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 the arms of the ocean are carrying me ; julian & anna.

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MessageSujet: the arms of the ocean are carrying me ; julian & anna.   Ven 19 Mai - 14:31


The arms of the ocean are carrying me.
( julian & anna )

Un vent estival soufflait sur Monterey en cette belle journée. Une journée non travaillée pour Anna qui avait pourtant accepté d'accompagner le père de famille et son fils à la plage. « Papa et moi on va à la plage, il demande si tu veux venir avec nous. » Comment résister ? Un trio abandonné, par l’ainée des enfants qui avait préféré délaisser cette sortie familiale pour les beaux yeux d’une amie. La crise d’adolescence dans toute sa splendeur, bien que la petite Odessa soit encore loin de cet âge ingrat. Or, quelque part, Anna aurait pu à cet instant même remercier la jeune Caldwell de s'être abstenue de venir. Cela lui enlevait cette sensation d'oppression, qu’était la pointe d’angoisse qui survenait chaque fois que la petite famille se trouvait au grand complet au même endroit. Elle était perspicace la gamine, et trop curieuse. Ce qui avait le don d'opprimer la rouquine pour une raison obscure. Ou peut-être pas aussi inextricable qu’elle n'osait se l’avouer.

Quoi qu'il en soit, l’humeur était au beau fixe. Le soleil surplombait fièrement ces pauvres terrestres obnubilés par les rayons à la chaleur délectable. Des rayons incandescents et orangés qui baignés Monterey d’un halo au goût de vacances. Et bien évidemment, les plages étaient occupées par une population tout aussi friande de ce voile exotique qui rebooste le moral en un rien de temps. Anna, les orteils ancrés dans le sable, observait le père et son fils se chamailler dans cette eau à la limpidité tant adulée. Elle leur enviait, cette relation aussi naturelle que fusionnelle. Même, si elle n’avait jamais eu à se plaindre de son beau-père, qui avait toujours été d’un soutien infaillible dans sa vie. Malgré leurs efforts, leurs actions manquées parfois de naturel, ce qui la poussait de temps en temps à jalouser ce qu’elle n’aurait jamais. Ô plus grand dam de sa mère, qui se montrait souvent peinée de constater ce manque cruel, ce besoin irrépressible dans la vie de sa fille. Une maternelle qui avait été déchirée de laisser sa poupée partir à l’autre bout du monde sans filet. Ce qui n’était pourtant pas si étonnant que ça, en soi. Anna avait toujours nourri des envies d’évasion. Monterey n’avait été qu’un choix parmi tant d’autres. Une option qui avait su la conquérir au bout du compte.

C’est les vestiges des vaguelettes venant lui lécher les chevilles, et déclenchant par la même occasion une escouade de frissons sur sa peau ivoirienne, qui la sortirent de sa torpeur. « Hey ! Ta glace va finir par fondre, Ethan. » Le même fichu accent qui lui écorchait les oreilles, chaque fois qu'elle ouvrait la bouche. Et ce, malgré un travail acharné afin de conjurer ce qui l’horripilait au plus haut point. Un détail aux yeux de beaucoup, presque adorable. Ce qui lui faisait lever les yeux au ciel et claquer la langue en signe de mécontentement. Mais honnêtement, ce qui jouait avec ses nerfs à l'heure actuelle, était d'attendre en vain que le garnement revienne sur le rivage. À rester plantée là comme un piquet, victime du soleil luxuriant, Anna regrettait bien amèrement d’avoir promis d’acheter une glace au petit garçon. Sa place, sous l’imposant parasol lui manquait terriblement. Elle sentait d’ailleurs déjà la morsure du soleil contre sa nuque et ses omoplates. Une peau tendancieuse. Souvent sujette aux facéties de la nature. Un épiderme qui semblait trouver comme unique parade de défense de rougir à la moindre agression. Alors, il n'était pas étonnant de voir la routine étaler, à intervalles réguliers, une couche de crème solaire. Ce qu'elle s'empresserait de faire en retournant se réfugier sous son abri.
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MessageSujet: Re: the arms of the ocean are carrying me ; julian & anna.   Dim 28 Mai - 20:29


