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 her leaving wasn't about you. it was about her. (odessa)

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MessageSujet: her leaving wasn't about you. it was about her. (odessa)   Mer 7 Juin - 15:32


her leaving wasn't about you. it was about her. La maison Caldwell n'est plus la même depuis longtemps trop longtemps déjà. Julian a beau tenter de maintenir le bateau à flot, il prend l'eau depuis des mois déjà et lentement il se met à couler. Et il ne peut rien y faire, rien y changer. L'homme se sent désemparé, tout lui échappe et il est incapable de trouver une solution pour faire changer la situation. Il entend les questions d'Ethan qui se font de plus en plus nombreuses. Il voit les regards qui changent sur lui en ville. Il sait les qu'on-dira-t-on qui sont colportés sur le compte de sa famille. Mais surtout, il sent Odessa qui s'éloigne toujours un peu plus. Il a beau tenter de la retenir, Julian n'arrive plus à rien avec l'adolescente. Alors parfois, il en vient à penser qu'il ferait mieux d'abandonner... mais cette pensée ne fait qu'effleurer son esprit et puis il reprend le dessus, se rappelle qu'il est son père, qu'il n'a pas le choix que de continuer à essayer. Et depuis peu, le brun se surprend à nourrir une certaine rancœur envers sa femme. Ashley, que peu à peu il tient pour unique responsable de la débâcle qu'il tente de contenir du mieux qu'il le peut. Il a beau se l'interdire, tenter de comprendre, encore et toujours, tenter de lui trouver des excuses... l'absence et le silence d'Ashley finissent peu à peu par le bouffer à son tour. Mais contrairement à Odessa, il n'a pas le droit de le montrer, alors il se contente de sourire, encore et toujours, comme il l'a toujours fait. Il ment, enjolive la réalité, défend sa femme face aux divers attaques dont elle peut être la proie. Jolie mascarade qu'il tente de faire survivre du mieux qu'il le peut... Mais ça le bouffe Julian, toute cette situation, ça le ronge chaque jour un peu plus. Ça le rend plus irritable à la maison, surtout quand il est seul, parce que face à d'autres gens, il fait son possible pour ne rien laisser paraître. Alors quand il ne retrouve pas son iPod en ce mardi après-midi, c'est une petite fin du monde pour lui !

Il a fouillé la chambre d'Ethan, le petit chapardeur n'est pourtant pas le coupable cette fois. Ne reste plus que l'antre d'Odessa à inspecter. Il n'a jamais été du genre père intrusif, celui qui vient fourrer son nez dans les affaires de ses enfants. Alors il tente de se faire le plus discret possible, alors qu'il parcourt son bureau un peu trop en pagaille à son goût. Légèrement maniaque sur les bords, il aurait bien envie de remettre de l'ordre dans tous ça, mais il n'en fera rien. Le Caldwell continue sa recherche et plus ses yeux parcourent les papiers de sa fille, plus ceux-ci s'attardent sur les mots qui s'y étalent. Des devoirs, des examens, toute une pagaille à l'écriture hâtive. Et puis un cahier, qu'il n'a jamais vu auparavant. Des mots écrits avec plus d'application, des phrases tracées, des annotations sur les coté, ça attire forcément son regard. Il sent bien qu'il ne devrait pas le faire... mais il ne peut pas s'en empêcher, il prend le cahier entre ses mains et se met à lire. De la poésie ? Non, plus des paroles de chanson, ça lui correspond plus. Julian qui pensait que sa petite brune avait abandonné la musique, il est en quelque sorte soulagé de voir que ce n'est pas le cas... mais lorsqu'il s'imprègne de ses mots, ses maux, c'est comme un coup en plein cœur. Julian sait qu'il devrait reposer le cahier, qu'il devrait sortir de la chambre de sa gamine. Mais il ne peut plus le lâcher, continuer de lire les rimes qui éclairent soudainement tous les sentiments qui tempêtent dans le corps frêle d'Odessa. Tout ce qu'elle n'a pas su dire, tout ce qu'il soupçonnait, mais n'osait s'avouer...

