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 Nobody Resists Me

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MessageSujet: Nobody Resists Me   Sam 20 Mai - 15:09


La quiétude légendaire du quartier résidentiel du Fisherman's Wharf fut quelque peu troublée, lorsque le doux clapotis des vagues céda tout à coup sa place au vrombissement tonitruant d'un moteur sport. Une Maserati GranCabrio décapotable, aussi neuve que tape à l'œil, vint se stationner juste devant la jolie maison sur pilotis du 1321 Street. A son volant se tenait la richissime Margaret Fletcher, une femme des plus influentes dont la popularité n'avait d'égal que la crainte qu'elle inspirait aux autres résidents de Monterey. En Reine de la rumeur et du scandale, elle prenait un malin plaisir à détruire la réputation de toutes personnes dont les agissements étaient en contradiction avec ses principes moraux. N'hésitant pas à s'investir financièrement dans certains grands projets urbains de la ville, il s'avérait assez malvenu d'oser contredire cette prestigieuse donatrice. Dans sa folie des grandeurs, Margaret se voyait même déjà conquérir la mairie, et faire de Monterey un paradis pour privilégiés, dans lequel les enseignes de luxe côtoieraient les villas des riches milliardaires. En effet depuis les hauteurs de son manoir grandiloquent, elle portait un regard assez sévère sur le quartier du Fisherman's Wharf qui se révélait beaucoup trop rustique et bohême à son gout. D'ailleurs, la veuve quadragénaire ne venait que très rarement dans ce quartier aux senteurs de poiscaille beaucoup trop prononcées pour ses narines refaites; Si ce n'était pour siroter un délicieux cocktails sur une terrasse du Sunset Lounge, ou encore pour se plaindre auprès du maire de la ville de l'apparition d'un quelconque désagrément. Pourtant en cette journée ensoleillée, elle ne s'était déplacée pour aucune de ces deux raisons; Mais plutôt dans le but de séduire une proie masculine de tout premier ordre ...

Scrutant la moindre imperfection dans le rétroviseur de son cabriolet de luxe, Margaret s'affairait à une ultime retouche maquillage avant de se jeter dans une opération de séduction de grande envergure. Phillip Jones était bien plus qu'une amourette de jeunesse, c'était le fantasme de toute une vie. Le premier jeune homme qui lui avait brisé le cœur, et qui l'avait faite se tordre de désir entre ses draps rose d'adolescente. Malheureusement ce coup de foudre ne semblait pas réciproque, et Phillip s'était toujours montré indifférent à son jeu de séduction. Mais cela allait changer; Margaret n'était plus une jeune fille en fleur, mais bel et bien une femme d'expérience qui pesait désormais près d'un milliard de dollars. Quoiqu'il s'agisse, elle finissait toujours par obtenir ce qu'elle désirait. Phillip ne lui résisterait pas bien longtemps, elle en était intimement persuadée. Et ce n'est pas cette jeune gourdasse qui lui servait actuellement de fiancée qui allait nuire à la belle marche de ses projets! Cette Evie Rhodes, aussi pétillante et jeune soit-elle, ne représentait en rien une menace. Elle n'était pas de taille à lutter contre la sublime Margaret et ses tailleurs de luxe. Très vite le regard du professeur de Self-défense viendra se noyer dans la profondeur vertigineuse de son décolleté, et oubliera aussitôt l'insignifiante tenancière du Rosine's. Après avoir souligné une dernière fois le contour de sa bouche de séductrice avec son rouge à lèvres Chanel, Margaret se figea dans une mimique ô combien narcissique. La vision de sa "duckface" dans le rétroviseur, finit de la rassurer sur son potentiel de séduction. Exécutant un clin d'œil complice à son reflet, elle s'envoya des encouragements :

"Personne ne peut me résister. Je suis de loin la meilleure! Phillip est déjà à moi, sauf qu'il l'ignore encore... "

Totalement rassurée, elle s'extirpa de sa Maserati pour s'avancer d'un pas chaloupé en direction de la porte d'entrée de la maison sur pilotis du 1321st. Jetant un regard circonspect sur cette demeure atypique mais loin d'être fastueuse; Margaret finit par pousser le bouton de la sonnette d'entrée. * Driiing * Automatiquement, les aboiements suraigus d'un petit chien se firent entendre de derrière la porte. Un doute traversa alors l'esprit de la veuve en quête de séduction : Et si cette greluche n'avait encore point quitté le domicile conjugal? Margaret aurait-elle mal étudiée son affaire? A en juger par l'heure tardive, Evie devait forcement être en pleine corvée dans son café du Rosine's. Fort heureusement pour la veuve fortunée, la porte s'ouvrit sur le visage lumineux de son amour de jeunesse. Le temps ne l'avait point enlaidi, bien au contraire. Les années avaient souligné sa force de caractère, ce qui ne faisait qu'accroître le charme de ce quadragénaire. Subrepticement, le regard de Margaret se promena sur le corps parfait qui se laissait deviner. Puis à son tour, elle gonfla sa poitrine d'orgueil, avant de tendre sa main manucurée en direction du professeur de Self-Defense.

"Margaret Fletcher. Nous étions jadis dans la même école. Peut-être vous souvenez-vous de moi? " Elle marqua une courte pause avant d'ajouter fièrement : "Si ce n'est pas le cas, je suppose que vous avez appris à me connaître. Mon investissement personnel pour la ville de Monterey est de notoriété publique. J'espère ne pas vous déranger? "

Margaret toisa alors avec dédain le petit chien qui s'approchait dangereusement de ses escarpins de luxe. Elle détestait les animaux, sauf quand ils devenaient des artifices de mode : Comme une veste en Vison, un sac en cuir de crocodile, ou même un motif léopard sur une robe. Mais pour le reste, elle abhorrait ces boules de poils sur pattes. D'une voix faussement douce, elle exprima quelque peu son agacement vis-à-vis du petit chien.

"Il est adorable. Mais serait-il possible de l'éloigner? Les escarpins que vous voyez là sont sertis de diamants, et d'une valeur absolument exorbitante. C'est pourquoi, il vaudrait mieux que ce petit animal ne les abime point... "

Margaret jeta un regard appuyé sur l'animal de compagnie, avant de se radoucir quelque peu à la vue de celui qui deviendrait probablement l'homme de sa vie.
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Phillip Jones
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ɷ statut : Ex-futur marié, le mariage est tombé à l'eau, merci Robert. Depuis, il s'esquive. Ils n'ont toujours pas remis le sujet sur le tapis avec Evie. Ils devraient pourtant, vu qu'elle est enceinte.
✎ métier : Prof de Self-Defense (09/2016), depuis le 12 juillet, il bosse peu; avant il était un flic dans une unité anti-terroriste (2002-2016), et encore avant adjoint du Shérif de Monterey (1995-2001)
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MessageSujet: Re: Nobody Resists Me   Dim 21 Mai - 19:30

– Tenue – Les rayons du soleil réchauffent son visage, ne le rendant pas plus radieux car il l’est déjà. Installé confortablement sur une chaise longue sur la terrasse de sa maison sur pilotis, Phillip profite du soleil, son gilet ouvert, dévoilant son torse. Ses paupières sont closes. Il ne dort pas pour autant, une tasse de café presque froid trônant dans sa main. Lui qui démarre en général ses journées si tôt est encore à la maison, alors qu’Evelyn doit se trouver en plein rush au Rosine’s. Son téléphone portable posé à proximité ne vibre pas. Tout est relativement calme, même Oscar. La petite boule de poils est allongée également à proximité. Heureusement que sa propriétaire ne le voit pas à cet instant. Elle relancerait une nouvelle fois la discussion sur la porte fenêtre ouverte et le risque représenté par l’eau à proximité. Il ouvre un œil pour le poser sur l’animal et sourit légèrement, portant la tasse à ses lèvres, alors qu’un petit ronflement parvient à ses oreilles. Oscar et lui sont capables de s’entendre. Les souris dansent quand le chat n’est pas là. En cette belle journée, elles sont occupées à se prélasser, se laissant bercer par le clapotis de l’eau à proximité.

Un vrombissement au loin vient troubler cette quiétude. Habitué au doux son de bolides capables d’atteindre des pointes de vitesse qui ferait pâlir le shérif de Monterey, le professeur de Self-Défense tend l’oreille. Voilà qui n’a rien à voir avec la petite New Beetle rose de sa compagne. Le son est beaucoup plus plaisant à entendre. Même Oscar semble s’y intéresser, relevant légèrement la tête. Avant d’aussitôt la laisser retomber alors que le vrombissement s’interrompt non loin de là. Phillip est loin de se douter que l’engin et sa propriétaire sont devant chez lui et qu’il est l’objet de leur visite dans ce quartier non réputé pour sa richesse. Il peut vivre ailleurs, il en a les moyens. Il ne le souhaite simplement pas, se plaisant dans cette maison qu’il occupe depuis son retour sur le sol américain. Même Evelyn s’y plait, elle n’a émis aucune protestation quand ils ont parlé d’emménager ensemble en décembre dernier. Elle aurait refusé de vivre dans ce lieu, il aurait cédé et ils auraient cherché un autre nid douillet pour abriter leur amour.

