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 wish that you were here. (andhra)

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Amaël Cohle

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avatar : gaspard ulliel.
crédits : ΛLDEBΛRΛN
multinicks : donovan, le dindon de la farce.
ɷ statut : retombé brutalement sur terre, plus triste que jamais.
✎ métier : artiste connu et reconnu qui commence doucement à se lasser des pinceaux.
✌ age : trente-deux ans, ange déchu.

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post-it sur le frigo: rajouter un kinder dans le sac à goûter d'Améthyste.
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MessageSujet: wish that you were here. (andhra)   Sam 3 Juin - 23:12

Sa bulle a explosé en pleine nuit, comme ça, alors qu'il avait un verre d'alcool dans une main et un joint dans l'autre. C'est lui, le môme qui ne grandit pas, l'éternel adolescent qui s'accorde quelques soirées loin de la paternité pour se fondre dans les déboires de ses désirs. Il se souvient si peu, Amaël, de ce qu'il a bien pu faire de cette nuit là, de comment il a géré la situation, à quelle échelle il a déconné. Certainement parce qu'une part de son cerveau se fiche complètement des limites, qu'il pourrait plonger tête baissée dans un mur que cela ne lui ferait ni chaud ni froid. Il a même pas pensé une seconde à Améthyste pendant tout ce temps, ça ne lui a pas traversé l'esprit, paralysé dans sa petite vie où l'égoïsme refait parfois surface tel un monstre en plein milieu d'un roman. Parce que de la violence, il y en a tout le temps, quelle soit faite de coups de poing ou de silences ; celle d'Amaël est incrustée sur chaque parcelle de sa peau même si son corps semble être fait de tendresse. L'odeur de ses draps le rassure alors que quelques rayons de soleil traversent les rideaux pour venir s'écraser sur la pièce-chantier où des tas d'affaires traînent ; que ce soit des pinceaux ou des croquis, Amaël a toujours eu un soucis avec l'ordre. Plus jeune sa mère le pensait dépressif, c'est pourquoi elle l'a emmené voir un psychologue qui a tenté bien que mal de lui faire admettre qu'il pourrait être gay. C'est qu'il a l'allure élancée, l'artiste, une véritable mante religieuse qui s'avance dans les rues, aux gestes un peu exagérés et aux vêtements colorés mais il est rien de tout ça, lui, seulement dans son monde.

Sa finie silhouette se redresse alors que, vêtu d'un simple boxer, les yeux gonflés par la fatigue et les excès, son visage se tourne sur la place à côté de lui. Il y voit une jeune femme, belle, beaucoup trop belle pour être réelle. Ses yeux clignent plusieurs fois alors qu'il passe ses mains sur son visage pour tenter de chasser la fatigue mais elle ne disparaît pas, reste la même. Son souffle se coupe, ses mains se mettent à trembler, deviennent moites. Le voilà pris de sueurs froides, les yeux illuminés d'un éclat qu'il ne contrôle plus. Amaël en souffre, de voir sa longue chevelure blonde s'étaler sur ses épaules parce qu'elle lui rappelle Antigone. Antigone, fantôme de sa vie, amour planant au dessus de sa tête sans jamais revenir. Ou presque. Il en sait rien. Si ça se trouve, c'est elle, réincarnée dans le corps d'une autre femme. Son cœur palpite un instant alors qu'il hésite à caresser les traits de son visage, déposer ses lèvres sur son épaule pour lui prouver son amour. Mais non. Une lueur de lucidité traverse son cerveau et le voilà qui se redresse pour esquiver les pots de peinture et se diriger dans sa salle de bains. Il prend le temps, sans trop de bruit, pour prendre une douche, se brosser les dents et ressembler à quelque chose.
Au milieu de tout ce désordre mental, une question subsiste.
D'où vient-elle ?
Que fait-elle, là, échouée dans ses draps telle une sirène ?
Avait-il lui aussi traversé les mers ?

Il a l'esprit chamboulé l'artiste parce qu'il a la sensation d'avoir été touché par la foudre. Enfin, il imagine, parce qu'il ne l'a jamais vraiment été. Mais c'est l'idée qu'il se fait du truc alors forcément, la foudre, il y pense tout de suite. Un coup de foudre ? Le garçon voudrait se moquer de lui-même tandis qu'il sèche d'un coup de serviette sa crinière avant de retourner dans sa chambre. Sa carcasse s'avance doucement vers le lit de la naufragée où il prend à nouveau place à ses côtés. Ses yeux bleus se perdent sur son visage alors qu'il ose enfin, enlever une mèche de cheveux blonde rebelle pour la passer derrière son oreille. On se réveille. Sa voix est basse, toute douce, comparable à une caresse. Amaël est tellement coincé dans sa bêtise qu'il commence à être persuadé que le ciel lui a envoyé cette créature.
Et il reste là,
à ne pas savoir quoi faire.
Idiot.

