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 Good morning sunshine {Lowell}

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Harvey Skeyne
Broken Glass
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avatar : Tom Hiddleston
crédits : wiise (ava & sign)
multinicks : Indiana, le procureur sexy.
ɷ statut : Le rêve de sentiments trop forts, la solitude qui colle au corps. Divorcé, le coeur piétiné et la mine dégoutée.
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MessageSujet: Good morning sunshine {Lowell}   Jeu 1 Juin - 21:09

Il a pris cette habitude, Harvey, depuis la mort de Liam, de se rendre chez Lowell. Souvent. Peut être trop, d’ailleurs, mais qu’importe. Il s’inquiète. Il s’est toujours inquiété, face à l’instabilité de Lowell. La mort, brutale, qui lui a arraché une partie de lui. Il le sait, Harvey, sans l’avoir vécu. Il le sait parce qu’il peut presque ressentir sa peine, au fond de ses tripes, quand il voit son ami abattu à ne plus avoir la force de vivre. Ça lui noue la gorge comme lui tord les boyaux, mais il tient bon. Il sait qu’il est ce pilier, contre lequel il fait bon de s’appuyer. Il sait qu’il est celui, là pour faire sourire, pour égayer. Même alors que sa vie, est bien loin d’être parfaite et débordante de joie. Mais qu’importe. Il n’aime guère parler de lui. Il n’aime guère s’aventurer à exposer son ressenti ou ses idées, sur sa vie, ses envies. Il préfère s’occuper des autres, de ceux qui ont besoin de lui.
C’est donc tenant deux cafés et quelques pâtisseries, qu’il rejoint l’immeuble de Lowell, pour rapidement gagner son appartement. Il a une clé, Harvey. Il y a pensé, au cas où le chirurgien refuserait de le faire entrer. Trop pitoyable, trop alcoolisé.

Il ouvre donc la porte et s’engouffre dans l’appartement au sol jonché de cadavres de bouteille. Relent d’un alcool encore présent, flottant dans l’air, mêlé à la fumée froide de clopes trop nombreuses. Il grimace, l’architecte. Il n’aime pas ça, cette débauche affichée. Pourtant lui aussi, est pourri de nombreux vices, tous dénigrés, tout cachés. Il ne devrait pas s’en étonner. Pourtant ça lui vrille le cœur. Il aimerait faire plus. Il aimerait lui ouvrir les bras et embrasser sa peau, le couvrir d’une affection exacerbée juste pour le voir sourire. Juste pour le voir revivre. Juste pour le voir rire.
Il n’est pas aussi sombre que les premières semaines où Harvey a dû le relever. Mais il l’est encore trop.
Trop pour l’architecte et sa discrète sensibilité.
Pudique, qu’il est.

Il écarte de ses pieds les bouteilles vides, faisant teinter le verre, alors qu’il les chasse sur le côté, comme pour se faire une place. Se frayer un chemin au milieu des décombres de vie. Il finit par atteindre la chambre, dont la porte est entrouverte. Il s’y engouffre, connaissant par cœur l’appartement. Là encore, s’offre à sa vision, dessiné par quelques rayons du jour, aux lourds rideaux entrouverts, des cadavres de clopes, de bouteilles de bière et surtout, sur la table de nuit, ces drogues qu’Harvey déteste. Pourriture. Saloperie. Voilà ce à quoi il pense. Il pourrait serrer les poings. De dépit, d’affliction. Mais il reste calme. Il reste toujours calme.
Trop serein.
Bombe à retardement.

