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 What have you done to us (little dick)

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MessageSujet: Re: What have you done to us (little dick)   Ven 9 Juin - 1:05



What have you done to us
dick & dorsey


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Que dire ? Que faire ? Ils étaient si proches et maintenant Dorsey à l'impression qu'entre eux il y a des kilomètres. Les mains sur ses joues, agréable contact pourtant piquant car effrayant. Ce serait si simple d'y reprendre goût. De retomber dans cette bouteille d'amour et de s'enivrer une nouvelle fois. Oublier les peines. Réapprendre à vivre. Plonger à corps perdu dans ce temps à rattraper, dans ces baisers à délivrer, dans ces caresses à octroyer. Il voudrait lui accorder ce pardon. Lui glisser un sourire et dire que tout est du passé. Qu'ils peuvent avancer, main dans la main vers ce nouvel horizon qui apparaît. Putain oui, il aimerait, mais cette utopie n'est que dans les films. Là, le petit est encore rongé par la trahison. La personne qu'il aimait le plus s'est tournée vers une femelle et a procréé. Ils se sont engueulés, un mot plus haut que l'autre, une réalité mal assumée et voilà qu'il était cocu. Ils étaient jeunes, cons. Ils se cherchaient encore, mais Dorsey était bien dans ce secret. Avec ces étreintes cachées. Les regards confidentiels. Les petits gestes qui ne signifiaient rien pour les autres, mais pour eux tout. Il y était bien.
Les mains lui manquent. Ça lui donnait l'impression d'être retenu. Les paumes formaient les parois de sa petite bulle. Enfermé dans leur bulle qu'il venait de faire exploser par son geste. Il fallait qu'il le repousse. Qu'il se montre grand face au géant. Il fallait, oui... Mais pourquoi ? Aucune idée. Dorsey le ressentait dans tout son être. Une évidence qu'il ne peut expliquer. Cette même évidence venait de lâcher les derniers mots. La déclaration tardive de son amour. Son cœur brisé est à la hauteur de l'amour qu'il lui a porté. Monstrueux. Gigantesque. Les confidences continuent, mais cette fois, elles sortent de la bouche de Dick. Dorsey écoute tandis que ses joues sèchent et ses mains se calment. Maintenant qu'il lui a dit en partie ce que son cœur portait, l'homme s'est calmé. Le regard noir s'est attendri et pose sur l'autre presque une lueur compatissante.
Jamais. Pas avec lui. Faire semblant. Ça doit le rassurer, lui faire du bien, mais ça provoque le contraire. C'est pire. La lame est plus longue et pénètre doucement dans l'épiderme. Ça fait encore plus mal car ce qu'ils ont perdu était véritable pour l'un comme pour l'autre. En fin de compte, Dode n'en a jamais douté. Un homme comme Dick. Un garçon comme l'ancien Dick n'aurait pas joué à ce jeu avec un homme si ce n'était pas vrai. Il aurait pas pris le risque pour aussi peu. Faut pas le pardonner qu'il dit. Il le mérite pas. La phrase prend fin sur un sourire que Dorsey ne comprend pas, mais auquel il répond tout de même par un similaire. C'est plus fort que lui. Le voir dans cet état, détruit. Anéanti, aux mots forts et aux gestes calmes. Ce n'est pas de la peine ni de la pitié qu'il ressent pour son ex, mais de la compassion. Alors il sourit. Encore plus avec les mots suivants. Sourire que le colosse ne voit pas car il regarde la fenêtre.
