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 eraser (phillema)

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Dema Ortiz

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MessageSujet: eraser (phillema)   Dim 10 Sep - 7:42



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Loin de chez toi depuis trop longtemps, pourtant, tu t'y fais très bien. On pourrait dire que tu t'adapte plutôt bien, peu importe où tu es, peu importe où tu vas. Tu te sens étrangement plus chez toi que tu le sentais au Danemark ou encore en Grèce. La vie est différente et tu te sens posée, tu n'es pas prête à quitté cette ville, malgré que tu trouves le moyens encore de te perdre. Par chance tu es ton propre patron. C'est plutôt étrange d'avoir ton propre petit cabinet à trente ans. C'est bien grâce à lui que tu y arrives. À son décès, il t'a légué tout ce qu'il avait avec la seule condition de le ramener chez lui. De San Francisco à Monterey, c'était différent. Tu ne saura jamais le remercier correctement. Il t'a offert une vie que tu n'aurais sûrement jamais réussi par le passé. Tu as été incapable de nommer ton cabinet à ton nom, tu l'as nommé à son honneur, Phelps. D'une certaine façon, tu le fais vivre à travers toi et tu as la chance de poursuivre ce qu'il avait entreprit. Tu as toujours chercher à aider les gens et ce n'était pas prêt de changer.

L'enseigne n'a rien d'extravagant. Tu es là, plantée devant la bâtisse les bras ballants, ton sac serré entre tes doigts. Tu sais bien qu'en poussant cette porte tu te lances dans une péripétie de ta vie que tu n'attendais pas. Un retour en arrière, un souvenir douloureux et pourtant suivit de quelque chose de merveilleux. Partagée entre la peur et l'impatience, tu ne saurais dire comment les choses allait bien pouvoir tourner. Quelques jours plus tôt, tu avais reçu ce coup de fil particulier. C'était une journée comme les autres, tu ne t'attendais pas à ce que cet appel vient perturbé ta petite routine préétablit. Insouciante tu a prit le temps de prendre cette demande au lieu de laisser la secrétaire prendre le rendez-vous. Tu n'avais pas l'habitude qu'un employeur prenne autant le bien être de ses employés. Tu avais sentis dans sa voix qu'il tenait vraiment à ce que tu fasses quelque chose et avec cette bonté que tu as au coeur, tu n'as su dire non. Tu avais prit ton crayon et un bout de papier qui traînait là pour y inscrire machinalement le nom de ce dit patient, la date et l'heure avant de remercié l'homme au bout du fil. Tu as encore ces frissons en revoyant ce nom griffonné sur un bout de papier. Il t'avait fallu un temps avant de le réaliser et tu savaiss bien qu'il était impossible qu'il y en est des millions. Tu le sentais au fond de tes tripes, c'était lui. Tu le sentais toujours et c'était le jour J. Tu n'avais toujours aucune idée de comment tu réagirais, de comment il pourrait bien réagir.

Tu retiens ton souffle et tu passes enfin la porte avant de gravir ces quatre paliers jusqu'à la porte menant à la salle d'attente. Ton coeur s'emballe et tu entres, silencieuse. Un coup d'oeil rapide sur la salle, tu sais qu'il n'est pas là, tu pourrais le reconnaître entre mille. Tu rejoins la secrétaire pour prendre les dossiers de la journée avant de passé la troisième et dernière porte vers ton sanctuaire partagé. Une heure, c'est tout ce que tu avai avec l'un et chacun. Tu sais très bien qu'avec lui, une heure ne suffira pas pour apprendre ce qu'il était devenu. Tu avais ce fond d'inquiétude. Pourquoi est-ce qu'il avait besoin de voir un psychologue. Des questions que tu ne lui poseras sûrement pas te monte à l'esprit et tu les chasses d'un revers de main puis tu commences ta journée avec calme. Plus les heures avancent et s’enchaînent, ton coeur tambourine à t'en donner mal au crâne. Tu frissonnes quand l'interphone s'allume et que la voix de ta secrétaire te sort de tu ne sais où. « Mademoiselle, votre rendez-vous de quatorze heures est arrivé. » Quatorze heures? Déjà. Tes mains s'agitent contre on bureau et pourtant tu ne cherches rien. Tu te lèves, te racles la gorge avant de replacer ta robe. Tu marches lentement vers la porte et tu hésites un moment avant d'ouvrir la porte. Un pied, puis deux et tu lèves les yeux. De ton accent typiquement danois, tu laisses son nom voguer entre les quatre murs. « Phillip Jones. » Du coin de l'oeil, tu le reconnais et baisse les yeux un moment avant de te glissé à nouveau vers ton bureau attendant qu'il te rejoigne.

