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 memories piled up to the ceiling / beckie

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Bane Welsher

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MessageSujet: memories piled up to the ceiling / beckie   Dim 14 Mai - 21:28


≈ ≈ ≈
{ A fire burns, water comes
You cool me down when I'm cold inside. }
crédit/ tumblrgrey's anatomy cast.

Ce midi, Bane avait reçu un coup de fil de la part de Deb. Becky sa nièce semblait avoir séché les cours et elle était très inquiète de savoir où elle se trouvait. La jeune femme était très occupée par son travail et Bane ne voulait pas qu’elle ait à gérer ça. Il lui conseilla donc de retourner à ses affaires, qu’ils en parleraient ce soir et qu’il irait chercher la petite. Il ne fallait pas être devin pour deviner où la fille se trouvait. Si elle n’était pas au lycée, elle devait être dans un endroit qu’elle affectionnait, qui lui donnait un semblant de réconfort. Il savait donc qu’il ne l’a trouverait pas à la maison. Bane avait appris à connaitre la jeune fille et il savait qu’elle affectionnait particulièrement le parc d’el estero . Il ne savait pas exactement pourquoi et ça n’avait pas d’importance. Ce qui avait de l’importance c’est qu’il devait aller la retrouver et essayer de comprendre pourquoi elle n’était pas à l’école, pourquoi elle était ici. Il espérait pouvoir l’aider à se sortir de cette situation avant ce soir afin d’éviter une énième dispute avec Deb qui marche aussi sur des œufs. Il se voulait être un médiateur. Il pris donc sa voiture et roula jusqu’au parc en prenant soin de laisser les clés de l’entreprise à son bras droit. Lorsque Bane arriva au parc, il remarqua la jeune fille assise sur un banc les yeux pensifs. Bane ne pouvait supporter de la laisser dans cette situation. Il savait ce qu’elle ressentait parce qu’il l’avait vécu il y a quinze ans. Cette colère mélangée à cette tristesse qui ne nous quitte pas une seconde, ce trou à la place du cœur que l’on ressent sans que personne ne puisse le combler. Bane avait la chance de pouvoir faire quelque chose pour cette gamine et il comptait s’en donner les moyens. Peu importe le temps que ça prendrait, il l’aiderait à reprendre goût à la vie parce qu’elle vaut le coup d’être vécu même si pour le moment tout lui semble impossible. Bane se rend bien compte de la violence que la jeune fille a en elle. Il n’y a qu’à voir la façon dont elle s’adresse à sa tante. C’est presque comme si elle était en colère qu’elle soit en vie. Pourtant, Beckie n’avait rien d’une adolescente ingrate bien au contraire. Elle était juste en colère, en colère contre le monde entier parce qu’on lui a retiré une chose précieuse, ses parents. Bane se comportait comme un confident, il lui parlait comme si elle était son égal. Contrairement aux autres il ne l’a traitait pas comme une petite chose fragile ce qui l’amenait à lui dire clairement lorsqu’elle merdait, qu’elle merdait que ça lui plaise ou non. Si ça venait de quelqu’un d’autre, la jeune fille aurait sûrement refusé d’écouter, mais avec Bane il y avait cette complicité qui la poussait à ne pas se renfermer sur elle-même. « Je ne savais pas que la chimie se pratiquait dans un parc. » Lui lança Bane avec un sourire en coin. Il n’était pas venu pour lui faire une leçon de morale, il voulait simplement la comprendre. Il avait été jeune, il avait été intrépide, aventurier, mais ici c’était différent. La jeune fille voulait fuir quelque chose et il voulait la rattraper. « Ta tante s’inquiète beaucoup, mais tu le sais déjà je crois. Tu vas me dire ce que tu fais ici ? » Lui demanda-t-il. Il savait que la réponse ne serait pas aussi facile à avoir, mais il espérait qu’elle aurait envie de s’exprimer, d’extérioriser ses émotions.