* Driiing * Sa tasse manque lui échapper de la main quand la sonnette de la porte d’entrée retentit. La peluche se redresse en sursaut et souhaitant défendre son foyer, ou simplement apeuré d’avoir été ainsi pris en défaut, il rentre telle une furie en aboyant. La tranquillité n’est plus et Phillip ne sait pas encore à qui il le doit. Peut-être un livreur amenant un colis en vue du mariage, ou un membre de sa famille débarquant à l’improviste. Cette seconde option est envisageable, voici plusieurs jours qu’il n’a pas vu ses parents. Alors qu’il se décide enfin à se lever pour aller s’enquérir de ce mystérieux visiteur, il dépose sa tasse de café sur la table avant de remettre un bouton sur son gilet, histoire de se révéler un peu plus présentable. Ses doigts passent frénétiquement dans ses cheveux, sans avoir l’effet escompté. Sa masse capillaire reste un léger champ de bataille, sourd à la discipline. Et que dire de sa barbe naissante qui a eu le dernier mot face au rasoir en cette journée ensoleillée.

Oscar s’agite frénétiquement devant la porte d’entrée, trouvant sans doute que Phillip met trop de temps à venir pour ouvrir. Seulement quelques secondes se sont pourtant écoulées quand la poignée se tourne. Ce n’est ni un livreur, ni un membre de sa famille. Margaret Fletcher. C’est une surprise, totale. Margaret à Fisherman’s Wharf. Mieux encore, Margaret sur le seuil de sa porte. Ce n’est pas une visite anodine, il en a aussitôt le pressentiment. S’il reconnait immédiatement cette femme qui lui tend la main, Phillip est intrigué par les raisons de sa présence chez lui. Il tend sa main, serrant brièvement mais fermement celle de la quadragénaire. « Bonjour Margaret. » Bien évidemment qu’il sait qui elle est. Qui ne connait pas cette femme à Monterey ? Peut-être les nouveaux arrivants, seulement ils apprendront très vite à leurs dépens qui elle est. Lui possède quelques souvenirs d’elle, ce qui n’est guère étonnant quand on sait qu’ils sont tous les deux des enfants de la ville, ayant presque le même âge, et qu’un évènement tragique a marqué leurs vies. Du moins celle de Phillip à l’époque.

Les questions affluent dans l’esprit de l’ancien flic. Il est déjà sur le point de lui demander la raison de sa visite quand il remarque son regard et le suit. Oscar. Il l’a presque oublié alors qu’il est toujours là, à signaler sa présence, n’aboyant plus mais se rapprochant de Margaret. Adorable n’est pas le mot qu’emploierait Phillip pour qualifier le chien de sa fiancée. Contrariant serait plus juste. « Désolé. » Il ne l’est pas. Un sourire effleure ses lèvres alors qu’il se penche en direction de la boule de poils, jetant un bref regard sur ces fameux escarpins sertis de diamant. Il n’y a que des personnes ne sachant pas quoi faire de leur argent pour porter ce genre de fantaisie. Car c’est uniquement des fantaisies sans important aux yeux de cet homme. Il trouve même les escarpins horribles mais il est bien trop poli pour dire à voix haute sa remarque. Il se redresse, Oscar dans les bras. C’est un geste qu’il évite de faire en général, à cause de son allergie, mais les cachets aidant, il se le permet de temps en temps.

« Entrez Margaret. » Par politesse, il s’écarte laissant ainsi le champ libre pour qu’elle pénètre dans sa demeure. Quasiment aussitôt, il enchaine. « Que me vaut l’honneur de cette visite ? Je ne crois pas que ce quartier figure parmi vos favoris de Monterey. Je suppose donc que ce n’est pas une simple visite de courtoisie. » Encore moins une visite pour ses beaux yeux, du moins c’est ce qu’il pense. Ils ne sont pas amis, donc il y a forcément une raison valable à sa présence.    

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MessageSujet: Re: Nobody Resists Me   Mar 23 Mai - 10:24


Le problème du Cerbère de la porte réglé, Margaret ne se fit pas prier davantage pour pénétrer dans la sphère privée de son amour de jeunesse. Poitrine en avant et fesses en arrière, la quadragénaire s'avança en direction du salon intérieur, dans un déhanché des plus sensuel. Soucieuse de produire son petit effet, elle frôla même Phillip alors qu'il tenait le petit chien dans ses bras. Comme pour protéger son territoire et le futur époux de sa maitresse, l'agaçant petit animal se mit à japper en direction de l'allumeuse aux intentions belliqueuses. Quelque peu effrayée, cette dernière plaqua sa main manucurée sur sa poitrine généreuse.  

"Oh my God! Je me trompe ou cette adorable petite créature n'a vraiment pas l'air de m'apprécier? J'espère qu'il n'est pas ainsi avec tout le monde? "

L'une des premières choses que ferai assurément Margaret après avoir ravie le cœur de Phillip, serait assurément de faire piquer cet affreuse boule de poil. Elle détestait presque autant les animaux que les enfants, alors il était hors de question de voir ce genre de créature polluer l'espace de son luxueux manoir! Mais plutôt que de se laisser distraire dans sa tentative de rapprochement, Margaret reprit très vite le fil de la conversation.

"Vous êtes perspicace, monsieur Jones. Car en effet, je ne suis pas ici, pour une simple visite de courtoisie. Mais bel et bien pour vous faire part d'un projet qui me tient particulièrement à cœur, et sur lequel, vous êtes en mesure de pouvoir me venir en aide. "

Margaret balaya des yeux l'intérieur des lieux, afin de se forger une idée de ce que pouvait être une journée type du couple Rhodes & Jones. Même si la décoration était bien plus chaleureuse que le marbre froid de son manoir, cela manquait clairement trop d'allure pour la richissime propriétaire. Elle éprouvait même un certain dégout à l'idée d'imaginer Phillip en train de bécoter Evie sur un sofa aussi peu stylé. Par la faute de cette trainée, il était tombé bien bas, et il serait difficile de lui changer son état d'esprit. Margaret avait bien conscience que retourner sa situation à son avantage s'avérerait fort complexe, surtout lorsqu’un cadre photo irradiant de bonheur venait vous narguer le regard. La gorge de la quadragénaire se noua à la vue de ce couple heureux qu'elle se plaisait à détruire . Elle chercha à ne rien laisser transparaitre de ses émotions, tant elle éprouvait un sentiment de haine viscéral à l'égard de cette maudite Evie Rhodes! D'une voix aussi douce que le miel, elle en vint alors aux raisons de sa venue.

"Pas plus tard que la semaine dernière, un rôdeur a été aperçu sur les hauteurs de Carmel Valley. Nous ignorons tout de ses intentions, mais il pourrait s'agir d'un cambrioleur venu faire un repérage en vue d'une prochaine exaction. Même si le shérif de la ville patrouille dans le secteur, je demeure seule dans l'immensité silencieuse de mon manoir, ce qui n'a rien de rassurant. J'ai peur pour ma sécurité... "

Margaret fit mine de frémir d'effroi, alors que son manoir était barricadé d'un dispositif high-Tech en matière de sécurité. Mais l'heure était à la comédie, et de jouer aux pauvres femmes en détresse.

"Si je suis venue, c'est pour que vous puissiez me venir en aide. Nul n'ignore votre expérience en matière de maintien de l'ordre et de la sécurité. Et je me souviens encore de l'excellent adjoint au Shérif que vous étiez, il n'y a pas si longtemps que cela. Je me suis laissée entendre dire par une amie, que vous donniez des cours particuliers de Self-Défense, et que cela aidait à se rassurer. Me sentir en sécurité... Voilà un sentiment qui me fait clairement défaut depuis beaucoup trop longtemps. "

Elle tendit l'une de ses mains serties de faux ongles en direction du professeur de self-défense de manière à lui faire comprendre toute la difficulté de la tâche. Et à vrai dire, elle se fichait éperdument du résultat, puisque tous ce qui l'intéressait était d'attirer Phillip auprès d'elle et dans sa toile de séduction. Elle ajouta :

"Peut-être devrai-je prendre des cours particuliers de self-défense? Mais la simple idée de me briser un ongle me glace le sang." Elle poussa un soupir, avant d'exprimer ses réelles intentions. " C'est pourquoi, je pensais au fait que vous pourriez devenir mon garde du corps attitré. Bien entendu, il s'entend que je vous paierai à la hauteur de votre investissement. L'argent n'est pas un problème et votre prix sera le mien. Qu'en pensez-vous? "

Margaret esquissa alors un franc sourire à l'idée de pouvoir posséder un garde du corps aussi sexy.
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MessageSujet: Re: Nobody Resists Me   Dim 28 Mai - 23:57

– Tenue – Quand elle s’avance, pénétrant dans sa demeure, Phillip se demande déjà s’il n’a pas fait une erreur en invitant Margaret à entrer. Depuis toujours, elle est un personnage haut en couleurs. On la déteste ou on l’aime, mais il y a rarement de juste milieu. Généralement, on n’apprécie pas madame Fletcher. La preuve avec Oscar qui se met à gigoter dans ses bras, cherchant à planter ses crocs dans la peau de cette femme alors qu’elle frôle son maître. Phillip se recule d’un pas, resserrant sa prise sur la boule de poils pour l’empêcher de commettre un impair qui se révèlerait fort fâcheux. Adopte-t-il ce comportement avec tout le monde ? « En général, il est plutôt sociable, désolé pour ce comportement. » Il adresse un regard faussement sévère au chien. Il ne comprend pas ce qui lui arrive. Même en sa présence, il ne réagit pas de la sorte. Certes, il aime s’attaquer à ses affaires, mais jamais il n’adopte de comportement belliqueux envers sa personne. Alors pourquoi en a-t-il un envers Margaret ? Une fois de plus car il n’y a normalement pas de juste milieu en ce qui la concerne.