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Phillip Jones
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ɷ statut : Ex-futur marié, le mariage est tombé à l'eau, merci Robert. Depuis, il s'esquive. Ils n'ont toujours pas remis le sujet sur le tapis avec Evie. Ils devraient pourtant, vu qu'elle est enceinte.
✎ métier : Prof de Self-Defense (09/2016), depuis le 12 juillet, il bosse peu; avant il était un flic dans une unité anti-terroriste (2002-2016), et encore avant adjoint du Shérif de Monterey (1995-2001)
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MessageSujet: Re: eraser (phillema)   Dim 10 Sep - 16:37

Eraser. - Tenue – Planté devant la porte du bâtiment, il hésite un instant, son regard porté sur la façade. Il ressent une soudaine envie de faire demi-tour, de détacher le vélo qu’il vient de cadenasser à un poteau pour repartir, pédalant aussi vite et fort qu’il en sera capable. Cette idée de fuir le traverse, il mentirait s’il la niait. Il ne le fait pourtant pas, prend une profonde inspiration et pousse la porte menant au cabinet Phelps. Il doit faire ce qui est nécessaire pour se sentir mieux, alors il lui faut tenter cette option. Pour lui, mais également pour Evie. Quand Phillip donne sa parole, il est très rare qu’il revienne dessus. Il s’annonce donc à la secrétaire du cabinet, précisant qu’il a rendez-vous à quatorze heures. Il n’énonce pas de nom de psychologue, sans doute est-ce Phelps. Il ne sait même pas s’il n’y en a qu’une ou plusieurs. Une poignée de jours auparavant, il a téléphoné pour prendre rendez-vous. Il n’a pas été très clair ce jour-là, déclarant qu’il avait besoin d’aide. Comme tous ceux qui voient un psychologue. La femme à l’autre bout du fil a dû le trouver pathétique, lui a pensé qu’il l’était après avoir raccroché. Mais bon, l’essentiel a été fait et le voilà aujourd’hui.

Installé sur un fauteuil dans la salle d’attente, ses mains pianotent doucement sur son jean. Il prend son mal en patience. Il n’angoisse pas, mais ressent tout de même une légère appréhension. Rien n’a changé de ce côté-là depuis l’époque de l’antiterrorisme. Il observe la décoration du lieu, patientant, sans oser sortir son téléphone portable. Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui l’intéressent dessus, encore moins les jeux. Il n’a jamais été friand de tout ceci, et ne le sera certainement jamais. Il pense à envoyer un message à sa compagne mais se ravise. Ils auront le temps de discuter quand elle rentrera du Rosine’s, et il n’a guère envie de débuter une discussion qui s’interrompra quand le spécialiste daignera ouvrir sa porte. Les trois quarts du temps c’est ainsi, à croire que c’est écrit en gros dans les mots d’ordre des médecins : prendre vos patients en retard, vous devez.

Il en est là de ses réflexions quand une porte s’ouvre à proximité. Le professeur de self-défense ne tourne pas immédiatement la tête dans cette direction. C’est à l’énoncé de son nom qu’il tique. La femme a un accent. Si c’est elle qu’il a eu au téléphone, il n’a vraiment pas fait attention. Ses prunelles se tournent dans sa direction. Leurs regards ne se croisent pas. La silhouette lui semble familière, même un peu trop. Ce docteur Phelps ressemble à une personne qu’il connait. Ou plutôt qu’il a connu, car quelle est la probabilité pour que leurs routes se croisent à nouveau, qui plus est à Monterey ? Elle est quasiment inexistante. C’est pourtant intrigué qu’il se lève prenant la direction de la salle de consultation où la demoiselle a déjà disparu. Sa curiosité a au moins le mérite de lui faire oublier les raisons qui l’ont poussé à être là. Le Phillip meurtri de l’intérieur s’efface un instant, laissant place à celui ayant un esprit beaucoup plus aiguisé, prêt à mener une enquête et à la boucler, peu importe le temps que cela prendra.

Il referme la porte du cabinet derrière lui, se retournant, prêt à saluer la psychologue. Il s’arrête avant même de tendre la main dans sa direction. Une probabilité quasiment nulle est réalisable. Certains préféreraient qu’elle le devienne à la loterie. « Demantra… ? » Le prénom de la danoise surgit du passé, d’un pays qu’il affectionne tout particulièrement et où il retournerait bien. C’est peut-être à cause d’elle. Elle qui lui a appris à aimer sa patrie quand il est arrivé. Elle avec qui il a partagé un peu plus que des cours de langue, qui ont pris différents sens que celui initial. Elle encore qui serait morte s’il n’était pas arrivé à temps ce jour-là. Elle enfin qui n’a plus supporté d’être dans son pays natal et qui est partie, alors que de son côté, son affection pour le Danemark n’a fait que croître, jusqu’à ce qu’il soit obligé de le quitter, pour un nouveau pays et une nouvelle mission.

