret Fletcher. Sûrement venu évaluer le potentiel des lieux, prendre ses aises dans un quartier qu’il comptait remplacer par le projet d’urbanisme ambitieux et non moins révoltant de son employeur. Le trouver là, à déjà s’imaginer un bulldozer rasant le gym de ton aîné, t’avais mis dans une colère noire et sans grande surprise tu t’étais heurtée à l’arrogance de l’homme qui osait te prendre haut. T’as dû faire appel à tout ton sang-froid pour éviter de le démolir en pleine rue et le laisser repartir avec sa petite mallette en cuir et ses grands airs. Même encore maintenant votre brève conversation te travaille. Tu hais ces prétentieux qui, sous prétexte qu'ils sont allés à l'université, donnent des leçons à tout le monde. Tu hais ces hommes, qui parce que tu es ou a été une femme séduisante, refusent de t'accorder le moindre gramme de cervelle. Ces hommes qui, quand tu es libre de ton corps, que tu les regarde sans rougir, font tout pour te détruire. Tu es persuadée, au fond, que les hommes détestent les femmes. Ils ne supportent pas qu'elles soient, ne serait-ce qu'une minute, plus intelligentes, plus libres, plus raffinées qu'eux. Au sol, tu ne parvenais pas à chasser la contrariété, celle-ci se ravivant à chaque fois que ton regard se posait sur les affiches de la vieille sorcière, Dick s’obstine à les arracher mais elles reviennent aussitôt et encore plus nombreuses. Ça ne t’étonne pas, elles sont à l’image de celle qui les accroche, de véritables cafards. Increvables. Quand tu sens que tout te regarde de travers, que tu perds le fil de la réalité, t’aimes grimper ici, regarder le ciel au-dessus de toi. Le regarder dans ses moindres détails. Il n'est pas seulement bleu ou gris mais il est grand, c'est le même de Paris à Hong Kong. Alors tu l’appliques sur ta poitrine et tu te sens quelque peu soulagée. Ce soir le soleil décline derrière la ligne d’immeubles, tes yeux se perdent sur les lueurs rosées et tu remarques à peine la silhouette qui t’a rejoint brisant ton havre de paix, ta trêve avec le monde. Ses mots finissent par attirer ton attention, à sa vue tes sourcils dessinent un froncement sans le vouloir, tu le salues toutefois d’un hochement de tête, faire preuve d’un minimum de cordialité sans pour autant piper mot. Rhett.. En voilà un autre homme qui échappe à ta compréhension, tu te demandes encore pourquoi il continu de venir s’entraîner sous ton nez. S’il cherche seulement à te provoquer ou si en venant te trouver ce jour-là sa démarche était sincère. Souhaite-t-il réellement rabibocher votre lien esquinté par sa dernière erreur ? Faute qui remonte à plus de cinq ans mais qui a laissé une marque indélébile sur toi. Tout comme lui. Malmenant ton amour propre avec une si petite chose, collée sur le frigo. Aussitôt tu te détournes de lui, revenant à ton ciel nimbé de paillettes de soleil, t’aimerais croire qu’il se contentera tout comme toi du silence, que vous pouvez rester là sans toutefois vous parler, chacun dans une bulle inviolable. Ta bulle il la perce sans rechigner, s’adressant de nouveau à toi et plus encore, osant réduire la distance raisonnable qui vous sépare de quelques pas. Pas minuscules pour certains mais que toi tu ne peux t’empêcher de remarquer. Un instant tu sembles hésiter à lui répondre avant de lâcher malgré toi « Comme si ça t’intéressait.. » pas vraiment contrôlé tu jurerais ne pas l’avoir dit à haute voix et pourtant si, tu tentes de te rattraper pour ne pas paraître aussi amère que tu l’es en réalité « Je t’assure qu’on peut s’en passer. On est pas obligé de s’échanger des banalités d’usage toi et moi, en fait.. On est pas obligé de parler du tout. » haussant les épaules tu tires sur ta cigarette qui arrive bientôt à son terme, signant ta libération à venir. Se saluer de loin quand il vient s’entraîner est une chose, discuter pour rattraper le temps perdu en est une autre. Echanger de fausses politesses ça ne vous ressemble pas et tu refuses clairement d’être ce genre de personne.  



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Don't go gentle into that good night, rage on against the dying light ♒︎ I could drag you from the ocean, I could pull you from the fire. And when you're standing in the shadows, I could open up the sky. And I could give you my devotion until the end of time. And you will never be forgotten with me by your side.© endlesslove.
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MessageSujet: Re: certains mots ne peuvent pas tout effacer | scarhett   Dim 18 Juin - 0:56

"Ok..." tu lui réponds en haussant les sourcils sans pouvoir t'empêcher d'esquisser un sourire qui étire quelques peu tes lèvres généreuses. L'occasion fait le larron, non ? Tu sais pas si dans d'autres circonstances tu aurais osé aller lui parler, le fait est que vous êtes tous les deux là et puis, rien ne t'en empêchait. Tu t'attendais pas à ce qu'elle soit sur la défensive, pourtant c'est légitime, mais l'eau à couler sous les ponts et tu pensais pas qu'elle pouvait avoir quelque ressentiment que ce soit à ton égard pour la simple et bonne raison que tels des aimants, vous finissez toujours par vous retrouver. "Tu sais trouver les mots justes pour mettre de l'ambiance dans une conversation." que tu dit en recrachant une épaisse fumée sur le foyer de ta cigarette. tu le dit pas, mais sa voix elle t'a manqué, même cet air qu'elle se donne. Je sais pas si t'as envie de la provoquer ou si tu veux vraiment prendre de ses nouvelles, mais je crois qu'en toi c'est assez mitigé. N'empêche qu'en ouvrant la bouche elle éclaire ta lanterne : Elle aurait aimé que ta mère avorte et que tu ne viennes pas au monde. Ce te passe un petit peu au dessus de la tête, parce que bien qu'il se soit passé ce qu'il s'est passé, Scarlett reste Scarlett. Tu t'approches du rebord, tu jette un rapide coup d’œil à la vue que t'offre le toit du gym et tes yeux se posent de nouveau sur ta compagne qui semble disposée à te faire douter de ta propre existence. "Je ne pensais pas qu'après 5 ans tu m'en voudrais toujours." faut percer l'abcès, quelqu'un a dit un jour "quand faut y aller, faut y aller." puis merde tu vas pas jouer au con à faire le type qui sifflote, fume sa clope et comprend pas ce qui la chiffonne. En vrai, dans le fond, ce qui t'emmerde c'est de passer pour le nombriliste, c'est maladroit et égocentrique de ta part de penser que si elle agit comme elle le fait c'est parce que t'as agit comme une bite. Elle a surement passé une journée de merde, enfin peut-être, tout comme toi. Tu me diras, toi tu l'as pas agressée alors que ton ex t'as cassé les couilles à propos de votre fils et t'a une nouvelle fois empêché de le voir pour te reprocher de ne jamais prendre soin de lui. Connasse. "C'est pas vrai." tu ajoutes en jetant du bout des doigts et d'un geste habile ton mégot de cigarette par dessus le rebord. Bien sur que c'est pas vrai, connard. Tu as agit de manière à lui faire du mal, force est de constaté que tu as visé juste. Personne ne mérite de se faire largué via un post-it jaune fluo sur un frigidaire. Elle mérite même un prix Nobel pour avoir réussit à déchiffrer ton écriture à mi-chemin entre le médecin et le gamin de CP. "J'ai compris que tu m'en voulais toujours quand je t'ai croisée, à chaque fois en fait." tu te frottes les mains, tu sais pas pourquoi t'arrive simplement pas à bien fermer ta gueule. Tu pourrais simplement t'excuser, mais tu te chies dessus à l'idée qu'elle t'envoie chier, parce que ton égo ne le supporterait pas, parce que ta fierté te commanderait de régir de n'importe quelle façon que ce soit. "Donc je suppose que la réponse à ma question précédente est que tu vas bien." t'as pris une profonde inspiration en battant des paupières comme une pute, les lèvres pincées. Tu commence à te dire que tu vas pas bouger d'ici en fait, tu y es bien, la vue est sympa et les couleurs que le ciel commence à prendre semblent t'apaiser. Et toi, tu va bien ? Tu sais qu'elle se fout de la question autant que de la réponse. En réalité, le fait que son frère ne se trouve pas avec elle te soulage, parce qu'après ce que vous avez traverser c'est un miracle qu'il te laisse t'entraîner dans son gym sans te faire avaler tes dents à chaque fois que tu croises son regard. "5 ans, c'est long." tu souffles, et cela veut dire plein de choses. Elle t'a manqué, tu va pas le cacher, mais tu ne va pas le dire plus clairement non plus. C'est mal, mais tu t'en grillerait bien une nouvelle, tu prendrais même un verre ou une bouteille, pire, un rail ou un joint. Tu ne le montre pas, mais t'es pas serein, l'assurance que tu montre dissimule ta crainte. Parce qu'avec elle, tu n'as jamais été plus qu'un gamin apeuré.