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MessageSujet: Re: wish that you were here. (andhra)   Dim 4 Juin - 1:20


Les bruits environnants ne semblent pas la déranger plus que ça, elle dors paisiblement pour une fois. En réalité ses troubles du sommeil la malmène par périodes, la petite blonde souffre d'agitations qui l'empêchent de rester en sommeil plus de quelques heures d'affilées, mais il faut croire que l'alcool l'aide un petit peu à aller mieux. Elle se refuse à prendre des traitements, par peur de l'addiction. Elle en a souffert par le passé et craint pour sa vie et sa santé déjà fragile. Depuis qu'elle est tombée dedans Andy c'est plus la même, même après s'être faite suivre, même après avoir été forcée de prendre du subutex, substitut d'héroïne pour ne pas replonger, même après sa cure. Elle est sevrée, mais la tentation reste présente, elle sait que jamais vraiment elle ne sera soignée et jamais plus elle ne sera la gentille petite fille blonde qu'elle a pu être par le passé. La lessive utilisée pour laver les draps n'est pas la même que chez elle, elle s'en est rendu compte en se réveillant dans la nuit, mais encore bien attaquée par l'alcool ingéré, elle s'est simplement rendormie.
Le soleil, ce salaud se charge de venir lui chatouiller le visage quand un homme à la voix grave l'invite à se réveiller. C'est bien pourtant les rêves, c'est quelque chose qui lui avait manqué toutes ces années, elle avait cessé de rêver à cause de la merde qu'elle s'injectait et quand elle en a eut fini avec ces conneries, elle les a retrouvé. "Salut" qu'elle lance d'une voix grasse comme-ci dans sa gorge se trouvait un genre de tapis rugueux qui l'empêchait de faire entendre le son mélodieux qu'elle produit habituellement lorsqu'elle ouvre la bouche. Les yeux mi-clos de la jeune femme peinent à trouver son interlocuteur, sa sonorité lui est étrangère et pourtant agréable. Quand ses prunelles croisent celles de l'homme qui se tient près d'elle elle oublie l'angoisse qu'elle pourrait potentiellement ressentir à l'idée de se trouver dans un lit - et une chambre - qui lui est étranger. Elle joint ses mains et les plaque tout contre son visage en gémissant, les membres tendus. Elle s'étire puis laisse de nouveau apercevoir son joli minois encore endormi et quelque peu bouffi par la fatigue. Andhra observe son interlocuteur un long moment pendant lequel elle tâche, comme à la manière d'un puzzle, d'assembler les fragments de souvenirs qui lui sont restés en mémoire. Certains apparaissent comme des flash, mais le visage angélique de son compagnon ne lui parle pas, pas immédiatement. Elle a but, beaucoup trop, comme à son habitude et s'est laissée séduire par l'idée d'une fois encore d'oublier la merde et de vivre le moment présent. "Mais dis-moi..." elle se redresse légèrement et constate qu'elle porte un tee-shirt trop large pour elle et pour unique bas, un boxer qui ne lui appartient pas. "Rafael ?" elle tente, pour une raison inconnue elle a un vague souvenir d'avoir passé la soirée avec un italien, à cause du souvenir d'une pizza aux olives et anchois qu'elle aurait mangé afin d'éponger l'alcool ingurgité. La seule chose dont elle est certaine est que la fin du prénom de ce type se termine d'une manière originale et à consonances douces. C'est un prénom exotique, quelque chose d'italien, un genre de prénom qu'une des tortues ninjas portent, est-ce pour cela qu'elle a bouffé de la pizza ? Elle se racle la gorge et se met sur le dos afin de lui faire face. "Me dis pas que j'ai vraiment mangé d'la pizza avec une tortue ninja" elle sait que c'est impossible, mais se met à se demander si elle n'a fait que consommer de l'alcool la veille, dans son malheur Andhra se trouve chanceuse, l'homme qui lui a offert l'hospitalité pour la nuit semble vraiment très charmant.
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Amaël Cohle

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MessageSujet: Re: wish that you were here. (andhra)   Dim 4 Juin - 23:08