« Je… » La surprise lui fait oublier ce qu’il cherche à dire. Pas grand-chose en réalité, son cerveau ne s’est pas encore remis de la reconnaître mais surtout de la coïncidence. Il va pourtant devoir le réactiver, ce n’est pas dans ses habitudes de ne pas réussir à s’adapter. Il a suffisamment comme ça du mal depuis deux mois. « Alors là pour une surprise… » ça en est une. Bonne ou mauvaise, impossible de le dire à l’heure actuelle, il est beaucoup trop tôt. Il a juste conscience qu’il est venu consulter un psychologue et qu’il a en face de lui son ex. De quoi l’amener à penser qu’il risque d’y avoir incompatibilité à un moment ou un autre. Il ne reste qu’à déterminer à quel moment exactement de la discussion qui s’annonce.
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MessageSujet: Re: eraser (phillema)   Dim 10 Sep - 22:18



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Tu ne peux pas dire que  tu as su te préparer à ce rendez-vous. Tu ne doutais pas que c'était bel et bien lui, au fond de toi, tu le savais, il n'y en avais pas des milliers se nommant Phillip Jones. En fait, peut-être que oui, mais tu savais que tu ne pouvais pas te tromper. C'était assurément lui, tu le sens d'une certaine façon au fond de tes tripes. Tu avais amplement le temps de te préparer à cette rencontre et tu avais beau te faire des images, des scénarios dans ta tête, tu n'avais aucune idée de comment appréhender la chose. Tu avais tardé avant d'aller le chercher dans la salle d'attente. Tu n'avais aucune idée si ta voix allait trembler ou non. Tu n'avais pas peur à le revoir, tu craignais le déroulement inattendu. Tu n'avais aucune idée de comment les choses tourneraient. Tu ne t'es pas vraiment montré à lui devant less autres. Tu évitais son regard, hors de question de lui montrer ton visage, pas tout de suite, pas devant les autres. Tu n'avais aucune idée de comment il réagirait et ce n'était pas le meilleur endroit pour des retrouvailles. Tu l'avais guidé vers ton bureau.

Un regard contre la porte et tes doigts se glissent contre la plaque de métal ornée de ton nom actuel. Dema Ortiz. À voir son visage vieilli par les six années passé te rappelle ce ce nom qui te manque aujourd'hui. Tu te mets à penser à ton pays, d'où tu viens. Il te manque soudainement. Peut-être y retourneras-tu un jour. Quelques pas sur le tapis morne et gris, tu comptes les fibres de ce dernier en croisant les doigts les uns avec les autres. Tu attends. Tu t'étais approché de ton bureau et tu attendais. Après quelques pas, tu te retourne vers l'apporte t'appuyant contre l'acajou de ton meuble de travail. Tu lève les yeux soudainement prête à la suite des choses. Tu entends ses pas et tu pinces les lèvres. Ce n'est pas seulement revoir celui qui a partagé ta vie pendant quelques mois, c'est te retrouver face au père de ton fils, celui qui ignore même qu'il est père.

Tu sentais au fond de tes tripes que tu devais le lui dire. Tu n'avais pas eut le courage de lui dire par le passé. L’enchaîner à toi à cause de cet enfant, ce n'était pas dans tes envies. Tu as assumé pleinement ce choix, malgré que tu n'apprécies pas vraiment l'idée de lui avoir caché. Le fait de l'avoir sous tes yeux te donne la chance de lui dire, mais est-ce que c'était vraiment une bonne idée? Tu ne sais même pas pourquoi il est là et si sa vie avait perdu un sens et  que ce mensonge, ou plutôt ce secret lui ferait plus de mal qu'autre chose. Ce n'est pas dans tes intentions de lui faire du mal. Ta main glisse sur ton bureau et tu laisses tomber à plat un cadre photo de ton fils et toi. Tu ramènes ton regard vers lui avec un fin sourire sur les lèvres. Tu attends que la porte se referme derrière lui avant de te redresser. Tu ne porte pas attention aux plis de ta robe et encore moins sur la tache sur ta chaussure gauche. Tu n'as aucune idée de ce que tu pourrais bien lui dire. Tu avais bien le choix.  Dire simplement surprise, ou bonjour. Peu importe, c'était étrange comme retrouvaille. Tu dégages une mèche de cheveux que tu glisses derrière ton oreille. « Salut Phillip. » Tu n'as rien trouvé de mieux à lui dire. Tu n'avais rien prévu du tout.