L'armure s'est fendue ici et là et c'est le cœur battant qu'entrevoit Denbrough. Ça lui réchauffe l'organe central de l'entendre en quelque sorte. Le plaisir arrive à se faire une place entre les mille aiguilles qui se glissent une à une dans son palpitant. Le sourire s'efface quand le regard revient sur lui. Il ne reste qu'un petit écho. Un coin encore relevé. Il le dit. Il l'assume et révèle à Dorsey la monogamie de ses sentiments. Durant toutes ces années...Pas un seul. Pas une seule. Surtout s'il est gay. Mais Dorsey est le seul et c'est ce qu'il ressent au moment précis où il termine sa phrase. La solitude. Il est seul dans cette cuisine. Les muscles endoloris. Les jambes qui menacent de fléchir. Percuté de plein fouet par la déclaration. C'est ce qu'il souhaitait en commençant cette conversation. Être certain d'avoir été pour Dick bien plus qu'un passe-temps honteux, mais maintenant qu'il le sait, il en souffre. Besoin de temps. Besoin de respirer. Besoin de lui et de solitude. Et il l'abandonne alors que le chauffeur de taxi ne peut plus bouger. Il tente de réaliser. Il tente de comprendre pourquoi entre eux ça ne pouvait pas fonctionner. Les fringues lui sont tendues, c'est pas ça qu'il voulait bordel. C'est sa main. C'est son épaule pour discuter et comprendre. Mais c'est que des fringues qu'il lui propose alors Dorsey baisse la tête. Un court soupire pourtant si fort. Porteur de l'intégralité de ces maux. Il attrape les vêtements d'une main lourde. Fatiguée comme tout son corps. Il ne souhaite que s'effondrer sur son lit et dormir pour oublier.  « Merci. » lâche-t-il d'une voix enrouée par la gorge serrée. Dode se tourne sans relever la tête. A son tour de s'éloigner. « Tu sais » sort de nulle part. Le corps pivote au milieu du chemin. Une main sur le front. L'autre qui tient les affaires. Les traits sont tirés par les émotions épuisantes. « J'ai essayé. Vraiment. » Il ne l'a toujours pas regardé. Les pupilles décrivant des virages quand elles s'approchaient trop près de sa silhouette. « J'ai essayé de t'oublier. » Un sourire pour la chose vouée à l'échec. « De te pardonner. » Une grimace pour ce geste qu'il est incapable de donner. « De te remplacer. » Une honte pour cette idée stupide. « D'avancer. De me reconstruire. D'être heureux. » La main tombe et se balance au bout du bras las. Il renifle. « Enfin, j'ai été heureux. J'ai souri, j'ai ri, j'ai pleuré de joie, j'ai baisé, j'ai aimé. » la voix se casse sur le dernier mot car le visage de Moira est apparu. Il secoue la tête et reprend aussitôt. Il veut pas chialer une seconde fois. « Mais tu m'as jamais quitté. »  

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MessageSujet: Re: What have you done to us (little dick)   Sam 10 Juin - 14:22

Il l'observe sans réellement le voir, poussé dans des souvenirs long de seize années, dégoulinant de son absence. En son coeur, il sent le vide laissé par l'autre, plus présent qu'autrefois, douloureux, plus que la première fois. Il lui semble que la blessure est de nouveau apparente, qu'elle naît de nouveau contre sa chair en lambeau, contre son palpitant pas forcément beau. L'homme essaie de ne pas y penser, le regard impassible malgré les larmes, le corps dur malgré les tremblements. Il le dévisage, un peu trop peut-être, et il sent chaque battement de coeur qui lui arrache un souffle de vie.
Une part de lui sait qu'il meurt un peu plus à chaque seconde loin de lui.
Il sait aussi que c'est un peu ça, la vie, mais sans Dorsey, il s'en rend compte un peu plus, comme si une horloge défilait toujours sous ses yeux, pour lui rappeler le temps qu'il perd, sans lui.
Pour lui rappeler tous ces moments perdus.
Et putain, il le sait. Il le sait, ce temps qu'il manque, loin de lui. Il le sait, à quel point il peut bien avoir déconné autrefois.
Mais il reste droit, il reste grand, malgré les écorchures ici et là contre sa beau abysse. Il l'observe de son oeil sombre et essaie de se rappeler de chaque détail dans son iris, pour les prochaines années, pour les moments futurs où la douleur sera un écho trop puissant au creux de sa peau.
Les vêtements s'échappent de ses mains et ceux de Dorsey ne le touchent pas. C'est con, mais quelque part, ça crée un noeud dans ses tripes qui s'additionne aux autres et brise un peu ce masque de contenance qui plane sur ses traits. Dick ne bouge pas. Il l'observe et dans sa tête, hurle à une autre fin. Mais il reste lâche, l'homme, et n'ose pas bouger, faire ce dont il a le plus envie.