Il est dans ce moment délicat où il ne sait pas où les choses vont le mener. Si la créature va devenir un espèce de monstre pour le dévorer où si elle va rester à cet état presque irréel, angélique. Le regard d'Amaël reste coincé sur son son visage, comme si quelque chose l'appelait et l'obligeait à la fixer. Il était comme ça en rencontrant Antigone mais il a la sensation que l'effet du silence et de l'absence ne font qu'augmenter ses sentiments, les rendre plus brutes et sincères. C'est qu'il se sent seul parfois l'artiste même s'il dit rien, s'il garde pour lui ces quelques mélancolies qui le dévorent tout au long de la journée. C’est grâce à sa souffrance s'il peut dessiner, s'il peut laisser son pinceau s'écraser sur la toile sans jamais être à court d'inspiration. Autodestructeur, le peintre se contente de chérir ses souffrances pour en faire de l'art. La peinture, c'est la seule chose capable de le faire se sentir vivant, la seule excuse valable qui le pousse à apprécier la douleur bien plus que le bonheur. Et pourtant, il en subsiste encore un peu : dans les paroles d'Octavia, dans les sourires de sa fille, dans les ronronnements de Nuance, sa chatte. Celle-ci qui d'ailleurs se ramène dans la chambre, un peu curieuse mais aussi affreusement jalouse. La féline pose ses grands yeux verts sur la sirène sans s'y approcher. Amaël se retourne instinctivement vers l'animal qui lui tourne soudainement le dos pour se diriger vers le salon. Il sait que la bête se vengera, contrariée à l'idée de voir une autre femme sous ce toit. Un léger sourire déforme les traits de son visage à cette pensée tandis que la blonde remue dans les draps. Son cœur rate un battement alors qu'il enlève brusquement sa main de ses cheveux comme si la jeune-femme l'avait brûlé. Il sent le bout de ses doigts lui chauffer et cette sensation désagréable lui monter le long des veines jusqu'à s'évanouir au creux de son coude.

Rafael ? ça lui décroche un léger rire, du genre encore un peu timide et matinal. Il veut pas faire trop de bruit Amaël parce qu'il est le premier à être ronchon au réveil. C'est presque ça, tu enlèves le r et tu changes le f par le m. Son regard se perd dans le sien, bleu contre bleu mais le sien semble plus clair, comme ces ciels d'été que l'on est content de découvrir au matin. Lui, il est plus semblable à la mer, froid et parfois capricieux. Amaël. Qu'il rajoute finalement, la voix cassée par les clopes qu'il a pu fumer la veille et une partie de la nuit. Le brun profite même de cet instant pour attraper son paquet abandonné sur sa table de chevet et caler une cigarette entre ses lèvres. Il a les yeux encore gonflés par la fatigue et sa nuit agitée. Lorsque la fumée se perd dans ses poumons, l'artiste a la sensation d'aller mieux, de plonger dans un doux nuage où il pourrait s'évanouir sans la moindre trace de peur. Manger une pizza ? Si seulement tu n'avais fait que ça. Sa voix est plus détendue, une véritable invitation à la sympathie pure, sans la moindre trace d'arrières pensées. Je pense que le mieux reste encore de ne rien se souvenir. Mais la vérité c'est que même lui ne se souvient plus vraiment ce par quoi ils ont traversé durant ces quelques heures passées ensemble. Il voit, des visages hanter ses pensées, des rires traverser son cerveau et des caresses dont les traces restent encore placardées sur son épiderme. En prenant la douche, Amaël a vu des bleus ça et là, comparable à des constellations. Le corps de l'artiste s'étend doucement aux côtés de la blonde tandis que sa main se pose délicatement sur le front de celle-ci. Ça va, pas trop mal à la tête ? Parce qu'il sait combien ils ont pu boire la veille, que ce soit ensemble ou avec d'autres, l'odeur lui colle encore à la peau. Lui-même ne sait pas comment il peut être si peu malade. J'ai l'impression que ma mémoire s'est perdue quelque part au milieu de la nuit. Dis, tu vas pas me dire que t'es une sorte de sorcière là pour me charmer et finalement manger mon cœur ? Sa main se pose contre son propre torse, côté cœur tandis que ses yeux brillants s'accrochent à ceux de cette beauté rare. Bien que l'idée ne me déplaise pas plus que ça, au moins quelqu'un saurait quel goût ont mes sentiments. J'espère que tu noteras sur ma tombe si ça valait le coup de me sacrifier pour ça. Il est un peu morbide Amaël mais les restes d'alcool sont encore présents dans son sang. Déjà qu'en temps normal, il est pas vraiment du genre à avoir des pensées saines ; se retrouver avec une inconnue déstabilisante et une gueule de bois ne font que le perdre dans le cercle de ses folies.
Faudrait juste qu'il pense à redescendre de son nuage,
qu'il revienne à la réalité, une bonne fois pour toute.
Il tire sur sa cigarette, jette un regard sur ce visage tendre et se dit que rien d'autre au monde ne pourrait le satisfaire plus que cet instant.