Il pose les cafés et autres douceurs sur la commode, à côté de son trench, avant de s’approcher vers un Lowell qui semble dormir, encore. Paisible. Probablement le seul moment où le chirurgien l’est vraiment. Il sourit en coin, un instant, Harvey. Attendri par le visage si doux de son ami. Mais le calme est de courte durée, parce que s’il est venu jusqu’ici, c’est dans un but précis. Alors il secoue Lowell. D’abord doucement, puis avec plus d’entrain. Jusqu’à le faire grogner, gémir. « Debout princesse ! » Lâche t-il amusé, avec un sourire provoquant sur le visage. Mais Lowell ne semble pas décidé. Alors il emploie les grands moyens, Harvey, quitte à se faire insulter. Il se dirige vers la large fenêtre pour en ouvrir d’un coup sec les rideaux, inondant la pièce d’un jour frais et clair, puis la fenêtre, pour faire entrer de l’air. Il soupire de contentement, bruyamment, avant de se tourner, un large sourire sur le visage, face à un Lowell qui commence déjà l’insulter. « Garde tes insultes et lèves toi gros tas, je ne suis pas venu pour t’entendre gémir » Il ne mâche jamais ses mots, Harvey. Pourtant il est toujours calme, toujours taquin. Même là, alors qu’il sait qu’à tout instant, Lowell va finir par exploser et que ses bonnes résolutions vont lui être renvoyées en pleine gueule, de la pire des façons.

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MessageSujet: Re: Good morning sunshine {Lowell}   Ven 2 Juin - 14:40

Il aurait pu appeler. N'importe qui. Faire sonner le répondeur du premier venu dans la liste des contacts de son smartphone. Mais non. Les pognes déjà tremblantes de fatigue s'étaient emparées d'un pack de Budweiser qu'il avait descendu intégralement. Mais ce n'était pas assez. Ce n'était jamais assez. Et comme n'importe quel alpiniste flirtant avec la mort dans l'ascension d'une montagne, Hatch avait entamé un tango des plus remuants avec la faucheuse en ingurgitant un nombre colossal de bouteilles. C'est que le colosse était éminemment dur à enivrer, et quand bien même les prémices de la griserie s'étaient fait sentir, Lowell s'était tourné vers ces petits comprimés colorés destinés à le mener à l'état d'extase suprême. Et tout ça pour quoi ? Pour le fuir. Lui. Pour ne pas avoir à voir son visage. Pour faire en sorte qu'il plane, qu'il divague, et, pour finir, qu'il s'endorme sans avoir à repenser à cette effroyable journée. À cette déflagration fulgurante, à ce qu'il avait pu ressentir lorsqu'il avait cessé de vivre. À ce déchirement, intense. À cette impression de perdre une partie de son âme, subitement. À ce démembrement. Lowell s'était mis ces œillères bien volontairement. Une opération était prévue le lendemain, et si ses mains venaient à cesser de trembler, il pourrait la mener à terme. Dans le cas contraire, jamais on ne le laisserait opérer. On mettrait ces tremblements sous le coup du choc, encore violent. Sous le coup du traumatisme. Mais la plupart d'entre eux savait que ce brillant neurochirurgien qu'ils côtoyaient vivait sans doute la période la plus sombre de son existence, et que la route était encore longue en vue d'un rétablissement total. Du gâchis ? Sans doute. Mais Lowell n'en avait rien à foutre. Il faisait son deuil. Du moins, il essayait. Alors, ce smartphone, il l'avait délaissé, abandonné, oublié. Il avait mis un peu de musique et avait entamé sa descente aux enfers un large sourire aux lèvres. Quelques clopes de temps en temps pour assaisonner le tout, et le voilà parti. Inconscient. Conscient de son inconscience. La soirée – la nuit ? – lui était passée sous le nez et très vite, les ténèbres l'avaient pris. Dans les méandres de son sommeil, le chirurgien s'était mis à espérer qu'il décède. D'un coup. Comme ça. Overdose, constaterait le légiste lorsqu'il autopsierait sa dépouille. Mais la mort ne s'était pas penchée sur son lit de débauche et son cœur gorgé d'alcool avait continué à battre. Ça ne se passerait pas comme ça, semblait chuchoter une quelconque antique force veillant sur sa carcasse. Tu continueras à vivre. Tu survivras. Pour peu que cela arrive, Hatch espérait juste que tout ceci se termine au plus vite. Qu'il passe ou trépasse. Dualité d'un esprit malade, de l'homme souhaitant en finir avec la souffrance, d'une manière ou d'une autre.