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MessageSujet: Re: memories piled up to the ceiling / beckie   Lun 15 Mai - 19:56


Tout c'était passé très vite. Aussi rapidement que le poids lourd qui avait fauché leur voiture. A peine t'étais-tu assis au fond de la classe, la place près de la fenêtre que les paroles de l'enseignante en sciences étaient tombée. J'aimerai que l'on se focalise un instant sur les conséquences sur l'alcool … Tu n'avais guère pris le temps de l'écouter jusqu'au bout, tu connaissais la chanson de leur conférence et de leur prévention auprès des jeunes. Les refrains redoublaient depuis quatre mois, comme un clin d'œil pour te rappeler la perte d'un antérieur qui te poursuit alors que tu tentes au mieux de le fuir. Tu avais rassemblée tes affaires, ajusté ton sac à bandoulière sur ton épaule avant de franchir la porte de la classe. Des regards emplit de curiosité tournés vers toi, des expressions dessinées à l'encre de la compassion te considérant, tout cela tu n'en pouvais plus. Tu ne voulais plus rien entendre si ce n'est le silence paisible, devenir sourde aux autres. Qu'ils apprennent à t'effacer comme le hasard l'avait fait avec la disparition de tes parents. On avait tonné ton prénom en entier, ton surnom aussi mais tu ne t'étais pas retourné. Droit devant toi telle la ligne de l'horizon qui borde l'arc du soleil et ce sans un seul regard en arrière. Avancer d'une marche avancée, rythmée avant d'enfiler tes rollers pour embrasser ainsi une vitesse où le vent a fouetté tes boucles brunes. Les mouvements de tes pieds étaient intuitifs. Ils suivaient la cadence d'un besoin qui aspire au déversement d'une colère intérieure. Une puissance qui s'exprime aux battements réguliers de ton cœur qui tambourinent ta poitrine. Tu glisses entre les badauds qui obstruent la ruelle principale, tu les évites, les contournent. Et puis, la vision du parc où tu emmènes souvent ton petit frère se profile au loin. C'était cela, tu avais besoin de recouvrer un semblant de paix intérieure, au loin du quotidien mais proche des tiens à la fois. D'ici moins d'un quart d'heure, tu entendrais la sonnerie de ton cellulaire bourdonner, ta messagerie serait saturée. Ta tante serait au courant et avec cela le courant d'air des réprimandes face à un dialogue entre deux âmes incomprises. Cela arriverait tôt ou tard, mais tu préférais le retarder juste le temps de quelques heures. Sécher les cours était loin d'être une activité redondante, bien au contraire tu étais une étudiante travailleuse et douée et louper un cours n'entacherait nullement ton dossier scolaire. Présentement c'était le dernier de tes soucis. Non, a cet instant tu désirais juste voguer au loin, planer sur la ligne de tes songes et des lignes de ton livres. Tu avais remis tes converses rouges, ranger tes rollers et sortie ton livre, le tout avec les écouteurs sur les oreilles. La voix hors du temps de Dire Straits retentit et l'accord des instruments t'emportent aisément dans l'ambiance du fantastique. Les minutes défilent et avec elles les musiques de ta playlist. Alors que tu t'apprêtes à tourner une énième page, tu sens l'un de tes écouteurs tomber et une voix coutumière s'élève. « Je ne savais pas que la chimie se pratiquait dans un parc. ». Bane. Il est difficile de ne pas reconnaître le timbre de voix de l'un des amis et colocataires de ta tante. Sans doute le seul avec lequel tu n'étais pas sur la défensive et où la méfiance n'avait nullement son rôle à jouer. Le trentenaire était cool comme le disait Chris et tu ne pouvais prétendre le contraire. Tes prunelles fixées sur ton bouquin, tu peux l'entendre répliquer à nouveau. « Ta tante s’inquiète beaucoup, mais tu le sais déjà je crois. Tu vas me dire ce que tu fais ici ? ». D'abord une question réponse, suivi d'une interrogation plus personnelle qui attendait de la profondeur. « Mes résultats scolaires sont au beau fixe, que je manque un cours ou non. ». Dis-tu d'une intonation évasive qui laisse évidente la certitude de la vérité mais non de la raison de ta présence ici. Tu sais pourquoi Bane est là, un autre être qui a déjà vécu ce que vis aujourd'hui. Une compréhension que tu ne veux pas entendre, une course contre la montre que tu veux gagner pour mieux maitriser ce qui t'échappe. Parler de ta tante, un sujet qui ne manque pas d'animer les iris de son voisin visiblement. Tu secoues la tête non sans rire pensivement de la situation. « C'est bien que tu t'inquiètes pour elle, mais elle n'a pas besoin de le faire pour moi … ». La sœur de ta mère ne cessait de t'observer avec cette mélancolie dans le regard, comme si ton reflet était une abime du passé. « Peu importe ce que je fais ici, tu m'as trouvé c'est ce qu'elle voulait non ? ». Souffles-tu tout en fermant ton livre.
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Bane Welsher