the arms of the ocean are carrying me Depuis toujours, Julian avait mis un point d'honneur à faire le maximum d'activités avec ses enfants durant son temps libre. Habiter au bord de la plage aidait bien souvent à trouver quoi faire lors de beaux samedis ensoleillés, comme celui qui s'était présenté à la petite famille aujourd'hui. Bien qu'amputée d'une mère, Julian tenait à ce que rien ne change, une belle mascarade qui l'aidait à tenir le coup. Qui l'aidait à croire que tout finirait par s'arranger. Quel bel optimisme... Et aujourd'hui, c'était aussi sa fille qui manquait à l'appel. Odessa à ses humeurs, ses envies qui changeaient peu à peu et qui lui échappait par la même occasion. Odessa et son regard accusateur et ses silences meurtriers, qui juraient pourtant tellement avec ses cris qui parfois emplissaient la demeure des Caldwell. Julian ne comprenait plus vraiment sa fille, ne la saisissait plus vraiment. Mais pour cette après-midi, juste ces quelques heures, Julian avait décidé qu'il arrêterait de se poser des questions, qu'il se consacrerait à son fils. Et puis à Anna, aussi un peu...

Dans l'eau, maillot de bain fleuri pour seul vêtement, il joue tel un enfant avec Ethan. Ils s'éclaboussent, font la bagarre et leurs éclats de rire arrivent jusqu'au rivage. Il en oublie jusqu'au dernier de ses problèmes, pourtant tellement envahissants, tandis qu'il se laisse couler par le gamin aux mêmes boucles brunes que lui. Mais les deux garnements se font stoppé net par la voix à l'accent chantant de la fille au pair. Sa voix sonne à son oreille comme une douce mélodie, que cet accent qu'elle semble tant détester, ne rend que plus adorable. Et si seulement il n'y avait que son accent qui troublait le brun... Mais à ses yeux, la belle rousse, est peut-être trop belle justement. Sa solitude sûrement qui le pousse à voir en elle, une tentation, un fruit défendu, sur qui parfois son regard s'attarde. Mais il feint l'indifférence, joue à celui qui se contente d'apprécier la jeune femme pour ce qu'elle est, sa fille au pair et c'est tout.

Ethan, se met à courir jusqu'à la plage, abandonnant lâchement son père derrière lui, qui lui se contente de sortir de l'eau en marchant. Le sable chaud sous ses pieds pourtant lui fait accélérer le pas jusqu'au parasol qui l'attend, avec son fils déjà en train de dévorer sa glace. « Ethan, tu as dit merci à Anna ? » Pour seule réponse, on entend un petit merci étouffé dans la crème glacée. Julian fait une petite moue mécontente, mais ne remet pas à l'ordre Ethan pour autant. Pas aujourd'hui, pas pour une broutille aussi insignifiante. Cette après-midi est trop agréable pour que le Caldwell veuille venir l'assombrir pour ça. « Papa, on y retourne ? » Ethan s'essuie la bouche d'un revers de main, déjà debout et prêt à repartir dans l'eau. Julian lui envierait presque sa vigueur tout enfantine. « Pas tout de suite, vas-y déjà, je te rejoins dans pas longtemps. Il n'a même pas le temps de terminer, qu'Ethan est déjà en train de courir jusqu'à l'eau. Fais attention ! » Ajoute-t-il, tandis qu'il observe son fils qui déjà batifole à nouveau entre les vagues. Le gamin est un excellent nageur, Julian le sait, mais on n'est jamais trop prudent lorsqu'il s'agit de l'océan... Un œil toujours sur son fils, Julian passe une main dans ses boucles brunes, afin de les discipliner un tant soit peu, tandis que les gouttes salées continuent d'en couler jusque sur ses épaules.

« Si tu as d'autres plans pour aujourd'hui, tu peux filer, Anna. Te sens pas obligée de rester avec nous. » Parfois, il a l'impression d'emprisonner la rousse, sûrement à tort. Mais il ne peut s'enlever cette idée de la tête. Ethan l'adorant, bien souvent, il l'invite même durant les weekends, où elle est sensée être libre. Et Julian ne pourrait le nier, il apprécie de l'avoir à ses cotés même durant son temps libre... Malgré cette pointe de culpabilité qui se loge au creux de son estomac, lorsqu'il se surprend à aimer un peu trop sa compagnie.
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MessageSujet: Re: the arms of the ocean are carrying me ; julian & anna.   Dim 28 Mai - 21:38


