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 Sweater weather {Amaël}

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Harvey Skeyne
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crédits : wiise (ava & sign)
multinicks : Indiana, le procureur sexy.
ɷ statut : Le rêve de sentiments trop forts, la solitude qui colle au corps. Divorcé, le coeur piétiné et la mine dégoutée.
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MessageSujet: Sweater weather {Amaël}   Ven 2 Juin - 0:26

Harvey, il est passionné par son job. Il ne compte plus les heures, à perdre son regard clair sur ses dessins, sur ses croquis. Ceux là même qu’il tient contre lui, dans une petite chemise de cuir, sous son bras alors qu’il cherche ses clés de voiture dans la poche de son trench. Il vient de terminer un rendez vous client pour refaire entièrement une villa en bord de plage. Du gros œuvre comme de la décoration et de l’agencement. Il est surexcité Harvey, derrière son impassible sérénité. En vérité, son esprit bouillonne et fourmille de mille idées. Il n’a qu’une hâte, en vérité, regagner son bureau en ville pour se lancer. Se perdre dans les traits manuels comme dans ses logiciels. Il se réfugie dans son boulot, depuis son divorce. Depuis qu’il a été brisé, depuis qu’il a commis l’irréparable, voilà de cela deux années. Son métier, sa passion, c’est la seule chose qu’il a trouvé pour ne pas complètement sombré. Bien sur qu’il y avait ses amis, Lowell, son meilleur ami, quelques sorties. Mais rien n’est réellement suffisant, lorsqu’au fond, un goût amer reste continuellement dans votre bouche.
Mais Harvey il n’y pense pas, il ne veut pas y penser. C’est bien plus facile de vivre et d’oublier. De se contenter du présent, plutôt des projets. Plutôt que des ratés.

Il finit par mettre la main sur ses clés et se dirige vers sa voiture, sportive, rutilante, parce qu’il aime trop l’adrénaline, l’architecte. Elle est pourtant grise, anthracite, un brin discret, pour un modèle qui ne l’est pas. À l’image de son apparence de gentleman, qui cache, en vérité, un feu ardent et dévorant, au fond de son âme, de ses tripes. Qui ne demande qu’à sortir, qu’à s’exprimer, pour le dévorer tout entier.
Il ouvre la portière passagère pour y laisser sa pochette en cuir et ses papiers. Il s’apprête à retirer son trench lorsque quelque chose heurte ses jambes. Il est grand, Harvey, alors il ne pense pas toujours à regarder en bas. Pourtant là, il baisse le regard, pour constater qu’une petite fille, aux grands yeux clairs et à l’air un peu perdu, se tient là et s’accroche à son pantalon sur lequel elle tire, comme pour avoir son attention. Alors Harvey il sourit, parce qu’il adore les gosses. Il est doué avec, un vrai papa gâteau, s’il avait la joie de l’être vraiment. Il se contente de gâter ceux des autres, pour l’instant. Même s’il ne perd pas espoir, un jour, d’être père à son tour.
Alors il s’accroupit, il s’adresse à la gamine qui semble fascinée par son accoutrement, sa chemise, sa paire de lunettes, qu’il a gardée sur le nez sans s’en rendre compte et qu’il retire aussitôt pour les balancer sur le siège de la voiture. Il la questionne, la petite, un peu surpris, de la voir là, seule, atterrir dans ses pattes. Pour sur que ses parents ne sont pas loin. Alors Harvey il lui prend la main. Il lui demande de trouver ses parents, alors qu’il avance, cherchant du regard quelqu’un qu’il ne connaît pas.