L'embrasser.
Le toucher.
Peut-être car une part de lui sait, connait la suite, s'il ose faire cela. Et il se rattache à ce maigre espoir ; celui que les mots aideront peut-être mieux que les gestes. Une petite voix qui lui dit qu'il doit parler, et non bouger. Car parler, il ne l'a pas fait pendant des années. Il ne l'a jamais réellement fait, avec Dorsey.
Et c'est peut-être de ça dont ils ont de besoin. Au moins, assez pour se supporter.
Dorsey se tourne, s'éloigne d'un pas.
Il aimerait passer ses bras autour de lui et le ramener contre son torse, le serrer tellement fort, trop fort, au point où il traverse sa cage thoracique et reste enfermé à jamais en compagnie de son coeur.
Sauf que Dick ne veut pas l'enfermer ; il est trop beau dans sa liberté.
Alors il écoute, le coeur serré, et détourne les yeux tandis que Dode lui fait fasse, de nouveau. Il écoute ses paroles qui remuent un peu trop de choses, en lui, et qui foutent un peu plus le bordel dans sa raison à deux balles. Les pieds sont cimentés dans le sol, sans aucun doute ; sinon, il aurait déjà fait un pas, pour l'embrasser, le toucher.
Pour céder .
Mais Dick reste là, regardant ailleurs, pas réellement quelque part de précis, et prend ses mots comme l'on prend des coups à la gueule. Dans les tripes.
Un reniflement, une voix qui casse ; l'iris retourne sur ses traits, simplement, incapable de se retenir. C'est qu'il est faible, trop faible, face à lui. La chose n'a pas changé, en seize années. Les derniers mots le frappent en plein visage et mettent K.O. la si maigre contenance qu'il avait réussi à acquérir.
Les lèvres se pincent mais laissent s'échapper un sourire désolé, triste, décomposé. Le boxeur passe une main contre son visage, un soupir grogné s'évadant de ses lippes, avant qu'il ne secoue la tête.
- Ça devrait pas me faire plaisir mais - Il grimace et se gratte la barbe, l'observe certaines secondes, silencieux, pour essayer de se retrouver, de les retrouver, eux deux, dans ses yeux. Puis continue, la voix douce, triste ; Ça fait plaisir à entendre. Savoir que j'ai pas été le seul, que je suis pas le seul, dans ce bordel. À avoir connu un calvaire.
Il se souvient avoir essayé d'aimer la mère de Tyson, pour son fils, avant de foutre le camp, quelques mois à peine après la naissance du gamin. Il se souvient des filles qu'il a embrassé, avant de simplement partir sans même les raccompagner jusqu'au lit. Et des hommes, aussi ; des peaux musclées qu'il a touché, sans réellement aimer, les sourcils froncés, le coeur au bord du dégoût, car ils n'étaient pas lui, même de loin, même les yeux fermés et les organes imbibés d'alcool.
Dans l'élan, il s'avance. Dick qu'il ne devrait pas, mais il le fait, s'en fout un peu. Toujours anti-conformistes, il ne suit même pas ses propres lois. Délinquant dans sa propre vie, dans son propre esprit. Sa main épouse la joue de Dorsey, ses poumons se permettent un souffle complet, le premier depuis quelques minutes, depuis la dernière fois qu'il l'a touché.
Et il l'observe, son pouce caressant sa pommette.
Prêt à l'embrasser. Prêt à l'aimer, même s'il n'a jamais arrêté.
Et sourit faiblement, ensuite, le coeur brisé.
- Tu devrais partir, Dode. Je crois pas que ce soit une bonne idée. Pas maintenant, en tous cas, et les mots écorchent sa langue et son coeur et son corps comme s'il se poignardait de l'intérieur à chaque syllabes.
Il laisse tomber sa main et souffre déjà de l'absence de sa peau, contre la sienne.
- Dieu seul sait à quel point j'en ai envie, pourtant.