Tu aimerais bien détendre l'atmosphère et pour une fois, aucune idée te viens en tête. Tu es sur tes heures de travail, faire la discussion pour faire la discussion, ce n'est pas le moment. Tu devrais le traiter comme un client comme les autres, mais tu le sais bien que tu n'y arriverais sûrement pas. Ta soif de connaissance te prend soudainement, tu aimerais bien savoir ce qu'il est devenu, ce qu'il lui arrive. Un mélange d'inquiétude et curiosité. « Je vais avouer que je suis d'accord avec toi. C'est tout une surprise. » Bon, ce l'était sûrement moins que pour lui, puisque tu avais son nom gravé sur une feuille encore volante sur ton bureau, comme plusieurs autres. Tu essaies tant bien que mal de rester professionnelle, mais ça ne semble pas si facile. « Tu n'es pas obligé de me parler si tu ne veux pas. Je ne t'y forcerai pas. » Si tu pouvais lui donner un coup de main, tu le ferais volontiers. Tu aurais bien donné un autre sens à cette discussion, mais tu te répètes constamment , professionnalisme.
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MessageSujet: Re: eraser (phillema)   Lun 11 Sep - 18:56

Eraser. - Tenue – La surprise est totale. Elle met en pause durant quelques secondes les connexions qui s’exercent habituellement entre ses neurones. Il ne remarque pas encore les détails, comme un cadre posé à plat sur le bureau de la jeune femme. Il a encore du mal à réaliser que c’est elle qui se tient en face de lui. Une chance sur des millions et elle est saisie sans que rien ne soit demandé. Il ne pensait même plus à elle depuis six ans qu’ils ont rompu. Lentement, elle est devenue un souvenir agréable qui s’efface avec le temps. Il ne garde que les bons côtés de leur liaison. Et pourtant la cicatrice qui orne sa peau est un moment difficile qu’ils ont dû traverser, qu’ils ne sont pas parvenus à traverser en réalité. Par-delà la surprise, une nouvelle pensée traverse l’esprit de Phillip. Quelque chose qu’il a du mal à décrire. Ce n’est pas de la satisfaction non, c’est plutôt quelque chose comme le fait d’être heureux qu’elle ait terminé ses études. Cela veut dire qu’elle a réussi à surmonter son traumatisme et qu’elle a continué à avancer.

Le flottement engendré par la surprise dépassé, Demantra le plonge de nouveau dans la réalité. Elle sera compréhensive s’il ne désire pas parler. Une pointe de déception traverse alors Phillip. Six ans sans que leurs routes ne se croisent pour en arriver au résultat que le jour de leurs retrouvailles, elle les replace directement dans une situation, patient face à un médecin. Il comprend son point de vue, mais cela ne l’empêche pas d’être quelque peu déstabilisé, ce qui lui arrive rarement. Il est venu pour parler à un psychologue de ce qui lui pèse sur la conscience. Généralement, pour que cela fonctionne, il faut s’ouvrir totalement, éviter de garder des zones d’ombre. Il l’a bien compris au fil des consultations qu’il a déjà suivi. Là, il réalise qu’ouvrir la porte de son jardin à Demantra, ça sera lui révélé l’activité qu’il exerçait réellement quand ils se sont connus. Il est toujours resté vague sur le sujet, se contentant de dire qu’il travaillait pour le gouvernement américain. S’il ne donnait pas de nouvelles durant quelques jours, c’est qu’il devait quitter Copenhague pour une réunion dans une autre ville. La réalité, c’était qu’il se retrouvait en filature durant plusieurs jours. Alors est-il prêt à lui révéler cette parcelle de sa vie après toutes ces années ?

Il soupire légèrement. Le dilemme est bien présent. Sa tête se baisse et son regard se porte brièvement sur le bracelet ornant son poignet. Voilà qui l’aide à se décider. « Si j’ai pris rendez-vous, c’est que j’ai besoin de parler à un psy. Et je crois que nous sommes suffisamment matures pour laisser certaines choses de côté. » Ce n’est pourtant pas l’envie qui lui manque de l’interroger. Après l’effet de surprise, la curiosité prend le dessus. Quelque part, ne pas renoncer à la consulter en tant que psychologue, c’est une façon indirecte d’en apprendre davantage sur ce qu’elle est devenue. C’est peut-être malsain comme raisonnement. Il n’y a pourtant aucune mauvaise intention de la part de l’ancien flic. La question de savoir comment il dira à Evelyn que son psychologue est en fait son ex qu’il a rencontré au Danemark trouvera une réponse plus tard. Et la réponse sera sans doute plus facile à trouver si cette séance se déroule bien et l’aide déjà à débloquer une petite partie de tout ce qu’il retient.