Phillip est pourtant sur une ligne intermédiaire. Durant sa jeunesse, il se souvient avoir eu un certain ressentiment envers son interlocutrice après le suicide d’une de ses camarades de classe. Aujourd’hui, il ne ressent plus rien. Ni haine, ni colère, ni affection pour cette femme. Seulement une curiosité pour la raison de sa visite, alors il ne tergiverse pas et met aussitôt les pieds dans le plat. Il ne croit pas en une visite de courtoisie, Margaret le lui confirme. Refermant la porte derrière eux, il l’écoute attentivement, s’interrogeant sur le sujet auquel il pourrait être amené à lui venir en aide. Il s’avance à sa suite, Oscar toujours dans les bras, alors qu’elle fait le tour du propriétaire du regard. La peur. Voici ce qui amène Margaret. La peur d’un cambriolage, de se faire agresser. Le professeur de Self-défense en déduit aussitôt qu’elle est donc à la recherche de ses compétences en matière de combat. Elle le lui confirme d’ailleurs, apparemment le bouche à oreille sur son nouveau métier est parvenu jusqu’aux hauteurs de Carmel Valley.

Du coin de l’œil, il jette un regard à la main qu’elle lui montre. Comment se défendre avec de tels ongles. Il se détourne à peine quelques secondes, le temps de poser la boule de poils dans son lit. « Tu ne bouges pas. » lui glisse-t-il à voix basse avant d’aussitôt reporter son attention sur Margaret. Elle ne tarde plus à entrer dans le vif du sujet. Apparemment, elle n’est pas intéressée par les cours particuliers qu’il donne. « Vous savez, les ongles repoussent Margaret, cela ne serait qu’un dur moment à passer. » Il prononce ces mots de manière sincère. Cependant, on peut y noter une légère pointe d’ironie derrière. Si la quadragénaire a peur pour sa sécurité, qu’elle veut apprendre à se défendre, elle peut tout de même renoncer à quelque chose de purement esthétique en vue de se garder en vie. Il n’y a rien de plus simple et censé comme raisonnement. Et pourtant, le sien ne suit pas celui de Phillip.

Margaret l’étonne. C’est bien de la surprise qui se lit sur le visage du professeur de self-défense. Il cligne des yeux rapidement mais ce n’est pas un rêve. Margaret Fletcher vient bel et bien de lui faire une proposition d’embauche. « Vous m’étonnez, je ne m’attendais pas du tout à une telle proposition de votre part. » Si on y réfléchit bien, il aurait pu s’en douter. Elle aime faire dans l’extravagance, en faire des tonnes. « Ce n’est pas rien ce que vous demandez, je vais devoir prendre le temps d’y réfléchir. » Ce n’est pas dans ses habitudes de dire oui ou non à la légère. Il est même déjà en train de réfléchir. Il cherche les points favorables pour accepter cette proposition. En tête, il y a bien évidemment le salaire, les rentrées d’argent qui seraient régulières et ne dépendraient pas d’une multitude de clients qui peuvent interrompre les cours à tout moment. Quoi d’autre en positif ? L’idée d’en apprendre davantage sur cette femme. Le souvenir de Trisha plane toujours dans son esprit, les raisons de sa mort restent de l’ordre du mystère, et travailler pour Margaret lui ouvrirait une porte pour apprendre ce qui s’est réellement passé à l’époque.

Et pour ce qui en est des points négatifs. Le fait déjà de travailler pour une seule personne et non diverses en est un. Phillip aime la diversité, les changements. Travailler pour cette femme, cela voudrait dire réduire son champ de sociabilisation. Est-il prêt à la supporter plus d’une journée ? Il ne le sait pas. « Vous pouvez me dire en résumé ce que vous attendez d’un garde du corps ? » Il l’interroge alors que sa réflexion se poursuit. Il suppose que cette femme voyage, donc cela voudrait dire la suivre dans son sillage. Si cela ne le dérange pas de s’absenter une journée, il conçoit plus difficilement que cela se transforme en jours au pluriel. Ce n’est pas pour rien qu’il a pris la décision de quitter son ancien métier, c’est pour rester à Monterey, auprès de sa famille, mais surtout avec sa fiancée. « Quel est votre rythme de vie ? Est-ce que vous résidez en permanence à Monterey ou êtes-vous amenée à voyager régulièrement ? » Il s’avance de trois pas en direction de la cuisine ouverte. « Je m’excuse pour les questions mais je ne me vois pas apporter une réponse à votre offre sans savoir de quoi il en retourne exactement. » Il marque une légère pause. « Vous souhaitez boire quelque chose ? » Il semblerait qu’ils en aient pour quelques minutes, alors en bon hôte, il lui propose de quoi se rafraîchir, ou au contraire de se réchauffer. Boisson chaude, ou froide, il patiente en attendant de connaître sa réponse. « Si vous envisagez un système de sécurité audiovisuel, je peux vous recommander une ou deux sociétés. » Phillip est bien loin de se douter qu’elle possède déjà tout ceci. Ou alors il s’en doute mais ne dit rien. Il est également fort possible que Margaret se croyant au-dessus de tout, n’a pas jugé bon de faire installer un système de sécurité. Si elle est très haut dans sa tête, cela veut donc dire qu’elle est intouchable, donc pourquoi se préoccuper de sa vie. Et pourtant elle est là, à tenter de le débaucher.

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MessageSujet: Re: Nobody Resists Me   Jeu 1 Juin - 10:31


Aussi alléchante soit sa proposition, le beau Phillip paraissait quelque peu décontenancé par cette offre emploi particulière qui ne visait en vérité qu'à rapprocher la quadragénaire lubrique de son amour de jeunesse. Pour l'arracher des tentacules de l'infâme Evie Rhodes, elle devait forcement occuper son esprit ailleurs, s'immiscer insidieusement dans sa vie privée de manière à limiter les échanges et toutes formes de réconciliation entre les deux tourtereaux. Margaret en était persuadée, de la promiscuité naitrait le désir, et elle remporterait définitivement la compétition lorsque le garde du corps se laisserait glisser sur les pentes dangereuses de la tentation. Car aussi fidèle soit-il, Phillip restait un homme avec les pulsions instinctives qui le pousserait un jour à l'autre à gouter au fruit défendu. La milliardaire n'avait pas plus belle motivation que de penser à cet instant merveilleux où le fantasme deviendrait enfin réalité, et qu'elle pourrait enfin se libérer de toute sa frustration. Ce jour magique où sous l'effet du plaisir elle planterait ses ongles dans la chair de l'homme de sa vie, comme pour y laisser son empreinte et une preuve d'acquisition. Evie Rhodes n'aurait alors guère d'autre choix que de faire ses valises.

Toutefois, Phillip demandait un délai de réflexion comme s'il sentait pointer les contraintes qu'un tel contrat impliquait. Pour pêcher son beau poisson, Margaret sentit qu'elle devait se montrer patiente et le laisser gouter tranquillement à l'appât, plutôt que de le tirer trop brusquement hors de l'eau. C'est pourquoi, elle chercha à se montrer rassurante sur l'emploi du temps de son potentiel garde du corps.

"Prenez le temps qu'il vous faudra pour la réflexion, mais sachez que je ne vais pas vous solliciter 24 heures sur 24. Je comprends bien que vous avez votre vie, ainsi que d'autres sollicitations professionnelles. A vrai dire, j'aimerai pouvoir jouir de vos services de manière ponctuelle, pour des déplacements et lorsque je me retrouve seule dans mon immense manoir, après le départ de mon personnel. Cela n'arrive pas tous les jours, je vous rassure. "

Philip voulait en savoir davantage sur le rythme de vie de la veuve, ainsi que sur ses déplacements. Comédienne dans l'âme, Margaret se tordit alors les mains avec nervosité, tandis que son regard se troubla d'émotion.

"Depuis la mort de mon mari, je souffre de récurrentes crises d'angoisse, et d'un profond sentiment d'insécurité. Je pensais que cela passerait avec le temps, mais je suis forcée de constater qu'il n'en est rien. Dans ces moments de doute et de solitude, il m'est vital de sentir une présence rassurante à mes côtés. C'est pourquoi, j'ai pensé à vous... "

Tout en l'écoutant poursuivre ses explications, Phillip commença à se diriger vers la cuisine, certainement dans le but de répondre à son devoir d'hôte.