De quoi ? Envie de quoi, précisément ?
De tout.
Avec lui, il a envie de tout.
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MessageSujet: Re: What have you done to us (little dick)   Jeu 15 Juin - 0:21



What have you done to us
dick & dorsey


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Mais tu m'as jamais quitté. Peut-être erreur. Certainement regret. Sûrement vérité. La phrase, elle, l'a quitté avec une facilité déconcertante. En commençant son petit monologue, Dorsey ne savait pas où il allait. Quelle direction sa langue bien bavarde prenait. C'est qu'il aurait mieux fallu laisser son appendice buccal partir à l'aventure sur cette peau d'ébène. La laisser goûter à cet épiderme comme à un plat de son enfance.  Il aurait timidement déposé le bout de sa langue au creux du cou. Un baiser doux et hésitant l'y aurait rejoint. Puis d'autres. Des dizaines d'autres. Jusqu'à ce que ses lèvres rejoignent les autres dans une accolade passionnée et brûlante. Il aurait pu le faire car c'est ce qu'il sait faire de mieux. Ce qu'il aime faire le plus. Ce dont il a le plus envie avec l'autre dès que son regard se pose sur lui. Alors oui Dorsey est une chaudasse. Oui, il baisse son froc trop facilement. Oui oui oui la machine fonctionne à plein régime. C'est toujours dur surtout pour résister. Peut-être qu'avec l'habitude et le temps il aurait réussi à mettre assez de distance pour vivre ça seulement comme un coup d'un soir. Des retrouvailles acides, au goût salé et chocolaté. Il aurait pu bien évidement, mais ce con a préféré utiliser sa langue d'une autre manière.
Parler, pour ça, il est aussi doué qu'un chien. Les mots sortent sans avoir été pensé. Il gerbe un amas gluant de lettres et s'il est chanceux ça ressemble à un truc compréhensible. Dorsey à les lèvres lourdes, souvent closes sauf pour laisser un mince filet de vie s'en échapper. Sa langue, l'est encore plus. De plomb, elle s'est transformée en plume face au grand gaillard. Il parle. Qu'est-ce qui cause le muet et pour dire des conneries en plus. Des conneries réelles, mais ça reste des conneries. Pourquoi lui a-t-il dit ça ? Pourquoi s'est-il senti obligé de s'arrêter et revenir en arrière pour lâcher cette vérité qu'il ne mérite pas ? Dorsey ne se pose même pas la question. Il s'en fout des conséquences et même si c'est pas ce qu'il avait prévu de lui dire si un jour les routes devaient se recroiser. Bien au contraire. Il en a ressenti le besoin pour lui même avancer. La rancune c'est bien beau, son cœur a grondé durant toutes ces années. Il a détesté un fantôme, mais aujourd'hui l'homme est fatigué de se borner sur cette trahison. Cette partie de sa vie est terminée. Définitivement. Ce jeune gamin amoureux n'existe plus. Ce Dick n'existe plus. Leur amour n'existe plus. Du moins pas le même. Ce sont des échos de sentiments, des ricochets sur la surface lisse de leur vie. Comme une vieille odeur ou une chanson d'une autre décennie qui nous rappelle un moment précis ou une émotion particulière.
Ce calvaire ? C'est toi qui l'as provoqué ! Toi et ton besoin d'hétérosexualité. Toi et ta honte. Toi. Seulement toi. Ou pas. Peut-être un peu de ma faute. De pas avoir su te faire aimer qui tu étais – qui tu es réellement. J'dois peut-être m'excuser. Te demander pardon de pas avoir été assez fort pour supporter tes conneries. Mais j'y arrive pas. J'en ai pas vraiment envie après tout. Une part de moi te détestera toujours, jusqu'à mon dernier souffle et au-delà si c'est possible. Je te hais de pas avoir été là pour essuyer les larmes que tu as déclenchées dans ton impulsivité. J'aurais sans doute mordu cette main que tu me tendais, et je ne peux te promettre de ne pas le faire dans le futur. Une part de moi en veut à l'autre de pas être assez rancunière, mais c'est que tu sais comment t'y prendre. Putain, mais non, c'est de ta faute. J'y suis pour rien. J'étais là, je t'aimais et tu t'es perdue entre les cuisses de la première nana que tu as croisé, toi, le gay en train de fourrer une gonzesse dans des toilettes. L'image est plutôt drôle et j'aurais ri si elle n'était pas autant douloureuse pour moi. Rien que prononcer ton prénom écorche mes lèvres. Tes souvenirs, eux, c'est mon cœur qu'ils malmènent.