« Comment procède-t-on ? » Qu’elle ne lui demande pas de s’allonger sur une banquette, il sera dans l’incapacité de le faire. Il a tenté une fois, à la demande d’un psychologue, cela s’est révélé un échec cuisant. Quand il est allongé, c’est comme s’il a l’impression qu’on tente de lui faire perdre ses moyens. Il en perd ses mots, le fil de ses pensées. Son contrôle est mis à mal. Non décidément, la banquette ce n’est pas pour lui.
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MessageSujet: Re: eraser (phillema)   Dim 24 Sep - 19:20



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Ton coeur s'emballe de nervosité. C'est certain, tu sera victime de maladresse tant qu'il sera là, dans ton bureau. Tu ne peux pas dire que ça ne te fait pas plaisir de le voir, c'est faux. Tu es heureuse de le revoir, c'est vrai, mais la situation ne te fais pas la joie. Ton coeur se rend jusqu'à tes tempes brouillant tout les sons venant de ton environnement. Tu repenses à ton fils qui est à l'école en ce moment. Tu vois son père là devant toi en simple client. Tu ignores comment tu allais bien pouvoir réagir face à lui, face à ce qu'il allait bien pouvoir te dire. On pourrait parler de malaise, mais en fait non, ce n'est en rien malaisant pour toi, tu l'as toujours bien apprécié et tu ne lui avais rien trouvé de négatif. Il avait l'un de ces sourires contagieux, il était beau -il l'est toujours, l'âge lui va bie -  il a toujourd eut ce petit quelque chose.  Tu le regardes, tu souris faiblement. Vous aviez eut de bons moments et faut croire qu'il t'a suffit d'un mauvais moment pour gâcher tous les autres. Tu ne t'en veux pas d'avoir brisé cette relation.

Tu t'en veux pour autre chose. Ce cadre couché sur ton bureau. Voilà ton seul regret. Ne pas avoir prit le courage pour lui dire ce qu'il t'avait offert. C'était sûrement pour ça que tu sentais la maladresse au fond de toi. Tu détournes un moment les yeux pensives. D'un revers de main tu ramène tes cheveux vers l'avant et tu ramènes ton attention sur lui. Tu te devais de rester professionnelle, c'était ton travailet pourtant tu aimerais bien ne pas t'encrer dans ton travail. Tu aimerais discuter sans devoir prendre des notes, sans devoir l'évaluer. Tu t'appuie fesses contre bureau et tu croises tes jambes sans pour autant lever tes pieds du sol. Tu entrelaces tes doigts pour les empêcher de trembler. Pourquoi tremblent-ils? Là est la question et elle restera sans réponse. Tu souris doucement et tu restes silencieuse le temps qu'il lui faudra pour assimiler ta présence. Tu ne le fixe pas trop longtemps, mais tu ne baisses pax les yeux.

Puis sa voix s'élève. Il avait raison. Nous sommes des adultes et nous sommes apte à mettre de côté votre passé commun. À y repenser, tu ne connaissais pas grand chose de lui et ça ne t'a jamais dérangé. Tu ignores ce qui t'attend et ta curiosité te dévores de l'intérieud. Pat chance tu sais tenir ta langue et tu ne le bombarderas pas de questions qu'il ne voudrait peut-être pas entendre. Tu souris doucement et tu fixes le sol instant avant de regarder derrière toi. Tes yeux divaguent sur les feuilles ça et là et tu glisses tes doigts sous elles pour attrapper un fin dossier.  Tu ramènes ton regard vers lui. " Ça me va très bien. " tu baisses les yeux sur ta feuille et tu glisses tes doigts contre les lignes vierge. Tu te retrouves avec cette drôle de moue sur le visage. Tu te redresses, contourne ton bureau et te glisses dans ta chaise pour poser le dossier. Tu te racles la gorge et croise les jambes à nouveau en te callant vers l'arrière. " Tu t'installes où tu veux, comme tu veux. Sur une chaise, sur le bord de la fenêtre, au sol. L'important c'est que tu sois à l'aise. " Tu as les mains libres et étrangement tu n'es pas lancé pour écrire. Tu n'as jamais aimé donné l'impression de ne pas écouter. Tu es une éponge tu as une mémoire phénoménale. C'est bien pour cette raison que tu te gardes toujours une demi heure entre tes rendez-vous. Tu as loin de ces classiques pshychologue. " Si tu commençais par me dire ce qui te semble le moins destructeur, ce que la vie t'amène de bien. "
Eraser - Dema & Phillip


Ps : sorry pour les fautes je répond de ma tablette

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MessageSujet: Re: eraser (phillema)   Mer 27 Sep - 22:53

Eraser. - Tenue – Rebrousser chemin ou tenter. La réflexion de Phillip se révèle courte. Son choix est dicté par sa volonté de se sentir mieux, d’arrêter de faire souffrir Evelyn sans même s’en rendre compte. Il est également poussé par une curiosité, par une volonté bienveillante de s’assurer à cent pour cent que la jeune femme qui se tient face à lui a bien surmonté le drame qu’elle a vécu. Il n’a aucune idée de comment va se dérouler l’entretien. Il sait juste qu’il doit lâcher le commandement, s’en remettre au sien pour que cela devienne un échange. L’autorité et l’assurance sont à bannir, du moins à mettre de côté, le temps que le cœur prenne le dessus et accepte de s’ouvrir pour déballer ce qu’il retient si fermement.