"Vous voyez, je n'attends pas grand-chose de vous, si ce n'est de veiller sur moi lors de certaines soirée en solitaire dans mon manoir, et d'accomplir quelques extras lors de mes déplacements. Sur ce dernier point, sachez que je voyage très rarement, si ce n'est pour quelques semaines de vacances sur les plages d'Hawaï. Quoiqu'il en soit je vous paierai rubis sur ongle, et au-delà de vos espérances. L'argent n'a jamais été un problème pour moi. "

Le beau Phillip semblait écouter attentivement toutes les précisions apportées par son éventuelle employeuse, avant de se soucier de son confort.

"Malheureusement, il est encore trop tôt pour déguster une coupe de champagne, mais je boirai bien un Thé au Jasmin si vous en avez. Dans le cas contraire, n'importe quel autre Thé fera l'affaire. Vous voyez, je ne suis pas une femme difficile... "

Margaret accompagna sa demande d'un sourire enjôleur, qui se voulait aussi charmeur que sensuel. Mais Phillip n'y apporta guère attention, préférant rester sur le terrain professionnel et la question de la vidéo surveillance.

"Oh vous savez j'ai autant de caméras dans mon manoir que de bulles dans mon jacuzzi! Mais celles-ci n'empêcheront en rien l'éventualité d'une agression. Ni même à lever mes doutes et mes angoisses. J'ai besoin d'une personne en mesure d'intervenir directement sur place. "

Margaret regarda son hôte s'éloigner et disparaître dans la cuisine, de manière à lui concocter sa douce boisson chaude. Les traits du visage de la machiavélique milliardaire changèrent alors totalement d'expression, tandis qu'elle s'apprêtait à passer à l'action. Encore une fois, elle allait poser une mine sur le chemin qui conduisait Phillip et Evie vers l'autel du mariage. Un piège destructeur qui allait totalement déchirer l'image si parfaite de ce couple sans histoire. Plongeant sa main dans son sac Vuiton, elle en extirpa l'objet du scandale, qui n'était rien d'autre qu'un string en dentelle émanant de sa garde-robe personnelle. Aussi discrètement que possible, la veuve sournoise se dirigea alors vers le salon pour aller s'asseoir, mais surtout pour dissimuler l'affriolent sous-vêtement entre l'un des replis du canapé. Margaret se plaisait déjà à imaginer la tête que ferait sa rivale, lorsqu'en faisant la poussière, elle découvrirait une culotte étrangère coincée entre les plis du sofa. Assurément, le ménage finirait en scène de ménage, et la confiance ne serait plus de mise.

Entrecroisant ses longues jambes dans un geste empreint de noblesse, Margaret adressa un sourire faussement chaleureux à Phillip qui revenait avec sa tasse.

"Vous êtes un ange, je vous remercie. "

Elle déposa sa tasse avec délicatesse sur la table basse qui se tenait devant le sofa, avant de s'engager malicieusement sur un terrain beaucoup plus intime.

"Je ne sais pas si cela vous le fait, mais je dois avouer que j'éprouve une certaine gêne à vous vouvoyer. Certes nos routes se sont séparées depuis, mais nous étions relativement proches par le passé. Je pense qu'en souvenir des bons moments et notamment d'une soirée particulièrement endiablée, nous devrions nous tutoyer à nouveau... "

Margaret ajusta un regard sensuel à son amour de jeunesse, avant de l'interroger d'une voix devenue douce comme le miel.

"Tu te souviens de cette soirée de fin d'étude, Lip? Nous n’avons malheureusement jamais eu l'occasion d'en reparler... "

Le ver était dans la pomme, alors que Margaret s'apprêtait à faire pourrir de l'intérieur les beaux projets de mariage du couple Jones&Rhodes.
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MessageSujet: Re: Nobody Resists Me   Sam 3 Juin - 23:50

– Tenue – Il n’a pas conscience du guêpier dans lequel il est en train de plonger Phillip. Celui-ci s’est ouvert pour commencer à l’engloutir quand la sonnette d’entrée a retenti. Ce n’est pas comme s’il n’a pas connaissance de tous les dégâts que cette quadragénaire entraine dans son sillage. Il ne s’est pas brûlé les ailes à son contact, c’est à cause de ceci qu’il ne la met pas hors de chez lui, pour s’assurer sa propre sécurité plutôt que la sienne. Au contraire, il s’entend demander des détails sur ce qu’elle attend de lui. Il réfléchit déjà à la proposition. Son choix est-il déjà fait ? Rien n’est moins sûr. Certains propos lui plaisent, d’autres pas du tout. « Des services ponctuels pourraient éventuellement m’intéresser. » Il ne reprend pas les mots de la dame mais dans sa tête cela sous-entend les déplacements auxquels elle fait référence. Il doit être trop innocent Phillip pour ne pas comprendre ce qu’elle cherche à faire. Ou alors il appartient à ces gens, qui croient encore en l’Humanité avec une majuscule. Une minorité quand tous les autres n’ont plus foi en rien.  

Les crises d’angoisse auxquelles elle est sujette le ramènent vers Evelyn qui en fait également. S’il est trop occupé à s’assurer qu’il n’arrive rien à une milliardaire, ayant les moyens de se payer n’importe quel garde du corps, le jour où la femme de sa vie fera une crise et qu’il ne pourra pas venir pour l’aider, que ressentira-t-il ? De la culpabilité, et il ne sait pas s’il veut prendre le risque de vouloir passer par ce sentiment. S’il a avancé d’un pas pour accepter l’offre de Margaret, l’évocation de ses crises d’angoisse vient de le faire reculer du même pas, remettant les compteurs à zéro. Il se rapproche de la cuisine, toujours aussi attentif, décortiquant et analysant ses mots pour bien en saisir toute la portée. Du moins dans les limites de son esprit. « Le souci que je vois déjà, c’est que je ne travaille pas le soir. Non que je ne sois fainéant, mais les soirées sont réservées à ma vie privée. » Evelyn travaillant toute la journée, lui également une bonne partie, quand vont-ils se voir s’il décide de faire des heures supplémentaires qui le feront rentrer en plein milieu de la nuit ? Quasiment jamais, ou alors en coups de vent. Quel meilleur moyen de précipiter une séparation sans être encore mariés. Il n’a pas envie qu’ils soient collés l’un à l’autre, chacun possède des activités de son côté. C’est juste qu’il apprécie de passer du temps avec sa fiancée et à l’heure actuelle, il ne souhaite pas en changer.

Il peut continuer encore plusieurs minutes à déterminer les bienfaits et les contraintes de l’offre de Margaret. Plutôt que de garder tout ce qui lui trotte dans la tête, le professeur de self défense décide de changer de tactique. Il a suffisamment d’informations pour faire son choix. Et pour y dresser ses propres conditions. « Je suis tenté d’accepter votre proposition. Uniquement s’il s’agit de travail en journée, de manière ponctuelle et qui se situe à Monterey. Hawaï est tentant mais vous devez avoir connaissance que j’ai vécu à l’étranger ces dernières années. Je souhaite me poser. » Rien ne l’empêchera de se rendre sur cette île durant des vacances, tant qu’il ne s’agit pas de boulot. Le point à présent fait sur cette proposition de job, il peut offrir à boire à son invitée. Nul doute qu’elle va trouver à redire sur quelques points, ou insister pour qu’il cède. Ce qu’il ne fera pas. Il tente également une autre approche. Celle des caméras de sécurité. Il tape dans le mille, elle en possède mais cela ne lui suffit pas. « Je vous laisserai mon numéro de téléphone. Vous n’aurez qu’à l’enregistrer au cas où le rôdeur s’approche de chez vous. Mais sincèrement, le 911 sera plus efficace à intervenir que moi. » Non qu’il ne soit pas compétent, mais il ne vit pas le nez collé sur son téléphone. C’est même parfois tout le contraire.

Ceci étant dit, il prend la direction de la cuisine ouverte, tournant le dos à la quarantenaire. « Un thé à la menthe, j’espère que cela vous conviendra. » lance-t-il sans se retourner. Les seuls autres choix sont caramel et citron. Vu qu’elle n’est pas une femme difficile comme elle l’a affirmé, il choisit pour elle, ne lui laissant pas vraiment son mot à dire. Il faut dire qu’occupé qu’il est du côté de la cuisine, il ne se rend pas compte de ce qui se trame dans son dos. Le seul constat qu’il fait quand il revient avec la tasse de thé fumante, c’est que Margaret s’est mise à son aise sur le canapé. « Je vous en prie. » Les formules de politesse prononcées lors de ce passage de tasse, ils vont pouvoir reprendre la discussion sur cette histoire de garde du corps et définir clairement en quoi cela consistera. Phillip étant plutôt carré dans sa tête, il souhaite que tout soit clair quand elle partira.