Il n'entendit pas la clé ouvrir la serrure et les pas légers pénétrer dans l'appartement. Il dormait, Lowell, et comme une masse même. Pas le temps de niaiser. Les cadavres de bouteilles étaient partout, et sa chambre elle-même était devenue une véritable capharnaüm. Des mains se posèrent sur ses épaules, mais ne parvinrent toutefois pas à percer le sommeil profond dans lequel il se trouvait. Alors, elles le secouèrent, et Hatch émergea doucement. Il prit conscience de l'obscurité, puis de son corps, puis les sons lui parvinrent. « Debout princesse ! » Qu'est-ce que ? Hatch bougonna des choses incompréhensibles, la bouche pâteuse. Alors couché sur le côté, il roula à plat ventre pour chercher à enfouir sa tête sous les multiples oreillers se trouvant dans son lit. L'instant d'après, la lumière inondait la chambre et Hatch, qui commençait à se faire à l'obscurité, ferma violemment les paupières. « Putain de... bordel ! » Il gronda comme un fauve, tout en ne pouvant que reconnaître cette voix qui s'adressait à lui. Furieux, Lowell incendia son ami de toujours en lui balançant tout un tas de nom d'oiseaux de son répertoire personnel. Puis, lorsque la colère fut un poil redescendue, il grommela : « Merde, V, tu fais chier. Casse-toi. » Bien sûr qu'il ne le souhaitait pas, pourtant ces deux derniers mots franchirent ses lèvres avec une acidité certaine. La tête encore planquée sous ses oreillers, Lowell finit toutefois par émerger et lancer un regard venimeux à Harvey. Il le regarda longuement, ses yeux bleus mi-clos, puis ajouta de sa voix rugueuse : « Qui m'a foutu un emmerdeur pareil entre les pattes. » Se contrefichant totalement de la présence de son ami, il replongea sous les oreillers. Dans le même temps, il reprenait connaissance des événements de la veille, de sa petite beuverie en solo et des comprimés multicolores. Il savait que Harvey détestait ça, mais qu'il aille se faire voir. C'était sa vie, pas la sienne. S'il souhaitait se foutre en l'air, il le ferait. D'un bras, Lowell se saisit d'une oreiller dont il ne se servait pas et l'envoya à l'aveuglette en direction d'où Harvey semblait se trouver. Grognon, le type ? À peine. Puis, toujours à plat ventre, il commença à étirer les muscles de son dos, sachant pertinemment qu'avec toute cette lumière et la présence de Harvey, il ne parviendrait jamais à se rendormir.
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Harvey Skeyne
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MessageSujet: Re: Good morning sunshine {Lowell}   Sam 3 Juin - 20:11

Lowell, il est fidèle à lui même. Il l’injurie, à Harvey. Il lui balance ses mots les plus fins, les moins corrects. Mais Harvey, ça le fait rire. Ça l’amuse, à force. Il a appris à relativiser. Il a appris à ignorer l’acidité et la véhémence du comportement bougon et agressif de son ami. Il sait qu’il a raison, d’être là. Il sait qu’il a raison, de prendre soin de lui comme ça. Alors, il ne changera pas. Pour rien au monde, parce que Lowell, il y tient trop. Un peu trop. Beaucoup trop, même. Bien plus qu’une palpable amitié, renforcée au fil des années.
Alors il reste de marbre, juste avec un fin sourire sur les lippes. Il crampe ses mains sur ses hanches, l’architecte, avant d’éviter d’un léger mouvement sur le côté, l’oreiller lancé mollement en sa direction. Il sait que Lowell n’apprécie pas être réveillé aussi violemment, mais il s’en fiche l’architecte. Il est là pour faire en sorte que Lowell n’abandonne pas. Il est là pour faire en sorte qu’il aille bosser, sauver des vies. Se perdre dans la passion qui le prend aux tripes et qu’il a choisie.
Sa vocation.