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MessageSujet: Re: wish that you were here. (andhra)   Lun 5 Juin - 21:36

Amaël, douce musique à ses oreilles, n'importe quelle personne pourrait se sentir gênée de ne pas avoir retenu le prénom d'un homme dans lequel elle a passé la nuit, c'est pas le cas d'Andy. Le rire même de son partenaire sonne comme une mélodie gracieuse et ses yeux, un regard à se damner. Il est à l'aise, s'allume même une clope alors qu'elle reste étendue-là inerte, pourtant les paroles de grand brun ne la rassure en rien. Qu'a t-elle bien pu faire de plus ? A t-elle brisé son serment de sobriété qu'elle tient depuis bientôt 2 ans, se serait-elle laissée pervertir par la boisson ? Andhra tend les bras et s'assure qu'aucune trace de piqûre ne se trouve sur ces derniers, et à son plus grand bonheur elle ne trouve rien d'alarmant. Bien qu'elle le veuille de tout son petit cœur, rien ne lui revient et elle donne raison à son nouvel ami. Mieux vaut ne pas tenter le diable et tâcher de laisser tout ce qui a pu se passer la veille au passé. Sa présence la rassure, en un sens il l'amuse et il dégage ce quelque chose qu'elle est incapable de décrire, ce genre de truc il faut le ressentir pour comprendre. Une chose est sure, c'est qu'ils ont tous deux bu plus que de raison, si elle sent l'alcool à plein nez, lui sent le propre et quelques mèches de ses cheveux n'ont pas encore sécher. Elle se sent sale, a même l'impression d'avoir un rat crevé dissimulé derrière les dents. Quand elle sent la main d'Amaël se poser sur son front elle hausse les sourcils surprise par la soudaine inquiétude que manifeste le grand brun à son égard, elle a cru qu'il allait lui demander de partir. "Non..." elle répond prise de court, cette situation lui semble surnaturelle et si le ton qu'elle emploi semble emprunt à de la méfiance ça n'en n'est pas, c'est plutôt de la surprise. Elle ne s'est pas posé la question, et puisqu'elle n'y pense pas elle se dit que tout doit très bien aller. Andhra se redresse légèrement et ne lâche pas son interlocuteur du regard, une sorcière ? La nuit passée à dû lui mettre un coup pour qu'il se mette à penser qu'elle souhaite l'ensorceler et dévorer son cœur de surcroît. Ressemblerait-elle à un portrait de Pablo Picasso ? Sa lèvre inférieure disparaît sous une rangée de dents blanches alors qu'elle sourit. "C'est drôle, j'comprends rien à c'que tu racontes ! " elle s'écrie en riant et tend à son tour son bras pour venir déposer sa main contre le front du beau brun qui se tient allongé près d'elle, des allumés elle en a rencontré, c'est pas compliqué quand on en est une sois-même, mais un comme Amaël, jamais. Son regard le sonde sérieusement, si bien que son sourire disparaît et son regard se fait plus intense. Le temps d'un instant on peu croire qu'elle arrive à entrer dans l'esprit du jeune homme, mais ce n'est pas le cas. Quand elle se redresse pour lui faire face, ses yeux se baladent sur le corps élancé de son compagnon et font comme une pause sur quelques traces bleutées, les couleurs de ces hématomes montrent leur fraîcheur, ils ne datent pas de plus de 2 jours. Non, elle ne possède pas de diplômes de médecine, elle le sait par expérience.  "Maintenant que tu en parles, je me disais hier en m'couchant que j'avais oublié quelque chose..." elle lance ironiquement alors que du bout des doigts elle caresse les parcelles bleutées de son corps, elle n'appuie pas, ses ongles raclent doucement son épiderme en formant de petits cercles. Elle se demande un instant si c'est elle qui l'a frappé, il est possible qu'il l'ait ramenée de force chez lui, mais là encore elle ne peut faire appel à sa mémoire, puisque la soirée passée ne semble jamais avoir eut lieu dans son petit esprit. L'envie de savoir comment ces bleus sont arrivés jusque là la démange sévèrement,
mais peut-être que ça ne la regarde pas, et puis elle réalise qu'elle s'en fout. "Comment tu t'es fais ça ?" ou plutôt - qui - lui a fait ça ? Elle reprend possession de sa main et passe négligemment cette dernière dans sa crinière blonde avant de se redresser pour balayer la pièce du regard. Des pots de peinture, un bordel sans nom les entoure et elle soupire. "Un artiste." elle constate d'une voix plate en s'installant en tailleur "Est-ce qu'on a prit de la drogue ?" et c'est parti, Andy c'est une enfant,  elle pose toujours plein de questions même si elle n'écoute pas forcément les réponses. Elle a besoin de l'ouvrir pour tout et n'importe quoi, mais surtout tout l'temps. Ses bras se croisent contre sa poitrine alors que son visage se tourne vers son nouvel "ami". "Je ne suis pas une sorcière, et toi t'es pas une tortue ninja." pourquoi ? elle a lâcher ça comme ça, parce qu'elle vient de se souvenir de la couleur de la chemise qu'il portait la veille, et en guise de bandeau autour de sa tête, une cravate rouge, là voilà la tortue ninja. Mais elle ne se souvient pas d'avoir dansé nue sous la pleine lune la veille, d'ailleurs, la lune n'était pas pleine. Bizarrement elle se sent soudainement contrariée par l'idée plus que probable que lui se drogue régulièrement et qu'elle ait succombé à la tentation, bien que ça ne soit pas le cas.
"J'arrive déjà pas à garder une plante en vie, alors coucher avec un artiste... - On a coucher ensemble ? " passer du coq à l'âne, ça elle sait faire, elle excelle même dans ce domaine, d'ailleurs tout ce qui sort de sa bouche peut ne pas sembler cohérent, mais elle se comprend et elle extériorise. Quand elle dit ça, elle pense à la cure, quand on l'a sevrée, on lui a expliqué que tant qu'elle n'arriverait pas à garder une plante en vie, elle serait incapable d'entretenir une relation stable sans risquer de replonger.
Le paradis dans lequel elle s'est réveillée semble perdre ses jolies couleurs et est heurté par la grisaille de la réalité.
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Amaël Cohle