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MessageSujet: Re: certains mots ne peuvent pas tout effacer | scarhett   Dim 18 Juin - 18:09


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Tu remarques au regard qu’il te jette qu’il ne s’attendait pas à ce que tu te fermes à la discussion en faisant si peu d’effort pour être agréable. Si t’étais une femme moins fière, moins rancunière, surement tu pourrais rester en sa compagnie à converser sur les années passées, mais tu ne l’es pas. Ou bien est-ce tout simplement que tu ne parviens pas à tourner la page aussi aisément qu’il le fait. Tu n’excelles pas dans l’art de faire semblant, certains sont doués pour se draper de leurs mensonges et conserver le voile du mystère, ce n’est pas ton cas. Toutes tes émotions se lisent sur ton visage, de la colère ardente à la joie passagère, en passant par la fréquence d’un battement de cil. T’esquisses un imperceptible rictus quand il te reproche l’air de rien d’avoir plombé l’ambiance, à mi-chemin entre l’agacement et l’amusement tu reconnais que tu mets les formes pour le repousser sans chercher à te montrer très subtile, tu ne vois pas pourquoi tu le serais. Depuis le temps que vous vous connaissez il sait pertinemment que tu n’as aucun talent pour prendre des gants et faire preuve de tact, il ne tient pas non plus à éviter les sujets qui fâchent bien au contraire, il saute à pied joint dedans. Boum. Ça tombe comme un cheveu sur la soupe, il en vient à s’étonner de ton manque d’amabilité à son égard et tu ne peux t’empêcher de laisser éclore toi-même un regard surpris face à cette révélation. « Ah vraiment ? » sembles-tu lui demander sans que tes lèvres ne se mouvent pour autant. S’attendait-il sincèrement à ce que tu aies passé l’éponge ? Six mots. Six mots c’est ce à quoi tu as eu droit pour achever votre relation. Alors t’es guère disposée à lui parler et à lui en accorder plus. Lui n’a pas pris cette peine. Tu te souviens parfaitement de cette matinée, t’être levée la culpabilité au ventre à cause de la soirée que tu avais passé chez Lloyd. Rentrant plus tard que tu ne l’avais prévu, t’étais partie directement te coucher négligeant une dispute qui aurait pu éclater, pensant te rattraper à l’aube. Il ne t’en a jamais laissé l’occasion. Toutes ses affaires envolées et les six mots détestables placardés sous ton nez. Tu te connais, tu savais que tu survivrais à votre séparation. Parce que les nuages survolent ton cœur, mais ne s'impriment pas. Comme une enfant gâtée à qui on offre un jouet. Elle bat des mains, s'amuse un moment puis le laisse tomber. Pour passer à un autre. Encore plus grand, encore plus beau, encore plus décevant. Rien ne peut combler le vide de ton cœur. Tu ne sais plus quoi rechercher pour te faire trembler... Il te faut des orages, des ouragans pour que tu éprouves une petite, toute petite émotion. Tu en deviens dangereuse, dangereuse pour toi. Alors tu savais que tu survivrais. Tu as survécu. Mais t’as jamais réussi à digérer la façon dont ça s’est terminé cette fois-là.

Ton silence semble forcer ses confidences, il parle, il parle et ta volonté se désintègre au contact de ses mots, celle-là même qui t’ordonnait de l’ignorer et profiter de ton couché de soleil exige à présent que tu t’adresses à lui. Tu le sens, que c’est peut-être ta seule chance de comprendre ce qui arrivé ce matin-là. Ce qui vous est arrivé. T’es pas assez naïve pour miroiter des excuses à venir pourtant elles-seules pourraient t’aider à digérer l’affront, cinq ans que tu les attends ces putains d’excuses. Plus encore t’aimerais des explications. « Un post-it.. Un post-it Rhett. Sérieusement, à quoi tu t’attendais ? » un rire nerveux quitte ta gorge, c’est un peu ridicule de sa part de s’être leurrer de la sorte, évidement que tu lui en veux. Tout ce que tu réclamais c’était une fin décente pour ce que vous aviez vécu, t’aurais aisément pardonné qu’il te laisse. Encore. Encore une fois. Mais qu’il se défile, ça non. « Je crois que je méritais mieux que ça. » que vous méritiez mieux que ça et le plus douloureux là-dedans c’est que tu réalises que t’es la seule à l’avoir pensé. Écrasant ton mégot sur la rambarde tu le jettes dans le vide à la suite du sien, te retournant ensuite pour t’appuyer sur elle, dos à l’horizon tu soupires en imaginant tout ce que tu as pu rater de sa vie depuis le jour où il a claqué la porte. Vous avez déjà coupé les ponts auparavant, mais t’as toujours su au fond de toi que c’était pas définitif. « Pas à l’échelle de notre histoire. » tu tentes pas de rabibocher quoi que ce soit, t’énonce simplement un fait. Cinq ans ce n’est pas si long qu’il le suggère, il s’est passé une vie depuis votre première rencontre, et votre première rupture aussi. Et pourtant vous êtes là sur ce toit, essayant de réparer l’irréparable. Ou alors c’est toi qui te trompes complètement. Des années sans affection ni tendresse, ça ne se rattrape pas. Vous n’avez peut-être plus le mode d'emploi pour vous apprivoiser.