Complètement plongé dans sa lecture, Julian en oublie le monde qui continue de tourner. Le temps qui passe et surtout les cours qui se terminent et Odessa qui est en train de rentrer à la maison. Il a fini par s'asseoir sur son lit, continuant de parcourir les pages, ne lisant parfois que quelques lignes avant de passer à la suivante. Et il n'entend pas les pas dans les escaliers, pas plus que la porte qui s'ouvre sur la silhouette adolescente de sa fille.
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MessageSujet: Re: her leaving wasn't about you. it was about her. (odessa)   Mer 7 Juin - 21:33

Distribution du dernier contrôle de math. Tu croises les doigts pour avoir une bonne note, cette fois. Eden t'avait aidé à réviser, en plus. Le professeur donne sa copie à l'élève devant. Tu fermes les yeux forts, en marmonnant des prières. La feuille tombe sur ton pupitre. Les battements de ton cœur s'accélère. Tu oses ouvrir un œil. Tu vois pas mal de rouge un peu partout. Tu ouvres l'autre. Tu fronces les sourcils. Quoi ?! Seulement un sept ?! Mais t'as bossé pour ce test, vraiment t'as essayé. Mais apparemment le système scolaire n'en a rien à faire de tes efforts. Tu grognes. Tu tournes la tête vers Eden et tu lui montres ton pouce vers le bas, signe que c'était une vrai catastrophe. Tant pis pour ça, tant pis pour le reste. Avec un peu de chance, tu finiras ta vie mariée à quelqu'un de riche et tu n'auras pas besoin de diplôme. L'idée ne t'inspire pas plus que ça, mais pour le moment, c'est ton seul plan d'avenir apparemment.

La sonnette qui annonce la fin des cours retentit. Tu te lèves d'un bond et tu balances ta feuille dans ton sac à dos sans aucune attention. A quoi bon ? Avec ce genre de note, c'est pas réellement le genre de chose qu'on a envie d'afficher à la vue de tous sur le frigo. Ça t'énerve. T'avais étudié la théorie, t'avais plus ou moins compris les formules. Et pourtant, t'as pas la moitié. Tu quittes la salle de classe comme une furie sans attendre tes amis. Tant pis. T'es pas d'humeur à traîner. T'es pas d'humeur à quoi que ça soit, en fait. T'as envie de hurler.

Tu laisses les grilles de l'école derrière toi et la cadence de tes pas s'accélèrent. Encore. Et encore. Te voilà en train de courir, Odessa. T'as besoin de te dépenser, d'évacuer toute cette rage. Quand t'essaies pas, tu rates. Quand t'essaies, tu rates. Est-ce que la vie t'envoie un message subliminal pour te dire que peu importe ce que tu tenteras, tu seras une ratée ? T'as un tas de mots qui te viennent en tête, des tas de paroles que t'as envie de jeter dans ton carnet. T'as envie de les cracher tellement ils sont violents.

T'as couru tellement vite que t'es déjà arrivée devant la demeure familiale, toute essoufflée, les joues rosies par l'effort physique. La maison te semble calme, trop calme. T'espères qu'ils sont tous partis en vacances sans toi et qu'ils ne reviendront que dans un mois, mais tu sais aussi que c'est un rêve bien trop beau pour qu'il ne soit réel. Tu montes les marches, une à une, en tentant de reprendre ton souffle. Sur le palier, tu remarques que la porte de chambre est entrouverte. Froncement de sourcil. T'es certaine d'avoir fermée cette porte ce matin. Dans l’entrebâillement, tu vois ton père, assis sur ton lit. Tu pousses la porte. Apparemment, le grincement ne le fait pas réagir. Maintenant que tu en vois plus, tu sais ce qu'il lit. Tu lâche ton sac qui atterrit sur le sol avec un bruit lourd. « Je peux savoir ce que tu fais ?! » Tu articules chaque syllabe. Tu bouillonnes, Odessa. Tu te jettes sur le carnet pour le lui arracher des mains. Ce carnet, c'est tout ce qu'il y a de plus profond en toi. Personne ne l'a jamais lu, même pas Eden. Dans ce carnet, il y a des paroles de chansons, rarement finies. Des couplets par-ci, des refrains par-là. Ce carnet, c'est comme dans ta tête ; il y a pas mal de ratures, des mots mal effacés, des notes de musique dans la marge, des mots encerclés, des mots reliés, fléchés ... C'est le bordel ce carnet, mais c'est exactement toi.