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MessageSujet: Re: memories piled up to the ceiling / beckie   Dim 21 Mai - 17:01

Bane se doutait qu’elle n’allait pas l’accueillir à bras ouverts pour l’avoir retrouvé alors qu’elle avait sûrement envie d’être seul, mais il ne pensait pas qu’elle serai aussi froide. Il tentait de faire de l’humour pour tenter d’avoir un sourire, mais c’était raté. Elle n’avait pas envie de sourire, elle n’avait pas envie de s’ouvrir. Beckie était comme désabusée du monde qui l’entourait. Si elle acceptait la plupart du temps sa présence, aujourd’hui elle semblait lassée. Elle n’avait pas envie de voir qui que ce soit et il pouvait le comprendre, mais il ne pouvait pas rester sans rien faire les bras croisés en attendant que les choses empirent. Il n’avait rien d’un père pour elle et il n’avait aucune envie de le devenir, elle en avait eu un formidable. Il tenait simplement à assurer ses arrières puisque pour le moment elle ne le fait pas pour elle-même. La jeune fille ne se rendait pas compte qu’elle était sur une pente glissante. Elle pensait que sous prétexte que ses notes étaient parfaites qu’elle pouvait se comporter comme bon lui semblait. Bane ne voyait pas les choses de cette manière-là. Il n’allait pas la laisser faire n’importe quoi parce qu’elle a des facilités d’apprentissage. Il voit quel potentiel elle a en elle et il ne tient pas à ce qu’elle le gâche. Il ne tient pas non plus à l’emprisonner à la maison. Il tient simplement à ce qu’elle fasse certains petits efforts. « Tu sais très bien que ce n’est pas la question. Tu peux pas disparaitre sans prévenir, te permettre de sécher les cours parce que tes notes sont au beau fixe. Ça ne marche pas comme ça. » Lui rappela Bane. Il avait l’impression d’entendre son père et ce n’était pas agréable, mais elle finira par comprendre qu’il a raison. Beckie n’aura pas le dernier mot alors lui et au fond, elle le sait. Une fois encore, Beckie essayait de le rejeter, de le repousser. Elle agissait comme s’il faisait tout pour sa tante, comme s’il lui obéissait comme un bon soldat. Elle savait au fond, qu’elle pouvait compter sur lui. Il ne rapportait pas tout bien au contraire. Il tentait simplement de lui tendre la main comme il aurait aimé qu’on le fasse pour lui. Il voulait éviter que les choses ne continuent à s’envenimer entre les deux femmes parce que c’est une perte de temps et d’énergie. Il sait combien Beckie souffre, combien elle est en colère contre le reste du monde, mais elle ne peut pas en vouloir à Deb d’être toujours en vie. Elle avait un allié en sa personne, mais il ne pouvait pas se battre seul. Elle devait le laisser entrer dans sa vie si elle voulait de l’aide. Bane ne comptait pas lui faire la morale, la harceler pour qu’elle fasse ce qu’il veut au contraire. Il serait même d’accord pour rester dans le plus grand des silences ou parler de tout et rien. Elle savait déjà qu’ils avaient vécus la même expérience, il ne comptait pas le rabâcher et faire un concours de celui qui aura eu la pire adolescence. « Je suis ici pour toi, mais si tu ne veux pas de mon aide, je peux m’en aller et te laisser régler tes comptes avec elle ce soir .. » Lui fit remarquer le beau brun avant de se lever. Elle avait le choix. Elle pouvait le chasser d’ici, rester seule où elle pouvait décider de passer un moment en sa compagnie.