Ses prunelles se posent sur la chaise. Elles glissent ensuite sur la banquette. La fenêtre est tentante. L'extérieur sonne comme un appel à la fuite. Il ne jette pas de coups d’œil dans cette direction. Un instant, son regard se porte sur la psychologue. Elle a pris place derrière son bureau, semble prête. Le départ est sur le point d’être donné et lui ne sait toujours pas dans quelle position se mettre. Il avance d’un pas, sans but précis. Il se dit que cela va venir au fil des minutes, à mesure que son corps se détendra sous le poids du relâchement de la tension qu’il retient depuis deux mois. Cette culpabilité est une lutte constante dont il n’arrive pas à se démettre. Si elle lui pose la question, c’est ce mot qui sortira sans hésitation. Culpabilité. Envers et contre tout. Même s’il n’y est pour rien. Seulement Demantra lance la discussion à l’opposé, n’appuyant pas immédiatement où cela fait mal. Elle n’a pas tort dans le fond, c’est justement car il a des choses bien dans la vie que cela le mène à la culpabilité.

« J’ai toujours ma famille. Mes parents, mes frères, ma sœur. » Cette famille si proche et unie malgré les aléas de la vie. C’est quelque chose de bien qui lui est donné depuis une quarantaine d’années. Il possède une chance que sa compagne n’a pas. Dès le début de leur rencontre, il lui a présenté sa famille. Les Jones l’ont intégrée comme si elle est l’un des leurs. Elle qui a perdu sa mère, pour qui son père la renie. Il ne lui reste pas grande famille et même ce douze juillet, le sort s’est encore acharné sur elle, sur ses proches. Clarke puis Octavia. Finalement, Phillip prend la direction de la fenêtre. Il tourne le dos à l’extérieur, mais ses mains s’appuient sur le rebord, de part et d’autre de son corps. De nouveau, il fait face à la psychologue.  

« Il y a également Evelyn. C’est en parti pour elle que je suis ici aujourd’hui. » Car il est fatigué de la blesser par son silence, par ses absences, ainsi que son éloignement. Phillip n’est pas à l’aise à cet instant. Parler de celle qu’il aime à son ancienne petite amie. C’est comme un vieux scénario de série B que personne ne regardera jamais et qui tombera dans l’oubli d’ici peu. « Je l’aime mais je rajoute à sa peine actuellement. » Il ne replace pas ce jour de juillet dans la discussion. Le drame a fait le tour de la ville et même de celles voisines. Il suppose que Demantra est au courant, alors à quoi bon mettre des mots dessus. « Je déteste lui faire du mal mais l’idée de partir m’est inconcevable. » Sans le vouloir, il exerce un parallèle. Face à la difficulté, il se refuse à tourner les talons même s’il ne sait pas comment l’affronter. Un choix que la psychologue n’a pas fait à l’époque mais il ne lui en veut pas. Ses prunelles glissent sur le bureau. « Je serais un vrai maniaque, ce cadre aurait déjà été redressé. » Il le remarque enfin, ce cadre couché sur le bureau. Il le désigne d’un bref signe du regard. Il n’en est pas au point de se rapprocher pour le remettre à sa place. Peut-être même que ce n’est qu’une excuse, un prétexte pour détourner la discussion car il perçoit qu’il n’est pas clair dans ses propos et qu’il n’est pas très à l’aise pour le moment.
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MessageSujet: Re: eraser (phillema)   Lun 9 Oct - 1:35



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Situation étrange et pourtant, tu étais loin de vouloir fuir. Tu avais ce secret sur les épaules depuis  six anss maintenant, peut-être même un peu plus. Tu avais la chance de briser ce silence, mais tu sais très bien que c'est loin d'être le bon moment. Il y a d'autre moment pour dire la vérité. Ces mots te brûle la langue, c'est vrai. Tu n'as jamais aimé l'idée de le lui cacher. Il n'avait en rien été quelqu'un de nocif pour toi. Pour ce que tu connais de lui, tu sais qu'il ne le serait pas pour ton fils, votre fils. C'est quelque peu étrange de te dire ces mots, pourtant, ils sont vrai et ne te font pas peur. En fait, tu ne croyais pas le revoir un jour, il a fallut que tu te retrouves dans cette ville pur faire face à ton passé. Tu cherchais à éviter une partie de ton passé et le voir dans ton bureau te ramenait autant de bons comme de mauvais moments. Tu pourrais bien lui dire, là maintenant, comme ça, sans raison, mais s'il est venu te voir, c'est que quelque chose cloche et tu n'avais pas envie de lui mettre quelque chose de plus sur le dos.