C'est ce qu'il aurait souhaité lui répondre, mais Dorsey reste incapable d'ouvrir la gueule. Il en a déjà trop dit. Il a presque un quota de mots par jour. Donc il se tait. Il ne répond pas surtout que sa gorge se noue encore plus quand il voit Dick s'approcher. Il lève la tête pour regarder ce visage avant de fermer les yeux sous le contact de la paume contre sa joue. Que ça fait du bien. C'est chaud et tentant. C'est presque sensuel et cruel. Heureusement que c'est rapide car ça lui permet de reprendre ses esprits. Dode en a envie aussi, mais ce serait con comme idée. Il sourit et repose son regard amusé sur le colosse. « Je ne t'ai pas connu aussi raisonnable. » Et il l'observe à la recherche d'autres changements. Il cherche dans les pupilles de l'autre de quoi se rassurer. S'il a changé, il n'a plus de raison de le haïr. Il peut s'accorder cette folie. Cette envie. Et il pense très sincèrement que ça n'engage à rien. Qu'une fois dehors il reprendra sa petite vie sans lui. « Le petit Dick a bien changé. » qu'il dit en riant. Jamais il l'aurait cru et pourtant... « Dommage que ce soit trop tard. » Les armes, il ne les a pas lâchées. Finalement, la rancune est bien présente. Le parfum féminin toujours sur sa peau. L'odeur de la trahison. « Au revoir, Dick. » murmure-t-il tout se tournant. C'est l'heure de partir avant de regretter. Dorsey est déjà resté bien trop longtemps. Il reprend la route de briques, frôle le mur car ce couloir lui semble tellement grand maintenant qu'il s'éloigne.  

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MessageSujet: Re: What have you done to us (little dick)   Jeu 15 Juin - 0:49

C'est le doux amer contre son coeur qui plane et qui tangue, tandis qu'il dévisage, les doigts qui piquent et un noeud dans les tripes, le faciès du passé qui, jamais, jamais ne s'est effacé.
Il est là face à lui, pareil mais différent à la fois, et Dick le dévisage certainement avec trop d'intensité, mais il ne sait pas faire autrefois.
Il aimerait peut-être trouver les mots pour le retenir, pour effacer certaines choses et en dessiner d'autres, mais il n'a jamais été un homme de paroles. La langue est encore douce et les mains sont ruqueuses. Trop, peut-être. Les jointures ne cessent de craquer, et la langue, quant à elle, s'entortille en solitaire parfois, s'enfarge au creux de certains mots, au cours de longues phrases, et l'homme se tait, alors.
Se tait, à l'instant, à écouter ses paroles, à baisser les yeux, un peu.
Il aimerait ignorer la vérité qui se fait entendre mais elle fait écho au creux de ses oreilles. Dick l'écoute, alors, et la subit, surtout. Il la subit dans le regard de Dorsey, froid, triste, un peu mélancolique, aussi.
C'est bien ce qu'ils sont, mélancoliques. Un peu trop l'un et l'autre, certainement.
Et un tas d'autres choses, aussi. Un amas d'autres choses qu'ils ne peuvent pas comprendre, trop cons, trop bêtes.
Ils restent fixés sur les coeurs qui battent de douleur et aimeraient certainement y ajouter un peu plus de couleurs.
Les derniers mots frappent comme des clous s'enfonçant contre le bois de son cercueil. Dick ferme les yeux, le souffle coupé, et parvient simplement à le retrouver lorsque l'autre a déjà fait de nombreux pas, trop nombreux peut-être, pour s'éloigner.