The arms of the ocean are carrying me.
( julian & anna )

Plus ses sombres opales avaient le loisir d’observer la scène qui se jouait devant elle et plus Anna bénissait le ciel d’avoir atterri dans cette famille. À défaut de pouvoir se délecter des avantages d’une capitale, Monterey avait su la conquérir par bien des manières. Les premières louanges allant à la famille Caldwell. Mais c’était bel et bien Julian qui détenait la première place sur son petit podium. La rouquine se souvenait encore, lorsque le père de famille lui avait ouvert la porte pour la toute première fois. La mâchoire de la jeune femme s’était ouverte comme par automatisme, béante, une réaction affreusement géante qu’elle s’était empressée de masquer en mimant un bâillement inopiné. Et lorsqu’il l’avait laissé s’affairer à ranger ses affaires dans sa chambre, elle avait sauté derechef sur son téléphone afin de partager sa découverte avec sa meilleure amie. Les mots « putain, si j’avais eu un seau, il se s'rait rempli en deux deux. », « non, mais gaulé à souhait, j’te jure. », et, « prie pour moi qu’il ne comprenne pas un mot d'français. » avaient été cités. Les hormones frémissantes, elle avait bu les paroles du brun avec une attention toute particulière. La voix nonchalante, Anna avait acquiescé à la plupart de ses questions sans même prendre le temps de les analyser correctement. Ce qui avait fait rire le Caldwell, qui mettait cela sur le compte du décalage horaire. Et Dieu, son coeur avait fait un vol plané et sa faible concentration était partie en fumée à l’entente de ce son pourtant anodin. Elle était fichue. Ce soir-là, elle l’avait clairement pigé. La rouquine s’était aussitôt apposée des barrières, des règles, une ligne de conduite à ne pas foutre en l’air. Pour combien de temps, seulement.


Anna cessa de triturer sa lippe inférieure seulement lorsque la glace quitta sa main. Sans même l’attendre, voilà que les deux troubles faits partaient s’asseoir sous l’imposant parasol. Lui laissant ainsi le temps de rincer dans l'eau, ses mains couvertes de sucre. En revenant s'asseoir avec eux, le petit Ethan avait quasiment englouti la totalité de sa glace, et malgré tout son père le tanna pour qu’il remercie la jeune fille. Ce qui la fit sourire, attendrie. « De rien, mais la prochaine fois je la mange. » Plaisanta-t-elle en lui ébouriffant les cheveux. Une épaisse masse brune, souvent synonyme de bataille acharnée au moment du coucher. Opposant un petit garçon préférant conserver un aspect de petit sauvageon, et une ‘nounou’ bien trop contente de pouvoir démêler cette tignasse. Un geste affectueux, qui avait toujours le don de le faire grogner, lui, et de la faire rire, elle. Pourtant rien ne semblait entacher la vitalité de ce petit bout qui se remettait déjà d'un bond sur ses deux jambes, et ce, même lorsque son père refusa de le suivre, pour l'instant. L'envie de repartir barboter étant plus forte, le poisson repartit avec gaieté vers l'étendue d'eau.  

La Française aurait pu continuer à laisser planer ce silence entre eux deux, si Julian n'avait pas décidé de le briser. « Si tu as d'autres plans pour aujourd'hui, tu peux filer, Anna. Te sens pas obligée de rester avec nous. » Ironiquement, ça la faisait sourire. Un rictus à la limite de l'insolence. Comme si l'idée qu'elle puisse traîner avec eux le week-end ne soit qu'une corvée de plus à ses yeux. Il était loin du compte. En suivant une ligne imaginaire sur sa cuisse du bout de son doigt, la rouquine laissa planer encore ce silence un instant avant de répondre avec malice, une moue déformant sa bouche. « Mes amis sont plus du genre oiseaux de nuit. Alors j’me contente des pauvres âmes errantes qui veulent bien de moi en journée. » Quels amis. Le coeur n'était pas trop à la fête en présence de ses fameux amis. Depuis cette nuit-là, Anna n'avait croisé qu'une ou deux personnes de la bande. Et seulement pour reparler du tragique évènement. Ce qui avait commencé à sérieusement peser sur ses frêles épaules. « Et ça me plaît. » Ajouta la jeune Fitzgerald, plus gaiement en relevant ses prunelles sur le visage de son interlocuteur. « Même si j’ai tendance à cuire au soleil. » La rouquine lui lança un regard noir de façade avant de ricaner de façon pour le moins puérile.
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MessageSujet: Re: the arms of the ocean are carrying me ; julian & anna.   Ven 16 Juin - 2:00