Jusqu’à ce que finalement, la gamine s’élance, tirant sur son bras. Reconnaissant celui qui semble être son papa et qui accourt vers vous pour se jeter sur elle et la prendre dans ses bras. L’inquiétude se lit sur son visage et Harvey, il sourit en coin, rassurant. « Elle a atterri dans mes jambes, je me doutais bien qu’elle avait fait des inquiets » Lâche t-il, de sa voix chaleureuse. Il est comme ça, Harvey. Il est avenant. Il est accessible. On a envie de lui raconter sa vie, de profiter du moment. Il est souvent souriant, même si son âme est tourmentée. Il préfère être ce calme, d’apparence sereine et reposé. Mais ce n’est qu’une façade, c’est un faux calme Harvey, qu’il ne faut pas faire exploser.
« C'est votre fille ? » Ose-t-il finalement demander, un peu curieux, face à celui qu’il a rapidement détaillé du regard. Il est curieux parce que le type est particulièrement original, même s’il a un beau visage. Il semble un peu ailleurs, un peu rêveur. Ca l’attire, Harvey. Il aime ça l’excentricité. Le grain de folie, qui donne envie d’exister.

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Amaël Cohle

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✎ métier : artiste connu et reconnu qui commence doucement à se lasser des pinceaux.
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MessageSujet: Re: Sweater weather {Amaël}   Ven 2 Juin - 13:56

Il a encore craqué au rayon jouets à cause d'Amethyste. C'est pour ça qu'il se trimbale avec une peluche plus grande que lui dans les bras. Un énorme nounours rose avec de grands yeux noirs qui te donnent envie de lui faire des câlins à longueur de journée. Elle lui a coûté une petite fortune mais il est comme ça, Amaël, il sait pas dire non au regard de sa princesse qui le mène déjà par le bout du nez. Il est pas encore au bout de ses peines celui-là, qu'est-ce que ce sera lorsqu'elle deviendra adolescente ? Il préfère même pas y penser, terrifié à l'idée de la voir se détacher de lui au fil des années. Passage ingrat mais obligatoire de la vie. L'artiste jette un oeil par dessus son épaule pour observer la petite, tranquillement installée à l'arrière de la voiture. Elle lui offre un sourire alors que les traits de son visage se crispent. La voiture ne démarre pas malgré toute l'énergie qu'il peut y mettre. Mâchoire crispée, sourcils froncés on doit l'entendre ronchonner sur tout le parking alors qu'il quitte son tas de féraille, prenant avec lui la poupée pour la laisser gambader à côté de lui. A un moment, Amaël tente bien de plonger son nez sous le capot mais il y connait rien alors le voilà à tripoter des choses dont il ne connaît même pas le nom jusqu'à renoncer pour chercher meilleure solution. Il a pas envie de rester bloqué toute la journée ici ; encore moins sous cette chaleur qui lui tape sur le crâne. Tête en l'air, le brun se déconnecte de son rôle de père, vissant son regard vers le garage qui se trouve à quelques pas de là, le voilà qui s'y précipite pour aller demander de l'aide. Les gars le regardent un peu bizarrement, faut dire qu'il a la dégaine avec son débardeur rose pâle imprimé flamant rose, ses lunettes de soleil et son bob qui lui donne un véritable air de beauf.

Ce n'est qu'une fois prêt à appeler le taxi pour rentrer chez eux qu'il se rend compte qu'Amethyste n'est plus là. Mais où avait-il la tête ? Il se déteste tellement, parfois, de ne pas pouvoir faire deux choses en même temps, de penser que sa bagnole puisse être plus importante que sa fille. Sa fille, purée, le sang de son sang, la chair de sa chair. Sa gorge se noue. Il le sent, son cœur, lui remonter dans la gorge et lui faire un mal de chien alors qu'il l'appelle doucement, d'une voix basse. Amaël veut pas paraître effrayé pour alerter personne. Parce que depuis que les services sociaux sont venus le voir, il est persuadé d'être sur écoute 24h/24. Le dos légèrement courbé et le pas rapide, la tension de ses muscles se détend lorsque le visage de la petite se dessine dans ses yeux. Celle-ci se précipite vers lui alors qu'il se penche pour la récupérer et la serrer fermement entre ses bras. Son cœur bat la chamade, tellement qu'il ne capte la présence d'un homme que lorsque celui-ci lui adresse la parole. Deux minutes d'inattention et ça suffit pour les perdre. C'est qu'elles vont vite, ces petites choses. Il aurait envie de lui offrir un véritablement sourire mais n'ose pas. Ses lèvres se posent délicatement sur le crâne d'Amethyste, encore trop stressé pour avoir envie de l'engueuler. Amaël est tellement heureux de la retrouver que ses mains tremblent, victimes de l'ascenseur émotionnel dans lequel on l'a flanqué. Oh, oui, bien sûr. Amethyste. Qu'il la présente alors que ses bras fins la serrent toujours contre lui, comme si elle était la chose la plus précieuse de ce monde. Il peut-être pas attentionné l'artiste mais qu'est-ce qu'il peut l'aimer. Merci de l'avoir récupéré, j'étais à deux doigts de l'ulcère je crois. Il rit un peu à cette phrase et fait quelques pas en arrière où sa veste et l'énorme peluche gisent au sol. Il les a abandonné dans le stress.