Lorsqu'il ouvre les yeux, Dick ne le voit pas. Ne le voit plus.
Et il panique. Un peu trop, peut-être.
Le palpitant palpite encore plus forts et son souffle va plus vite. Il regarde chouchoune, espère un signe, mais ne voit que le rat se nettoyant les génitaux avec appétit. Dick détourne les yeux, dévisage le couloir vide, et s'avance.
S'avance trop vite, peut-être, mais la vitesse n'est rien, lorsqu'on court après sa vie.
- Dorsey ? Qu'il lâche, sans savoir réellement s'il est encore là, marchant fort sur les talons, avançant, tournant le couloir un peu trop vivement, tombant presque dans les escaliers.
L'autre est là, au milieu.
Les pieds sur l'escalier rose, celui qui porte le nom de cette chose qu'il a refoulé pendant des années, qui les a brisé, déchiré, massacré.
Dick l'observe une seconde, avant de descendre les marches un peu trop vivement. Il finit d'un pas un peu sec et se tient au mur, pour stopper sa lancée un peu folle.
- Pas d'au revoir, qu'il dit après de lourdes secondes de silence à l'observer, le souffle court. Il se sent con mais continue comme s'il n'avait jamais parlé, comme s'il faisait la chose la plus terrible de toute sa vie. Juste te revoir.
Ses paroles lui semblent sans aucun sens, lorsqu'il les dit. Peut-être que Dorsey ne comprend ; pire, peut-être qu'il n'en a rien à faire. Dick ne se comprend pas lui-même. Il ressent et essaie de dire plutôt que d'agir. De faire le con, comme autre fois. Il s'exerce depuis quelques années, mais il n'est pas parfait ; il fait un peu des mots et des gestes, alors.
C'est peut-être pour cela qu'il descend deux escaliers encore, pour être plus bas que lui, à la même hauteur de tête que lui, presque, et qu'il
qu'il approche ses lèvres des siennes.
qu'il pose ses lèvres au coin des siennes, une seconde, déviant presque un peu, hésitant, presque trop pur, comme gestes, pour la brutalité de tout ce qu'ils sont, effleurant ses lèvres un peu.
À peine.
- Merde, qu'il souffle, s'éloigne, du moins son visage, un peu. Dans ses yeux, le choc de son propre geste. Il se sent con. Merde, qu'il dit encore, passant ses doigts sur sa tête.
C'est qu'il lui fait perdre la tête, encore.
C'est qu'il lui fait perdre le nord.
Un peu comme l'aimant au centre de la terre.
Il reste la tête baissée une seconde, à peine, avant que sa main gauche ne se perde dans sa poche ; il en sort le chèque de Dorsey. Les lèvres se pincent et il finit par le froisser simplement. Avant de lever les yeux vers lui.
- Tu me dois rien, Dode. C'est moi qui te dois tout ; les mots s'évadent entre ses lèvres simplement, et
et il ne sait pas.
il ne sait pas, simplement pas.
Dick reste là, con, devant lui, incapable de savoir quoi faire.
Les bras ballants, un peu con.
Toujours con.
Un peu comme avant, surtout comme maintenant, le mélange ce qu'il est, aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: What have you done to us (little dick)   Ven 16 Juin - 0:52



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Il s'en va. Plus léger qu'il n'est venu. Plus perdu aussi. La haine féroce qui le bouffait depuis des années est devenue un amalgame généreux et totalement bordélique. Les vieux sentiments se sont entremêlés. Revenus encore plus forts. Dorsey ne pensait pas avoir aimé avec tant de force. Il ne pensait pas être capable de le faire encore. Et même si ce n'est plus réellement de l'amour – car on ne peut pas aimer ce qu'on ne connaît pas ou plus – ça fait quand même battre étrangement vite son cœur. C'est pas exactement ce qu'il ressentait quand ils étaient ensemble, comme tout le reste, c'est différent. Ça ressemble à de la nostalgie, à de l'affection. Une certaine sympathie bienveillante comme pour un vieil ami. Quelqu'un qui a été important, mais qui ne l'est plus d'une certaine manière. Même si Dick aura toujours une place forte là, dans l'univers de Denbrough. A présent, il sait qu'il est capable d'agir en adulte face à son démon. Celui qui lui a foutu des cornes de cocu sur le crâne et qui lui fracasser le cœur de quelques coups de reins malheureux. Il ne peut pas réellement lui en vouloir, après tout, à quoi pouvait-il s'attendre avec Dick ? Lui qui n'assumait rien. Lui qui se moquait de ceux qui assumaient et même pire. Il n'était qu'un gamin et on ne peut pas en vouloir à un gamin. Et sans ce geste complètement con, Dorsey n'aurait jamais vécu auprès de Moira. Il ne l'aurait jamais aimé de cet amour pur et chaste. Il n'aurait jamais eu l'alien dans sa vie. Un mal pour un bien, qu'il chuchote en descendant la première marche. un putain de mal pour un bien.