Tu le tiens contre ta poitrine. T'es choquée qu'il t'aie fait ça. D'accord, vos rapports ne sont pas bons pour le moment, voire carrément mauvais, mais jamais ... Jamais ton père n'avait fouillé dans tes affaires de la sorte. Tu le toises d'un regard noir, la bouche entrouverte. T'as cette expression sur le visage, mélange de dégoût, d'incompréhension et de tristesse. Tu te sens trahie, Odessa. « Comment ... Comment t'as pu ?! » T'as les lèvres qui en tremblent. T'es tellement énervée que tu peux sentir les larmes te monter aux yeux. Non. Non, t'as pas envie de montrer ta faiblesse, surtout pas dans un moment pareil. Tu resserres ton étreinte sur ce cahier. Tu ne sais pas si tu vas pouvoir lui pardonner cette violation de ta vie privée. Tu pensais qu'il y avait quand même un peu de respect qui restait dans la relation avec ton père, mais apparemment pas. Tu fermes les yeux, très forts et tu hurles à t'en exploser les poumons. « J'te déteste ! J'te déteste ! J'te déteste ! J'TE DÉTESTE ! »

Les chansons sont tristes pour la plupart. Tu parles du départ de ta mère, tu lui demandes pourquoi. Tu parles de la vie en général, du fait que parfois, t'aies l'impression de perdre le contrôle. Il y en a quelques unes qui proviennent de piques de colère. Tu reproches à ton père de ne pas l'avoir retenue, quand tu sais qu'il n'avait pas envie qu'elle s'en aille. Tu reproches à ta mère de vous avoir abandonné. Tu reproches à Anna d'exister. Des dizaines de textes éparpillés un peu partout dans ce cahier, rien d'abouti, rien de fini. Pourtant, il y a assez de choses dedans pour comprendre tous tes états d'âme, Odessa. T'es mise à nue, vulnérable. Tu rouvres les yeux, ils sont humides et tes lèvres tremblent plus que tu ne voudrais. « J'te déteste ... » que tu répètes encore une fois, plus calmement. C'est pas ce que tu voulais. C'est pas comme ça que ça devait se passer ... Pas comme ça du tout.
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MessageSujet: Re: her leaving wasn't about you. it was about her. (odessa)   Lun 19 Juin - 22:40