On vient de tomber en panne, je sais pas si c'est la chaleur ou autre chose mais impossible de démarrer. Des gouttes de transpiration perlent sur son visage alors qu'il ose enfin enlever ses lunettes de soleil pour laisser place à ses yeux bleutés. Vous pouvez me la tenir ? Qu'il demande avant de se rendre compte de sa bêtise et tendre Amethyste. Ma fille je veux dire, le temps que j'appelle un taxi et que je range tout ça. Je pense qu'elle vous aime bien, elle est plutôt réservée en temps normal. La tête brune se laisse aller dans les bras de l'inconnu alors que, déjà à l'aise, Amaël attrape sa veste pour l'accrocher autour de sa taille et prendre la peluche en main tout en la tapant délicatement pour enlever les quelques crasses qui s'y sont accrochées. L'artiste ne se rend pas compte comme il peut être envahissant parfois, ne se pose même pas de questions à l'idée de foutre la paix au sauveur de sa fille. Non, il se contente de le regarder comme s'il le connaissait depuis toujours, détaillant délicatement les traits de son visage.

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MessageSujet: Re: Sweater weather {Amaël}   Dim 4 Juin - 23:51

Il a l’air soulagé, le père à l’allure excentrique. Alors Harvey, il est fier de lui, il lui sourit. Il aime bien faire plaisir, être gentil. Dans le fond, c’est un homme bon. Perdu entre les doutes, les regrets et une apparente sérénité. Violence qui dort, toujours au fond, tapis dans l’ombre. Mais qui ne sort que peu. Jamais ? Non, juste peu. Mais là il y a l’euphorie de la nouvelle rencontre. Il aime ça, Harvey, converser avec de nouvelles personnes. Même dans des situations comme celle-ci, complètement fortuites. C’est un homme accessible, qui se lie facilement et discute simplement.
Puis il a ce regard, sur la gamine. Ce regard qui brille. Fasciné. Envieux, aussi. Peut être un peu jaloux. C’est ce qu’il a toujours voulu, Harvey, avoir des enfants. Mais aujourd’hui ça lui semble juste loin, un peu passé peut-être, certainement déroutant. Il a gâché sa vie parfaite. Il a gâché ses rêves de futurs, pour l’amer d’un présent trop violent.
Dure réalité.

« C’est très joli » Dit-il, en réponse au prénom de la petite qui lui offre quelques sourires et un air fasciné. Il plaît bien, Harvey. Aux parents comme aux enfants. Il a ce don, cette douceur naturelle, qui tranche avec les démons qui grignotent son âme. Peut être que le destin veut qu’il n’est pas d’enfants, pour être sûr de ne pas craquer. De ne pas faire une connerie, un jour. Ou l’autre. Inattention.
Il le remercie encore, l’artiste. Ou disons, qu’il dégage une image d’artiste. Un peu excentrique, perdu dans les couleurs et les traits fins. Harvey aussi, c’est un artiste, le grain de folie en moins. Plus classique, plus géométrique, plus symétrique. Mais il a toujours aimé ça, le dessin. Il présume, un peu, puisqu’en soit, il n’est sur de rien. Il aime imaginer, observer, tenter de discerner. Ça l’amuse. « Pas de problèmes, je n’allais pas la laisser toute seule » Avoue t-il avec un petit signe de la main comme pour appuyer le fait que ce n’était pas grand chose. Il aurait aimé, que quelqu’un soit là, si ça avait été sa fille.
Oui, si seulement.