Il faut toujours quelque chose pour faire sauter l’engrenage. Comme Margaret qui change de ligne. L’ancien membre des forces de l’ordre voit le wagon professionnel s’éloigner à l’horizon pour que celui de la voie personnelle surgisse. Fichu aiguillage. « Nous étions proches ? » De quoi parle-t-elle ? La seule proximité qu’ils ont eu l’un envers l’autre, c’est peut-être un jour qu’il a perdu patience pour s’approcher et lui déclarer sèchement que si Trisha était morte, c’était de sa faute. C’est le seul vague souvenir qu’il lui reste de cette promiscuité qu’elle évoque. Intrigué, il prend place en face d’elle, s’installant dans un fauteuil. Elle évoque une soirée, et pas n’importe laquelle, celle de fin d’études. C’est vieux, de nombreux souvenirs ont disparu de la mémoire de Phillip. Tout ce qu’il est en mesure de se rappeler, c’est que le lendemain, il a eu un mal de crâne épouvantable. Sa première vraie cuite. Son frère ainé l’a plusieurs fois chambré en lui disant qu’il avait dû le ramener dans la nuit car il avait pioncé dans un coin, assommé par l’alcool et il refusait de se faire tuer par leurs parents s’il le laissait sur place. « J’avais beaucoup bu lors de cette soirée Margaret. Si bien que je ne sais pas à quoi tu fais référence. » S’il accepte de tourner la discussion sur un plan plus familier en changeant la personne, il n’en est pas au point d’employer un diminutif. D’ailleurs, depuis quand le surnomme-t-elle Lip ? il n’y a bien que sa famille et Evie – surtout cette dernière en fait – pour user du Lip plutôt que du Phil. « Si j’ai eu des mots offensants à ton égard sous l’emprise de l’alcool, tu m’en vois désolé. Je tuerai juste mon frangin la prochaine fois que je l’aurai au téléphone pour ne pas m’avoir raconté cet épisode oublié. Ses souvenirs de cette soirée sont plus nets que les miens. » Oui, car l’ainé Jones étant moins bourré se rappelle de la moindre chose. Le mal de tête de Phillip étant horrible, il n’a pas jugé bon de prendre connaissances des détails de cette fête.  « Vas-y, dis-moi. Sinon garde le suspens pour me faire languir un peu et on en reparlera à notre prochaine rencontre, quand j’aurais téléphoné à mon frère. »

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MessageSujet: Re: Nobody Resists Me   Mer 7 Juin - 10:34


Comédienne dans l'âme, Margaret secoua tragiquement la tête alors que son hôte lui révélait n'avoir aucun souvenir de cette soirée-là. Et à vrai dire le contraire aurait été étonnant, tant Phillip avait bu sans modération lors de cette fête de fin d'étude. En allumeuse qui se respecte, Maggie avait profité d'un slow endiablé pour se rapprocher sensuellement du jeune homme titubant sous les effets de l'alcool. Ce dernier n'avait clairement pas ses esprits quand Maggie pour assouvir son appétit sexuel, l'avait entrainé dans l'une des chambres de la vaste demeure. Trop ivre pour une partie de jambes en l'air, Phillip s'était endormie comme un bébé sur le lit alors que Maggie s'apprêtait à exécuter un torride striptease. Aujourd'hui encore, la milliardaire frustrée se rappelle de la déception immense qu'elle avait éprouvée, quand elle fut coupée dans ses efforts de séduction par les ronflements de celui qui finirait un jour ou l'autre par devenir l'homme de sa vie. Un "Epic Fail" dont elle ne s'était jamais totalement remise...

Même si, ce soir-là, le frère ainé de Lip avait joué le rôle du pompier de service, et sauter sur cette occasion unique de s'envoyer en l'air sans avoir à consentir le moindre effort. Margaret ne se souvenait plus du prénom de celui qui n'avait fait que noyer sa frustration, et qui ne s'était pas montré gêné dans le fait de la baiser juste à coté du corps étendu de son frère ivre mort. Cette histoire n'avait rien de très glorieux, et se révélait même terriblement pathétique pour Maggie; Mais cette dernière avait l'art et la manière de déformer les souvenirs, aussi gênant soient-ils, pour les tirer à son avantage. Bien plus qu'une menteuse, la quadragénaire rousse réussissait à se convaincre elle-même de la véracité de certaines de ses histoires, signe inquiétant d'une profonde mythomanie. D'ailleurs, elle ne tarda pas à libérer son imaginaire pour mettre en place un scénario, qui ne visait qu'à établir un odieux chantage affectif à l'encontre du malheureux Phillip.

Décidée à ne pas entretenir davantage le suspense, les yeux de la mythomane devinrent tout à coup brillant comme si un torrent de larmes s'apprêtait à déferler de ses prunelles. D'une voix teintée par l'émotion, elle tenta alors de semer le trouble dans l'esprit de sa cible amoureuse.

"Vraiment? Tu ne te souviens de rien? Tu ne te rappelles pas de toutes les belles promesses que tu m'avais susurrée à l'oreille, alors même que tu étais encore en moi? Jamais, je ne pourrai oublier cet instant magique, où pour la première fois de ma vie , je me sentais en parfaite osmose avec un homme. Cette nuit, où tu as touché en mon âme quelque chose de si profond, que je ne saurai l'expliquer. C'était purement divin, rien que d'en parler j'en éprouve encore des frissons. "

Les pommettes refaites de la veuve s'empourprèrent d'une émotion factice, alors qu'elle inventait ce fantasme encore jamais réalisé. Avec fébrilité, elle posa une main sur sa poitrine comme si la suite de son récit lui était très difficile à conter.

"J'ose imaginer que si tu ne te souviens pas de cet épisode, tu ignores également la suite de l'histoire; Je me trompe? Si tu veux réellement la connaître, je pense que tu devrai t'asseoir... "

Elle appuya alors sur Phillip, un regard empreint d'une infinie tristesse, alors qu'elle ne faisait que tisser la toile de son mensonge.

"Suite à notre relation, je suis tombée enceinte de toi. Je n'ai jamais cherché à te le dire ou reprendre contact car la situation était beaucoup trop compliquée. Ma famille voyait d'un très mauvais œil cette grossesse accidentelle, et le scandale que celle-ci pouvait susciter dans les hautes sphères de la société. Mon père m'a demandé l'impossible; Mais comme aujourd'hui, j'étais déjà farouchement opposée à l'idée de devoir avorter. J'ai donc fait le choix de garder ton enfant... Notre enfant... "

Désormais les larmes ruisselaient sur les joues rose de la milliardaire, alors qu'elle se tordait les mains d'émotion. Elle savait au combien ce scoop devait être impossible à digérer pour le futur marié, qui devait être à mille lieu de s'imaginer père d'un enfant jusqu'alors inconnu. Mais après l'incroyable révélation sur sa paternité, Phillip n'était pas au bout de ses peines. Car il était venu le temps pour la veuve machiavélique de l'achever, et de l'entrainer dans un tourbillon mélodramatique. La gorge nouée, la  voix syncopée, elle lui confessa alors une terrible tragédie.

"C'était un adorable petit bonhomme... Malheureusement...  Il y a eu... Oh mon Dieu, je n'y arrive pas.... "

Le visage déformée par la douleur, Margaret reprit son souffle avant d'accoucher de son horrible mensonge.

"Il n'a pas survécu à l'accouchement, Lip... Les médecins n'ont rien pu faire pour le sauver... Il y a eu des complications... Il... Il s'est comme étranglé avec le cordon... C'était horrible... Dans un dernier espoir, j'ai tenté de le ranimer en  le serrant très fort contre mon cœur... Mais c'était impossible... "

Jouant à la perfection la partition de la femme dévastée par une fausse couche, elle chercha alors du réconfort en se jetant volontairement dans les bras de Phillip. Sanglotant sur son épaule, elle lui fit alors une dernière confidence.

"Il devait s'appeler Phillip... Phillip Junior... Et depuis sa mort, je ne peux plus concevoir d'enfant... "

Margaret pouvait pleurer toutes les larmes de son corps, et se morfondre sur sa fausse stérilité accidentelle; La vérité était qu'elle n'avait jamais souhaité donner la vie. D'une part parce qu'elle craignait de déformer sa silhouette si parfaite, et d'autre part parce qu'elle détestait plus que tout les enfants. C'est pourquoi, Maggie s'était évertuée à tout faire pour ne pas en avoir. Très orientée vers les plaisirs de la chair, elle ne jurait que par le dieu contraception, pour s'éviter toute mauvaise surprise. Pas question d'avoir un "Alien" dans le ventre! Le tiroir de sa table de chevet débordait d'ailleurs de capotes, toutes plus différentes les unes des autres. Mais cela, le beau Phillip ne le saurait probablement jamais.
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MessageSujet: Re: Nobody Resists Me   Mer 7 Juin - 23:33

– Tenue – Phillip ne comprend pas bien l’intérêt d’évoquer les souvenirs d’une soirée qui remonte à plus de vingt ans. Une fête de fin d’études, c’est un évènement qui marque les esprits et c’est ce qui s’est produit en quelque sorte. Sa toute première cuite. Son tout premier trou noir dans sa mémoire, rempli par quelques bribes que son frère ainé a accepté de lui donner à l’époque. Autant dire que ce dont il se remémore ne dure guère plus longtemps qu’une bande annonce de film. Margaret éveille donc sa curiosité, seulement il ne désire pas se précipiter à faire revenir ces souvenirs égarés. Son meilleur allié dans ces circonstances est son frère ainé. Phillip songe à lui, et ce n’est pas innocent. Quand il regarde la femme installée en face de lui, quelque chose le trouble. Ce n’est pas cet émoi auquel les adolescents peuvent être sujet lors des premiers amours. Ce n’est pas non plus cette petite sensation qui semble annoncer l’arrivée de sentiments forts et intenses. Non, cela n’a rien à voir avec tout cela. Margaret ne lui inspire pas confiance. Ce n’est pas le simple homme qui réfléchit de la sorte en lui, mais son instinct de flic. Plutôt d’ancien flic.