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MessageSujet: Re: memories piled up to the ceiling / beckie   Ven 26 Mai - 17:01

Repousser autrui. Un moyen d'auto-défense, une manière moins direct d'envoyer le monde valser sur les roses. Un mécanisme que tu répètes bien souvent ces derniers temps mais avec lequel tu cohabites avec une certaine habitude. Et tout le monde le sait, les habitudes ont la peau dure, la vie dure. Voir l'ami de ta tante débarqué dans le parc n'aurait pas dû te surprendre. Il semblerait presque que Bane était parvenue à cerner ton caractère et les endroits de prédilections où tu te rendais. Il était attentif à tes frères et parvenait même à arracher des discussions entières avec Chris. Avec toi, il avait su se montrer patient et avait capté ton attention, assez pour laisser un lien de confidence se tisser. Seulement, aujourd'hui n'était peut être pas le jour. « Tu sais très bien que ce n’est pas la question. Tu peux pas disparaître sans prévenir, te permettre de sécher les cours parce que tes notes sont au beau fixe. Ça ne marche pas comme ça. ». Des paroles qui ont du sens, qui sont aussi ancré dans ta mémoire pour les avoir entendus de la bouche de ton père. Tu avais toujours été une élève studieuse et assidue mais la jeunesse est entourée d'une insouciance joueuse et de quelques expériences. Ce discours, ton paternel l'avait tenu pour Jaden qui avait manqué une matinée de cours. Autant dire que la découverte de la vérité n'avait pas été jolie à entendre. Alors bien sur que ça ne fonctionne pas ainsi mais assister à une réunion sur l'ivresse au volant, c'était trop pour toi. C'était cela qui t'avait arraché tes parents, qui avait tout chamboulé … Alors oui tu l'avais fait pour ne plus avoir à entendre les mêmes mots alors que la prudence est une foi que personne ou peu ne respecte. « Je suis ici pour toi, mais si tu ne veux pas de mon aide, je peux m’en aller et te laisser régler tes comptes avec elle ce soir .. ». Tu sais qu'il te lance une perche, une main tendue pour mieux rebondir, pour mieux t'accrocher. Il était le mieux à même de te comprendre et te le mettre à dos n'était pas une solution. Le monde des adultes, un univers où t'es toujours mieux intégrer que ceux qui avoisinent ton âge. Le silence scelle tes lèvres encore quelques minutes et au moment où il se lève tu le romps. « Ce n'était pas un cours de chimie mais plutôt une réunion sur l'alcool … J'avais pas envie d'entendre ça alors je suis partie. ». Les yeux fixées sur l'horizon, l'intonation quelque peu perdue et agacé à la fois, tu revois encore les débris de la voiture. Tu avais été voir leur voiture à la casse, tu n'aurais pas dû mais tu l'as fait. « Voilà pourquoi je suis venue ici, pour ne plus rien entendre de tout ça et prendre le large ... ». Lui dis-tu en toute sincérité. Beaucoup de choses se bousculaient dans ta tête et la lettre dans la poche de ta veste te paraît soudainement lourde.
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Bane Welsher

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MessageSujet: Re: memories piled up to the ceiling / beckie   Dim 28 Mai - 19:23