« On se le demande, hein » Lâche t-il, toujours en souriant, en réponse à la dernière réplique de Lowell. Puis il saisit les cafés et se dirige vers le bord du lit, sur lequel il prend place. Il pose le premier café sur la table de chevet, avant d’en pousser les immondices qui l’encombrent. Les cachets. Ces saloperies qu’Harvey déteste de toute son âme. Simplement parce qu’ils foutent un peu plus en l’air la vie de son ami. Il hésite à les jeter, là tout de suite, comme un enfoiré. Il hésite à s’en débarrasser, sans écouter les éventuelles vociférations de l’âme en peine en plein réveil. Ça le prend aux tripes, c’est viscéral. Il sent même la colère, remonter en lui, rien qu’à les regarder. Il sent ses poings trembler, et pose le deuxième gobelet de café. Il expire, longuement, un instant, pour calmer les tremblements. Pour calmer la pulsion, qui le pousserait à tout ravager, trop facilement. Il est comme ça, Harvey. Deux facettes de personnalités. L’une douce, tendre, attentionnée. L’autre destructrice, violente et emportée.
Il inspire et expire, encore un peu.
Quelques secondes.
Puis se calme.


« Je t’ai amené du café et quelques pâtisseries, alors, bouge-toi » Lâche t-il à son ami, alors que lui, prend son propre café pour en apprécier une longue gorgée. Puis il se lève, histoire de ramener les douceurs sucrées et de les poser sur la table de chevet, à côté du café. « Je te ramène le petit-déj au lit alors t’as intérêt à arrêter de râler » Petit sourire en coin. Il a quelque chose de touchant, Harvey, à tâcher d’être politiquement correct même avec celui qui l’insulte plus souvent qu’autre chose. Mais l’architecte sait, connaît cette douleur, qu’il a pu voir, qu’il a pu ressentir, jusqu’au fond de lui. Fichue empathie. Il se tourne partiellement vers Lowell, pour poser une main sur son dos et le secouer de nouveau. Légèrement.
Il grogne encore, le chirurgien, mais il commence à reprendre ses esprits pour vraiment se réveiller, alors Harvey, ça lui convient.
« Pousse toi un peu » Ordonne t-il presque alors que déjà, il se fait une place sur le lit, poussant Lowell, récupérant un oreiller pour le caler dans son dos et s’installer confortablement. Il croise ses chevilles et reprend son café, poser le temps de s’installer, récupérant au passage une viennoiserie française. « Putain, je te conseille ces trucs, c’est divin » Dit-il la bouche pleine, sans gêne. Il fait comme chez lui, Harvey. Ils n’en sont plus à ça près, les deux meilleurs amis.  

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MessageSujet: Re: Good morning sunshine {Lowell}   Ven 16 Juin - 13:40