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MessageSujet: Re: certains mots ne peuvent pas tout effacer | scarhett   Dim 18 Juin - 18:59

C'est à ton tour de laisser s'échapper un rire, ce que tu entends se trouve être aussi amusant qu'énervant. Les nerfs. Elle méritait pas ça, non et c'est pour ça que t'as joué au con. Tu voulais la blesser et tu as réussit, mais dans le fond je crois que tu ne voulais pas lui faire tant de mal. T'as mal vécu son abandon parce que s'en était un. Passer plus de temps avec un autre homme que le sien, ça s'apparente presque à de l'adultère. Scar tu la partage pas, t'as jamais rien partagé dans ta vie mis à part ton fils et encore c'est parce que la vie à fait que tu n'en n'avais pas le choix. "J'ai cherché à te faire réagir." t'es froid d'un seul coup et ton sourire semble s'être envolé, moins léger que quand t'as ouvert ta sale gueule y'a deux minutes. Tu pensais pas que ça signerait la fin définitive de votre relation, tu savais que ça ne serait pas simple, mais t'espérait lui faire ouvrir les yeux. T'aurais aimé que comme dans les films elle accoure vers toi, sous la pluie et qu'elle s'excuse de t'avoir négliger. Ton sternum se contracte et de ta gorge s'envole un genre de rire amer. Elle méritait tout mais pas ça. Puis tu enfiles de nouveau ton masque, celui qui fige un sourire sur tes lèvres, celui qui te fait paraître désinvolte, mais ses mots te font mal. Tu prends une profonde inspiration. "A dire vrai, à l'époque, c'est moi qui était persuadé que je valais mieux que ça." tu parles au passé, parce que ça n'est plus d'actualité pour toi. Tu fais de l'humour, enfin, t'essaye et tu sais que ça ne passera pas, mais tu t'en fous. "Tu le méritais ce post-it." t'es pourtant pas le genre de mec qui perd ses couilles, tu n'as pas agit lâchement non, tu avais tout calculé, parce que t'es un baisé dans ta tête, parce que tu savais qu'il n'y avait rien de pire que de se séparer de quelqu'un comme ça. T'étais hors de toi et au lieu de cogner des poings, t'as frappé avec les mots. Serais-tu en train de lui avouer que tu ne regrettes rien, parce que ça y ressemble pas mal. Tu l'observe du coin de l’œil, elle s'adosse et un moment tu fuis son regard, cherchant quelque chose d'attirant à regarder et tu perds le fil. Tu ne sais plus, tu n'y pensais plus. Tu t'en es voulu et t'en a souffert et un beau jour tu t'es levé en te disant que la vie devait suivre son cours. "Du moins, c'est ce que je pensais à l'époque." tu lui adresse un malheureux sourire, le genre qui ne laisse pas apparaître une seule petite dent. Celui qui signifie que t'es désolé mais que tu ne le dira pas. Un sourire qui a du sens quand on te connait. "Tu me connais, tu sais comme je peux être...." con ? si parce que tu peux te montrer vraiment très con parfois, à un point tel que cela relève presque de la magie ou du surnaturel. "Impulsif." tu l'as toujours en travers de la gorge en fait, qu'elle puisse préféré un autre à tes bras, qu'elle puisse consacrer son temps précieux à quelqu'un d'autre que toi. Tu es allé de l'avant, mais ça tu l'as jamais compris, t'as jamais voulu et quand t'as capté que tes questions n'obtiendraient pas de réponses t'as cessé de te les poser pour ne plus te torturer. Elle peut t'en vouloir, mais toi aussi tu as des choses à lui reprocher. Ce que tu ne fera pas pour le moment, parce que tu n'en ressens pas le besoin. Parce qu'en montant là tu pensais pas la voir, tu pensais pas déclencher une réaction nucléaire. Pourtant le gazole et une flamme ça fout le feu. T'es con ou quoi ? tu l'imites et t'installe non loin d'elle, sauf que toi tu fais face à la vue. Fisherman's Wharf te semble étrangement calme pour l'heure. Tes doigts tricotent, c'est ta façon de gérer la nervosité, quand ce n'est pas ce sont tes jambes qui gigotent, tu t'occupe comme tu peux afin de te débarrasser de ton stress. Puis vient le silence, parce que tu ne sais pas quoi ajouter, parce que t'as pas envie de faire semblant plus longtemps. Dans ta tête commence à se former des clans, celui qui est pour que tu pète tout, que tu vides ton sac une bonne fois pour toute, puis l'autre qui te conseille de te barrer, ou de la laisser se barrer et de passer à autre chose. Une chose est sure, tu vas avoir besoin d'une bonne bouteille pour dormir. "5 ans c'est 2 million 628 mille minutes à peu de choses prêt, c'est 60 mois et 270 semaines." comment est-ce que tu le sais ? Parce que t'as compté. Le plus difficile ce sont les premiers mois, le reste vient tout seul, on prend rapidement des habitudes que l'on perd. L'absence c'est quelque chose de plus compliqué à gérer, surtout pour toi. Je pense que t'as été traumatisé par l'absence de ton père quand t'étais gosse, depuis tu t'en remets pas vraiment et tu te chies dessus à l'idée qu'un être que tu affectionne ne te lâche. L'abandon y'a rien de pire. C'est pour ça que tu t'es sauvé comme une pute.

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MessageSujet: Re: certains mots ne peuvent pas tout effacer | scarhett   Dim 18 Juin - 23:49