Finalement il remarque, la grosse peluche. Un large sourire étire ses lippes alors que déjà, il observe un peu le portrait. Il le sent, le père dingue de sa fille, à tout lui céder. Il se dit qu’il serait probablement pareil, à sa place. Aucune volonté. Mais il sort de ses rêveries pour se concentrer sur son interlocuteur et la scène devant lui. Il fronce les sourcils, en attendant la panne et la galère qui l’a probablement poussé à perdre sa fille de vue quelques secondes, ou minutes. « Euh oui bien sur » Dit t-il un peu gêné alors que déjà le type lui tend sa fille qui elle même tend les bras vers Harvey qui la saisit avec précaution. Il n’est pas maladroit, l’architecte. Au contraire, il est adroit et soigneux. Il prend soin de tout ce qui est précieux.
Il perd son attention dans le regard bleuté de la gamine avant de finalement réaliser. Reprendre ses esprits. « Non mais pas besoin » Lâche t-il à la volée, avant même de tenter de s’expliquer. Il sait, déjà, quoi faire. Quoi dire.
« Je peux vous déposer, si vous voulez, j’ai fini mon rendez-vous. J’allais retourner au bureau, mais je peux faire un détour, ça ne me gêne pas » Il est altruiste, Harvey. Alors il ose. Il propose. Il veut aider, ce père qui semble un peu dépassé. Il veut se rendre utile, parce qu’il a besoin de ça, Harvey. Il est foncièrement généreux, quitte à s’oublier lui-même. Mais là, ça ne lui demande pas un trop gros effort.
Puis finalement, il tourne son attention vers la gamine qui déjà, se serre contre lui, apparemment bien dans ses bras. Il sourit. « Oui vous avez raison, je crois qu’elle m’aime bien » Il n’ose pas trop le dire, pourtant sur son visage se dessine un sourire. Ca lui fait plaisir. Il en veut encore un peu, de ce bonheur-là. Juste encore un peu. Alors il lève le regard vers le père aux yeux clairs. Tout aussi renversant que sa fille. « Vraiment, ça ne me gêne pas » Renchéri t-il, pour insister un peu. Pour le faire céder et pouvoir l’aider.

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MessageSujet: Re: Sweater weather {Amaël}   Mar 6 Juin - 0:56

C'est difficile à croire qu'il puisse être père celui là. Y a qu'à le voir, on dirait un môme, une âme complètement paumée qui ressemble pas à grand chose. C'est pas un extra terrestre Amaël, seulement un terrestre extra. Certains disent qu'il a perdu la boule, qu'il est né fou alors que ceux qui sont comme lui osent lui dire qu'il ne voit juste pas la vie comme les autres. Et c'est peut-être vrai, au fond, parce qu'Amaël ne fonctionne pas comme tout le monde. Son corps tout entier est un espèce de volcan qui vibre à la moindre secousse et déborde de sa lave dés que son cœur se met à battre trop vite. Il est intense l'artiste dans tout ce qu'il fait, ce doit être pour ça qu'il arrive à peindre et à renouveler son inspiration à tout moment. Il est une ressource infinie, un puits sans fond dont les rêves et les couleurs remontent du plus profond de son être. Ses yeux bleutés se perdent sur son téléphone alors que l'homme lui propose de le ramener. Il lâche un sourire, hausse les épaules, regarde Améthyste un instant qui semble dans son élément. Elle chiale pas, à croire qu'elle pourrait remplacer son papa par un autre en un rien de temps ; il en serait presque jaloux. C'est sa part d'Antigone à lui, l'unique souvenir qu'elle lui a laissé alors, le grand pourrait pas se résoudre à la voir partir, il en deviendrait complètement dingue. Parce qu'Antigone est de loin la chose qu'il aime le plus aimer. C'est son absence qui la rend si belle. Sa fuite qui la pousse à être si désirable. Sa mort visuelle n'a jamais rendu Antigone aussi importante à ses yeux. Avant, Amaël la délaissait mais il a fallu qu'elle devienne un fantôme pour qu'il regrette tous ses écarts et en vienne à la désirer de chaque parcelle de son âme.
Il se sent comme la chanteuse Barbara et pendant un instant, les paroles résonnent dans sa tête.
Dis, quand reviendras-tu ? Il pourrait chanter si l'inconnu ne se trouvait pas si proche de lui.