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MessageSujet: Re: wish that you were here. (andhra)   Ven 9 Juin - 14:29

Amaël c'est pas vraiment le genre de garçon avec lequel on a envie de faire sa vie. C'est drôle de se réveiller dans son lit mais ensuite on va rarement plus loin. Après, il est tellement dans sa bulle qu'il paraît jamais vraiment connecté, jamais vraiment là. Ou toujours à moitié. Il sait pas. On lui a fait tellement de reproches. Que ce soit Antigone, River ou même sa mère. Il pourrait en faire une liste, de défauts insupportables qui font de lui un père célibataire aujourd'hui. Ce matin, la sirène échouée dans son lit ne semble pas comme les autres. Elle a ce grain de folie qui l'aide à se faire sentir vivant. C'est étrange mais il ne peut s'empêcher de la fixer du coin de l'oeil, de sentir son cœur se serrer à chaque fois qu'elle ouvre la bouche même si ses paroles sont aussi fatiguées qu'eux. Elle ne comprend rien à ce qu'il lui raconte et quelque part, cela le fait sourire. Il a toujours eu l'habitude d'être avec des personnes comme lui, accrocs à l'art et la poésie. La blonde, c'est un peu comme un énorme feu de camp qu'il vient de faire dans sa propre chambre ; elle est en train d'incendier son lit. Il peut sentir les flammes invisibles caresser sa peau, le brûler un peu aussi. La carapace qu'il s'est forgé après la perte d'Antigone commence doucement à s'effriter, il le sait, le ressent, connaît son corps par cœur.  C'est son côté désinvolte qui parle. Un Amaël c'est un animal étrange qui peut t'aimer en trente secondes, te dessiner en moins de trente minutes et te détester plus de trente ans. Trente c'est le nombre qui lui vient en tête à chaque fois qu'il  pense aux chiffres.

La sirène est plus réactive que lui. Lui qui fume sa clope en la regardant du coin de l’œil, en l'observant mine de rien pour pouvoir se refaire en boucle la scène plus tard, dans sa tête. Il a pas besoin de télé parce que son imagination fait le job toute seule. Elle le touche, caresse ses bleus et lui les regarde. Des bleus, il s'en fait souvent parce que sa peau est si blanche qu'un rien suffit à la marquer. C'est comme ça, il est comme ça, limite transparent. On peut imagine le système très complexe de ses veines dans ses bras et on devine bien qu'il s'est déjà planté quelques aiguilles par le passé. Il a encore des marques un peu marrons au creux de son coude. Sa peau, c'est rien de plus que la carte de ses excès, de ses peines et aussi de ses joies inaltérables. Rien, c'est un truc d'artiste, ça. Qu'il murmure dans un sourire, un peu taquin. Certainement parce qu'il a des choses à cacher de la veille, des folies qu'il préfère enterrer plutôt que les assumer. Lorsque la drogue tombe sur le tapis, dégouline de ses questions, Amaël ne fait que redresser son visage vers le plafond pour laisser s'échapper la fumée de ses poumons. Ses gestes sont exagérés, comme s'il était toujours en train de faire du théâtre. Cliché bourgeois qui vit pourtant d'amour et d'eau fraîche. Oh chérie ... je ne sais pas. Moi oui mais toi ? Si tu ne t'en souviens pas, tu peux prétendre que non. Il la dévisage avec cet air bien à lui, comme s'il la prenait de haut alors qu'il est seulement en train de l'admirer, de se perdre sur les formes de son corps, sur les traits de son visage. Elle est belle, certainement trop pour être normale. Il le sait, lui, que plus les femmes sont belles, plus elles sont tarées. Et celle là a l'air particulièrement atteinte ; ce doit être ce qui l'excite le plus au fond.