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Il a beau t’apporter un semblant de réponse tu passes totalement à côté de l’info. Ou plutôt tu fais celle qui ne comprend pas parce que c’est plus facile de jouer l’ignorante. A l’époque déjà les reproches qu’il te faisait t’avais du mal à les digérer, ça a pas plus changé aujourd’hui. S’il cherchait à te faire réagir il y est parvenu, dans l’intimité tu t’es surprise à le détester, à le maudire, à penser à l’appeler pour décharger ta colère sur son répondeur, à brûler ses affaires, te pointer devant sa porte et lui mettre ton poing dans la figure, ou mieux, lui faire avaler sa saleté de post-it. Mais de tout ça tu n’as rien fait. T’as imaginé mille façons de lui rendre la pareil mais aucune ne sonnait assez juste, à chaque fois elles te rendaient plus pathétique et toi tu ne voulais pas te faire l’offense de t’abaisser à ça. Quand t’avais seize ans t’as décrété que tu serais hermétique aux conneries de couple qui flinguent la tête et le cœur de la plupart des gens. C’est pour ça que t’as bazardé ta virginité comme on se débarrasserait d’une vieille auto qui a rendu l’âme. Tu voulais te prouver à toi et aux autres que ne jouerais pas selon les règles. T’as décidé que personne ne te ferait souffrir. Jamais un homme ne te verrais pleurer. Tu refuses le chagrin, la douleur, le doute, la jalousie, l'attente qui ronge, les yeux bouffis, le teint jaune de l'amoureuse dévorée par le soupçon, l'abandon.. T’as si bien appris à être forte que tu t’es cuirassée. Si un jour t’as pensé à déposer l’armure aux pieds de Rhett t’as pas eu le cran d’aller jusqu’au bout, et puis il s’est tiré et il était trop tard après ça. C’est une demi-victoire pour lui comme pour toi, il a réussi son coup mais n’a jamais entendu les résultats de son succès. L’affaire du post-it tu l’as gardé pour toi, même Dick n’en a jamais rien su, il te connait ton frangin, il a bien vu que derrière ton sourire de façade t’avais pris une branlée. Mais c’était trop humiliant d’avouer tous les dessous de cette rupture. « Et alors ? Tu as trouvé mieux que ça ? » lui demandes-tu arquant un sourcil perplexe, tu le regardes et tu te questionnes sincèrement, tu sais pourquoi il t’a quitté la première fois. Il est allé trouver ailleurs ce que tu ne pouvais pas lui donner, la femme, la jolie maison et le bébé. Il a eu tout ce qu’il voulait et ça ne lui a pas suffi. Il t’a eu toi et ça n’a pas suffi. Il t’a même eu à de nombreuses reprises. Sans cesse dans une quête qui ne trouve pas de fin, au fond, tu te demandes s’il sait vraiment où il va. Tu pensais que vous aviez dépassé ce stade, que cette fois il était sûr de son choix, t’es tombée de haut. Il désirait plus. Mieux. Comme il te l’a écrit. Encore maintenant t’ignores ce qu’il entendait par-là, peut-être que tu ne veux pas l’entendre. « Personne ne mérite de se faire jeter via post-it. » ta voix redevient cassante, tu n’en démordras pas, aucune chance qu’il parvienne à retourner cette situation à son avantage. La pensée même que son geste soit légitime à ses yeux t’irrite, il a beau rectifier ses derniers propos en soulignant qu’il n’est plus dans le même état d’esprit tu détournes le regard face à son sourire, t’es pas aveugle, tu vois qu’il tente de te tendre une perche, tu restes trop butée pour l’attraper. « Tu me connais, tu sais comme je peux être.... » «.. un trou du cul ? » termines-tu à sa place, bien d’autres insultes t’ont traversé l’esprit mais celle-ci est encore la plus adéquat quand il s’agit du rôle qu’il a joué dans votre séparation. Il te corrige par impulsif tu penches la tête en signe d’approbation, c’est vrai que tu le connais, pourtant s’il avait agi sous le coup de l’impulsivité comme il le prétend il n’aurait pas disparu pendant cinq ans. T’aurais pu accepter qu’il ait besoin de respirer, de partir, de mettre de la distance entre vous. Tu lui as toi aussi claqué la porte au nez dans votre jeunesse, mais toi, t’es revenue. T’as eu des regrets, des hésitations, tu t’en es voulue d’être partie sans un mot. Ça fait cinq ans que t’attends un coup de fil qui n’est jamais arrivé.

Il te sort le nombre exact de minutes, de mois, de semaines qui vous ont tenu loin de l’autre et t’en restes sans voix, estomaquée tu le dévisages avec suspicion, comme si tu lui demandais où étais le piège. Pourquoi te faire tout à coup le grand numéro de l’homme qui compte les jours alors que cet éloignement est précisément de sa volonté. A ta colère cependant tu sens un sentiment plus sinueux se mêler, cocktail détonnant de curiosité, de rancœur et de nostalgie. Les fondations de ta révolte s’ébranlent, t’es troublée de ses aveux ce qui éveille ta crainte, effrayée par la tournure que prend la discussion tu lui offres pour seule réponse la fuite. Attrapant ton paquet de cigarettes tu coupes fin à l’entrevue en te dirigeant vers l’escalier, t'as jeté ton mégot depuis plusieurs minutes déjà, rallumer une clope signerait ton envie de rester en sa compagnie. Tu cherches une excuse, voilà en quoi vous êtes doués Rhett et toi : l’art de se dérober.

Arrivée devant la porte tu réalises que la brique qui la retenait a disparu et elle se retrouve close, ne pouvant être ouverte que de l’intérieur il est évident que vous vous retrouvez coincés ensemble sur ce toit. « Oh non ! Putain de merde ! » tu pestes contre cette satanée porte, tu la cognes, frappes bruyamment faisant résonner le métal lourd, cherches à te faire entendre de l’autre côté. En vain. Tu te retournes pour adresser au responsable un regard accusateur alors que tu lâches un nouveau juron donnant un dernier coup de pied contre la paroi, te laissant glisser vers le sol tu ramènes tes genoux contre ta poitrine, t’enfouies la tête dans tes bras et prends une grande inspiration pour te calmer. « Je ne t’ai pas retenu, mais c’est toi qui est parti Rhett. » marmonnes-tu sans faire plus d’efforts pour être audible, t’es pas sûr que tu souhaitais être entendue, qu’il arrête son cinéma avec ces cinq années qui lui ont paru trop longues, tu n’y crois pas un seul instant. « C’est toujours toi qui pars… » tu te retiens d'ajouter.  




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Rhett Brown
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ɷ statut : se sentir vaciller en un étrange vertige, ressentir le désir et le vide et savoir... C'est cela, le manque de toi.
✎ métier : entrepreneur nomade.
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MessageSujet: Re: certains mots ne peuvent pas tout effacer | scarhett   Lun 19 Juin - 1:08