Quelque chose change dans le regard de la quarantenaire. C’est le temps des aveux, enfin il va savoir ce qui ne lui revient pas. Il n’imagine rien, de tout manière cela ne servirait à rien vu ce qui suit. Phillip commence par froncer légèrement les sourcils. Une des rares promesses qu’il a pu faire à l’époque, et qu’il a pu lui murmurer à l’oreille, c’est qu’un jour elle serait démasquée et on saurait si elle avait réellement un lien ou non avec le suicide de Trisha. Alors, non il n’a dû rien promettre. Encore moins quand… Phillip se fige dans son fauteuil. Lui en elle encore être ? Le grand jedi débarque dans son esprit, l’empêchant de reformuler cette phrase correctement. Non. C’est impossible. Margaret mitonne. Elle et lui. Lui et elle. S’imbriquer pour ne plus faire qu’un. On se rappelle de ce genre de choses, même en étant bourré. Il ne peut croire que le trou noir de l’époque abrite en son fond cet épisode impossible. C’est ainsi qu’il résonne. Il n’a jamais été attiré par Margaret, se pourrait-il que son cerveau sous les effets de l’alcool décide le contraire ? La seule réponse à cette question est de prendre une cuite là, dans l’immédiat. Mais non, hors de question.

Le visage de son interlocutrice rosit. Celui de Phillip connait une tendance inverse. Il blanchit. Il est si estomaqué qu’aucun mot ne franchit ses lèvres. Qui ne dit mot consent à ce qu’il parait. Quand on est trop étonné, c’est plutôt qui ne dit mot ne consent rien mais ne peut le prouver. Le professeur de self-défense se passe une main sur son front, comme s’il cherche à faire disparaitre l’image que Maggie lui a mis en tête. C’est un cauchemar éveillé et apparemment, il va se poursuivre. La suite de l’histoire ? Il relève son regard en direction de cette femme qui fait souffler une tornade au sein même de son salon. Ses traits semblent sincères, ou alors c’est une très bonne comédienne. L’espace d’un instant, il songe à se mettre en quête de son téléphone portable pour appeler immédiatement son frère ainé. Mais Phillip n’a pas le temps de mettre sa pensée à exécution. Un mot le bloque. Enceinte ? De lui ?  Sûrement que c’est plausible cette hypothèse, mais dans une dimension parallèle, dans laquelle son esprit ne serait pas du tout le même.

« Enceinte… » Le mot effleure ses lèvres, peinant à sortir alors que Margaret enchaine. Tout semble alors lui parvenir comme à travers un brouillard. Il n’y croit pas. Il refuse toujours d’y croire. Il ne peut pourtant pas feindre quand elle parle de son enfant. Cela le touche, davantage qu’il ne le croirait. Il n’a jamais été père, il n’a jamais songé à l’être. Ce n’est que récemment, depuis sa rencontre avec Evie, et cet amour qu’il ressent pour elle, que Phillip songe à cette possibilité. Il se laisse encore un peu de temps, mais l’idée est déjà ancrée dans son cerveau. Il aura un bébé avec Evelyn. Sauf qu’il en a eu un avec une autre femme d’après ses dires. « Tu n’arrives pas à… ? » Est-ce qu’il encourage Margaret à poursuivre ou souhaite-t-il mettre un terme à cette torture psychologique. Avoir couché ou ne pas avoir couché. L’avoir mise enceinte ou ne pas l’avoir fait ? Avoir eu un enfant ou pas du tout ? Les questions s’entrechoquent dans sa tête. Une partie de lui semble vouloir croire aux dires de la milliardaire. Pourtant une autre la freine, le claquant mentalement pour qu’il garde la tête froide. C’est celle qui lui rappelle qu’il a une expérience professionnelle de plus de dix ans dans l’anti-terrorisme. Cette partie de lui qui lui souffle qu’il suffît d’un rien pour faire croire n’importe quoi à n’importe qui. Pour transformer des innocents en bombes à retardement par l’intermédiaire d’un endoctrinement en touchant leur point faible. La mort, est-ce celui de Phillip ? Imaginer son bébé qui ne survit pas à un accouchement ? Il ferme brièvement ses paupières, quand il les rouvre, Margaret n’est plus sur le canapé. Il n’a pas le temps de se redresser qu’elle est sur lui, pleurant sur son épaule.

Dans un simple geste de réconfort, il passe sa main dans le dos de la quarantenaire. « ça va aller… » Qui tente-t-il de convaincre ? Elle qui vit avec ce drame depuis une vingtaine d’années, ou lui qui se prend un coup de massue sur la tête. Il ne comprend pas. Elle est là, contre lui à sangloter, et il ne ressent rien. Son corps ne réagit pas. Alors comment a-t-il pu le faire agir à l’inverse sous l’emprise de l’alcool. Ceci relève du mystère. Tout comme sa main qui se fige sur le dos de Margaret quand elle avoue qu’elle n’a jamais pu avoir d’enfant depuis. Culpabilité de la part de Phillip ? C’est difficile à déterminer. « Je suis désolé Maggie. » Il l’est, réellement si effectivement elle vient de lui révéler toute une vérité cachée d’un pan de son passé. Peut-être qu’il va passer pour un goujat, probablement. Mais quel homme normalement constitué dirait amen à de tels propos qui risquent de bouleverser sa vie à jamais sans chercher à comprendre, ni à poser des questions. Phillip pose ses mains sur l’épaule de milliardaire pour l’écarter de lui. « Tu sembles sincère. Je suis tenté de te croire… Mais pourquoi ne m’avoir rien dit quand je suis revenu à Monterey après mes études ? Tu as eu l’occasion de le faire durant plusieurs années alors pourquoi maintenant ? » Pourquoi attendre plus de vingt ans pour lui révéler sa supposée paternité. « Ma famille ne m’a rien dit, pourtant tout se sait dans cette ville… » Si lui est parti à l’université ensuite, sa sœur et son frère cadet faisaient encore leurs études à l’époque. Aucun n’a mentionné cet épisode, de Margaret revenant en classe avec un ventre rond à la rentrée. Il reste un dernier point et non des moindres. « Où est enterré notre fils… ? » Si elle le pleure depuis une vingtaine d’années, il ne peut en faire de même aujourd’hui. Pas avant d’être certain de son existence. Il n’y a pas à douter, il se recueillera et versera sans doute une larme devant la tombe de Phillip Junior. Si celle-ci existe réellement.

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MessageSujet: Re: Nobody Resists Me   Lun 12 Juin - 10:29


Margaret éprouva un profond sentiment d'extase quand la main du professeur de Self-Défense vint se plaquer délicatement dans son dos, dans un geste de réconfort. Ses larmes de crocodiles et son récit mensonger ayant touché la corde sensible du beau blond ténébreux, l'infâme manipulatrice pouvait désormais entamer une phase d'approche plus concrète. Collant sa poitrine généreuse contre le torse musclé de l'homme de sa vie, Maggie chercha à attiser le désir dans l'inconscient du fiancé fidèle. Le menton calé sur l'épaule de Phillip et sanglotant pour de faux, la briseuse de couple finit par esquisser un sourire victorieux alors qu'elle encerclait de ses bras tentaculaires sa proie. Une vague de chaleur enivra les sens de la quadragénaire rousse, alors qu'elle pensait avoir fait le plus dur. Dévorée par la culpabilité, Phillip n'allait pas lui résister longtemps. Margaret était persuadée que l'on ne pouvait rien refuser à une milliardaire aussi belle et sexy, surtout quand celle-ci se révélait être la mère de votre enfant décédé. L'émotionnel allait remporté la partie, et Phillip allait choisir la voie du cœur plutôt que celle de la raison. Les ongles effilés de Margaret se crispèrent dans le dos de sa future conquête, alors que l'image fugace d'Evie Rhodes vint traverser l'esprit de la cruelle quadragénaire.

* Il est à MOI, Evie! Tu m'entends? Rien qu'à MOI! Pauvre petite conne, tu pensais vraiment pouvoir te mesurer à MOI? Malheureusement, tu vas devoir revendre ta robe de mariée, incessamment sous peu! *

Noyée dans sa vanité et son désir, Maggie fut totalement décontenancée lorsque Phillip plaqua une main sur son épaule pour la faire reculer en arrière. Même si le geste était empreint de courtoisie, il visait bel et bien à maintenir une distance de sécurité entre le futur marié et la veuve en manque d'amour. Dissimulée derrière son rideau de larmes factices, Maggie chercha à masquer sa déception, alors que son amour de jeunesse exigeait certaines explications. Elle aurait dû s'en douter : Le sang de l'enquêteur coulait dans ses veines, et il allait être compliqué de contourner sa méfiance. Malheureusement pour elle, l'heure tant attendue où Phillip viendrait lui arracher un baiser et se perdre entre ses cuisses n'était encore point arrivée. Usant du mensonge comme d'une arme, elle tenta alors de répondre aux doutes du professeur de Self-Défense.