Et vient enfin la question tant attendue, celle qui touche de près ou de loin au sexe. Celle qui lui demande s'il l'a baisé, s'il a fait comme tous ces types à abuser de son état pour coucher avec elle. Petit à petit, le brun sent les souvenirs de la veille revenir à la surface, caresser son crâne et dessiner des gestes dans sa tête. L'artiste se penche légèrement pour attraper le menton de la blonde. Ses lèvres s'approchent de son visage qu'il effleure doucement sans embrasser. Son nez caresse sa mâchoire alors qu'un nuage de fumée quitte lentement ses poumons. Finalement, Amaël dépose un baiser contre sa peau, tendre, le plus loin possible de ses lèvres avant d'ouvrir ses yeux fiévreux vers elle. Non. Qu'il lâche tout simplement, un peu froid tandis qu'il repousse soudainement son visage dans une grimace. Si tu prends une douche et que tu te laves les dents, peut-être qu'on pourra remédier à ça. Il balance ça plus pour la provoquer qu'autre chose parce qu'en réalité, l'artiste n'est pas réellement porté sur la chose. La preuve, celui-ci se redresse, enfile au passage ses lunettes parce que la fatigue floute sa vue plus que de raison. Tu ferais mieux d'aller te refaire une beauté, tu as une mine atroce. T'auras qu'à me rejoindre dans la cuisine. Il désigne d'un léger signe du majeur le grand couloir qui mène à la salle bain. Au fond du couloir, la salle de bains, fais comme chez toi. Tandis que lui opte pour aller se perdre dans la cuisine, à moitié nu, seulement vêtu d'une serviette qui entoure sa taille. Ses cheveux dégoulinent encore un peu sur ses épaules mais déjà, l'air frais caresse sa peau.
Il frissonne et renaît doucement de sa nuit chargée.

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MessageSujet: Re: wish that you were here. (andhra)   Mar 13 Juin - 2:21