Tu hausses un sourcils quand tu la vois prendre la poudre d'escampette, ton visage se ferme, envolé le sourire. Tu lâche même un soupir silencieux, qu'elle s'en aille, vous n'êtes bons qu'à ça. Disparaître dès que les choses se compliquent ou deviennent sérieuses. Quand tu te décides à t'en griller une de plus tu l'entends jurer, malmener l'énorme porte métallique et tu réalise que la brique sur laquelle tu as trébuché en arrivant avait certainement son utilité et ne servait pas uniquement de décors au sol. Elle tenait la porte. Tu te ravises, tu ranges ton zippo et abandonne ton paquet de clopes pour te retourner vers une Scarlett bien remontée. Pourquoi tu t'es senti obligé de l'ouvrir ta grande gueule ? Tu fais rouler tes yeux dans leurs orbites et prends une profonde inspiration. Elle s'excite contre la porte et finit par abandonner, blasé tu réalises que t'es coincé là, c'est tout ce dont tu avais besoin. Youpi. Tu t'approches lentement de cette dernière, t'es pas à l’abri qu'elle t'explose à la gueule alors tu garde un genre de distance de sécurité. "Pardon ?!" question rhétorique en réalité, t'as très bien entendu et ce qui sort de sa bouche te troue le cul, y'a pas d'autres mots. De tes naseaux s'échappe un soupir, le genre qui fait comprendre que t'es outré, celui qui fait pas tellement de bruit, mais qui es bien significatif. Finalement, c'est peut-être toi qui va lui péter à la gueule. Tu lâche un rire narquois dérangeant, autant pour toi qu'il doit l'être pour elle. "Tu te fous vraiment de ma gueule Scarlett." tu agrémente le tout d'un "Putain !" accompagné d'un hochement de tête sec, ouais c'est la meilleure. T'as fuis, d’innombrables fois tu l'as abandonnée parce que t'as pris peur, comme un gamin effrayé par un clown, tu t'es barré. Mais cette fois-là grand dieu que t'aurais aimé rester, seulement les trompettes de l'apocalypse raisonnaient dans tes oreilles, elle ne daignait même plus passer la nuit dans tes bras et elle OSE te lancer ça à la gueule. "On n'a pas fini de se refiler le bébé à ce rythme là, tu me reproches encore de m'être tiré alors que t'as TOUT fait pour me faire douter de ma PROPRE existence !" ces mots tu les a craché, t'en reviens pas d'entendre de pareilles conneries, parce qu'à tes oreilles voilà ce que c'est vraiment. Elle ne réalise donc pas. "C'est toi qui t'es enfuie, pour secourir je ne sais quel paumé et je t'ai laissé faire, tu vois j'aurais pas dû !" 2 million 628 mille minutes vous sépare de ce moment et pourtant la plaie semble encore béante pour toi comme pour elle. Tu te sens tout drôle de revenir sur quelque chose que tu pensais avoir enterrer, sur des rancunes auxquelles tu t'étais juré de ne plus pensé, de déterrer une hache de guerre qui semblait avoir été brûlée. Merde alors. Tu t'es voilé la face. "J'ai fuis, mais cette fois-là c'était pas par crainte." ces mots là tu les a vomis, tu voulais pas les sortir, on peut dire que tes mots ont dépassés ta pensée. D'ailleurs comme ci tu pouvais annuler ce que tu viens de dire tu plaque ton poing contre tes lèvres et lui tourne le dos. Tes yeux se ferment un instant et là tu te dis que rester coincer sur ce toit ne va vraiment pas être une partie de plaisir. En fait, t'as jamais réussit à te convaincre que la faute venait de vous deux.

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Scar Lavon

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MessageSujet: Re: certains mots ne peuvent pas tout effacer | scarhett   Lun 19 Juin - 18:31


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Tu t’engages sur un terrain glissant mais c’est lui qui t’a poussé dans cette direction, il voulait t’arracher les mots de la bouche et tu lui as donné ce qu’il voulait. Seulement comme d’ordinaire ce n’est pas ce qu’il désirait entendre, t’es pas du genre à lui facilité la tâche, c’est pas intentionnel, c’est naturel. Ce que t’as dit tu le penses, c’est sans cesse lui qui décide de tirer sa révérence. Peut-être qu'il ne voyait pas comment te dire que pour lui c'était fini, t'avais pas envie de le supplier de rester, et qu'il reste par pitié. Son rire pollue tes tympans, tu lui adresses à sa suite un regard mauvais, il ose se moquer d’une situation qu’il a de lui seul provoqué. « Qui se fout de la gueule de qui ? » répliques-tu aussitôt furibonde, t’en reviens pas qu’il se mette soudainement en colère contre toi alors que tu es celle qui a toutes les raisons de lui en vouloir. La colère gronde dans sa voix, sa posture se fait plus dure, tout son corps est en train de lâcher sous tes provocations. De provocations tu ne faisais pas preuve pourtant, t'énonçais juste un fait avéré le mettant face à ses propres contradictions. Réclamer ce qu’on a jeté au loin, ça n’a pas de sens. Tout ce qui se passe ensuite s’enchaîne trop vite, t’as à peine le temps de suivre, le bien-fondé de ses paroles se dérobe à toi, tu te redresses vivement prête à lui sauter à la gorge. T’en reviens pas qu’il essaye de te mettre sur le dos ce qu’il a bazardé de lui-même il y a cinq ans, hors de question que tu endosses la moindre responsabilité dans ce fiasco. « Tu t’es tiré en plein milieu de la nuit je te rappelle ! C’était ton choix ! Le tien. Alors n’essaye pas maintenant de me faire porter le chapeau ! » le dépassant de quelques pas tu te retiens de le bousculer au passage, attrapant une cigarette dans ton paquet tu te résous finalement à en fumer une autre. Calmer tes nerfs. Du moins tu tentes. T’acharnant sur ton briquet qui choisit son pire moment pour faire de la résistance. Tu vas t’allumer saloperie ! pestant contre le feu qui ne vient pas tu soupires d’exaspération, y’a aucune issue en vue. La conversation dévie sur Lloyd, tes sourcils se froncent de surprise, comment en êtes-vous arriver-là ? A quel moment t’as laissé les choses foutre le camp à ce point ? A dire vrai tu comprends pas pourquoi il surgit brusquement dans votre débat, t’admets pas plus son implication à l’époque qu’aujourd’hui. T’es sûrement de mauvaise foi, mais la rancœur t’empêche de raisonner. « Mais de quoi est-ce que tu parles bordel ?! Ce « paumé » c’est mon plus vieil ami ! » s’attendait-il à ce que tu lui tournes le dos à une période aussi chaotique, en plein deuil de ses proches ? Sans que tu t’en aperçoives les anciennes disputes sont de nouveau d’actualité, comment est-ce possible ? Tu pensais qu’en cinq ans il aurait fini par le digérer, mieux même, le concevoir, l’accepter. Le comprendre. Prendre conscience que c’est ta loyauté envers ton ami et non tous tes innombrables défauts qui l’ont poussé vers la sortie est inacceptable. Tu ne baisses pas les yeux. T'affrontes sa colère ou du moins son amertume. Parfois, tu ne le comprends pas. Tu le connais si bien. Mais tu ne peux pas. Ou plutôt tu ne veux pas. Et pourquoi tant de regrets pour ce dont on s'est déjà lassé ? Il est venu. Il a pris. Il est reparti. C'est ça non ? Tu ne lui demandais rien pourtant. Pas de vaines promesses. Pas de mensonges aléatoires. Et au final tu t'es retrouvée seule accoudée à ce bar. Tu lui en veux pour les désillusions qu’il t’a imposées. « Alors pourquoi ? Pourquoi je me suis réveillée toute seule ce matin-là ? Pourquoi toutes tes affaires avaient disparu et pourquoi tu m’as laissé ce putain de post-it ? Ça valait le coup ? Tu t’es senti mieux après ça ? » lui hurles-tu réussissant enfin à allumer ta clope alors qu’il te tourne désormais le dos, parce que toi non, tu t’es pas sentie mieux, tu t’es sentie plus minable que jamais. « Ne viens pas me la faire à l’envers ! C’est toi qui t’es bien foutu de ma gueule ! Quand une relation arrive à son terme on utilise pas un email, ou bien un portier ou un avis de disparition pour le faire comprendre. Et certainement pas : UN POST-IT ! » trop tard il a appuyé sur l’interrupteur, il aurait pu se taire, au mieux présenter des excuses, au pire t’ignorer mais il s’est senti obligé de ramener sur le tapis une désapprobation que t’as jamais saisi. D’après ce qu’il semble croire tu ne t’es pas montrée à la hauteur de votre couple, et t’as beau décortiquer ça dans tous les sens y’a rien à faire, tu percutes pas.