Bane s’attendait à beaucoup de choses venant de la nièce de Deb, mais pas à ce qu’elle ait une raison de s’absenter. Il avait été adolescent et il avait entendu des milliards d’excuses. Il pensait tout savoir et comme souvent Beckie remettait tout en question. Bane était encore trop accroché à ses frasques d’adolescents pour voir plus loin, mais heureusement il apprenait chaque jour grâce aux neveux de Deb. Il espérait qu’il allait apprendre assez pour ne pas refaire les mêmes erreurs avec son propre enfant à venir. Bien sûr ceci était encore un secret et le jeune homme était beaucoup trop dur avec lui-même. Il mettait la barre trop haute parce qu’il voulait tellement les aider qu’il se mettait aussi une certaine pression inutile. Bane se mit à souffler lorsque la jeune fille lui expliqua la véritable raison pour laquelle elle avait préféré sécher son cours. Elle n’avait pas eu envie de jouer les rebelles afin d’embêter sa tante ou d’attirer l’attention, mais parce que ce cours lui rappelait des souvenirs beaucoup trop douloureux. Elle n’était pas encore prête à parler d’alcool, des conséquences que ça pouvait arriver. Il ne pouvait pas lui en vouloir ou râler. Il aurait été comme elle à l’époque voire encore plus. Elle rejetait tout ceci parce que ça lui faisait terriblement mal. Bane aurait eu envie de la prendre dans ses bras, mais il n’osait pas. Il n’avait pas envie de se sentir désolé pour elle et qu’elle le prenne de la mauvaise façon. « Si on te dit quelque chose, tu leur dis de m’appeler, je réglerais ça.. » Lui confia Bane. Il venait de sous-entendre qu’elle n’avait pas besoin d’en parler avec sa tante et que si le directeur ou un professeur venait à lui faire une remarque sur cette absence alors il s’en chargerait. Il n’avait pas envie qu’elle ait besoin d’en parler à nouveau. Il assurerait ses arrières. Bane sentait que la jeune fille était en encore préoccupée. Elle touchait sa poche avec insistante et il n’avait pas envie qu’elle se braque. Elle devait prendre confiance en lui. « Qu’est-ce que tu ne me dis pas ? » Lui demanda le jeune homme. Il espérait qu’elle aurait le courage de lui dire la suite. Il en comptait pas la juger ou la sermonner.

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MessageSujet: Re: memories piled up to the ceiling / beckie   Mar 6 Juin - 22:36

« Si on te dit quelque chose, tu leur dis de m’appeler, je réglerais ça.. ». Il ne te jugeait pas, ne semblait aucunement répondre d'une moralité sur ton comportement quand bien tu sais qu'il n'en pensait pas moins. Néanmoins, tu appréciais le silence des non-dits qui se répercutent dans ton esprit. Tu as saisi le message, de nombreux messages. La paix intérieure tu ne la gagnerais jamais – ou du moins pas encore, il était trop tôt – mais tu pouvais maintenir l'équilibre en déléguant un peu de ta colère. Partager cette dernière ne serait pas chose aisée, tu le sais mais en dialoguant avec Bane, tu savais qu'un maux pouvaient se dépeindre par des mots simples. Le livre fermait sur tes genoux, tu le remballes dans ton sac à bandoulière légèrement usé par les quelques années de collège déjà bien derrière toi. Où était ce bon vieux temps ? Il avait fuit comme le vent qui chatouille les feuilles des arbres au printemps. Il reviendra mais ce n'était pas demain la veille. « Tu n'es pas obligé de faire ce que tu fais, mais merci Bane. ». Ta voix est claire, calme et l'esquisse d'un sourire vient naitre au coin de te lèvres avant de se faner aussi vite qu'il est apparu. De nouveau, tes mains retrouvent le chemin des poches de ta veste de saison. Les doigts de ta main droite se referme légèrement à l'intérieure. Une simple pression, juste assez pour plier une enveloppe de papier blanc. Un énième courrier venant d'une prestigieuse université. Des tas de demandes qui s'accumulent dans une boite et que tu n'as jamais pris le temps d'ouvrir parce que aussi simplement qu'un souffle de vie, tout avait disparu. Tes ambitions, tes projets d'avenir, l'étaient-ils aussi Beckie ? Une interrogation à laquelle tu ne veux réponds pas parce que tu bloques, parce que tu devrais faire face. Face à l'absence des projets qui ne se feront jamais avec eux. Ta mère avait remarqué ton talent pour l'écriture, ta passion pour la littérature. Ton père n'avait pas reculait devant les frais financiers, assurant que tes résultats scolaires si excellents feraient toute la différence comme une clef pour que tu puisses avoir le luxe de choisir. « Qu’est-ce que tu ne me dis pas ? ». Tendre une main c'est aussi le premier pas de l'apprentissage vers la confiance. Ta mère le répétait souvent à Chris, lui qui avait tant de mal à se lier avec les autres. Tu secoues la tête en observant l'attention que l'ami de ta tante pouvait avoir sur l'ensemble des gens avec qui il vivait. Il avait compris que tu cachais quelque chose, bien joué. « Ce n'est qu'une énième d'une longue série. Aucune n'a été ouverte et personne ne le sait… à part toi. Je ne veux pas que tante Deb ou les garçons soient au courant ...  ». Lui dis-tu tout en lui donnant l'enveloppe où figure l'un des logo de la faculté de Columbia. Si Jaden  se leurrait à faire comme si de rien été, le petite dernier  ne cessait de s'inquiéter sur ton hypothétique départ l'an prochain.
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MessageSujet: Re: memories piled up to the ceiling / beckie   Lun 12 Juin - 21:12