Il rompt le contact, pourtant Andhra aime cette proximité, elle l'excite. Il réveille en elle un sentiment qu'elle connait peu, enfin, non, elle ne sait pas ce qu'il éveille en elle. Le grand brun lui fait ressentir quelque chose, la vie. Puis sa remarque lui fait hausser un sourcil. "Sympa..." elle balance plus pour elle que pour lui, elle ne l'a pas dit à voix forte, mais sans doute l'a t-il entendu et certainement qu'il s'en branle. Elle est vexée, parce qu'elle a l'impression qu'il sous entend qu'elle crève d'envie qu'il la tronche, ce qui n'est pas le cas. Enfin, si, mais pas comme ça. Sa fierté mal placée s'en mêle en fait. Nique ta sœur. elle pense, sans doute que cela transpire de par son regard, mais elle s'en fout. Elle est comme ça Andy, elle ne mâche pas ses mots, elle s'en fout. Pourtant elle reste muette, comme une conne. Puis il ajoute qu'elle a une sale gueule, son visage se ferme, elle, elle se braque, mais ça aussi elle l'intériorise, et dieu sait que ce n'est pas évident pour elle à cause de son caractère, mais surtout parce qu'elle se réveille d'une soirée mouvementée. "Ouais c'est ça." elle bougonne alors qu'il l'abandonne. Après avoir passé ses mains sur son visage elle décide à sortir du lit. Elle ronchonne dans son coin, d'extérieur elle semble folle à se parler à elle même, elle jure comme un camionneur, mais elle s'en fout, une fois encore. Elle embarque avec elle son sac à main et se permet de se servir dans les caleçons du beau brun.
Combien de temps elle passe dans la salle de bain ? Bien moins qu'à l'accoutumée c'est certain, elle prend tout de même le temps de laver sous la douche ses sous-vêtements et les étend sur le rebord du lavabo. Alors qu'elle essaye de savourer ces quelques instants sous la douche, qu'elle se débarbouille et fait sa toilette ; Andhra remarque quelques jouets d'enfant par-ci, par-là. Un enfant, il vit avec un(e) gosse ? Cela pique sa curiosité, mais elle passe vite à autre chose quand vient le moment de sécher son corps et ses cheveux. Elle enfile le boxer de son nouvel ami et quitte la salle de bain torse nu. à l'aise Blaise.
Elle le retrouve dans la cuisine, mais avant d'y pénétrer elle prend le temps d'observer le gaillard qui se tient face à l'évier. La chevelure blonde de l'ancienne toxicomane n'est pas très bien essorée et quelques gouttes tombent et roulent le long de son dos nu. Les bras croisés contre sa poitrine, sur la pointe des pieds elle le dévore du regard alors qu'il ne s'en rend même pas compte. Un millier de questions devraient traverser son esprit, mais elle semble trop subjuguée par la vue qu'il lui offre pour penser à quoi que ce soit d'autres. Tout semble silencieux dans l'appartement bordéliquement original de l'artiste et un regard suffit à lui confirmer qu'il vit avec un enfant, ou plutôt une enfant en bas âge. Ses sourcils se froncent, son nez se plisse à la simple idée qu'il puisse prendre de la drogue alors qu'il a des responsabilités. Elle ne l'a pas entendu néanmoins, où se trouve le bambin ? Elle regarde en arrière et visualise une scène du film "Trainspotting" un frisson la parcours entièrement quand elle articule. "Elle est où ta femme ?" elle se set étrangement stupide, là à demi nue et à moitié trempée, là sur le seuil de la porte d'entrée de la cuisine. "Quel âge il a ton gosse ?" sans s'en rendre compte elle a enchaîné ces questions, sans lui donner le temps de répondre, mais ça elle ne s'en rend pas compte. "Où il est - le bébé - ?" et de nouveau, elle enchaîne. Elle se décolle de sa place, pas envie de prendre racine. Elle se déplace à pas de loup, ses pieds nus ne claquent pas sur le sol, elle semble se déplacer si légèrement qu'un courant d'air pourrait la faire dévier de sa trajectoire : Amaël. Dans un premier temps elle dépose ses mains sur les omoplates de son hôte puis les fait glisser jusqu'au bas de son dos délimité par la serviette éponge qui entoure sa taille. Ses prunelles d'un bleu pur observe son dos parfaitement sculpté, ce type seul semble avoir été modelé par les anges eux-même. Elle glisse une main dans ce qui l'enveloppe et le tire légèrement pour attirer son attention, le capter, avoir le droit à un regard. "Leonardo, j'te parle." puis elle se dit qu'elle devrait définitivement faire une croix sur ses références en carton, surtout que les tortues ninja c'est pas génial. Sa main reste accrochée à la serviette éponge jusqu'à ce qu'elle décide de prendre place sur le plan de travail près de l'évier, elle y grimpe et dépose ses fesses encaleçonnées dessus. Elle croise les jambes et d'un geste vif elle lui pique ses lunettes qu'elle dépose sur son nez. "Je comprends mieux pourquoi tu m'a envoyée me ravaler la tronche après les avoir enfilées, sans, tu ne vois rien du tout." Andhra porte des lunettes, mais seulement pour lire, regarder la télévision et se reposer. Du moins, c'est ainsi qu'on lui a conseillé d'en faire usage parce que sa vue n'est pas défaillante. La blonde à la sensation d'être ivre en les portant, elle plisse les yeux pour y voir plus clair et cela lui donne un air bête, mais elle ne s'en rend pas compte. Idiote. "Tu t'en fous certainement, mais je suis sobre depuis - ne dit pas hier hein ! - 2 ans, ou presque..." elle lance fièrement en observant avec attention son compagnon, elle ne parle pas de l'alcool, elle n'en n'a jamais été dépendante, non c'est pire encore, ce dont elle dépendait était coûteux et lui vaut aujourd'hui d'avoir une veine de son bras gauche bistre. Elle baisse son nez sur le-dit bras et le plaque contre sa poitrine, avec le second. "J'm'en voudrais de te faire la morale, mais la drogue c'est mal." elle hausse les sourcils et tend son bras droit afin d'attraper le visage aux traits fins d'Amaël entre ses doigts. Un homme à la gueule d'ange ne peut avoir que le diable au corps. elle se dit. Les lunettes glissent jusqu'au bout de son nez, la voilà qui le regarde par dessus les carreaux, ce qui lui donne un air de secrétaire de film pour adulte. Elle esquisse un sourire et envoie balader les lunettes d'Amaël d'un geste simple alors que dans un second temps elle libère son deuxième bras afin de l'attraper par le cou et l'attirer vers elle. Sans se faire prier elle dépose un baiser plein d'envie contre les lèvres de ce dernier, pour y mettre fin elle passe la pointe de sa langue doucement sur le bout des lèvres généreuses du grand brun. Ces dernières disparaissent sous une rangée de dents blanches alors qu'elle chuchote : "J'en crevais d'envie..." au diable la potentielle femme, au diable le bébé.
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Amaël Cohle

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MessageSujet: Re: wish that you were here. (andhra)   Sam 24 Juin - 12:30

