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 please tell me something — beckie

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Deb Colins
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MessageSujet: please tell me something — beckie   Mar 16 Mai - 15:41


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Black summer days won't you please come back to me
Take what you want but you're gonna get what you need

Une fois que la conversation eut été terminée, Deb raccrocha en appuyant sur le bouton rouge de son iPhone. Elle venait d’avoir le proviseur du lycée de Beckie qui avait du mal à comprendre pourquoi la future adulte avait refusé un poste dans l’équipe de tir à l’arc du lycée. Deb avait préféré prévenir le directeur du lycée de la situation de son neveu et de sa nièce, elle lui avait demandé de la tenir informé dès que quelque chose n’allait pas. Et là il y avait clairement un problème. Deb savait combien sa nièce appréciait ce sport, elle l’avait d’ailleurs soutenu une ou deux fois lors d’une compétition de son lycée à Los Angeles. Elle savait que sa nièce vivait un moment difficile, elle était renfermée et ne disait pas grand chose. Une attitude que Deb avait du mal à gérer. La wedding planneuse n’est pas du genre à intérioriser les choses, encore une fois, ce comportement lui rappelle sa sœur. L’aînée des Colins avait toujours préféré la fuite plutôt que d’affronter les problèmes au contraire de Deb qui elle, fonçait en plein dedans. Elle ne savait pas comment s’y prendre mais la trentenaire était certaine d’une chose, elle devait en parler avec sa nièce. Sur le chemin du retour, Deb pensait aux différentes façons d’aborder les choses. En passant devant le frigo, elle remarqua le post-it de Lauren ce qui fit sourire la trentenaire. Elle s’arma d’un marqueur et d’un autre post-it pour lui répondre puis souffla un bon coup avant de prendre le chemin des escaliers. Tout ça, c’était nouveau pour elle. Jamais elle n’avait voulu écouter les conseils de qui que ce soit alors pourquoi Beckie le ferait maintenant. Ce petit côté rebelle, Beckie le tenait de sa tante il n’y avait aucun doute là dessus. Deb donne quelques petits coups dans la porte de la chambre de sa nièce pour annoncer son arrivée. Elle préfère attendre l’approbation de la jeune femme pour y entrer. Mieux vaut commencer sur de bonnes bases et ne pas la froisser pensa Deb. « Beckie, chérie, on peut discuter quelques minutes ? » demanda la tante d’une voix douce et apaisante comme si elle ne voulait pas briser le silence qui régnait dans la pièce. Deb s’installa sur le rebord du lit de l’adolescente. « Ton proviseur m’a appelé tout à l’heure, il m’a dit que tu avais refusé la proposition de ton professeur de sport de rejoindre l’équipe de tir à l’arc du lycée ! Est-ce que c’est le cas ? » demande-t-elle toujours en prenant des pincettes.

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MessageSujet: =#8a5745   Ven 19 Mai - 16:14