Il en descend une autre et s'accorde une grande et profonde respiration. Il se dit que c'était pas si atroce. Il a déjà oublié ce qu'il vient de vivre, comme si rien n'était. Les joues sont sèches, la peau un peu tirée par l'humidité fantôme, mais sauf la couleur de ses yeux, il n'y a plus aucun signe de son craquage. Il descend doucement, la paume contre le mur. Dorsey ne se voit pas revenir ici. Jamais il ne remontera ces marches, alors autant imprégner dans sa mémoire les reliefs de cet escalier. Que ce frais devienne le dernier détail dont il se souvienne concernant leur histoire. Il renifle une dernière fois, envoyant cet instant au fond de sa gorge. Prêt à commencer sa soirée, rentrer chez lui et se coucher. Exténué par les émotions trop fortes, les retrouvailles pas assez préparées. Un lointain souffle porte son prénom. Dorsey n'y fait pas attention, c'est un désir. Un mirage fait pour le décevoir, il continue de descendre et ne se rend pas compte qu'il a ralenti. Il espère bien que c'était vrai. Entendre à tout moment Dick prononcer une seconde fois son prénom pour le faire rester un peu plus longtemps. Le faire remonter ou alors l'aider à le détester. Sauf que ce ne sont plus des syllabes qu'il entend, mais des pas. Des pas lourds et précipités, il s'arrête et se retourne à moitié. Un sourcil haut, il regarde le propriétaire venir à lui sans trop savoir à quoi s'attendre finalement.
Il ne peut s'empêcher de sourire. Te revoir. Une demande qui lui brise une nouvelle fois le cœur. Ce serait comme refuser à un gosse le jouet qu'il veut tant. Sauf qu'il peut pas le lui promettre. Ce serait un mensonge. Il hausse les épaules et cherche la bonne phrase à répondre. Un truc pas trop bâtard ni trop porteur d'espoir. Et sur le moment il veut juste remercier Dick de reprendre le contrôle, descendre les quelques marches et se poser devant lui. Venu de nulle part. L'envie de Lavon contre le coin des lèvres de Dorsey. Il le laisse faire, se dit que t'façon il ne lui a pas laissé le temps de réagir. Mais s'il l'avait eu, l'aurait-il vraiment utilisé ? Il ne bouge pas. Ne réagit pas. La pression fantôme encore sur son visage. Il s'est perdu sur les traits de Dick. L'entend sans y faire attention. Il s'en fout de ce chèque.
A son tour il approche son visage. Effleure du bout de son nez celui du boxeur. Ses mains sont venues se poser sur chaque joue. «Pourquoi tu ne m'as pas laissé partir ? » un reproche qui s’éteint quand les lèvres de Dorsey se posent contre celles de son ex. Ça lui fait tellement de bien. Rapidement il s'écarte. « Tu as raison, ce n'est pas une bonne idée. » car il regrette déjà son geste. Ce bien est devenu mal. Il souffre. Remonte une marche avant de descendre au plus vite toutes les autres. Passent à côté de Dick sans lui jeter un regard. Cette fois il ne veut pas le voir revenir alors il se presse jusqu'à sa voiture pour disparaître dans un univers où il est seul.   

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