Ce même inconnu qui lui propose de le ramener à la maison. Oh, vous êtes certain ? Mais l'homme insiste et Amaël n'évoque pas plus de résistances que ça parce qu'il ne se sent pas d'attendre un taxi, de se taper un chauffeur de mauvaise humeur et de sortir les quelques billets qu'il lui reste. Soulagé par sa proposition, le brun se dirige vers Améthyste pour la reprendre dans ses bras tandis qu'il s'organise pour pouvoir tout porter en même temps, du moins, jusqu'à la voiture. On habite pas loin en réalité, même pas dix minutes en voiture d'ici mais je me voyais mal faire le chemin à pieds. Entre la peluche et la petite qui ne veut pas avancer. On est au numéro 5413, c'est juste un peu plus haut, par la gauche. Il sourit même si au fond, Amaël se sent déjà débordé par cette idée. C'est pas seulement à cause d'une voiture en panne qu'il est en panique, c'est juste une accumulation de tout. Et même si Octavia lui vient souvent en aide, l'artiste sait qu'il pourrait craquer à tout moment, avoir une nouvelle fois envie de fuir et de tout plaquer. Ses doigts tremblent un peu alors qu'il continue de transpirer sous son bob. Malgré la fatigue, les cernes qui forment un lit sous ses yeux, Amaël prend le temps de s'attarder sur sa fille. Ça va, tu n'as pas trop chaud mon cœur ? Qu'il lui demande tandis qu'il lui offre un nouveau baiser pour vérifier la température de son corps. Il sait que tout va bien mais ne peut s'empêcher de s'inquiéter alors que par moment, il arrive aussi à l'artiste d'oublier son propre enfant.

On vous suit alors ! Qu'il balance tout en le suivant d'un pas lent, chargé comme un mule. Il a encore un peu trop de fierté pour demander à l'inconnu de l'aider à porter quelques trucs. Alors, Amaël tient le coup tandis qu'il continue de prendre la parole, apeuré par le silence. Les mots, le grand les utilise à tour de bras, comme s'ils étaient les seuls capables de lier des liens et de rendre les personnes sociables. Au fait, moi c'est Amaël. Et enfin, le brun autorise le silence à s'installer, laissant à l'autre choix de continuer dans cette voie là ou de faire quelques pas arrière. Il est un peu essoufflé aussi, aurait besoin d'une clope et d'une boisson bien fraîche. Il n'a qu'une hâte maintenant, rentrer chez lui pour retourner dans sa bulle à l'odeur peinture à l'huile.

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MessageSujet: Re: Sweater weather {Amaël}   Jeu 15 Juin - 17:27

« Oui je suis certain » Dit-il dans un sourire transpirant de gentillesse. Dévoué, sans parfois trop le faire exprès. Il a toujours été comme ça, Harvey, l’âme altruiste, serviable. Il est parfois trop perdu dans ses propres vices, alors c’est peut-être, inconsciemment, comme s’acheter une conscience. Comme se faire pardonner pour tout le mal qu’il a pu faire à d’autres, ou qu’il a pu se faire, aussi. Il ne préfère pas y penser, de toute façon, ou pourquoi du comment. Il est bien mieux à offrir aux autres des sourires et un peu d’empathie. « Parfait c’est sur ma route en plus. Et pas de problème, j’imagine bien que ce n’est pas évident » Dit-il avec un nouveau sourire alors que déjà, il redonne la gamine à son père avant de s’approcher pour saisir la peluche et la veste du type. « Sacré peluche ! » Lâche-t-il en riant légèrement. La bête est effectivement relativement énorme et Harvey se demande comment tout se petit monde va rentrer dans sa voiture de sport qui, bien que disposant de cinq places, mais trois portes, est relativement étroite.
Il l’écoute, le père, un peu perdu, un peu à part, qui s’adresse avec affection à sa fille, alors qu’Harvey guide la marche. Ca lui fait quelque chose, d’entendre toute cette affection, de s’être imaginé tenir la gamine dans ses bras, lui aussi. Sa gamine, son gamin, peu importe, mais son enfant à lui. Cependant il chasse rapidement ce type de pensées. Trop dérangeantes à cette heure de sa journée. Il préfère largement noyer tout ça le soir venu. Dans trop d’alcool et un clair manque de retenu.