Lowell ne pouvait que pester face à l'irruption de Harvey dans les vestiges de la cuite mémorable qu'il s'était faite la veille. Doux était son repos avant sa venue, la quiétude battant sa chair à plate couture. Lui l'égaré vaquait entre autodestruction constante et sommeil du juste, car à force de se détruire, c'était la fatigue qui le prenait. À défaut de la mort, à qui il semblait offrir ses bras. Une étreinte qu'il désirait et redoutait, mais qu'importe la douleur ; on lui avait déjà tranché une partie du cœur en lui enlevant Liam. Harvey, même s'il faisait tous les efforts du monde pour lui changer les idées ou le consoler, ne pourrait jamais comprendre ça. Mais il était là, et si ce n'était pas le cas, Lowell aurait sans doute les deux pied dans la tombe depuis longtemps. L'architecte l'avait aidé plus que quiconque dans ce deuil, et veillait sur lui avec une espèce d'entêtement farouche. Sa présence si tôt dans la journée était la preuve même de sa ténacité, et pour Lowell, une raison valable pour le détester ardemment. Alors Lowell s'était enfoui sous les coussins, pour ne pas avoir affaire à la lumière du jour, agressive, et au sourire rayonnant de son ami d'enfance. On disait la bonne humeur contagieuse, mais dans le cas de Lowell, elle lui tapait juste sur le système, surtout au réveil. Il avait toujours été d'un naturel bougon au réveil, sauf en quelques rares occasions. Mais là, bougon, il l'était sacrément. Il sentit le matelas s'affaisser et sortit légèrement sa tête de dessous l'oreiller. Harvey avait pris place dans le lit, à côté de lui. Le chirurgien bougonna des paroles inintelligibles, puis décida de faire face à la lumière du jour. Il se retourna sur le dos, yeux plissés, cheveux en bataille, pour adresser un regard curieux à Harvey. Café. Pâtisseries. Bouge-toi. « Huuum, » grogna-t-il en guise de réponse. Il demeura allongé sur le dos, à ignorer royalement les victuailles ramenées par son ami, puis finalement, il roua sur le côté et s'appuya sur un coude. De sa main libre, il chipa le morceau de viennoiserie que Harvey avait dans la main, déjà entamé, et l'engloutit sans dire mot. Puis, il s'éclaircit la gorge. « Okay, okay. Pas mal du tout... Moi qui pensais que tu avais des goûts de chiotte, tu t'améliores. » Et une petite vacherie pour la route, sinon, ce n'était pas drôle. Il jeta un regard taquin à l'architecte. « J'ai passé une sacrée soirée, hier... » Il n'eut pas besoin de mentionner tout ce qu'il s'était envoyé dans le gosier ni même les petites pastilles d'ecstasy qui traînaient encore dans sa chambre. Il savait que Harvey ne tolérait pas ça et quelque part, ça grisait Lowell de savoir que ça énervait son ami. Il agissait presque comme un gosse en manque d'affection, faisant les pires conneries pour attirer l'attention sur lui. Il était certain d'attirer celle d'Harvey, et pourtant, ça ne l'empêchait pas de continuer sa petite crise existentielle. Lowell roula à l'autre bout du lit et se leva sans se soucier de sa nudité. Il chancela légèrement le temps de trouver son équilibre, puis déclara, amorphe : « Je vais prendre une douche, je reviens. » La salle de bain étant attenante à sa chambre, Lowell n'eut pas à aller bien loin. Il prit une douche express, histoire de se remettre les idées en place, de se réveiller un peu, puis attrapa une serviette pour se sécher avant de retourner dans la chambre. Il l'enroula autour de sa taille et se dirigea vers la table de chevet où était posé le café et les viennoiseries apportées par Harvey. Il lui donna un petit coup de genou. « Crois pas une seule seconde que j'vais quitter cet endroit. J'ai besoin, de, euh, décuver. » Il but une longue gorgée de café, puis piocha dans le pochon de viennoiserie, se rendant compte qu'il commençait véritablement à avoir les crocs.
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Harvey Skeyne
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MessageSujet: Re: Good morning sunshine {Lowell}   Mer 21 Juin - 14:48