her leaving wasn't about you. it was about her. Assis sur le lit, complètement pris dans sa lecture, Julian est chamboulé par ce qu'il découvre. Il se doutait de ce que sa fille pouvait ressentir, mais voir tout ça devenir si réel, c'est comme une gifle. Non, bien plus violent qu'une gifle, c'est un coup dans l'estomac, un coup dans le cœur, c'est le corps tout entier qui résonne de cette douleur que la chair de sa chair ressent. Julian sent sa gorge qui se serre, parce que tout ça devient bien trop réel, bien trop douloureux. Il caresse sa barbe trop longue, qu'il a arrêté d'entretenir depuis trop longtemps, tandis qu'il soupire avant de tourner une nouvelle page. Et il n'a pas le temps de réagir quand il entend la porte de la chambre d'Odessa grincer. « Je peux savoir ce que tu fais ?! » Pris sur le fait, Julian ressemble à un lièvre pris dans les phares d'une voiture. L'impacte se fait violente, lorsque sa fille lui enlève son carnet des mains. Le brun sait très bien qu'il est en faute et en voyant la réaction de sa fille, ça ne fait que renforcé l'idée qu'il a fait une grave erreur. Le Caldwell s'était toujours dit que jamais il ne s'immiscerait dans la vie de ses enfants. Que toujours il respecterait leurs intimités. Et le voilà qui venait d'avoir lu les choses sûrement les plus intimes qu'Odessa ait jamais écrites. Il venait de faire exactement ce qu'il s'était promis de ne jamais faire ! Quel abruti ! Il se sent coupable, il se sent encore plus mal, comme un adolescent qu'on prend en faute. « Comment ... Comment t'as pu ?! » Si seulement il le savait... si seulement il avait su s'arrêter, qu'il avait réalisé à temps que ce qu'il faisait était mal. Il aurait pu choisir une autre option, tenter d'amadouer Odessa pour la faire parler. Mais non, au lieu de ça, il a choisi la facilité et voilà qu'à présent tout lui retombe dessus. L'homme se lève, il tente de parler, ses lèvres s'entre-ouvrent pourtant, aucun son ne sort. « Odessa... je suis... » Les mots finissent par sortir, presque inaudible. Il tend une main vaine vers sa fille. Il voit dans ses yeux se mélange de rage, de déception, de peine. Un mélange d'émotions que jamais il n'aurait voulu lire dans ses iris, surtout s'il en était la cause. « J'te déteste ! J'te déteste ! J'te déteste ! J'TE DÉTESTE ! » Et il en crève, complètement désemparé. Ça fait des mois, qu'il ne sait plus comment gérer ses enfants, qu'il se fait maladroit, mais jusqu'à présent il ne les avait jamais blessés !

« J'te déteste ... » Et cette fois elle ne crie pas et ça le déchire d'autant plus. Parce qu'il sent la déception qui se fait plus présente. Et il ne sait pas quoi dire. Comment pourrait-il trouver les mots pour excuser ce qu'il vient de faire. Il baisse la tête, coupable, humidifie ses lèvres, tandis que son cerveau travaille à mille à l'heure afin de trouver les mots. Mais c'est le néant dans sa tête, son esprit bien trop embrouillé par toutes ces émotions qui se bousculent. « Je suis désolé Odessa, vraiment. Je voulais pas lire ta carnet, c'était pas mon intention. J'étais venu chercher mon iPod et je suis tombé dessus par hasard. » Il tente alors de s'expliquer, le plus calmement possible, tentant de dissimuler sa gorge qui reste serrée. Il sait que ce ne sont pas des excuses, qu'il ne pourra jamais rien dire pour se faire pardonner, parce qu'il sait qu'il vient de trahir sa confiance. Alors il préfère battre en retraite, la tête basse. Il passe à coté de sa fille, caresse son épaule tout en s'excusant encore une fois et se retrouve dans le couloir.

Il a l'impression de rester planté comme un piquet pendant des heures dans le couloir. Pourtant, ça ne dure pas plus de quelques secondes, avant qu'il ne se ravise et fasse demi-tour. Il entre à nouveau dans la chambre de sa gamine et la prend dans ses bras. Comme ça, sans prévenir, sans lui laisser le choix. Qu'elle se débatte, qu'elle hurle, peu importe. Parler n'a jamais porté ses fruits depuis le départ d'Ashley. Et Julian réalise à cet instant, que ça fait une éternité qu'il n'a plus fait de câlin à sa fille. Que lentement ils se sont éloignés, eux qui étaient si proches. Qu'elle lui a échappé et qu'il n'a jamais su la récupérer. Et à cet instant, il est sûr que si elle s'éloigne un peu plus de lui, il la perdra pour de bon.
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