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MessageSujet: Re: certains mots ne peuvent pas tout effacer | scarhett   Mer 21 Juin - 1:07

"Putain !" tu lâches ça comme ça, le contrôle que tu as sur ta personne habituellement semble s'être envolé. Bordel de merde, comment est-ce qu'elle arrive à te faire sortir de tes gonds aussi facilement ? Tu te poses la question, mais tu la connais bien la réponse, parce qu'elle te fait mal, autant que toi tu dois lui faire mal. T'as quand même hésité à lui tendre ton zippo pour qu'elle allume sa clope, vous avez beau être en train de vous prendre le bec, t'es pas contre l'idée de lui passer du feu, faut pas être trop con non plus. "PARCE QUE JE CREVAIS DE JALOUSIE !" tu l'as vomis, tu l'as hurlé si fort que les bruits environnants semblent avoir cessé un bref instant. T'es vénère, c'est officiel, excédé pour parler correctement. T'en peux plus, ta fierté a disparue un moment et ton esprit en a profité pour le sortir enfin. Ouais tu crevais de trouille et de jalousie parce qu'elle accordait plus de temps à son "vieil ami" plutôt qu'à son homme. toi. "J'ai cherché à te faire du mal, de la pire manière qu'il soit." et tu t'en mords encore les doigts aujourd'hui hein, connard. T'as soupiré, ta voix s'est légèrement adoucie, tu l'a sortit plus calmement cette phrase. Elle veut des réponses, t'es disposé à vider ton sac, que peux-tu faire d'autre, t'es bloqué là avec elle de toute manière. Cette conversation vous auriez dû l'avoir y'a des années. "C'est ça que tu voulais entendre ? T'es contente ?" toi t'es bien loin d'être satisfait, je ne sais pas pourquoi ça t'arrache tant la gueule de te confier sur ces sentiments là, ou plutôt sur ces ressentiments. Tu te voyais pas l'affronter, tu voulais pas affronter vos problèmes parce que t'étais persuadé qu'elle t'annoncerait quelque chose que tu digérerais jamais, quelque chose d'affreux susceptible de te briser. "Tu t'rends pas compte de ce que tu m'fais." tu pinces tes lèvres alors que tes mains viennent se poser sur ton crâne alors que tu soupires. Tu t'en veux d'ouvrir ta gueule autant, de te dévoiler en fait, t'aimes pas ça, parce que là tu te rends vulnérable, parce que là elle peut faire ce qu'elle veut de toi parce que tu lui donne toutes les armes pour t'achever. "J'ai chier, j'le sais, t'es pas obligée de me le rappeler et non, j'suis pas fier de ce que je t'ai fais, encore moins de t'avoir blessée volontairement." tu l'observes rapidement et choisit de baisser les yeux, d'éviter son regard, de ne pas l'affronter pour ne pas exploser, parce que là, ce n'est qu'un avant goût, là ce que tu viens de faire et de dire, c'est rien à côté du pire, ce que tu pourrais faire : partir sévèrement en couilles. "J'suis tombé amoureux." quelle jolie réponse, belle réponse de merde, tu bloque ta respiration et c'est toi qui la dépasse cette fois pour aller t'accouder au rebord. Tu l'as esquivée, tu t'es écarté d'elle lentement en prenant soin de ne pas croiser son regard et là tu te maudit, t'en vomirais presque tant t'as la haine d'avoir ouvert ta sale bouche. N'a t-elle pas là tout ce qu'elle souhaitait entendre ? A chaque fois que tu te tirais, à chaque fois, c'était parce que tu sentais bien que tu tenais plus à elle qu'elle ne pouvait tenir à toi, Scarlett femme sauvage et indomptable semblable à l'océan. Vulnérable petit con.

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MessageSujet: Re: certains mots ne peuvent pas tout effacer | scarhett   Mer 21 Juin - 15:31


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Un silence temporaire s’impose. Lourd. Pesant. Dérangeant. Ses mots résonnent l’espace d’un instant entre vous, se font échos et te renvoient les vieux dilemmes au visage. T’as pris ses cris de plein fouet, plus inattendus qu’une claque qu’il t’aurait adressé « .. à.. à cause de Lloyd ? » question purement rhétorique. Ça t’échappe, tu réfléchis à haute voix, évidement à cause de Lloyd de qui d’autre ? Pour toi cette idée est aussi insensée qu’elle l’était à l’époque, Lloyd a toujours fait partie de ta vie, et il en sera sûrement encore longtemps ainsi, t’a jamais pensé qu’il serait un obstacle à tes relations. En tout cas, tu ne l’as jamais reconnu. Parce que tu maintiens que votre amitié n’est que ça, de l’amitié. Si autrefois vous vous êtes interrogés sur la vraie nature des sentiments qui vous unissent cela fait des années que la question ne se pose plus, vous l’avez enterré l’un comme l’autre à grands coups de pelle. T’avais associé au départ de Rhett tout un tas de raisons plus vraisemblables que celle-ci, la lâcheté, la fierté, l’ennui, la rancœur. Tu pensais qu’il te faisait payer pour l’autre souffrance, celle que tu lui avais infligée dans l’insouciance de ta jeunesse, quand tu faisais les quatre cent coups et que tu croyais qu’il te suffisait de réapparaître pour qu’il oublie tout.

Gagné. Pour te faire mal, il y était parvenu avec brio. Et après ? La jalousie, t’as toujours refusé de la ressentir. Elle pousse à des folies, des décisions irréfléchies qui t’ont toujours échappées. Tu l’apparentes à un excès de possessivité toi qui exècres de te plier à la volonté d’autrui, ne voulant être détenue par personne d’autre que toi-même. Pour un homme comme Rhett qui cherchait sans arrêt à tout contrôler, y compris son entourage, c’était inconcevable. Avez-vous simplement été les malheureuses victimes de votre incompatibilité ? Non t’es pas contente. Comment pourrais-tu l’être ? T’étais pas prête pour ses réponses. Le passé… On croit qu’il est derrière vous et il revient vous faire des queues de poisson. Il réclame des comptes, pose des questions. Il joue les justiciers. Le passé n’oublie jamais. Il revient toujours. Avec une ardoise à régler. Il n’aime pas les histoires inachevées. Il a cherché à te blesser, intentionnellement, te faire réagir et toi tu juges que tu n’avais pas besoin de ça. T’as donné bien plus dans cette relation que tout ce que tu as pu offrir à tous ceux avec qui tu as pu coucher ou sortir durant toute ta vie. Peut-être a-t-il raison, peut-être que tu ne te rends pas compte du pouvoir que tu peux avoir sur lui, tout comme il ne s’est jamais rendu compte de ce qu’il représentait pour toi. Ça t’apparait clairement désormais. Il n’a jamais su combien il pouvait compter, combien t’es allée contre ta nature profonde pour le satisfaire. « Il fera toujours partie de ma vie. C’est comme ça. Tu pouvais pas me demander de lui tourner le dos.. j’en suis tout bonnement incapable. » lui avoues-tu quelque peu plus calme ajoutant aussitôt « Mais j’étais avec toi. J’étais avec toi. » tu pensais qu’il aurait fini par le réaliser, toi t’avais bien accepté son amitié étrange avec Lauren Bristol, une femme pour qui, il a toujours eu de l’attirance tu le sais. T’avais confiance en lui. « Pourquoi est-ce que c’était si dur pour toi de me faire confiance ? » ta voix se fait gémissante désormais, même après tout ce temps il n’y était pas parvenu, il doutera toujours de toi et c’est un obstacle que vous n’avez pas réussi à franchir. Même après trois tentatives. Tu tentes d’éteindre la colère qui bout en toi. Encore Rhett! Encore des reproches! Tu l’écoutes et tout ton corps est tendu vers lui, pas pour le provoquer comme il le croit mais pour apprendre. Tu le croyais statue de glace et voilà qu’il fond sous tes yeux... Encore des mots d'ardeur et de colère.