"Je ne t'ai rien dit, car peu de temps après notre liaison, j'ai dû quitter Monterey. Mon père voyait d'un très mauvais œil cette grossesse accidentelle, et je suis donc partie en Europe pour assumer seule mon choix de garder notre enfant. J'étais dévorée par la culpabilité, et dans l'incapacité de te parler. Peut-être que cela était une erreur, mais je craignais profondément ta réaction. J'avais honte. Peut-être que si l'enfant avait survécu à l'accouchement, je t'en aurai parlé... "

Margaret Fletcher secoua tragiquement la tête, avant de hausser les épaules.

"Ta famille et Monterey n'en ont jamais rien su. Quand je suis revenue de mon exil, j'ai joué le rôle de la femme épanouie et heureuse, alors que j'étais brisée intérieurement. Il faut savoir que j'étais promise à un riche Milliardaire de Floride, et que pour rien au monde, je ne devais compromettre l'éventualité de ce mariage, en divulguant cette tragique histoire. La vérité est que même au sein des riches familles, il y a de très douloureuse contrainte... "

Mais Phillip Jones ne semblait pas encore décidé à entendre son récital, lorsqu'il posa une question piège à l'odieuse menteuse. Si Lip Junior était mort, où se trouvait sa tombe. La langue de vipère de Margaret s'enroula un instant contre son palet, alors qu'elle cherchait à donner une réponse convenable à l'homme sur ses gardes.

" Oh mon dieu, j'imagine que tu tiens à te recueillir sur la tombe de ton fils. Comme je compatie. Malheureusement, j'ai accouché dans un hôpital de fortune sur une lointaine île grecque. Plutôt que de rapatrier le corps de notre petit ange, j'ai fait le choix de l'incinérer et de jeter ses cendre dans les eaux limpides de la Mer Méditerranées. C'était une manière de rendre hommage à sa pureté. Mais je pensais également, que si je n'avais aucune tombe sur laquelle me recueillir; Je pourrai tourner plus facilement la page, et oublier ce chapitre tragique de ma vie. Malheureusement, il ne se passe pas une journée où le souvenir de Lip Junior ne me hante pas encore... "

Comme foudroyée en plein cœur, Margaret posa une main sur sa poitrine, avant que nouvelles larmes inondent son visage. Elle leva une main fébrile en direction de Phillip, pour l'empêcher de venir la consoler, alors qu'elle avait sur le bout des lèvres un nouvel aveu à lui fournir. Le mariage approchant, Margaret savait qu'elle devait passer à la vitesse supérieure, en faisant part de ses sentiments au beau Phillip. Il était primordial de lui révéler ce qui lui fendait le cœur depuis trop longtemps déjà. Margaret crevait d'Amour pour l'homme en passe de se marier, et il représentait le seul remède qui puisse la guérir de sa frustration destructrice. D'une voix douce et posée, elle dévoila alors une partie de son âme en peine.

"Mais également, il n'y a pas une nuit, où je ne pense pas à toi, Lip. Et à cet instant magique où nos corps se sont mis à l'unisson. Même mon mariage n'a pas réussit à effacer ton souvenir. Même quand mon défunt époux posait les mains sur moi, c'est toi que j'imaginais. Tu dois le savoir, je t'ai toujours aimé! Et aujourd'hui encore, Je t'aime de tout mon cœur... "

Profondément tactile, Margaret s'avança pour poser une main brulante de désir sur les pectoraux d'acier du professeur de Self-Défense. Dans cette caresse sensuelle, cherchait-elle à arracher ce cœur qui ne lui appartenait pas encore? Ou voulait-elle se rassurer tandis que son propre cœur battait la chamade dans sa poitrine? Le bouquet final de ses révélation intervint quand elle glissa une vérité dans son flot de mensonges.

"Si je t'avoue tout cela aujourd'hui, c'est que je sais que tu projettes de te marier. Je ne veux pas laisser glisser entre mes doigts, cette divine occasion que nous avons l'un et l'autre d'être heureux... Ensemble. Sache qu'il n'y a rien que je puisse te refuser! Aucun plaisir que je ne puisse assouvir! Avec moi, tu ne manqueras jamais de rien! Alors en souvenir du bon vieux temps, embrasses-moi... "

L'instant magique et tant espéré était sur le point d'intervenir, alors que Margaret se penchait avec audace pour en direction des lèvres charnues de son amour jeunesse. Dans un Duck-Face qu'elle pensait irrésistible, la veuve en mal d'amour chercha alors à se délivrer d'un baiser qu'elle avait attendu  toute sa vie.

 
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MessageSujet: Re: Nobody Resists Me   Ven 16 Juin - 8:30

– Tenue – Phillip se demande s’il est trop en état de choc pour comprendre tous les mots de la milliardaire. Enceinte de lui mais on ne l’a pas mis au courant. Un bébé mort à la naissance et on l’a toujours laissé dans le silence. Peut-être que, oui comme elle le dit, peut-être qu’il aurait su si l’enfant avait survécu. Quel rôle a-t-il dans tout ceci ? Un simple donneur de sperme apparemment puisqu’elle l’a laissé en dehors d’étapes importantes de la vie d’une femme et de la croissance d’un bébé dans un ventre. Cet enfant, il souhaite connaître le lieu où il repose en paix, afin de se recueillir sur sa tombe. Sauf que, une fois de plus, l’information lui glisse entre les doigts. Il n’y a pas de tombe. Uniquement des cendres dispersées dans l’eau. C’est comme si le bébé n’a jamais existé. Et pourtant, l’ancien membre des forces de l’ordre est tenté de croire Margaret. Il aimerait lui laisser le bénéfice du doute, partager une peine commune avec cette femme alors qu’ils n’ont jamais rien eu en commun et n’auront certainement plus jamais rien en commun avant leur mort. Dans un sursaut, il tente encore d’éclaircir la situation. Ou de faire ce qui est bien. « Est-ce que tu pourras me montrer son acte de naissance. J’aimerais le reconnaître même s’il est trop tard. » S’il a fauté durant cette fameuse nuit, il est prêt à assumer jusqu’au bout. Même à reconnaître un enfant né et mort en Grèce. Vu comme Margaret est touchée par cette perte, elle doit bien garder secrètement quelque part une trace de leur enfant, au moins son certificat de naissance. Si son nom ne figure pas dessus, il demandera à ce qu’il y soit apposé.

L’intonation de la voix de la quadragénaire change légèrement. La tristesse s’estompe. La douceur prend place, et laisse même place à des révélations beaucoup plus d’actualités. Margaret avoue qu’elle pense à lui toutes les nuits. Voilà qui fait froid dans le dos à Phillip. Car il ne conçoit toujours pas de son côté que leurs corps puissent s’unir. Il tente pourtant. Il imagine ses mains glissant le long des bras de cette femme, leurs mains qui s’unissent et leurs doigts entrelacés. Il essaie d’imaginer son corps au-dessus du sien, la regardant dans les yeux tout en venant en elle. Il tente mais rien. Ce n’est pas Margaret qu’il imagine, ce n’est pas son corps qu’il parcourt de ses doigts. Il ferme les paupières alors qu’Evelyn prend place dans son esprit mais les rouvre aussitôt à l’entente d’une déclaration d’amour. La main de Maggie se pose sur lui. Il a l’impression d’être brûlé mais non de désir. C’est tout le contraire. A quoi est-ce qu’elle joue ? La question traverse le regard de Phillip. Il cherche à comprendre. Il est sûrement trop long à la réaction. Ou alors il est trop bon, trop con. Sa foi en l’être humain devrait être mise de côté parfois. Comme aujourd’hui.

Plus les révélations franchissent les lèvres de la quarantenaire et plus Phillip se pince les lèvres. De gêne dans un premier temps car il se sent un peu coupable que les sentiments de Margaret ne soient pas partagés et donc qu’il va certainement la peiner. Mais lentement, la gêne laisse place à l’étonnement. Et finalement, au dégoût. Non, ce n’est pas un réel dégoût de cette femme, mais il lui est bien trop difficile de décrire ce qu’il ressent quand il comprend qu’en gros elle ne souhaite pas qu’il se marie mais lui revienne. Quand elle lui demande de l’embrasser, un silence plane entre eux. Comme un instant d’hésitation, celui où le preux chevalier s’interroge, pour savoir s’il ne sera pas un goujat en posant délicatement ses lèvres sur celles de la princesse. « Tu es en plein rêve ma parole. » Le baiser ne vient pas, laissant place à des mots. Également à des mains qui repoussent fermement la milliardaire pour permettre au professeur de self-défense de se lever pour remettre une distance de sécurité entre eux. « En souvenir du bon vieux temps, tu ne devrais pas faire cela Margaret. Au contraire, tu devrais me laisser me marier avec la femme que j’aime et ne pas tenter de me pousser à la faute. » Il reste calme mais ce n’est qu’apparence. A l’intérieur, il commence à bouillonner. Sauf qu’il est trop gentleman pour saisir cette femme par le bras pour la mettre à la porte. « Tu ne peux rien me refuser, alors sors de chez moi. Et ne remets plus les pieds ici. Tu peux me contacter pour du boulot provisoire, mais ça n’ira pas plus loin. » Il y a encore tout un tas de mots qu’il est tenté de prononcer mais il s’abstient. Tout ce qu’il souhaite là, c’est qu’elle parte. Entre le bébé, sa déclaration d’amour, et son espoir de l’avoir, c’est déjà beaucoup à encaisser. Surtout quand on n’a pas de sentiments pour la femme dont proviennent ces révélations.