Caller dansa ta chaise, tu gardes ton regard sur lui, sur Phillip. Une main dans tes cheveux à nouveau, tu en oublis ce cadre, coucher sur ton bureau. Tu ne peux pas dire que tu en oubli ton fils, c'est faux. Lui tu ne l'oublieras jamais. Tu vois bien ce regard, tu reconnais ce regard. Tu as déjà vu ce regard chez d'autre patient, mais chez lui, tu t'en retrouve un peu plus affecté qu'avec les autres. Tu t'encrais dans ta peau de professionnelle et ton visage le disait très bien. Ouvert, mais sérieux à la fois. Toi qui avait toujours ce sourire plaqué sur la gueule, qui ne se souciait de rien. Bon, d'accord, avec ce que tu as vécu, tu n'as pas le choix, avec ce que tu as vécu, tu en perds ton sourire parfois. Tu croises tes doigts sur tes genoux et garde tes mains immobile. Tu ne voulais pas le faire craquer, tu ne voulais pas enfiler l'aiguille là où ça fait mal. Beaucoup de psychologue ne prenne pas le temps avec leur patient et c'est sûrement ce qui est différent avec toi et qui fait que tu te retrouve avec les cas difficiles. Tu en viens même à penser que tu es la psy' poubelle. On ne supporte plus, on balance à Dema la douce. Douce, mensonge. Tu n'es pas douce, c'est l'illusion que tu donnes, c'est vrai. En fait tu as développé ce je ne sais quoi qui calme les cas difficile.

Il se lance, il parle. Non, ce n'est pas sujet à la fête. Je tends l'oreille, j'écoute. Je ne cherche pas à le pousser. Il me dit ce qu'il veut. Pourquoi briser un patient pour le reconstruire ensuite ? C'est un peu comme éliminer la douleur avant de venir créer les points de suture. C'est déjà un bon début. Sa famille. Ses parents, ses frères, sa soeur. La famille est importante pour toi. Ça te réchauffe le coeur de savoir qu'il est entouré. Tu sais ce que c'est de n'avoir personne, aucune attache familiale, tu sais que la famille est ce qui peut aider le mieux. Tu le suis des yeux jusqu'à ce qu'il se pose sur le bord de la fenêtre. Tu te lèves et contourne ton bureau à nouveau pour t'appuyer à nouveau contre le bois de ce meuble. Paume contre le rebord, tu gardes ton attention sur Phillip.

Au moment où tu baisses les yeux un moment, tu entends ce nom. Evelyn. Un sourire se dresse sur tes lèvres et tu hausses un sourcil pour poser tes prunelles sur lui. Tu aimais bien l'idée qu'il ait quelqu'un dans sa vie. Tu n'as pas cette chance, une fois de plus. À bien y penser, tu n'as que ton fils. Tu ne demandes rien de mieux à la vie, c'est vrai. Tu pourrais dire quelque chose, mais non, tu restes silencieuse. Quand il aura fini, tu ouvriras la bouche. Les mots sortent de sa bouche et tu reprends ton sérieux. C'est sérieux. Aimer quelqu'un et avoir cette impression d'écraser cette personne, tu ne prends jamais à la légère. Tu sais que ce sera plus dure d'aller sur ce plan, mais tu le sais et il le sait lui aussi. Tu l'écouteras tant qu'il voudra parler et comme de fait, tu es prête à prendre la parole, tu le sens au fond de ta gorge, mais il porte l'attention sur ce cadre. Ce stupide cadre. Tu te redresses d'un bon et tourne les yeux vers cette photo couché à plat. Tu la prend entre tes doigts et la pose sur tes genoux. Tu observes Phillip à nouveau. « Tu sais, quand on aime quelqu'un, rien ne nous arrête vraiment. Si tu l'aimes, tu trouveras une solution pour rester. Tu fais déjà un pas énorme en venant ici. » Tu baisses les yeux vers la photo que tu redresses pour la regarder. Tu glisses tes doigts sur la photo avec un faible sourire. « Tu n'as jamais manqué un seul petit détail. »  Tu lèves les yeux vers lui avec un sourire. Tu te mords l'intérieur de la joue. Peut-être est-ce que ce serait mieux de régler ce qu'il y a entre vous deux avant de continuer. En fait, il n'y a rien, qu'un enfant qu'il ne connait pas. Tu soupires et tu tends le cadre dans sa direction. « Nikolaj, il a six ans. » Tu pourrais lui dire, c'est mon fils, mais il n'est pas con, il n'est pas dupe, on le voit très bien que c'est moi fils.
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MessageSujet: Re: eraser (phillema)   Lun 9 Oct - 16:33