Finalement, il ralentit un peu le rythme pour arriver à hauteur de l’homme portant sa fille. Ce dernier se présente et Harvey tourne le regard vers lui. « Enchanté Amaël alors, moi c’est Harvey » Nouveau sourire alors que déjà, le trajet se termine et la petite troupe arrive à la voiture qu’Harvey déverrouille à distance avec sa clé. « Voilà, bon je suis désolé ca risque d’être un peu étroit, je ne suis pas vraiment équipé pour une famille » Lâche t-il avec un sourire un peu gêné, alors qu’il avoue être seul ou en tout cas, sans enfants. Son petit bijou de sport de chez Maserati ressemble d’ailleurs largement à un caprice de crise de la quarantaine. Mais l’architecte l’assume, son désir de sensations. Son désir de vitesse et d’adrénaline, alors qu’il conduit comme un forcené en temps normal, seul dans son bolide. Beaucoup lui ont dit qu’il risque de se tuer, un jour ou l’autre. Mais le borné n’écoute rien, jamais, juste les battements de son cœur, qu’il aime faire accélérer.
Il s’approche alors de la portière passager qu’il ouvre pour rabattre le siège et caler la peluche au fond, alors que déjà, il se retourne vers Amaël et sa fille. « Je te laisse t’installer derrière avec elle ? Je n’ai pas de siège enfant donc c’est peut-être mieux ? » Harvey n’y connaît rien, en consigne de sécurité pour les enfants, les bébés, mais il estime que c’est le plus prudent. En vérité il sait qu’en temps que père, il serait probablement surprotecteur, alors il arrive à se mettre un peu à la place de celui qui lui fait face. « Enfin d’ailleurs désolé, je me suis permis de te tutoyer mais je ne pense pas qu’on est tant d’années de différence que ça » Dit-il en souriant en coin. Il fait de toute façon plus jeune que son âge, Harvey. On lui donne en général plus trente-cinq que quarante ans, ce qui lui va très bien. Cela lui donne l’impression de passer un peu moins pour un divorcé en mal de vivre. C’est idiot, mais ça lui suffit. Il apprécie ce genre de petite chose de la vie. Alors oui, forcément, il met rapidement Amaël à l’aise. Il n’est en rien sauvage, l’architecte. Au contraire, plus accessible, peut être parfois trop, ce qui le fait tomber sur des femmes bien trop jeunes, des mecs bien trop insistants ou autres caricatures de la société s’il daigne sortir dans un bar. Ca l’a toujours beaucoup amusé dans le fond, de voir comme les apparences peuvent être trompeuses.

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MessageSujet: Re: Sweater weather {Amaël}   Lun 26 Juin - 16:00