« Tombé amoureux ». Ton cœur rate un battement. Jamais encore il ne t’avait fait une telle confession. Ta bouche s’entrouvre pour lui répondre mais rien ne vient, t’aimerais dire quelque chose, faire quelque chose. Ton corps refuse de réagir. De bouger. De respirer. Il se dérobe à toi pour venir s’accouder sur la rambarde, ses mots restent plantés dans ton cerveau, qui ne sait plus quel message t’envoyer. T’es en train de faire un court-circuit. Ta tête surchauffe, tout ton corps avec elle, ta cigarette s’est presque entièrement consumée entre tes doigts. Tu t’affoles pour te remettre en marche, faisant preuve de tant d’efforts que lorsque t- parviens enfin tu te sens complètement vidée. Te rapprochant de lui ta main se fait hésitante, à deux doigts de se poser sur son épaule tu arrêtes ton geste, chancelle de peur d’être brûlée par ce contact et la pose à côté de la sienne sur la rambarde. En réalité t’as du mal à l’admettre, qu’il tombait amoureux, du mal à le croire. « Tu m’as voulu tu m’as eu.. J’ai tout accepté. Tu m’as eu quand on avait vingt ans et tu as choisi Gisèle. Tu m’as eu après ton divorce et pourtant tu as privilégié tes voyages d’affaires. Tu m’as encore eu il y a cinq ans et tu es parti. Tu te fiches de mes états d’âme.. tes désirs priment toujours sur ceux des autres. » un amour commence à exister quand chacun offre à l'autre le fond de ses pensées, les secrets les plus verrouillés. Sinon, ce n'est pas de l'amour, c'est de l'échange de peaux, de désir immédiat, et l'on se retrouve, détroussé, comme après le passage d'un cambrioleur. Par trois fois t’as l’impression qu’il t’a volé, alors son amour t’as du mal à l’avaler. T’as bien trop peur qu’il te retire encore plus si tu te laisses aller à y croire.  « T’as pris en moi ce qui t'intéressait. En commerçant avisé. Ce n'est pas de l'amour ça. » t’écrases ton mégot sous ta chaussure, finalement tu ne l’auras pas fumé. Quel beau gâchis. Lui et toi plus que cette clope.




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MessageSujet: Re: certains mots ne peuvent pas tout effacer | scarhett   Jeu 22 Juin - 1:13

"J'attendais pas de réaction particulière de ta part." ce qui peut se traduire littéralement par un : ferme ta gueule. froid, net et cassant. Pas suite à ce que tu viens de balancer non, t'es tellement énervé que si tu pouvais bâtir un mur de briques autour de ta personne tu le ferais, malheureusement pour toi, l'unique brique se trouve être du mauvais côté de la porte. T'as même pas envie de la regarder tant tu te dégoûtes toi même de lui avoir donné les cartes, à elle de jouer. Putain, ça te rend dingue de l'entendre énumérer les concessions qu'elle a faite pour toi, peut-être n'as-tu pas été assez démonstratif à son égard ? Pourtant, tu t'es fais violence, elle t'a fait violence. Avoir le culot de se repointer après chacune de tes disparitions pour reprendre une histoire perdue d'avance. A ce moment précis, elle est perdue d'avance votre histoire, tu t'fais des films, t'imagines, arrête un peu de jouer au con bordel de merde. Et tu vrilles, le commerçant avisé comme elle dit, il s'est tout de même laissé faire. L'espèce de connard possessif qu'elle semble penser que tu es l'a laissée vagabonder avec un être du sexe opposé sans que tu ne dises trop rien, merde, tu l'as laissée te marcher sur les couilles et aujourd'hui tu recommences et elle en profite pour continuer à t'en mettre plein la gueule. T'es quoi à la fin, un punching ball ? Tu fulmines, c'est simple, si t'avais des ongles plus longs tu les aurait pétés rien qu'en te cramponnant de rage contre le rebord contre lequel tu te tient, juste parce que t'a la haine. "J'ai choisis Gisèle..." que tu répètes avec amertume en hochant de haut en bas ta petite tête de nœud. "On va remettre ces putains d'événements dans le contexte si tu veux bien, avant que ta vision pervertie par la haine ne chamboules tout." toujours ce ton froid et cassant, tu t'en trouverait presque chiant à parler comme ça. Comme un putain de connard constipé sentimentalement. Un espèce d'Edward Cullen de merde. "TU T'ES TIRÉE !" que tu grognes, tu cries et crache ta rage. Mais tu l'as remplacée, non ? T'as cherché un substitut à la douleur, un genre de placebo qui pourrait combler le trou béant qu'elle a laissé en te quittant et tu es tombé sur Gisèle, le coup de foudre. Conneries. Tu restes persuadé que dans un autre contexte, Gisèle aurait parfaitement pu simplement te passer devant sans que t'en aies rien à battre. Tu déglutis, tu prends une profonde inspiration, tu te veux plus calme. "Tu n'as jamais accepté de m'accompagner, je t'interdis de déformer les faits, à maintes reprises je te l'ai demandé..." La côte d'azur lui aurait plus, les français aussi et leur culture, la nourriture et le paysage. "Qu'est-ce que j'irais foutre en France, tu m'as demandé !" t' mmites sa voix grossièrement, c'est presque surprenant qu'elle ne t'ait pas encore giflé. "Tu serais avec moi, voilà ce que j'ai dis, et toi, t'as levé les yeux au ciel. Tu pigeais pas." Tu savais pourtant qu'elle s'y plairait, mais elle n'a jamais voulu t'accompagner. C'est à croire qu'à l'époque le romantisme n'avait pas lieu d'être entre vous. Elle devait croire que t'essayait d'avoir la main mise sur elle, que de cette façon tu garderait un oeil sur ses faits et gestes, mais c'était pas le cas, sans ça tu ne serais jamais partis des semaines pour le boulot en la laissant ici à Monterey, pas si t'avais pas confiance. "Bien." tu lâches en levant les mains à hauteur de ton visage, comme pour te rendre. "Ce n'est pas de l'amour, t'as raison." tu rends les armes. Qu'elle croit ce qu'elle veut, comme ça t'es fixé. "Te laisser aller voir ton vieil ami alors que notre couple battait de l'aile, accepter ton besoin de liberté... Te reprendre à chaque fois que tu venais feuler devant ma porte. Laisser passer tout ça, prendre sur moi. Je l'ai fais, mais pas par amour, non. J'suis un gros connard masochiste." tu pues la rage, l'ironie, le mépris. N'importe quel être humain t'aurait déjà frappé tant t'es détestable à parler comme ça. Toi le premier tu te hais. Tu t'es jamais beaucoup apprécié, mais plus le temps passe et plus tu te dis que tu va crever tout seul, comme un blaireau, parce que t'as jamais su dire les bons mots au bon moment. pétrifié par la peur de l'abandon t'a fermé ta gueule et tu en paiera le prix. Le retour de flammes certains appellent ça comme ça, d'autres disent que c'est le karma. "Oublie ce que j'ai dis." t'as pas tourné la tête une seule fois dans sa direction, t'as même pas chercher à la regarder. Non. Tâchons de voir du positif là-dedans, il faut se dire qu'à force de vous mettre à hurler, vous finirez pas attirer, qui sait, l'attention d'un voisin qui appellera la police et vous libérera pour vous envoyer en G.A.V pour tapage.