Eraser. - Tenue – Il n’est guère évident de mettre des mots sur des faits ou des gestes pour lesquels l’on se sent coupable. Il est tout autant de difficile de renconnaître que l’on a un problème qui mérite qu’on lui porte une attention toute particulière pour réussir à le résoudre. Une fois que cette reconnaissance intérieure est faite, on songe avoir fait le plus gros du travail. Il n’en est pourtant rien. Il reste cette difficile étape qui est de traduire tous ces flux par des mots. Malgré tout ce que l’on peut dire, aimer c’est parfois faire souffrir, à notre grand désarroi, contre notre propre volonté. Phillip en est là aujourd’hui. Il reconnait qu’il fait souffrir celle qu’il aime. Il lâche un aveu, celui qu’il est incapable de partir pour ne plus faire souffrir. Cela ne l’empêche pas pour autant de ne pas savoir quoi faire, ni quoi dire pour apaiser ses maux et ceux de sa compagne. L’homme, le roc, est ébranlé jusqu’au plus profond de ses entrailles. L’homme de loi, quant à lui refuse de se faire évincer. Quelque chose attire son attention, lui procure une échappatoire pour s’accorder déjà une légère pause.

Un cadre posé à plat sur le bureau, qui n’a rien à faire dans cette position. Il donne l’impression d’avoir été renversé par inadvertance. Un tiroir est plus aisé si on souhaite le dissimuler. La jeune femme le récupère. Phillip ne cherche pas à savoir quelle photo figure dessus. Il émet seulement une hypothèse, celle d’une famille heureuse. Un homme se tenant aux côtés de Demantra, et pourquoi pas un bébé. Elle a droit à son lot de bonheur, comme tout le monde, comme lui, même s’il semble mettre ses rires et ses sourires entre parenthèses depuis le drame. « Je ne comprends pas pourquoi elle ne m’en veut pas. Qu’elle ne me reproche pas de ne pas être intervenu. Sa cousine serait peut-être encore en vie. » C’est le mal-être de tout humain : faire des suppositions, tenter de refaire un passé que l’on ne peut changer avec des « si ». Peut-être que s’il était intervenu, Clarke serait encore en vie. Mais pas Evelyn. Peut-être que ça aurait été lui qui se serait pris une balle, ou Jeremy. L’un comme l’autre ont été impuissants ce jour-là. Alors, remarquer un détail qui traine sur un bureau, ce n’est rien d’exceptionnel.

Les petits détails sont l’un de ses points forts. Déjà à l’époque, il notait tout, il n’est pas le seul à noter ce souci du moindre petit truc. « Déformation professionnelle. Je n’ai pas été très explicite sur mon métier de l’époque. » Il se dit qu’il est peut-être temps, de révéler enfin la vérité à Demantra sur son occupation de l’époque. Bien évidemment, elle n’aura que les grandes lignes, comme sa famille, comme Evie. Mais quitte à être honnête lors de cette séance, et des prochaines qu’il passera dans ce cabinet, autant le faire bien. Cela ne semble pas être la préoccupation de la psychologue à cet instant. Elle fait un geste dans sa direction, lui tend le cadre photo. Machinalement, Phillip tend la main gauche dans sa direction pour le prendre, sans comprendre la signification de son geste. Il retourne le cadre pour mettre la photo à l’endroit. Son visage pâlit aussitôt, avant même qu’elle ne prononce un prénom, suivi d’un âge. Ses prunelles restent fixées sur la silhouette de l’enfant, mettant de côté celle féminine présente à ses côtés.

« Ce n’est pas possible… » murmure-t-il. De croire effectivement que tous les moyens de protection sont fiables à cent pour cent. Il doit y avoir une erreur. Cela ne peut pas être… L’air de ressemblance est pourtant réel et bien présent sur cette photo. Il a l’impression de revoir le cadet de Jeremy au même âge, à quelques détails. Cela ressemble presque à une photo de son ainé ou de lui, en plus récent. « Je… Tu m’aurais prévenu… » On ne garde pas une telle information secrète durant aussi longtemps. Surtout que son numéro de téléphone est resté actif, tout le temps de son séjour au Danemark. Mais il n’y a pas eu d’appel concernant « ceci ». Ses doigts tremblent, il manque en lâcher le cadre. Ses jambes semblent se dérober. Il quitte sa position pour s’asseoir sur la banquette. « Est-ce qu’il est… ? » Il ne réussit pas à aller jusqu’au bout de sa question. Les mots se meurent au bord de ses lèvres, sans les franchir. Elle doit avoir certainement une explication à tout ceci. D’ici quelques minutes, il n’aura plus cette impression d’avoir un énorme poids inconnu qui vient de s’abattre sur lui, et ils riront tous les deux de sa méprise. Même s’il lui ressemble, le petit Nikolaj ne peut être son fils.  
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