Bane ne comptait pas essayer de lui faire la morale. Beckie n’était pas une mauvaise fille, elle était simplement perdue. Elle souffrait et elle avait besoin de soutien. Il refusait de l’enfoncer encore plus alors qu’elle a besoin de repères. Il laisserait volontiers Deb s’occuper de la sanction bien qu’il ferait sûrement un commentaire afin d’alléger sa peine. Il se reconnaissait en quelque sorte chez la jeune fille. Il savait qu’il ne devait pas laisser ses blessures personnelles l’aveugler, mais c’était difficile de ne pas faire le rapprochement. Il avait une idée de ce qu’elle pouvait ressentir alors il ne pouvait s’empêcher de se sentir compréhensif. Soudain, la jeune fille lui révéla son autre petit secret. Apparemment, elle avait déjà reçu plusieurs lettres de facs auxquelles elle avait participé. Il se doutait qu’elle l’avait fait avant l’accident. Maintenant tout semblait remis en question. Pourtant, c’était sa chance d’avancer une fois pour toute dans sa vie en ne laissant pas le passé la freiner. Elle lui donna même l’enveloppe comme un signe qu’elle le laissait entrer un peu plus dans sa vie. Il était touché de cette marque de confiance parce qu’il l’a connaissait assez pour savoir qu’elle ne faisait pas confiance facilement. Elle était emprise aux doutes et il voulait l’aider. Bane pris l’enveloppe et ne pu s’empêcher de remarquer le logo de Columbia, une grande université. Il remarqua aussi qu’elle avait l’air imposante ce qui était positif. Pourtant, à voir le visage de la jeune fille ce n’était pas une bonne chose. Il ne comprenait pas ce qui pouvait l’empêcher de l’ouvrir. Il pensait qu’elle sauterait sur l’occasion d’échapper à cette nouvelle « famille » dont elle se plaignait tant. Il n’imaginait pas qu’elle puisse être angoissée à l’idée de laisser ses frères derrière elle. Il n’imaginait pas le poids qu’elle pouvait ressentir. « Elle a l’air lourde .. » Lui fit remarquer le beau brun. Il ne faisait pas dans la dentelle, mais il était curieux de savoir ce qui l’a retenait. Visiblement la jeune fille ne lui facilitait pas la tâche. Il allait devoir creuser pour avoir une véritable réponse. « Pourquoi tu ne veux pas l’ouvrir ? » Lui demanda Bane. Il ne comptait pas fermer les yeux. Il préférait lui poser de véritables questions. Dans le pire des cas elle lui dirait de se mêler de ses affaires comme les adolescentes de son âge.

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