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MessageSujet: Re: certains mots ne peuvent pas tout effacer | scarhett   Jeu 22 Juin - 13:04


HI, IT'S ME. YOU'RE A DICK.
Oh, it's such a shame. That we don't talk anymore, we don't talk anymore. We don't talk anymore, like we used to do. We don't love anymore. What was all of it for? Oh, we don't talk anymore, like we used to do. ~ we don't talk anymore - charlie puth.


T’entends au son de sa voix que la colère a repris ses droits, tu ne voulais pas entamer une nouvelle guerre, tu souhaitais seulement mettre les choses à plat. Aujourd’hui ou avant, vous n’avez jamais eu la même vision des choses, vous ne désirez pas pas les mêmes choses, vous êtes rarement d’accord sur un sujet. En réalité vous n’êtes même jamais du même avis. Tu te demandes comment vous avez fait pour vous rabibocher toutes ces années, ça tient du miracle. Il se trompe pourtant, ton cœur est dépourvu de haine à son égard, t’as de la rancune, des remords, de l’amertume mais pas de haine. Ce serait d’ailleurs sûrement plus simple si tu pouvais simplement le détester et le rayer de ta vie. « MAIS MOI JE SUIS REVENUE ! » que tu hurles à ton tour en réponse à ce qu’il vient de te cracher, cette erreur elle ne sera décidément jamais dernière vous, marquant la première étape de ruptures qui n’ont plus cessé depuis. T’es partie parce que t’en avais besoin. Il réclamait trop, trop brusquement. Ses mots, tu ne pouvais pas les entendre, tu n’étais pas prête. Il ne faut pas te donner de l'amour à grande louchées, tu ne peux pas l'avaler. C'est comme si on gavait un affamé du Sahel, on le ferait crever. Aimer, tu ne savais pas, t'imaginais, t'essayais de savoir avec lui... Aimer c'est savoir ce dont l'autre a besoin et dans quelle quantité. Ne pas le bousculer, ne pas le prendre d'assaut. Ce n'est pas seulement répondre à son besoin de donner, d'aimer, c'est s'adapter à l'autre. Et toi tu ne pouvais pas prendre tout ce qu’il cherchait à te donner en insistant si lourdement. Cela te donnait envie de régurgiter ... Tu voulais juste qu’il t’écoute, qu’il soit patient, qu’il avance lentement. T’es partie pour ralentir la cadence, c’était sûrement un choix maladroit, t’étais jeune, tu ne savais pas ce que tu faisais. Mais t’es revenue. Contrairement à lui.

A l’évocation de vos souvenirs communs ton ventre se tord, il redessine des instants envolés, une grimace d’inconfort t’échappes lorsque votre conversation avant son départ pour la côte d’Azur se réveille dans ta mémoire. Toute ta vie était ici à Monterey. Bien sûr que tu pigeais. Tu ne pouvais simplement pas te résoudre à partir pour lui, qu’est-ce que tu serais allée faire en France ? Poursuivre un homme à l’autre bout de l’océan ce n’était pas pour toi, tout abandonner parce qu’il te le demandait. Peut-être que tout ça c’était des excuses, il n’empêche qu’à l’époque elles sonnaient foutrement justes. Tu ne lui as pas non plus demandé de rester. En fait, tu ne demandais rien. Jamais. C’eût été trop dangereux. Il risquait de tout te donner. Et tu n’aurais pas su quoi faire de cette offrande. Recevoir, c’est prendre un risque, s’engager. Il faut rendre la monnaie. Tu préférais rester insaisissable et flou. Tu peux pas oublier non, t’en as même pas envie. C’est le bordel dans ta tête, y mettre de l’ordre ça n’a jamais été ta spécialité ni une partie de plaisir, mais t’as le temps. Vous n’avez que ça de toute façon, coincés ici jusqu’à ce que quelqu’un se décide à faire un tour sur le toit et vous délivre. « Ok peut-être que j’avais simplement la trouille moi aussi ! » finis-tu par lui avouer les yeux de nouveau rivés sur le ciel, la nuit commence à recouvrir l’étendue, les lumières déclinent à l’horizon « J’ai jamais eu de relation stable. Jamais. Les histoires de couple ce n’est pas pour moi. Tu le savais.. Je pensais y arriver avec toi. Je crois que tu réalises pas Rhett.. » ce n’est pas sur le ton du reproche que tu lui confies ça, en vérité t’es plutôt honteuse d’admettre qu’à ton âge t’as jamais expérimenté ce que tant d’autres ont constamment espéré, t’as jamais eu ce cran « Y’a eu que toi. Personne avant.. et personne depuis. » baissant la tête tu te mords la lèvre à cet aveu, bien sûr tu as connu des hommes, et des femmes depuis votre séparation. Ils ont duré ce que durent le désir physique, l'envie de frotter ta peau contre une autre, de te faire éteindre, entourer, fouiller, retourner. Comme le tracteur dans la terre. Ou plus doucement. Tu hais la douceur, la tendresse, la passion, quand elles ne viennent pas de lui. De cet homme qui s'est éloigné, un beau matin. « Je sais que c’était pas assez pour toi. Tu voulais plus.. ou « mieux ». Je sais bien.. mais c’était déjà énorme pour moi. Je t’ai donné plus qu’à n’importe qui. » t’avais peut-être besoin de plus de temps pour en arriver là où il était, vous ne le saurez jamais. Soupirant tu t’éloignes de lui, retournant vers la porte tu te remets à frapper et appeler pour signaler votre présence, t’as bon espoir que quelqu’un finisse par vous entendre et vienne vous ouvrir. Si possible avant que le Gym ne ferme.  





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