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MessageSujet: Re: Nobody Resists Me   Lun 19 Juin - 10:11


La déception de Margaret fut immense quand son baiser demeura en suspend dans les airs; Phillip ne daignant pas concrétiser l'offrande offerte par ses lèvres tendue. Comment était-ce possible? La bouche en cul de poule et le regard indigné, la quadragénaire ressentit une frustration incroyable à l'idée de passer une nouvelle fois à coté de son fantasme de jeunesse. Comment pouvait-on se refuser à elle? Quel artifice magique empêchait Phillip de céder à ses avances. Maggie avait pourtant tout fait dans les règles de l'art, et pourtant c'était bel et bien une lueur de dégout qui obscurcissait le regard celui qu'elle voulait pour homme. Le futur marié ne tarda pas à lui faire part de sa totale désapprobation, alors qu'il accusait la briseuse de couple de se bercer d'illusion. Margaret chercha alors à retenir, auprès d'elle, cet amour sur le point de se dérober, en agrippant de ses sales pattes manucurées le col du beau Phillip.

"Tu sais, il ne tient qu'à nous de faire de ce rêve une réalité. A quoi bon lutter contre son désir? Je sais que tu veux venir en moi, alors pourquoi résistes-tu? "

Si elle en avait eu la force physique, Margaret aurait violé cet homme qui s'obstinait à se dérober à elle, quand son corps entier brulait du feu de la passion. La veuve en manque s'apprêtait à se jeter sur sa braguette, quand le professeur de Self-Défense repoussa l'ignoble sangsue contre le sofa. Outrée, Margaret vit alors son rêve s'envoler, et l'homme de sa vie prendre ses distances, avant de lui expédier une violente leçon de morale en pleine face. Le visage de la milliardaire se liquéfia d'horreur alors qu'il tentait de rincer ses espoirs! Phillip ne pouvait lui faire plus de mal qu'en lui déclamant l'amour sincère qu'il éprouvait pour cette maudite garce d'Evie. Les épaules de Maggie s'affaissèrent sous le poids d'un cœur devenu subitement trop lourd. Il était clair qu'elle avait lamentablement échoué dans sa tentative de le pousser à la faute, et elle en éprouva une profonde rancœur. Dans sa mission de semer la discorde : Tous ses espoirs reposaient désormais sur le string en satin parfumé dissimulé dans le plis du sofa. Quitte à crever de haine, elle se jura intérieurement qu'aucune autre femme n'aurait le plaisir de jouir de sa compagnie! Phillip était sa propriété, l'homme qui lui revenait de droit!

Sa bouche se tordant d'aigreur, elle ne tarda pas à exprimer son ressenti quand à cet affeux mariage qui s'approchait inexorablement.

"Te laisser te marier avec la femme que tu aimes? Mais c'est exactement ce que je cherches à faire, mon trésor! Sauf qu'il y a erreur sur la personne! Evie Rhodes n'est pas celle que tu crois, et lui glisser la bague autour du doigt serait une erreur que tu risques de regretter amèrement durant tout le reste de ta vie! Réfléchis bien, car il est encore temps de faire machine arrière... "

La simple évocation d'un consentement mutuel entre Phillip et Evie suffisait à la glacer d'effroi. Margaret n'osait imaginer dans quel état lamentable elle se retrouverait si elle devait assister à un scénario aussi cauchemardesque. Fort heureusement, si conquérir le cœur de Phillip s'annonçait plus difficile qu'elle l'aurait pensé; Margaret ne manquait ni de ressource, ni d'imagination quand il s'agissait de détruire un couple. Jamais elle n'aurait à supporter l'odieux spectacle où la foule en liesse réclamerait un baiser aux mariés, car de mariage : Il n'y en aurait pas!

"Tu veux que partes? Ok... "

Masquant difficilement l'étendue de sa déception, elle se releva péniblement de son séant alors que Phillip réclamait son départ. Plutôt que de provoquer sa colère, la milliardaire choisit de s'exécuter. Même si le temps jouait en sa défaveur, il fallait aussi savoir se montrer patiente. Chaque chose arrivait à point, à celui qui sait attendre. Dans un sillon parfumé, elle frôla l'hôte des lieux, pour s'éloigner en direction de la porte d'entrée. Elle posa délicatement sa main sur la poignée, avant de jeter un dernier regard accusateur par dessus son épaule.

"J'espère que tu es fier de toi, Lip. Tu m'as déjà brisée le cœur une fois, et voila que tu oses recommencer. A cause de toi, je ne pourrai plus avoir d'enfant, et voilà que tu me traites à nouveau comme un vulgaire mouchoir hygiénique. Quel merveilleux sens des responsabilités! Et dire que je pensais trouver du réconfort, un peu d'humanité, en venant te voir. Je me suis trompée... "

Les yeux luisant de larmes, Margaret claqua alors la porte derrière elle.
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Phillip Jones
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MessageSujet: Re: Nobody Resists Me   Lun 26 Juin - 22:27

– Tenue – En cette matinée, une série de seconde zone se tourne dans une maison sur pilotis du quartier de Fisherman’s Wharf. Le temps se révèle magnifique et pourtant il a fallu qu’une actrice de cette série vienne le ternir. L’intrigue a laissé la place à la stupéfaction, mais à présent, c’est la colère qui domine. Une colère sourde d’un côté et une rancœur de l’autre. Les divergences règnent, peu importe les mots prononcés, cela ne changera rien. Le mal est fait. La dernière scène peut être jouée et ils mettront le mot fin à cet épisode sordide. Phillip se retient de répliquer. Il est hors de question pour lui d’ajouter quelques minutes à la scène finale. Peu importe les propos de Margaret. Il ne l’écoute pas. Il n’a pas besoin de réfléchir. Il sait qu’il ne se trompe pas sur l’amour qu’il porte à Evelyn. Son cœur le porte vers elle et son instinct n’entre pas en jeu pour lui dire de se méfier. Pas une seule fois depuis le mois d’août. Ce qui est tout le contraire de ce qu’il lui dicte pour cette femme qui se tient face à lui. Il lui ordonne de partir, tournant ses mots de manière à ce qu’elle se fasse prendre à son propre jeu. Ce n’est pas intentionnel de sa part, pourtant il joue avec les tournures de phrases pour qu’elle quitte sa demeure au plus vite.

Il s’attend sans doute à une résistance. Celle-ci ne vient pas et quelque part il en est soulagé. L’autre solution, c’est d’agripper la quadragénaire par le poignet pour la traîner à l’extérieur, seulement si elle crie, le voisinage sera encore capable de croire que c’est lui qui l’agresse intentionnellement. Il ne se prêtera pas à ce jeu, elle l’aide en se dirigeant vers la porte d’entrée. L’ancien membre des forces de l’ordre la suit du regard. Oscar est venu se caler derrière lui et observe le départ de la milliardaire. Quand elle s’arrête, la petite boule de poils émet un grognement. A croire qu’il comprend réellement ce qui se passe dans cette demeure. Margaret reprend la parole. Sa tirade est presque touchante. Presque car Phillip est trop énervé pour la retenir, pour s’excuser, ou pour faire un quelconque geste envers elle. Il aurait pu sauf qu’elle a poussé le bouchon trop loin et l’a fait sauter sans possibilité de le rattraper, ni de le contrôler.

La porte finit par claquer. L’atmosphère qui règne alors dans la maison sur pilotis est étrange. Phillip reste un instant planté au milieu du salon. Il se demande s’il ne vient pas de vivre un rêve éveillé. Il a encore du mal à discerner le vrai du faux dans toute cette histoire. L’ampleur est telle que la scène ne semble pas réelle. Pourtant, elle l’a été, et il ne pourra désormais pas l’omettre. Quand il se décide à bouger, reprenant ses esprits et son calme, la première chose qu’il fait est de partir à la recherche de son téléphone. Il doit tirer cela au clair le plus rapidement possible. Il va lui falloir faire entrer en scène un autre acteur, en l’occurrence son frère ainé. Et le temps que ce dernier prenne son rôle, il devra taire cette scène, agir comme si elle a été coupée au montage de cette fichue série de seconde zone qui vient d’être tournée.  

- FIN -

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