La porte de l'entrée claque. Elle se referme. Tes pieds montent machinalement les escaliers menant à l'étage. Une énième porte claque en bruit sourd, mouvement témoin de la colère froide, un brin trop tempérée qui rugit en toi. La pièce est spacieuse et la vue imprenable sur la plage aurait suffit à calmer le tourbillon des pensées qui submergent ton esprit fatigué. Epuisée, tu l'es mais surtout lasse de tout ce qui te dépasse et auquel tu ne peux faire face. Pourquoi ? Parce que tu ne peux rien faire contre les vagues de l'existence, parce que tu ne contrôles plus rien et que tu as horreur de cela. Il n'y a pas un jour sans que les regards d'autrui ne viennent à te rappeler que l'on t'a arraché des êtres chers, ceux qui étaient des piliers les plus importants. Tout te ramène à eux sans réellement le vouloir, sans vraiment le rechercher. Les gens s'entêtent, ils s'attendent à te voir prendre un chemin qui devrait être mais qui n'a plus de sens d'être. Tu donnais le change devant tes deux petites frères mais tout le monde sait combien les apparences sont trompeuses. Un leurre où la vérité fuit pour mieux se dissimuler au cœur des profondeurs intérieures. Tes émotions, tu les refoules, tu les intériorises, laissant à la colère tout loisir d'être l'un de tes seuls moyens d'expressions. Repousser le monde pour mieux trouver la paix, une philosophie qui te convient parfaitement. Cependant cela semblait loin d'être le cas de l'ensemble du corps professoral. Le professeur de sports et maintenant le proviseur. Tu avais répondu par la négative – avec politesse – certes, mais cela suscitait l'inquiétude. Tu avais conservé le silence, finissant ainsi la fin d'une journée qui ressemblait à celle de la veille. En fin de journée, tu avais travaillée quelques heures à la librairie non sans emporter une pile de bouquins sous le bras. Le sourire en coin de l'ancien écrivain – qui gérait le commerce – te remémorait l'expression faciale de ton propre grand-père paternel il fut une époque. Un temps suspendu sur le cadran de l'horloge de vingt-quatre heures, un temps rien que pour toi, un temps pour occulté le pire d'un passé auquel tu ne peux plus songer du tout. Dos collé contre la porte de ta chambre, un soupire emplit de lassitude t'échappe. Tu déposes tes affaires sur ton lit avant de te diriger vers ton armoire pour l'ouvrir et en sortir une boite à chaussure décoré de différents autocollants datant des dernières années. A l'intérieur, plusieurs lettres cachetées aux enseignes des universités locales du pays. Dans ta main gauche, un énième courrier, le neuvième pour simple précision. Ils s'entassaient dans cette boite depuis près de deux mois et tu ne les as toujours pas ouvert. Tu les observes un instant avant de la fermer et de la ranger à sa place. Tu te relèves, saisit ton ordinateur portable et t'installe sur ton lit afin de pouvoir reprendre l'écriture de ton manuscrit. Une activité sous silence que tu as commencée voilà tout juste quelques semaines. En peu de temps, les pages sur ton ordinateur s'accumule à une rapidité qui t'étonne toujours. Ton téléphone bourdonne signalant la réception d'un nouveau message mais tu feins de l'entendre. Les couloirs du lycée clamaient haut et fort une soirée sur la plage ce soir mais tu n'irais pas. Les amitiés et l'attention de la jeunesse ne manquaient guère depuis ton arrivé ici, mais tu avais d'autres chats à fouetter.  Les minutes défilent et avec elles, le son d'un battement à ta porte. La voix ta tante s'élève pour savoir si elle peut rentrer et bien face à ton silence de quelques minutes, elle sait qu'elle peut intervenir. « Beckie, chérie, on peut discuter quelques minutes ? ». Son intonation est calme, ouverte à la patiente mais également synonyme d'une discussion qui amènera sans doute au résultat de froisser l'une ou l'autre. Il était difficile pour toi de t'ouvrir à la sœur de ta mère alors qu'il y a quelques temps encore vous échangiez de très bons rapports. Les prunelles toujours fixées sur l'écran du pc, tu continues de pianoter sur le clavier. Ta tante prend place sur le lit avant de poursuivre. « Ton proviseur m’a appelé tout à l’heure, il m’a dit que tu avais refusé la proposition de ton professeur de sport de rejoindre l’équipe de tir à l’arc du lycée ! Est-ce que c’est le cas ? ». Tu le sais, elle fait preuve de patience, tu sais qu'elle marche sur des œufs également. Tout cela a été rapide pour venir aux oreilles de ta tutrice. Le silence scelle tes lèvres, tu cesses d'écrire. Tu ne voulais pas en parler, pourquoi sont ils si tenace tous ?! Un soupire s'échappe et tu hausses les épaules. « Oui c'est le cas, j'ai refusé et j'avais mes raisons. ». Ton timbre de voix est calme mais bien trop détaché et pourtant c'est d'une franchise claire. « Il n'aurait pas dû t'appeler, c'est pas la mer à boire ! ».
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Deb Colins
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MessageSujet: Re: please tell me something — beckie   Lun 22 Mai - 10:02