Il se laisse aller, écoute d'une oreille distraite les paroles d'Harvey qui l'invite à monter dans son bolide. Amaël ne cherche pas à  aller à contre sens et se met à l'arrière, Améthyste sur ses genoux qui réclame sa présence après ces quelques minutes loin de lui. Fusionnels, ils ne peuvent que l'être à vivre seuls depuis le tout début. Alors, délicatement, ses bras se resserrent sur le minuscule corps et ses yeux se ferment à sentir sa présence réconfortante. Parfois, il arrive à Amaël de vouloir craquer, de vouloir tout envoyer en l'air mais il tient, pour sa fille, pour ce petit bout de vie qui lui apporte tellement de bonheur et de chagrin à la fois. Il s'en fiche d'être à l'étroit, l'artiste a seulement envie de rentrer chez lui, de trouver la fraîcheur des ventilateurs et son canapé plus que confortable. Peut-être qu'il va peindre jusqu'au milieu de la nuit, aussi, il n'en sait rien, se laisse guider par la vie telle une feuille tombée sur un courant d'eau. Le brun fronce les sourcils avant de réaliser qu'en effet, l'inconnu vient de le tutoyer, il hausse les épaules. C'est pas grave. Il pourrait s'attarder un peu plus mais perdu dans son câlin avec Améthyste, Amaël parvient enfin à se taire (tout le monde respire lorsqu'il se tait). Au bout de quelques minutes à rouler, l'homme donne les directives jusqu'à arriver sur un petit parking en bas de l'immeuble où la petite et lui vivent depuis des années. Il sort le premier, laisse Harvey se charger de l'énorme peluche alors qu'il cherche les clés de son appartement dans ses poches sur le chemin. Il sent sa peau humide par la chaleur et ses cheveux coller à sa nuque à cause de la transpiration. Une fois devant sa porte, son souffle se coupe comme à chaque fois. Il se surprend, lui, à espérer qu'Antigone l'attende de l'autre côté de la porte. C'est idiot mais à chaque fois qu'il rentre, tous les souvenirs remontent à la surface.
Tous les portraits d'Antigone lui sautent au visage, elle est placardée un peu partout, habillée, nue, portrait.
Antigone.

Améthyste descend de ses bras pour aller jusque dans le salon s'échouer sur le canapé et profiter de la fraîcheur de l'appartement. Il y a du bordel, bien sûr qu'il y en a, des pinceaux et des toiles traînent au milieu des jouets de la petite. Amaël aurait pu avoir honte s'il n'avait pas encore le cœur brisé mais l'idée d'entretenir parfaitement son chez lui est devenu une épreuve depuis que la femme qu'il aime n'est plus là.
Il se l'imagine encore, Antigone, en train de faire ses valises, sourire aux lèvres, plus motivée que jamais.
« Je m'en vais, ce n'est pas avec vous que je pourrais devenir quelqu'un'. »
C'est ce qu'elle lui avait dit alors qu'Améthyste dormait tranquillement dans son lit. Comment tu peux créer un enfant avec un homme, dessiner une famille et finalement l'effacer d'un coup de gomme ? Ca sonne mal, comme un coup de fil que l'on reçoit et qui nous dit 'erreur de numéro, je m'excuse' c'est pas grave, vazy, je t'en prie.
Il n'avait même pas cherché à la retenir, à la faire changer d'avis. La claque du siècle. Et lui qui l'aime encore, du moins, qui nourrit l'espoir de l'aimer encore, qui admire du soir au matin les restes d'elle, qui arrose ses plantes au lieu de les abandonner. Amaël. Son regard ne se tourne pas vers Harvey parce qu'il fonce immédiatement dans la cuisine pour revenir avec une bouteille d'eau mais aussi un biberon de chocolat frais qu'il tend à sa fille.

J'ai que ça à t'offrir. Qu'il dit, en posant la bouteille et deux verres sur la table basse, au milieu des cartes d'admiratrices aussi délurées que lui qu'il lui arrive de recevoir régulièrement. D'un geste lent, Amaël vire son bob et le balance au milieu du reste sans se poser de questions. Il se sent fébrile lorsqu'il s'approche de la fenêtre pour l'ouvrir et fumer sa clope. En règle générale, il ne prend pas la peine de faire tout ce cinéma mais le brun se méfie. On sait jamais que ce type là le dénonce aux services sociaux (y aurait de quoi en dire). Sociable, Améthyste commence déjà à montrer ses plus belles poupées à Harvey et les lui tend de ses petites mains potelées. J'suis désolé, elle est du genre pot de colle. Elle voit pas beaucoup d'hommes, c'est nouveau pour elle. Et quand on parle de pot de colle, voilà Nuance qui se ramène. La chatte se rapproche avec de grands yeux, dévisage l'inconnu pour finalement venir s'installer sur le bord de la fenêtre pour réclamer des caresses à son maître. Il se sent mélancolique, soudainement, sans trop savoir pourquoi.
Peut-être parce que la troisième personne qui devrait être ici, dans cet appartement, devrait être là pour eux, et non pas un simple inconnu qu'Amaël vient de ramasser dans la rue parce qu'il est incapable de gérer les choses seul.

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