[quote="Julian Caldwell"]
the arms of the ocean are carrying me « Mes amis sont plus du genre oiseaux de nuit. Alors j’me contente des pauvres âmes errantes qui veulent bien de moi en journée. » Sa réponse lui arrache un nouveau sourire et un léger rire à peine audible. Il secoue la tête tandis qu'il enfonce ses pieds dans le sable chaud, se souvenant que lui aussi, fut une époque -lointaine- où il ne vivait pratiquement que la nuit. Une époque qui fut pourtant bien trop courte, avec l'arrivée précipitée d'Odessa dans sa vie et son mariage aussi. « C'est vrai que j'en oublierai presque que vous, les jeunes, vous préférez la compagnie de la Lune, à celle du Soleil. » A nouveau un rire, parce que Julian est loin de se considérer comme un vieux. Tandis qu'il ne se rend même pas compte que sa manière de présenter les choses, creusent un peu plus leur différence d'âge. Mais peut être est-ce un moyen inconscient pour lui-même de bien marquer le fait qu'elle soit trop jeune pour lui. L'éloigner d'une certaine manière de lui, ou s'éloigner d'elle, parce qu'il ne devrait pas se laisser l'approcher de trop près. Elle n'est que la tentation faite femme et ça, il s'en est aperçu petit à petit. Certes, il se souvient parfaitement de la première fois où ses yeux se sont posés sur elle, il n'a pu ignorer sa beauté. Mais il n'y avait là, qu'une simple observation de sa part, n'importe quel homme de Monterey en aurait fait de même. Mais sûrement que beaucoup, n'auraient jamais été plus loin au sujet de la jeune française. Ils n'auraient en tout cas pas, apprécié plus que de raison l'odeur de son shampoing alors qu'elle sortait de la salle de bain. Ils n'auraient pas imaginé la douceur de sa chevelure entre leurs doigts. Et ces rêves... il préfère les taire, car avant son arrivée dans sa vie, c'était Ashley qui était à sa place !

« Et ça me plaît. » La simple phrase, couplé à son regard qui se pose à nouveau sur lui, suffit à Julian, pour qu'il sente son estomac se tordre. Ou quelque chose dans ce goût-là... Ça ne fait pas longtemps qu'Anna est là, mais elle a sur lui, un effet que jamais il n'aurait soupçonné. Quel tel trouble lui soit provoqué par Lauren, ou même Octavia, lui semblerait bien moins inapproprié, que cela vienne d'une gamine. Une gamine dont il est le patron en plus en quelque sorte. Mais le brun semble oublié tous ses questionnements lorsqu'il est en sa présence. Alors lorsqu'elle lui parle de cuire au soleil, il ne réfléchit pas plus que ça... « Tu veux que je te remette de la crème solaire ? Je voudrais pas être responsable d'un coup de soleil. » Lorsqu'il pense à poser cette question, le tout est innocent, vraiment. Une petite boutade en réponse à son regard accusateur feint. Mais au fur et à mesure que les mots passent la barrière de ses lèvres, Julian se rend compte que cette proposition n'est peut être pas si innocente que cela. Et lorsqu'il réalise cet état de fait, il ne comprend qu'un peu plus que la jeune et jolie Anna exerce sur lui une attirance certaine. Parce que sinon, il n'aurait pas ce genre de penser, pas vrai ? Il ne sentirait pas son palpitant s'affoler dans sa poitrine à la seule expectation de ses doigts parcourant la peau de porcelaine de la jeune femme... Il déglutit difficilement, tandis qu'il attend la réponse de la rousse. Qu'elle refuse poliment serait la meilleure des solutions, Julian le sait. Mais il ne peut s'empêcher d'espérer le contraire, tout en se sentant coupable pour ça. Qu'elle accepte et la culpabilité serait quand même là pour se plaisir qu'il sait qu'il prendra à la toucher, lui qui n'a plus senti la peau d'une femme glisser sur la sienne depuis bien trop longtemps.
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