Deb le sait, la conversation risque d’être compliquée. Alors qu’elle tente une approche douce, Beckie ne daigne même pas la regarder et continue à pianoter sur le clavier de son ordinateur portable. La trentenaire préfère ne pas faire de remarque, elle ne veut pas la froisser, elle veut simplement engager le dialogue sans que celui-ci ne se termine en cris et portes claquées. « Oui c'est le cas, j'ai refusé et j'avais mes raisons. » répondit la jeune femme. Deb baissa les yeux au sol, ça n’allait pas être simple. Beckie ne semblait pas ouverte à la discussion, cela n’aurait pas dû surprendre la wedding planneuse, puisque l’adolescente ne disait pas grand chose depuis qu’elle était arrivée ici. Elle avait de la colère en elle, Deb le comprenait, elle était aussi énervée d’avoir perdue sa sœur, mais elle devait assurer pour ses enfants. Elle préférait éviter la colère en s’occupant au mieux de ses neveux et de sa nièce, tout comme sa sœur l’aurait voulu. « Il n'aurait pas dû t'appeler, c'est pas la mer à boire ! » ajouta Beckie. Deb inspira discrètement comme pour se donner du courage de faire face à cette conversation. Elle ne voulait pas que Beckie s’énerve ou fasse semblant que ce n’était rien. « C’est moi qui lui ai demandé de m’appeler si jamais quelque chose n’allait pas » avoua la tante. Elle préférait être honnête même si la jeune lycéenne risquait de ne pas apprécier. Deb avait consciente qu’elle représentait l’autorité maintenant mais jamais ô grand jamais elle ne prendrait la place de sa mère. « Je pense que ça l’a inquiété de remarquer que tu ne voulais même pas entrer dans l’équipe alors que c’est ta passion ! » tenta d’expliquer Deb pour justifier l’appel du proviseur. Elle prend des pincettes, elle ne veut pas se retrouver derrière la porte de la chambre de la jeune femme sans avoir compris pourquoi Beckie ne voulait pas faire partie de l’équipe de tir à l’arc du lycée. « Pourquoi est-ce que tu as refusé ? Tu adores le tir à l’arc ! » reprit Deb. Elle ne voulait qu’une chose : que sa nièce se sente bien. Cependant si elle n’arrivait pas à la comprendre, elle ne pourrait rien faire pour elle.

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MessageSujet: =#8a5745   Ven 26 Mai - 17:06


« C’est moi qui lui ai demandé de m’appeler si jamais quelque chose n’allait pas ». Tu maintenais la porte close, comme toujours. Construire une muraille pour ne laisser entrer personnes, exclure certains membres de ton entourage. L'entente avec tes deux frangins suffisait amplement, il n'en fallait pas plus. Chris conservait le silence, Jaden l'ignorance et tout un mixte des deux rythmait sur une rébellion qui t'échappait autant qu'elle te contrôlait. L'action de ta tante partait d'un bon sentiment, d'une attention soucieuse à l'égard  de ses neveux et nièce, et même si cela n'était pas toujours évident tu te devais de le reconnaître. La curiosité profonde du corps professoral ne faisait que te brusquer, te mettre sur la défensive. Tu n'aimais pas que l'on se mêle de tes affaires. Ton regard se focalise alors pour la première fois sur le visage de Deb. Physiquement, les ressemblances avec ta figure maternelle étaient nombreuses, frappantes mais moralement, les deux sœurs Colins était opposées. Ta mère avait toujours parlé de son unique sœur avec une énergie et un amour débordant. Elle louait son caractère aventurier et ambitieux et ce même en dépit des aléas dans leur relation fraternelle. « Je pense que ça l’a inquiété de remarquer que tu ne voulais même pas entrer dans l’équipe alors que c’est ta passion ! ». Une raison pour justifier un appel qui n'aurait pas dû être. Trop de souvenirs s'entremêlent dans ton esprit, il sature alors que tout va de travers. On ne cesse de t'interroger sur tes choix, sur ce que tu dois faire et ne pas faire où encore sur ce qui devrais être ou non. Tu fermes ton ordinateur portable, les yeux toujours posés sur ceux de ta tante. « Pourquoi est-ce que tu as refusé ? Tu adores le tir à l’arc ! ». Elle insiste encore une fois, mais tu sais qu'elle le fait pour comprendre ce qui se trame dans ta vie parce que tu l'exclus. Tes nerfs sont à vif, à fleur de peau et bien que tu conserves un certain calme, ton intonation est froide oscillant entre le flot de la perte et de la colère. « Mais ce n'est plus le cas ! C'était avant que tout cela n'arrive, avant que l'on déménage et avant qu'ils meurent ! ». Les mots t'échappent, c'est comme si tu lâchais prise, laissant libre cours à tes pensées. Prenant conscience des paroles que tu viens de prononcer, tu baisses les yeux avant de passer une main dans tes cheveux tenter de te reprendre. « Le tir à l'arc c'est trop de souvenirs, trop pour pouvoir le reprendre. C'est du passé tout ça ... ».
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Deb Colins
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MessageSujet: Re: please tell me something — beckie   Mer 31 Mai - 14:55