Il sourit Harvey, en entendant Lowell qui bouge, qui grogne, puis qui finalement se redresse légèrement, enfin sorti du sommeil. Si réveillé qu’il dérobe la pâtisserie que tient l’architecte pour rapidement l’ingurgité. « Mais je t’en prie ! » Lâche Harvey, sarcastique face à ce vol pourtant pressenti dés le départ et la proximité volontairement instaurée. Puis il rit, l’architecte, à la réplique de son ami. « Bien sur que j’ai bon goût, c’est toi qui n’es qu’un ignorant » Déclare t-il d’un geste de la main avant de récupérer son café pour en prendre une grande gorgée. Ca lui plait ce petit moment à côté de Lowell. Parfois, il pourrait vraiment s’imaginer se réveiller à ses côtés, malgré l’aspect bougon de son ami. Il lui arrive de se complaindre à rêvasser d’à quoi pour ressembler leur vie si un jour il osait enfin tout mettre à plat. Si Lowell décidait de ne pas le rejeter et de lui offrir une chance pour un peu plus que quelques ébats. Ca le taraude, ça lui occupe les pensées, alors il s’évade comme il peut, pour ne plus y songer.
Ramené à la réalité par le nouveau sujet de discussion de Lowell, la soirée e la veille. Harvey fronce les sourcils. Il n’aime pas ça, ce trop-plein d’alcool et de cachet. Il n’aime pas ça, voir son ami au point de déchet, rejeté, annihilé par ses doutes et ses peines. Ça lui vrille le cœur et lui tord les entrailles. « Oué, j’ai remarqué… » Dit-il finalement, blasé. Ça se ressent dans sa voix, que ça ne lui plaît pas. Que ça l’agace, que ça l’énerve, même. Il n’a qu’une envie c’est commencer à tout ranger, partout. Faire disparaître les traces des débauches de son meilleur ami. Annihiler les vices et faire déserter les démons. Surtout ces pilules encore disposées sur la table de chevet, qu’il veut juste jeter à la poubelle pour s’en débarrasser. Alors Harvey ne dit rien de plus, préférant maugréer quelques paroles colériques dans sa tête, histoire de ne pas agresser Lowell au réveil. Pourtant dieu sait que parfois, il aimerait lui faire la morale. Le pousser dans ses retranchements.
Pour il le sait dans le fond, que ça ne sert à rien.
Ça n’a jamais servi à rien.

Nouvelle gorgée de café alors que Lowell se lève, affichant sans pudeur sa nudité devant un Harvey passablement gêné, qui se cache derrière l’immense gobelet de caféine. Il a son cœur qui rate un battement, l’architecte, tandis que son regard suit le trajet de son ami qui lui balance qu’il va prendre une douche. Il retient son souffle jusqu’à ce que Lowell soit sorti de son champ de vision, pour enfin poser son gobelet et se frotter le visage. Il se fait du mal, Harvey. Il s’en fait depuis longtemps, à garder ce lourd secret de son attirance pour son meilleur ami. Son cœur se calme progressivement. Il n’a pas pu détacher le regard. Il n’a pas pu se dire que ce n’est rien, de le voir ainsi. Qu’ils se sont déjà vus nus et que jamais, avant son divorce, cela n’avait été un réel problème. Harvey a revu ses perspectives, écouté son cœur depuis ce baiser idiot échangé adolescent.
Alors il ferme les yeux un instant, pour se ressaisir.
Retrouver un peu de contenance.

Il en vient même à se lever pour faire le lit, comme il le fait toujours chez lui, un peu maniaque. Il ouvre légèrement la fenêtre pour faire rentrer de l’air et ramasse quelques cadavres de bouteille pour les poser sur la commode, avant de venir se rasseoir sur le lit, tassant un oreiller pour le caler dans son dos. Il se sent mieux, d’un coup. Il en a presque oublié les pilules. Surtout lorsque Lowell refait surface, une simple serviette autour de la taille. Harvey déglutis, mais se contient. Fait mine de rien. Il reprend un peu de café avant de froncer les sourcils à cause du coup de genou et de la réplique de son ami. Il lève les yeux au ciel, agacé. « Ça c’est ce que tu crois, t’as des vies à sauver je te rappelle. Mais laisse moi te composer ma petite boisson post-cuite, c’est dégueulasse mais efficace » Dit-il en haussant les épaules avant de sourire largement puis de se redresser pour faire face à Lowell. Lowell un peu trop près, d’ailleurs. Si près qu’Harvey en oubli de bouger un instant, une fraction de seconde où son cœur s’accélère. Alors il s’échappe rapidement de cette proximité pour ensuite s’arrêter sur le seuil de la porte de la chambre et se retourner en pointant un doigt accusateur « Et toi fini déjà ce café et ces viennoiseries, autant commencer à éponger ton trop-plein d’alcool espèce de sac à vin ! » Le sourire se dessine sur ses lèvres dés qu’il se retourne pour rejoindre la cuisine et commencer son infâme mélange. Taquineries, vacheries, piques. Ils ont toujours fonctionné comme ça les deux meilleurs amis et les choses ne sont pas prêtes de changer.

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