Il est brute dans sa façon de parler, oublie les filtres lorsqu'il sent son cœur perdre la raison dans son corps à la dérive. Ce n'est pas à cause de la drogue s'il est dans cet état, Amaël le sait, ressent ses sentiments danser dans ses veines, il a la sensation d'avoir des fourmis un peu partout dans le corps qui travaillent pour essayer de le déstabiliser. Il voudrait appeler Octavia pendant que la blonde se douche mais l'homme se dit qu'il n'aura pas le temps, qu'il risque de se faire prendre alors, le voilà qui se contente de préparer un petit déjeuner. L'artiste s'applique à faire des tartines de confiture et à faire couler un bon café bien noir. Sur la table, il y dépose une boite de sucres et quelques paquets de gâteaux. Il a l'habitude de prévoir beaucoup avec Améthyste qui varie suivant les matins. Un jour elle adorera les petits prince et le lendemain, elle ne voudra plus en entendre parler. Elle est un peu comme lui, au fond. Concentré à sa tâche, l'homme n'entend même pas la sirène entrer dans la cuisine, ce ne sont que ses questions qui le détachent de ses rêveries pour lui faire relever le nez. Pourtant, encore perdu quelque part, Amaël ne lui répond pas et se remet à ses mouvements concentrés jusqu'à sentir sa présence contre lui. Enfin, il ose lâcher ce qu'il a entre les mains pour se tourner vers elle, lui accorder l'importance dont elle mérite réellement. Le brun la laisse faire, l'observe grimper sur le plan de travail et enfiler ses lunettes. Un sourire se dessine sur ses lèvres alors qu'il passe une main dans ses cheveux à moitié sec pour essayer de leur donner le bon pli. Je voulais pas te vexer. Qu'il finit tout de même par avouer tout en attrapant l'assiette de pain grillé et tartiné pour la poser sur la table. Une fois revenu sur ses pas, son regard s'échoue sur le creux de son coude alors qu'il fronce les sourcils.

La drogue.
Elle lui en parle comme d'un poison alors qu'elle ne fait que rendre Amaël un peu plus créatif et détendu. Sans elle, certainement qu'il n'aurait pas su tenir le coup face à l'absence d'Antigone et de tout le reste. Bien sûr qu'il n'a pas toujours été le meilleur père au monde à cause de la came mais au moins, il était là. Il vaut certainement mieux une présence défectueuse qu'une absence si douloureuse qu'elle t'empêche de respirer quand tu y penses. C'est pas parce qu'une chose est mal qu'elle ne procure pas plus de plaisir que tout le reste. Il la fixe un moment, se perd sur les traits de son visage. Enfin, félicitation pour tes deux ans. Amaël dit ça sur un ton détaché, comme s'il ne croyait pas à l'efficacité de la cure, comme persuadé qu'elle terminera par retomber dans le panneau de la drogue et qu'elle n'en sortira peut-être plus jamais après ça. Il est défaitiste le brun mais c'est comme ça qu'il voit les choses, la vie est un éternellement recommencement, une bataille qui ne cesse jamais sinon on meurt. Enfin, Amaël s'apprête à se reculer légèrement lorsque les bras d'Andhra se posent sur lui pour le ramener contre elle. Le grand n'essaie pas de se défendre, se laisse aller contre elle, goûte à la douceur de ses lèvres comme s'il entrait dans un paradis encore inexploré. Il en oublie instantanément les questions qu'elle lui a posé, les doutes qu'elle n'a cessé de poser sur lui pour se perdre dans ce baiser, le vivre plus que de raison et l'apprécier jusqu'au plus profond de son être. Quelque chose le traverse à cet instant, de puissant, limite insupportable. Ses mains trouvent leur place sur la taille de la blonde pour épouser les formes de son corps.

J'en crevais d'envie.
Elle lui dit, d'une voix chaleureuse, d'une voix qui l'assomme de sa beauté. La regarder suffit à le mettre un peu plus à terre, à pouvoir le mettre à genoux face à un tel magnétisme. Il est indomptable Amaël mais pourtant, de temps à autre, il lui arrive de s'incliner face au mystère de la vie, face à des créations magnifiques de dame nature. Un peu plus brute et sûr de lui, ses doigts écartent les cuisses de la blonde pour pouvoir se trouver une meilleure place contre elle. Leurs torses se rencontrent, et il sent, la douceur de ses seins épouser sa peau, lui déclencher des papillons dans le ventre. Le genre de papillon de nuit bien dégoûtants qui te font peur plus qu'autre chose, du genre qu'on a envie de tuer et de fuir. Mais lui, ces papillons, il les aime, les chérit avec tant de délicatesse qu'il se laisserait détruire par eux. J'en crève encore d'envie tu sais. L'une de ses mains se pose contre sa nuque pour l'embrasser de plus belle tandis que l'autre rejoint l'un de ses seins qu'il attrape comme s'il était l'objet le plus précieux de cette pièce. Au milieu des odeurs de peinture et de pain grillé, il sent son désir monter en flèche, l'envie malsaine de la posséder lui prendre aux tripes.
Dans ses mouvements, la serviette s'échoue au sol mais qu'importe du moment qu'Andhra reste contre lui.

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