Deb marche sur des œufs, elle n’a jamais été très douée pour prendre les choses avec des pincettes. Quand elle a quelque chose à dire, elle le dit peu importe les conséquences et peu importe qui se trouve en face d’elle. Mais ce n’est pas n’importe qui. Il s’agit de Beckie, sa nièce qu’elle aime plus que tout et elle ne veut pas rendre les choses plus difficiles qu’elles ne le sont déjà. Elle sait combien elle souffre, combien tout cela doit être déroutant pour l’adolescente mais la trentenaire tente de faire du mieux qu’elle peut pour ses neveux et sa nièce. Lorsque Beckie tourne son regard vers elle, Deb a l’impression d’avoir fait un pas en avant, établis le contact comme dirait Jayden. Elle lui ressemble tellement que c’en est troublant. La wedding planneuse n’a toujours pas eu le temps de faire son deuil. Il faut dire que tout s’est bousculé dans sa vie depuis le décès de sa sœur aînée. Personne ne s’imagine à quel point c’est difficile pour elle de faire face à cette perte. Elle fait bonne figure mais dans le fond, à l’intérieur d’elle, la perte de cet être cher la paralyse. Elle aurait voulu passer des journées entières, seule dans sa chambre à se goinfrer de chocolat en regardant les films qu’elle et sa sœur regardaient étant petites mais on ne lui avait pas laissé le temps. « Mais ce n'est plus le cas ! C'était avant que tout cela n'arrive, avant que l'on déménage et avant qu'ils meurent ! » lâche soudain Beckie. Un aveu qui fait froid dans le dos de Deb. L’entendre dire ces mots lui font presque aussi mal. La weeding planneuse grimace, elle se retient de ne pas verser une larme face à toute cette colère qu’à Beckie. Cette façon de gérer les choses, lui rappelle sa jeunesse. Sa nièce à sûrement hérité de son sang chaud. « Le tir à l'arc c'est trop de souvenirs, trop pour pouvoir le reprendre. C'est du passé tout ça ... » finit par dire la jeune femme. Deb penche la tête de façon attendrissante. Pourtant, la trentenaire est complètement dépassée par son nouveau rôle. Qu’est ce que je suis censée répondre à ça ? se demande-t-elle. « D’accord, je peux comprendre » dit Deb. Elle était sincère, voir sa nièce dans cet état lui brisait le cœur, l’adolescente avait presque perdu le goût du plaisir. « Dans ce cas est-ce que tu as envie d’essayer un autre sport ? Quelque chose de nouveau, qui te permettrait de te défouler un peu. Je crois que ça serait bien pour toi » dit Deb. Elle avait envie que les choses changent, que Beckie fasse le vide le temps de quelques minutes par semaine. « Est-ce que tu veux venir à un cours de Pilates avec Lauren et moi ? » suggère Deb sans grande conviction ce qui se ressent dans sa voix. La trentenaire est complètement perdue et elle ne sait plus quoi faire pour aider sa nièce à retrouver le goût à la vie.

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